LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2005442

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2005442

vendredi 16 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2005442
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantMATEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 décembre 2020 et le 2 mai 2022, M. A B, représenté par Me Matel, demande au tribunal :

1°) d'annuler le certificat d'urbanisme du 16 juillet 2020 par lequel le maire de la commune de Grand-Champ a déclaré non réalisable le changement de destination d'une construction à usage d'étable en habitation sur un terrain cadastré section AI n° 19, 20 et 21 situé rue du général de Gaulle, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Grand-Champ le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le certificat d'urbanisme est insuffisamment motivé ;

- le certificat d'urbanisme est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 décembre 2021, la commune de Grand-Champ, représentée par la SELARL Lexcap, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. B le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Plumerault ;

- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public ;

- et les observations de Me Colas, de la SELARL Lexcap, représentant la commune de Grand-Champ.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a sollicité, le 29 mai 2020, un certificat d'urbanisme opérationnel sur le fondement du b) de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme dans le cadre d'un projet de changement de destination d'une partie d'un bâtiment anciennement à usage d'étable et de porcherie implanté sur la parcelle cadastrée section AI n° 20 en habitation. Par décision du 16 juillet 2020, le maire de la commune de Grand-Champ lui a délivré un certificat d'urbanisme négatif mentionnant que le terrain objet de la demande, classé en zone 2AU au plan local d'urbanisme, ne pouvait pas être utilisé pour la réalisation de l'opération projetée au motif que son projet, en confortant les habitations existantes et le chemin d'accès desservant le secteur, était de nature à compromettre l'aménagement ultérieur de la zone. M. B a formé le 26 août 2020 un recours gracieux reçu en mairie le 2 septembre suivant qui a été implicitement rejeté. Il demande l'annulation de la décision du 16 juillet 2020 ainsi que de la décision rejetant son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article R. 123-6 du code de l'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le plan local d'urbanisme a été approuvé, dont les dispositions sont aujourd'hui reprises à l'article R. 151-20 du même code : " Les zones à urbaniser sont dites "zones AU". Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs à caractère naturel de la commune destinés à être ouverts à l'urbanisation. / Lorsque les voies publiques et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement définissent les conditions d'aménagement et d'équipement de la zone. Les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement. /Lorsque les voies publiques et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, son ouverture à l'urbanisation peut être subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d'urbanisme ". Aux termes du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Grand-Champ applicable aux zones 2AU : " Les zones 2AU sont des secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation à moyen et long terme. / Toute occupation ou utilisation du sol qui rendraient ces zones impropres ultérieurement à l'urbanisation sont interdites / Dans le cas d'une ouverture à l'urbanisation, la réflexion préalable d'aménagement définira et prendra impérativement en compte les contraintes de desserte, d'équipement et de fonctionnement ultérieur du surplus du secteur qui demeure dans l'immédiat non urbanisable ".

3. Il ressort des pièces du dossier que les parcelles cadastrées section AI nos 19, 20 et 21 appartenant à M. B sont contiguës et forment un terrain d'un seul tenant, d'une superficie d'environ 7 000 m², intégralement classé en zone 2AU par le plan local d'urbanisme de la commune de Grand-Champ. Ce secteur est destiné à l'urbanisation à moyen et long terme et, en vertu du règlement applicable à la zone, toutes les occupations ou utilisations du sol qui la rendraient impropre ultérieurement à l'urbanisation sont interdites. Il est constant que la parcelle d'assiette du projet cadastrée section AI n° 20 est située au nord-ouest de la zone 2AU dans un secteur où il existe déjà une habitation et que les terrains appartenant à M. B ne représentent qu'environ 10 % de l'ensemble de la zone 2AU dont la superficie totale est d'environ 6,70 hectares. Le terrain d'assiette est desservi par un chemin situé sur la parcelle cadastrée section AI n° 21 qui débouche sur la voie communale située à un peu plus de 100 mètres au nord. En outre, l'opération sur laquelle porte le certificat d'urbanisme en cause consiste seulement en la transformation de la partie à usage d'étable du bâtiment existant, lequel est déjà en partie dédié à l'habitation, en surface habitable. Dans ces conditions particulières, eu égard à ses caractéristiques, à sa situation et alors que la commune ne fait valoir aucun élément particulier se rapportant à l'urbanisation future de ce secteur, le projet de M. B n'apparaît pas de nature à compromettre l'aménagement ultérieur de la zone. Par suite, M. B est fondé à soutenir que le maire de Grand-Champ ne pouvait, pour ce motif, lui opposer un certificat d'urbanisme négatif.

4. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est de nature, en l'état de l'instruction, à justifier l'annulation des décisions en litige.

5. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation du certificat d'urbanisme litigieux du 16 juillet 2020 ainsi que de la décision implicite par laquelle le maire de Grand-Champ a rejeté son recours gracieux.

Sur les frais liés au litige :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Grand-Champ demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Grand-Champ le versement d'une somme de 1 500 euros à M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Le certificat d'urbanisme du 16 juillet 2020 délivré à M. B par lequel le maire de la commune de Grand-Champ a déclaré non réalisable le changement de destination d'une étable en habitation sur un terrain cadastré section AI nos 19, 20 et 21, ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux de M. B sont annulés.

Article 2 : La commune de Grand-Champ versera une somme de 1 500 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions de la commune de Grand-Champ présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Grand-Champ.

Délibéré après l'audience du 2 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Radureau, président,

Mme Plumerault, première conseillère,

M. Bozzi, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juin 2023.

La rapporteure,

signé

F. Plumerault

Le président,

signé

C. Radureau

Le greffier,

signé

N. Josserand

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions