jeudi 22 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2005043 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | PAPASIAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 16 novembre 2020 et le 1er avril 2021, M. A B, représenté par Me Papasian, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 octobre 2020 par laquelle le préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest a refusé de le nommer à l'école nationale de police de Oissel ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision litigieuse, qui ne saurait être analysée comme étant un acte préparatoire, fait grief ;
- le préfet a commis une erreur d'appréciation en estimant que sa pathologie faisait obstacle à l'exercice des fonctions de gardien de la paix ;
- la décision est entachée d'une discrimination fondée sur le handicap.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2021, la préfète déléguée pour la défense et la sécurité Ouest, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable car dirigée contre un acte préparatoire ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C ;
- et les conclusions de M. Le Roux rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B s'est présenté au concours de gardien de la paix et a intégré l'école nationale de police de Oissel le 22 juin 2020. Le 29 juin 2020, le médecin placé auprès de ce centre de formation, constatant le diabète insulino-dépendant de M. B, a rendu un avis d'inaptitude médicale définitive aux fonctions de gardien de la paix. Le 1er octobre 2020, le comité médical interdépartemental de la police nationale a confirmé cet avis médical et par une décision du 2 octobre 2020, le secrétaire de ce comité a transmis son avis au directeur de l'école nationale de la police de Oissel en l'enjoignant de le notifier à M. B. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler cette décision du 2 octobre 2020.
Sur les conclusions d'annulation :
2. Aux termes des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".
3. Il ressort des pièces du dossier, que la décision contestée par M. B est un avis du comité médical interdépartemental de la police nationale du 2 octobre 2020 se bornant à confirmer l'inaptitude totale et définitive de M. B aux fonctions de gardien de la paix, de l'inaptitude au port et à l'usager de l'arme règlementaire ainsi que l'inaptitude à la conduite de véhicule en tant qu'adjoint de sécurité de M. B compte tenu de sa pathologie, confirmant l'avis médical du 29 juin 2020. Contrairement à ce que soutient le requérant, cette décision ne constitue pas un refus de nomination prise par le préfet délégué pour la défense et la sécurité Ouest. Dans ces conditions, ainsi que le soutient la préfète déléguée pour la défense et la sécurité Ouest, l'avis émis par le comité médical interdépartemental de la police nationale ne constitue pas une décision faisant grief susceptible, comme telle, d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir.
4. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que les conclusions de M. B dirigées contre la décision de l'avis du comité précité du 2 octobre 2020 doivent être rejetées comme recevables.
Sur les frais liés au litige :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, partie perdante, la somme de 2 000 euros que M. B demande au titre des frais qu'il a exposés et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera délivrée pour information à la préfète déléguée de la zone de défense et de sécurité Ouest.
Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Descombes, président,
M. Moulinier, premier conseiller,
M. Grondin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.
Le rapporteur,
signé
T. C Le président,
signé
G. Descombes
Le président,
P. Nom
Le greffier,
signé
J-M. RiaudLe greffier,
P. Nom
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026