vendredi 3 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2003889 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | REED SMITH LLP |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 septembre 2020, l'Association pour l'Application de la Loi Littoral dans le Pays d'Auray (AALLPA) demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 février 2020 par laquelle le maire de la commune de Locmaria a délivré à la SARL Lunette Immo un permis de construire une maison d'habitation sur un terrain situé lieudit Samzun ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Locmaria le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté du 17 février 2020 méconnaît les dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions du règlement national d'urbanisme et de l'article 42 de la loi du 23 novembre 2018.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juin 2021, la commune de Locmaria, représentée par la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de l'AALLPA le versement de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 26 octobre 2021, la SARL Lunette Immo, représentée par le cabinet Reed Smith LLP, conclut au rejet de la requête, à la condamnation de l'AALLPA au paiement d'une somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 600-7 et R. 741-12 du code de l'urbanisme et à ce qu'il soit mis à la charge de l'AALLPA le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les moyens de la requête ne sont pas fondés ;
- la requête présente un caractère abusif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,
- et les observations de Mme B, représentant l'AALLPA, de Me Riou, de la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, représentant la commune de Locmaria, et de Me Lancelot, du cabinet Reed Smith LLP, représentant la SARL Lunette Immo.
Considérant ce qui suit :
1. Le 28 novembre 2019, la SARL Lunette Immo a présenté à la mairie de Locamaria une demande de permis de construire une maison d'habitation sur un terrain situé lieudit Samzun. Par un arrêté en date du 17 février 2020, le maire de Locmaria a délivré l'autorisation sollicitée. Le 15 mai 2020, l'Association pour l'Application de la Loi Littoral dans le Pays d'Auray (AALLPA) a saisi le maire de la commune de Locmaria et le préfet du Morbihan de deux recours gracieux tendant au retrait de la délibération du 17 février 2020. Ces demandes ayant été rejetées, l'association demande l'annulation de la décision du 17 février 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme :
2. Aux termes de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme alors applicable : " L'extension de l'urbanisation se réalise en continuité avec les agglomérations et villages existants / Dans les secteurs déjà urbanisés autres que les agglomérations et villages identifiés par le schéma de cohérence territoriale et délimités par le plan local d'urbanisme, des constructions et installations peuvent être autorisées, en dehors de la bande littorale de cent mètres, des espaces proches du rivage et des rives des plans d'eau mentionnés à l'article L. 121-13, à des fins exclusives d'amélioration de l'offre de logement ou d'hébergement et d'implantation de services publics, lorsque ces constructions et installations n'ont pas pour effet d'étendre le périmètre bâti existant ni de modifier de manière significative les caractéristiques de ce bâti. Ces secteurs déjà urbanisés se distinguent des espaces d'urbanisation diffuse par, entre autres, la densité de l'urbanisation, sa continuité, sa structuration par des voies de circulation et des réseaux d'accès aux services publics de distribution d'eau potable, d'électricité, d'assainissement et de collecte de déchets, ou la présence d'équipements ou de lieux collectifs () ".
3. Il résulte de ces dispositions que les constructions peuvent être autorisées dans les communes littorales en continuité avec les agglomérations et villages existants, c'est-à-dire avec les zones déjà urbanisées caractérisées par un nombre et une densité significatifs de constructions. En outre, dans les secteurs déjà urbanisés ne constituant pas des agglomérations ou des villages, des constructions peuvent être autorisées en dehors de la bande littorale des cent mètres et des espaces proches du rivage dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, sous réserve que ces secteurs soient identifiés par le schéma de cohérence territoriale et délimités par le plan local d'urbanisme. En revanche, aucune construction ne peut être autorisée, même en continuité avec d'autres, dans les zones d'urbanisation diffuse éloignées de ces agglomérations et villages ou de ces secteurs déjà urbanisés.
4. A ce titre, l'autorité administrative s'assure de la conformité d'une autorisation d'urbanisme avec l'article L. 121-8 de ce code compte tenu des dispositions du schéma de cohérence territoriale applicable déterminant les critères d'identification des villages, agglomérations et autres secteurs déjà urbanisés et définissant leur localisation, dès lors qu'elles sont suffisamment précises et compatibles avec les dispositions législatives particulières au littoral.
5. Enfin, l'exigence de continuité étant directement applicable aux autorisations d'occupation ou d'utilisation du sol, l'autorité administrative qui se prononce sur une demande d'autorisation d'urbanisme dans une commune littorale doit vérifier si, à la date à laquelle elle statue, l'opération envisagée est elle-même réalisée " en continuité avec les agglomérations et villages existants ", et ce alors même que le plan d'occupation des sols, en compatibilité avec les orientations des schémas de cohérence territoriale et des schémas de secteur ou, en l'absence de ces schémas, avec les dispositions particulières au littoral du code de l'urbanisme, aurait ouvert à l'urbanisation la zone dans laquelle se situe le terrain d'assiette.
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le schéma de cohérence territoriale du Pays d'Auray a été approuvé le 14 février 2014, soit antérieurement au plan local d'urbanisme de Locmaria. Le schéma de cohérence territoriale du Pays d'Auray met en œuvre les dispositions particulières de la loi littoral, précisant notamment au titre de l'action 2, les modalités d'application de la continuité de l'urbanisation et des notions de " villages " et " d'agglomération ". Ainsi, " la définition de village est établie en combinant les critères non exhaustifs suivants: / - présence d'un noyau et d'une trame urbaine traditionnelle ou hiérarchisée (caractère principal), / - présence d'un nombre significatif de constructions héritées de la centralité passée du site, / - présence d'équipements et de lieux de vie : le site doit alors permettre un développement qui fasse jouer un rôle actif dans le projet communal : il doit s'agir d'un enjeu différent d'une opportunité de quelques constructions. ". L'agglomération, quant à elle, est définie " comme étant un ensemble urbain de taille significative (dont chefs-lieux de commune) disposant d'un cœur d'habitat dense et regroupé, comprenant des services, des activités et/ou des équipements. ". Enfin, le schéma de cohérence territoriale du Pays d'Auray explicite la notion de discontinuité urbaine qui " peut être constituée parfois : / - par un ouvrage d'infrastructure linéaire dont l'effet doit être apprécié au cas par cas, / - un espace naturel significatif qui n'assumerait pas une fonction sociale, récréative ou environnementale au sein d'un ensemble urbain constitué à terme (telle qu'une coulée verte urbaine par exemple), / - un ensemble de constructions organisé de façon lâche et diffuse bien qu'il soit en continuité dans un espace plus dense (village ou l'agglomération). ". Une cartographie annexée au schéma de cohérence territoriale identifie Locmaria comme un village au sens de ces notions mais le lieudit de Samzun n'est en revanche pas identifié comme tel.
7. Il résulte de ces dispositions que le schéma de cohérence territoriale du Pays d'Auray met en œuvre les dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme au titre de l'action 4 et qu'il doit être tenu compte de ces dispositions, qui ne sont elles-mêmes pas incompatibles avec les dispositions particulières au littoral, afin d'apprécier la compatibilité du plan local d'urbanisme en cause au regard des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme.
8. Il ressort des pièces du dossier comme des données issues du site Geoportail que le lieudit de Samzun est composé d'un tissu bâti fractionné en deux compartiments. Un premier secteur au nord comprend une cinquantaine de constructions, pour certaines d'architecture mitoyenne, organisées autour de la route de Samzun et formant un noyau urbain ancien desservi par un chemin carrossable. Un second secteur situé au sud/sud-ouest comporte des maisons individuelles non mitoyennes disposées sur de larges parcelles avec jardins attenants longeant selon une morphologie linéaire la route de Samzun. Ce dernier compartiment est également composé de plusieurs terrains non bâtis et forme ainsi un espace d'urbanisation diffuse, la parcelle d'emprise du projet s'ouvrant au surplus au sud sur de vastes espaces agricoles.
9. La circonstance que ce terrain se trouve au sein d'un espace d'urbanisation diffuse s'oppose à l'autorisation de toute construction ou installation en application de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme précité et l'association requérante est par suite fondée à soutenir que l'arrêté du 17 février 2020 méconnaît les dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme :
10. Aux termes de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme : " L'extension limitée de l'urbanisation des espaces proches du rivage ou des rives des plans d'eau intérieurs désignés au 1° de l'article L. 321-2 du code de l'environnement est justifiée et motivée dans le plan local d'urbanisme, selon des critères liés à la configuration des lieux ou à l'accueil d'activités économiques exigeant la proximité immédiate de l'eau. ".
11. Il résulte de ces dispositions qu'une opération conduisant à étendre l'urbanisation d'un espace proche du rivage ne peut être légalement autorisée que si elle est, d'une part, de caractère limité, et, d'autre part, justifiée et motivée dans le plan local d'urbanisme selon les critères qu'elles énumèrent. Cependant, lorsqu'un schéma de cohérence territorial ou un des autres schémas mentionnés par les dispositions précitées du code de l'urbanisme comporte des dispositions suffisamment précises et compatibles avec ces dispositions législatives qui précisent les conditions de l'extension de l'urbanisation dans l'espace proche du rivage dans lequel l'opération est envisagée, le caractère limité de l'urbanisation qui résulte de cette opération s'apprécie en tenant compte de ces dispositions du schéma concerné.
12. Il ressort des pièces du dossier que le schéma de cohérence territoriale du Pays d'Auray met en œuvre les dispositions particulières de la loi littoral, précisant notamment au titre de l'action 4 intitulée " Gérer la notion d'extension limitée dans les espaces proches du rivage ", les modalités de localisation de ces espaces " où le caractère maritime se ressent ". En particulier, le schéma de cohérence territoriale dispose que la caractérisation de ces espaces s'opère au regard du croisement de trois critères relatifs à la covisibilité avec la mer, à la distance par rapport au rivage et à la nature de l'occupation de l'espace et à l'éventuel présence d'un espace remarquable. La cartographie du schéma de cohérence territoriale page 115 identifie les limites des espaces proches du rivage.
13. Il résulte de ces dispositions que le schéma de cohérence territoriale du Pays d'Auray met en œuvre les dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme au titre de l'action 4 et qu'il doit être tenu compte de ces dispositions, qui ne sont elles-mêmes pas incompatibles avec les dispositions particulières au littoral, afin d'apprécier la compatibilité du plan local d'urbanisme en cause au regard des dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme.
14. La carte du document d'orientation et d'objectifs relative aux modalités d'application de la loi littoral identifie par un trait bleu les limites des espaces proches du rivage. Le secteur de Samzun est inclus dans ces limites, ce qui est au demeurant confirmé par les pièces du dossier comme par les données issues du site Geoportail permettant de localiser cette partie du secteur UBa comme étant située à moins d'une centaine de mètres du rivage et en covisibilité avec celui-ci.
15. Ainsi qu'il vient d'être dit, le secteur de Samzun est également compris dans un secteur d'urbanisation diffuse qui ne se trouve pas en continuité avec les agglomérations ou villages existants. Dès lors, en délivrant le permis de construire contesté, le maire de la commune de Locmaria a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme.
16. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'apparaît, en l'état du dossier, de nature à justifier l'annulation de l'arrêté attaqué.
Sur les conclusions reconventionnelles :
17. Aux termes de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager est mis en œuvre dans des conditions qui excèdent la défense des intérêts légitimes du requérant et qui causent un préjudice excessif au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts. () ".
18. Il résulte des dispositions précitées que pour être recevables des conclusions reconventionnelles, présentées sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, doivent être formulées dans un mémoire distinct. Les conclusions présentées par la SARL
Lunette Immo sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme sont irrecevables dès lors qu'elles n'ont pas été présentées par un mémoire distinct et en tout état de cause ne peuvent être accueillies dès lors que l'AALLPA n'a pas qualité de partie perdante.
Sur les conclusions présentées par les pétitionnaires tendant à la mise en œuvre de l'article R. 741-12 du code de justice administrative :
19. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ".
20. La faculté prévue par ces dispositions constituant un pouvoir propre du juge, les conclusions de la SARL Lunette Immo tendant à ce que l'association requérante soit condamnée à une telle amende ne sont pas recevables. En tout état de cause, l'AALLPA n'ayant pas qualité de partie perdante dans la présente instance, il n'y a pas lieu de prononcer une telle amende à son encontre.
Sur les frais liés au litige :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'AALLPA, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la commune de Locmaria et à la SARL Lunette Immo une somme que celles-ci demandent au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens.
22. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Locmaria le paiement d'une somme de 500 euros à verser à l'AALLPA au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 17 février 2020 est annulé.
Article 2 : La commune de Locmaria versera à l'AALLPA la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Locmaria au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Les conclusions présentées par la SARL Lunette Immo au titre des articles L. 600-7 et R. 741-12 du code de l'urbanisme ainsi qu'au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'Association pour l'Application de la Loi Littoral dans le Pays d'Auray, à la commune de Locmaria et à la SARL Lunette Immo.
Copie en sera également transmise au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Lorient en application de l'article R. 751-10 du code de justice administrative.
Délibéré après l'audience du 10 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Bozzi, premier conseiller,
Mme René, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 mars 2023.
Le rapporteur,
signé
F. A
Le président,
signé
C. Radureau
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026