vendredi 14 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2004937 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | EVENO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 11 novembre 2020 et 19 mars 2021, M. C B demande au tribunal d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 19 août 2020 par lequel le maire de la commune de Quimperlé s'est opposé à la déclaration préalable qu'il avait déposée le 11 août 2020 en vue du remplacement d'une clôture sur un terrain situé 13 lieu-dit de Faudelias sur le territoire de cette commune.
Il soutient que :
- il justifie son projet de remplacer la clôture existante par les problèmes lombaires dont il souffre ainsi que par son souhait de sécuriser son domicile et d'améliorer la sécurité des usagers de la voie publique compte tenu du manque de visibilité que la haie végétale induit ; l'édifice existant n'est pas stable ;
- le manque de visibilité induit par la haie existante méconnaît les dispositions de l'article Ah 3 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué est incohérent avec d'autres décisions émanant de la commune de Quimperlé de bitumer à nouveau la portion en cause de la route départementale D 16 également située en secteur Ah et de construire des trottoirs dans différents secteurs agricoles ;
- plusieurs de ses voisins ont clôturé leur propriété de murets de parpaings surmontés d'un claustra, y compris depuis moins d'un an ;
- un projet de tout à l'égout lui a déjà été refusé alors que le maire s'était engagé dans un document annexé à l'acte de vente de la maison dont il est devenu propriétaire à faire réaliser ces travaux en 2014.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mars 2021, la commune de Quimperlé, représentée par Me Eveno, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge du requérant le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle ne contient aucun moyen juridique ni circonstance de fait démontrant le caractère irrégulier de l'arrêté attaqué, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,
- et les observations de Me Eveno, représentant la commune de Quimperlé.
Considérant ce qui suit :
1. Le 11 août 2020, M. B a déposé une déclaration préalable en vue du remplacement d'une clôture sur un terrain, composé des parcelles cadastrées section BO nos 180 et 186, situé au lieu-dit Faudelias sur le territoire de la commune de Quimperlé. Par un arrêté du 19 août 2020 dont M. B demande l'annulation, le maire de cette commune s'est opposé à cette déclaration préalable.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Pour s'opposer à la déclaration préalable déposée par M. B, le maire de Quimperlé s'est fondé sur le motif tiré de la méconnaissance par le projet en litige des dispositions de l'article Ah 11 du règlement du plan local d'urbanisme de cette commune.
3. Aux termes de l'article Uh 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Quimperlé : " () Clôtures / les clôtures ne sont pas obligatoires. / - Les clôtures peuvent être constituées de talus existants, haies végétales ou murets traditionnels qu'il convient de maintenir et d'entretenir. / - Les clôtures doivent tenir compte des typologies fonctionnelles pré-existantes et s'harmoniser avec le bâti et l'environnement végétal. / - Afin de ne pas dégrader les conditions de visibilité, notamment des accès existants, toute réalisation de clôture ou de haie en bordure de route pourra être interdite, reculée ou limitée en hauteur. / Sont interdits : - Les végétaux artificiels ; / - La plantation d'espèces invasives (liste en annexe) ; / - Les clôtures végétales mon-espèces ; / - Les grillages seuls sans accompagnement végétal ; / - Les toiles et films plastiques aérés ou non ; / - L'utilisation à nu des matériaux destinés à être recouverts d'un enduit (maçonnerie en aggloméré de béton non enduit par exemple) ; / - Les clôtures non ajourées (écart minimum : 2 cm) d'une hauteur supérieure à 1m sauf contraintes particulières liées à la topographies. ".
4. Le terrain d'assiette du projet se situe en secteur agricole Ah du plan local d'urbanisme de la commune de Quimperlé que le règlement de ce plan définit comme correspondant " à des espaces bâtis au sein d'espaces agricoles " qui " n'ont pas vocation à s'étendre ". Il se trouve le long de la route départementale D 16, dans le lieu-dit Faudelias qui comporte une dizaine de maisons, la plupart des terrains situés à proximité immédiate étant clôturés par des haies végétales, notamment le terrain contigu au nord et les terrains situés en face, de l'autre côté de la route départementale. Le projet en litige consiste en la suppression d'une clôture existante constituée d'un muret en pierres sèches surmonté d'une haie végétale et à son remplacement par un muret enduit en beige d'une hauteur de 0,90 mètre surmonté d'un claustra persienne en PVC blanc d'une hauteur comprise entre 0,60 et 0,70 mètre sur une longueur de 50 mètres. Ce projet, par la suppression de la haie végétale existante et les matériaux utilisés qui ne s'harmonisent au demeurant pas avec l'environnement bâti et végétal, méconnaît les dispositions précitées de l'article Ah 11 du règlement du plan local d'urbanisme de Quimperlé, alors même que certaines clôtures dans le secteur sont désormais en persienne. Ainsi, à supposer que M. B ait entendu soutenir que le maire de cette commune aurait méconnu ces dispositions en s'opposant à la déclaration préalable qu'il a déposée, ce moyen doit être écarté.
5. Aux termes de l'article Ah 3 du règlement du plan local d'urbanisme selon lesquelles " () La disposition des accès doit assurer la sécurité des usagers et leurs abords doivent être dégagés de façon à assurer une bonne visibilité. () ". Dès lors que l'arrêté attaqué n'a pas pour objet d'interdire le projet de M. B au motif qu'il méconnaîtrait ces dispositions, le requérant ne peut utilement s'en prévaloir. En tout état de cause, il n'établit pas les risques pour la sécurité qu'induirait la haie existante. En particulier, et alors que l'accès au terrain d'assiette du projet ne donne pas directement sur la route départementale mais sur une voie perpendiculaire à cette dernière, il ne ressort pas des pièces du dossier que la haie végétale, qu'il revient à M. B d'entretenir, induirait un manque de visibilité tel qu'elle présenterait un risque pour la sécurité publique.
6. Enfin, les circonstances que l'état de santé du requérant l'empêcherait de tailler sa haie, qu'un projet de réalisation d'un tout-à-l'égout n'aurait pas été réalisé en 2014 en dépit d'un engagement du maire de Quimperlé et que l'arrêté attaqué serait incohérent avec les travaux de bitumage réalisés sur la route départementale D 16 et la réalisation de trottoirs dans d'autres secteurs agricoles sont sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué.
7. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à solliciter l'annulation de l'arrêté contesté du maire de Quimperlé du 19 août 2020.
Sur les frais liés au litige :
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B le versement à la commune de Quimperlé de la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : M. B versera à la commune de Quimperlé la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la commune de Quimperlé.
Délibéré après l'audience du 31 mars 2023 à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Bozzi, premier conseiller,
Mme René, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 avril 2023.
La rapporteure,
signé
C. A
Le président,
signé
C. Radureau
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026