vendredi 27 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2003260 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 3 août 2020 et le 29 novembre 2022, M. C et Mme E B, représentés par la SELARL Valadou-Josselin et associés, demandent au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté en date du 20 novembre 2019 du maire de la commune de Penmarch ne s'opposant pas à la déclaration préalable n° DP 029158 19 00205 en date du 20 novembre 2019, pour l'édification d'un mur de clôture d'une hauteur de 1,20 m sur voie et de 1,80 m en limite séparative sur la parcelle cadastrée section ZN n° 224 située 441 rue Ar Puns ;
2°) d'annuler la décision implicite rejetant leur recours gracieux ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Penmarch le versement de la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient d'un intérêt à agir ;
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- il a été pris sur la base d'un dossier de demande incomplet, en méconnaissance des dispositions de l'articles R. 431-36 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article U11 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire, enregistré le 13 octobre 2022 M. D et Mme F A, représentés par la SELARL Saout et Galia, concluent au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. et Mme B le versement de la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent qu'aucun des moyens soulevés par les requérants n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 octobre 2022, la commune de Penmarch, représentée par la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. et Mme B le versement de la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable à défaut d'intérêt à agir des requérants ;
- aucun des moyens soulevés par les requérants n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. G,
- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,
- et les observations de Me Clairay, de la SELARL Valadou-Josselin et associés, représentant M. et Mme B, H, substituant la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, représentant la commune de Penmarch, et de Me Troude, substituant la SELARL Saout et Galia, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Le 21 octobre 2019, M. A a déposé un dossier de déclaration préalable pour l'édification d'un mur de clôture d'une hauteur de 1,20 m pour la partie donnant sur la voie et de 1,80 m en limite séparative de propriété sur la parcelle cadastrée section ZN n° 224 située 441 rue Ar Puns à Penmarch. Par un arrêté du 20 novembre 2019, le maire de la commune de Penmarch ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable. M. et Mme B, propriétaires d'une maison située sur un terrain mitoyen rue des mésanges sur la parcelle cadastrée section ZN n° 331, demandent l'annulation de cet arrêté, ensemble la décision rejetant leur recours gracieux.
Sur la fin de non-recevoir opposée par la commune de Saint-Malo :
2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. () ". Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
3. M. et Mme B justifient être propriétaires du terrain cadastré section ZN n° 331 immédiatement voisin du terrain d'assiette qui sera clôturé. Le mur de clôture de 1,80 m de hauteur sera édifié sur la parcelle cadastrée section ZN n° 224, en limite séparative de la propriété de M. et Mme B. Il affectera la vue dont ils pouvaient disposer antérieurement depuis leur habitation et tout le long de la limite est de leur terrain. Les requérants estiment également que cette construction est de nature à favoriser l'écoulement des eaux vers leur propriété alors qu'ils subissent déjà d'importantes inondations de leur terrain. Dans ces conditions, M. et Mme B, qui ont fait état d'éléments relatifs à la nature, à l'importance et à la localisation des travaux autorisés, ont justifié d'un intérêt à agir contre l'arrêté de non opposition contesté. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par la commune de Penmarch ne peut être accueillie.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que M. I adjoint au maire de la commune de Penmarch, délégué à l'urbanisme, a reçu délégation pour signer tous documents et courriers se rapportant à l'urbanisme par un arrêté municipal du 16 octobre 2019, affiché le 23 octobre 2019 et reçu le 22 octobre 2019 à la préfecture au titre du contrôle de légalité. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté doit, par suite, être écarté comme manquant en fait.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la déclaration comprend : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / b) Un plan de masse coté dans les trois dimensions lorsque le projet a pour effet de créer une construction ou de modifier le volume d'une construction existante ; / c) Une représentation de l'aspect extérieur de la construction faisant apparaître les modifications projetées et si le projet a pour effet de modifier celui-ci ; () ".
7. La circonstance que le dossier de déclaration préalable ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité la décision de ne pas s'opposer à ces travaux que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
8. Le formulaire Cerfa joint au dossier de la déclaration préalable déposée par M. A précise que le projet porte sur l'édification d'un mur de clôture en périphérie des parcelles référencées section ZN nos 13 et 224. Le dossier comporte, en outre, un plan de masse, certes non coté en trois dimensions, qui permettait de préciser l'implantation et la hauteur du mur de clôture projeté sur trois des quatre côtés du terrain. Le dossier de la déclaration préalable indiquait que le mur serait constitué de parpaings, ce qui permettait d'estimer sa largeur. Ainsi les informations contenues dans la déclaration préalable étaient suffisantes pour permettre à l'autorité administrative d'apprécier la conformité du projet à la réglementation applicable en matière d'urbanisme sur le territoire de la commune de Penmarch. Par suite, le moyen tiré du caractère incomplet du dossier de la déclaration préalable doit être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article U11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Penmarc'h concernant l'aspect des constructions, l'aménagements des abords et la protection des éléments de paysage : " 3. Clôtures. / a. Matériaux et aspect : / 1. Les matériaux utilisés doivent être en harmonie avec l'environnement naturel ou urbain. / - en site naturel prédominance de la végétation. /- en site urbain l'utilisation des matériaux devra tenir compte de ceux des façades. 2. / Les clôtures sur voie et placettes seront constituées par : / () - des murets de parpaing enduits (pouvant être surmontés de balustrades de faible hauteur. / (). / 3. Les clôtures sur limites séparatives seront constituées par : / - des talus naturels ou artificiels (en milieu rural, il importe, dans toute la mesure du possible, de conserver les talus naturels). () / - des murs de pierre ou de parpaings enduits. / () . b Hauteur : 1. Sur voies et placettes, la hauteur par rapport à la voie respectera les dispositions suivantes : / dans le cas de murs bahuts, la hauteur ne devra pas dépasser 1,00 mètre.() ".
10. D'une part, lorsqu'un arrêté de non-opposition aux travaux déclarés a été accordé sans que soient respectées des formes ou formalités, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par un arrêté modificatif dès lors que celui-ci assure le respect des règles de fond applicables au projet en cause, répond aux exigences de forme ou a été précédé de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Les irrégularités ainsi régularisées ne peuvent plus être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre l'arrêté initial de non opposition aux travaux déclarés.
11. En l'espèce, il est constant que l'arrêté de non-opposition du 20 novembre a autorisé sur la rue, un mur d'une hauteur de 1, 20 mètre qui ne respectait pas les dispositions du b de l'article U11 du règlement du plan local d'urbanisme fixant à un mètre cette hauteur pour les murs donnant sur voie. Les requérants étaient ainsi fondés à invoquer la méconnaissance de ces dispositions.
12. Il ressort toutefois des pièces du dossier que les pétitionnaires ont présenté le 22 juin 2020 un dossier de déclaration préalable pour modifier la hauteur du mur ouest donnant sur la voie publique. Par suite, l'arrêté de non-opposition du 13 juillet 2022 ayant régularisé la hauteur du mur autorisé au regard des dispositions du 3b de l'article U11 du règlement du plan local d'urbanisme, le moyen tiré de sa méconnaissance ne peut qu'être écarté comme inopérant.
13. D'autre part, il ressort des pièces du dossier, en particulier des photographies et plans joints au dossier, que le terrain litigieux se situe dans un secteur urbanisé de la commune ne faisant pas l'objet d'une protection particulière au titre des éléments de paysage. Dans ces conditions et contrairement à ce que soutiennent les requérants les matériaux utilisés pour la réalisation des murs de clôture devaient, en application de l'article du 3 a de l'article U11 du règlement du plan local d'urbanisme " être en harmonie avec () l'environnement urbain " et pouvaient être réalisés en parpaing enduits. La déclaration préalable contestée ayant autorisé l'utilisation de parpaings, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 3a de l'article U11 du règlement du plan local d'urbanisme ne peut qu'être écarté.
14. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". Lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect. Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteintes à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent.
15. Les requérants se bornent à soutenir que le projet de construction des murs de clôture serait nécessairement de nature à porter atteinte à l'écoulement des eaux et à favoriser des inondations plus importantes sans toutefois présenter d'éléments plus précis sur le lien de causalité pouvant exister entre la déclaration préalable contestée autorisant la construction de murs de clôture et la réalisation de ce risque alors que ces travaux peuvent apparaître comme de nature à contenir l'eau supposée provenir de la parcelle de M. et Mme B à l'intérieur de ce terrain. Au demeurant, les requérants soutiennent que les inondations invoquées trouvent leur origine non pas dans la réalisation des murs contestés mais dans la construction de la maison d'habitation sur ce terrain. Enfin, le risque invoqué par les requérants, qui semble être apparu depuis la construction de la maison voisine, outre qu'ils ne l'établissent pas, ne ressortait pas des pièces du dossier de demande préalable soumis au maire de la commune de Penmarch, qui ne pouvait ainsi apprécier une éventuelle atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que, l'illégalité relevée au point 11 ayant été régularisée, la requête de M. et Mme B doit être rejetée.
Sur les frais liés au litige :
17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Penmarch le versement d'une somme de 750 euros à M. et Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
18. Les conclusions présentées la commune de Penmarch et par M. et Mme A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : La commune de Penmarch versera une somme de 750 euros à M. et Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Penmarch et par M. et Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C et Mme E B, à M. D et Mme F A et à la commune de Penmarch.
Délibéré après l'audience du 13 janvier 2023 à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Bozzi, premier conseiller,
Mme René, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 janvier 2023.
Le président-rapporteur,
signé
C. G
L'assesseur le plus ancien,
signé
F. Bozzi
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026