jeudi 27 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2003189 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS COUDRAY |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête n°2003189 et des mémoires, enregistrés le 29 juillet 2020, le
8 mars 2021, le 16 juillet 2021 et le 4 janvier 2022, la commune de Marpiré, représentée par
Me Marie Le Dantec, avocate, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler la délibération de la commission permanente du Conseil régional de Bretagne du 4 novembre 2019 adoptant la sectorisation du nouveau lycée Simone Veil de Liffré et l'arrêté conjoint du 30 septembre 2019 du recteur de l'Académie de Rennes et du Président du Conseil régional de Bretagne portant définition des districts de recrutement des élèves des lycées publics d'Ille-et-Vilaine à compter du 1er septembre 2020, ainsi que les décisions implicites de rejet de ses recours gracieux ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler la délibération du Conseil régional de Bretagne du 4 novembre 2019 et l'arrêté conjoint du 30 septembre 2019 du recteur de l'Académie de Rennes et du Président du Conseil régional de Bretagne, ainsi que les décisions implicites de rejet de ses recours gracieux, en tant qu'elles limitent à trois ans la double sectorisation pour la commune de Marpiré ;
3°) de mettre à la charge de l'État et de la région Bretagne le paiement, par l'un et l'autre, d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a intérêt à contester les décisions litigieuses dans la mesure où le rattachement au bassin de vie de Liffré est de nature à perturber l'équilibre économique, social et démographique communal et remet en cause la cohérence de l'intercommunalité et de son choix d'adhésion à Vitré Communauté ;
- la commission permanente du Conseil régional était incompétente pour décider, par délibération du 4 novembre 2019, la sectorisation du nouveau lycée Simone Veil de Liffré et modifier en conséquence les districts de recrutement des élèves des lycées publics
d'Ille-et-Vilaine, et, par voie de conséquence, le président de la région Bretagne n'a pas été régulièrement habilité à signer l'arrêté conjoint du 30 septembre 2019 ;
- il n'est pas établi que les membres de la commission permanente du Conseil régional de Bretagne auraient été régulièrement convoqués et informés, conformément aux dispositions des articles L. 4132-17, L. 4132-18 et L. 4132-18-1 du code général des collectivités territoriales, préalablement à l'approbation, le 4 novembre 2019, de l'arrêté conjoint du
30 septembre 2019 ;
- l'arrêté contesté du 30 septembre 2019 ne comporte aucune motivation, notamment au regard des exigences de l'article L. 214-5 du code de l'éducation ;
- la décision de rattacher la commune de Marpiré au district de Liffré est entachée d'une erreur de fait ;
- les décisions litigieuses sont entachées d'erreur de droit en ce qu'elles méconnaissent les critères d'équilibre démographique, économique et social et de mixité sociale prévus par l'article L. 214-5 du code de l'éducation ;
- les décisions litigieuses sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation, dans la mesure où l'intégration de la commune de Marpiré n'aura pas pour effet de soulager l'occupation des lycées rennais et où le temps de trajet des élèves ne sera pas raccourci ;
- rien ne justifie que la double sectorisation décidée concernant les élèves de la commune soit limitée à trois ans, alors que cette double sectorisation est sans limitation de durée pour d'autres communes, ce qui constitue une rupture d'égalité ;
- la limitation de la double sectorisation à une durée de trois ans ne repose sur aucun fondement légal ou réglementaire.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 16 octobre 2020, le 17 mai 2021, le 5 novembre 2021 et le 23 novembre 2021, la région Bretagne, représentée par le cabinet d'avocats Coudray, conclut au rejet de la requête et demande de mettre à la charge de la commune de Marpiré le paiement d'une somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le conseil régional a, par une délibération du 22 juin 2017, délégué à la commission permanente plusieurs de ses attributions en matière d'éducation et de formation, de sorte que cette commission était bien compétente pour approuver, par délibération du 4 novembre 2019, la sectorisation du lycée de Liffré ;
- les 27 membres de la commission permanente ont été régulièrement convoqués pour la réunion du 4 novembre 2019 et informés de l'ordre du jour et des rapports afférents aux questions y étant inscrites ;
- l'arrêté du 30 septembre 2019, qui a un caractère réglementaire, n'est pas au nombre des actes administratifs soumis à une exigence de motivation ;
- la circonstance que la nécessité de soulager le lycée de Vitré n'ait pas figuré dans les motifs de la création du lycée de Liffré est sans incidence sur la légalité des décisions attaquées ;
- la nécessité d'alléger le lycée public de Vitré est matériellement établie tant par le rapport de l'INSEE de 2019 que par les analyses des effectifs de la direction des services départementaux de l'Education Nationale d'Ille-et-Vilaine et du proviseur du lycée Bertrand d'Argentré de Vitré et par les échanges avec le président de Vitré Communauté ;
- la commune de Marpiré n'établit nullement que les décisions contestées seraient entachées d'une erreur de droit ou d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la double sectorisation pérenne dont bénéficient certaines communes se justifie par la proximité géographique avec les lycées de Rennes, l'existence du réseau urbain Star et par le fait que les capacités d'accueil des lycées de rattachement ne sont pas en tension ;
- la double sectorisation n'a été accordée à la commune de Marpiré qu'à titre dérogatoire pour faciliter l'adaptation des familles de son territoire et n'est rien d'autre qu'une facilité.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 18 février 2021 et le 19 juillet 2021, le recteur de l'Académie de Rennes conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, la commune de Marpiré ne justifiant pas d'un intérêt à agir, faute d'établir que les décisions contestées portent atteinte aux intérêts de la commune ;
- aucun des moyens soulevés par la commune de Marpiré n'est fondé.
II - Par une requête n°2003190 et des mémoires, enregistrés le 29 juillet 2020, le
8 mars 2021, le 16 juillet 2021 et le 4 janvier 2022, la commune de Châteaubourg, représentée par Me Marie Le Dantec, avocate, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler la délibération de la commission permanente du Conseil régional de Bretagne du 4 novembre 2019 adoptant la sectorisation du nouveau lycée Simone Veil de Liffré et l'arrêté conjoint du 30 septembre 2019 du recteur de l'Académie de Rennes et du Président du Conseil régional de Bretagne portant définition des districts de recrutement des élèves des lycées publics d'Ille-et-Vilaine à compter du 1er septembre 2020, ainsi que les décisions implicites de rejet de ses recours gracieux ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler la délibération du Conseil régional de Bretagne du 4 novembre 2019 et l'arrêté conjoint du 30 septembre 2019 du recteur de l'Académie de Rennes et du Président du Conseil régional de Bretagne, ainsi que les décisions implicites de rejet de ses recours gracieux, en tant qu'elles limitent à trois ans la double sectorisation pour la commune de Châteaubourg ;
3°) de mettre à la charge de l'État et de la région Bretagne le paiement, par l'un et l'autre, d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle se prévaut de moyens identiques à ceux développés dans la requête n°2003189 présentée par la commune de Marpiré.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 16 octobre 2020, le 17 mai 2021, le 5 novembre 2021 et le 23 novembre 2021, la région Bretagne, représentée par le cabinet d'avocats Coudray, conclut au rejet de la requête et demande de mettre à la charge de la commune de Châteaubourg le paiement d'une somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir, par les mêmes arguments que ceux présentés dans l'instance n°2003189, qu'aucun des moyens soulevés par la commune de Châteaubourg n'est fondé.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 18 février 2021 et le 19 juillet 2021, le recteur de l'Académie de Rennes conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, la commune de Châteaubourg ne justifiant pas d'un intérêt à agir, faute d'établir que les décisions contestées portent atteinte aux intérêts de la commune ;
- aucun des moyens soulevés par la commune de Châteaubourg n'est fondé.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Rémy, rapporteur public,
- et les observations de Me Le Dantec, représentant les communes de Marpiré et Châteaubourg, et de Me Guillon-Coudray, représentant la région Bretagne.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 4 novembre 2019, la commission permanente du Conseil régional de Bretagne a adopté la sectorisation du lycée Simone Veil, nouvellement construit à Liffré (Ille-et-Vilaine) et les modifications apportées, en conséquence, aux districts de recrutement des élèves des lycées publics d'Ille-et-Vilaine à la rentrée 2020 et a approuvé la signature par le président du Conseil régional, conjointement avec le recteur de l'Académie de Rennes, de l'arrêté du 11 septembre 2019 portant définition des districts de recrutement des élèves des lycées publics d'Ille-et-Vilaine à compter du 1er septembre 2020. Par courriers du
14 janvier 2020, adressés tant au président de la région Bretagne qu'au recteur de l'Académie de Rennes, les communes de Marpiré et Châteaubourg ont contesté cette nouvelle sectorisation ayant pour effet de désigner le lycée Simone Veil de Liffré comme lycée de rattachement pour les élèves résidant sur leurs territoires respectifs, bien qu'une double sectorisation soit maintenue pour les années scolaires 2020-2021, 2021-2022 et 2022-2023, avec le lycée Bertrand d'Argentré de Vitré, ancien lycée de secteur. Sans réponse, malgré plusieurs relances, les communes de Marpiré et Châteaubourg demandent au tribunal, par des requêtes enregistrées respectivement sous les nos 2003189 et 2003190, qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un même jugement, d'annuler la délibération du 4 novembre 2019 de la commission permanente du conseil régional de Bretagne et l'arrêté signé conjointement par le recteur de l'Académie de Rennes et le président du conseil régional portant définition des districts de recrutement des élèves des lycées publics d'Ille-et-Vilaine, ainsi que les décisions de rejet implicite de leurs recours gracieux.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Les décisions contestées, qui définissent les districts de recrutement des élèves des lycées publics d'Ille-et-Vilaine à compter du 1er septembre 2020, ont pour effet de modifier le lycée auquel sont rattachées les familles habitant à Marpiré et Châteaubourg. Compte tenu des incidences de la carte de sectorisation scolaire sur le choix des lieux de vie des ménages, les communes de Marpiré et Châteaubourg justifient d'un intérêt suffisant pour demander l'annulation de la délibération du 4 novembre 2019 de la commission permanente du conseil régional de Bretagne et de l'arrêté du 30 septembre 2019, en tant que ces décisions portent sur le rattachement de leurs communes respectives au lycée Simone Veil de Liffré. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le recteur de l'académie de Rennes tirée du défaut d'intérêt à agir des communes requérantes ne peut être accueillie qu'en tant que les conclusions des communes requérantes à fin d'annulation excèdent leurs seuls territoires.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 213-4 du code de l'éducation, dans sa version applicable au litige : " Le conseil régional établit, après accord de chacune des collectivités concernées par les projets situés sur leur territoire, le programme prévisionnel des investissements relatifs aux lycées, aux établissements d'éducation spéciale, aux lycées professionnels maritimes et aux établissements d'enseignement agricole visés à l'article L. 811-8 du code rural et de la pêche maritime qui résulte du schéma prévisionnel mentionné à l'article L. 214-1 du présent code. / A ce titre, le conseil régional définit la localisation des établissements, leur capacité d'accueil et le mode d'hébergement des élèves. / Les districts de recrutement des élèves pour les lycées de l'académie sont définis conjointement par le recteur et le conseil régional, en tenant compte des critères d'équilibre démographique, économique et social et en veillant à la mixité sociale. Toutefois, en cas de désaccord, la délimitation des districts est arrêtée par le recteur. / L'autorité académique affecte les élèves dans les lycées publics en tenant compte des capacités d'accueil des établissements. ".
4. Si la région Bretagne soutient avoir pris en considération les critères d'équilibre démographique, économique et social pour définir les nouveaux districts de recrutement des lycéens du département d'Ille-et-Vilaine à compter du 1er septembre 2020, il ressort des pièces du dossier, et notamment du rapport soumis aux membres de la commission permanente du conseil régional avant le vote de la délibération du 4 novembre 2019, que la détermination du périmètre du recrutement du nouveau lycée Simone Veil de Liffré avait pour seul objectif de permettre, compte tenu de l'évolution de la démographie des lycéens, l'allègement des effectifs de certains établissements situés à l'est de Rennes, ainsi que de ceux du lycée Bertrand d'Argentré à Vitré dont l'effectif excédait la capacité d'accueil. Dans ses écritures en défense, le recteur de l'Académie de Rennes confirme l'objectif de rééquilibrage de la démographie scolaire qui a prévalu, tant pour la détermination du lieu d'implantation du nouvel établissement que pour définir la liste des communes devant intégrer ce district de recrutement. La seule allégation selon laquelle les communes de Marpiré et Châteaubourg appartiendraient à l'aire urbaine de Rennes, dont la définition et le périmètre sont particulièrement larges, ne saurait permettre de considérer que les critères d'équilibre économique et social ont également été pris en compte dans la définition de ces districts. Il est, par ailleurs, constant que les communes de Marpiré et Châteaubourg sont dépourvues de toute liaison par bus ou par rails avec la commune de Liffré alors que le trajet en train express régional à destination de Vitré depuis ces deux communes est inférieur à 20 minutes, et qu'elles sont toutes deux membres de Vitré communauté avec laquelle elles sont donc liées par des intérêts communs à caractère social et économique. En outre, et alors que les familles domiciliées à Marpiré et à Châteaubourg n'ont pas inscrit leurs enfants au lycée de Liffré à compter du 1er septembre 2020, à l'exception d'un élève, ce qui a fait obstacle à l'organisation d'un service de transport scolaire, il n'est nullement démontré qu'il résulterait de cette nouvelle sectorisation une diminution des temps de trajet pour les élèves domiciliés à Marpiré et à Châteaubourg. Enfin, il n'est ni soutenu, ni allégué que les nouveaux districts de recrutement auraient été définis en veillant à la mixité sociale. Au regard de ces éléments, et en l'état de l'instruction, les communes de Marpiré et Châteaubourg sont fondées à soutenir que l'ensemble des critères fixés par l'article L. 214-5 du code de l'éducation n'ont pas été pris en considération tant par le président de la région Bretagne que par le recteur de l'Académie de Rennes pour définir la sectorisation du lycée Simone Veil de Liffré et que le rattachement des familles résidant sur leurs territoires respectifs au secteur de recrutement de ce lycée méconnaît lesdites dispositions du code de l'éducation.
5. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que la délibération du 4 novembre 2019 et l'arrêté du 30 septembre 2019 contestés doivent être annulés en tant qu'ils prévoient que les familles ayant pour lieu de résidence les communes de Marpiré et Châteaubourg seront rattachées au lycée Simone Veil de Liffré.
Sur les frais liés au litige :
6. Il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'Etat et de la région Bretagne le versement à chacune des deux communes requérantes d'une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, les conclusions présentées par la région Bretagne sur le fondement des mêmes dispositions doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La délibération du 4 novembre 2019 de la commission permanente du conseil régional de Bretagne portant sur la sectorisation du nouveau lycée Simone Veil de Liffré et les modifications apportées aux districts de recrutement ainsi que l'arrêté du 30 septembre 2019 portant définition des districts de recrutement des élèves des lycées publics d'Ille-et-Vilaine à compter du 1er septembre 2020 sont annulés en tant qu'ils prévoient que les familles ayant pour lieu de résidence les communes de Marpiré et Châteaubourg seront rattachées au lycée Simone Veil de Liffré.
Article 2 : L'Etat et la région Bretagne verseront à la commune de Marpiré, d'une part, et à la commune de Châteaubourg, d'autre part, une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par la région Bretagne au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Marpiré, à la commune de Châteaubourg, à la région Bretagne et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Une copie du présent jugement sera adressée au préfet de la région Bretagne et au recteur de l'académie de Rennes.
Délibéré après l'audience du 13 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Vergne, président,
Mme Thalabard, première conseillère,
M. Blanchard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 octobre 2022.
La rapporteure,
Signé
M. Thalabard
Le président,
Signé
G.-V. VergneLa greffière,
Signé
I. Le Vaillant
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2003189,2003190
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026