lundi 26 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2100077 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 8 janvier 2021 sous le numéro 2100077, M. E D, représenté par Me Josselin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 5 novembre 2020 par laquelle le préfet du Finistère a rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet du Finistère de lui délivrer le titre de séjour sollicité ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard et dans l'attente, de lui accorder une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 8 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en raison de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle méconnait les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 janvier 2022, le préfet du Finistère conclut au non-lieu à statuer sur la requête ou à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'intervention de la décision du 14 décembre 2021 a eu pour effet de retirer l'arrêté du 5 novembre 2020 et prive d'objet les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête dirigées contre cet arrêté ;
- les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision en date du 25 février 2021.
II. Par une requête, enregistrée le 14 février 2022 sous le numéro 2200803, M. E D, représenté par Me Josselin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 14 décembre 2021 par laquelle le préfet du Finistère a rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet du Finistère de lui délivrer le titre de séjour sollicité ou à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard et dans l'attente, de lui accorder une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 8 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision a été signée par une autorité incompétente ;
- l'avis de la commission du titre de séjour est irrégulier ;
- l'avis de la commission du titre de séjour a été pris au terme d'une procédure irrégulière ;
- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juillet 2022, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision en date du 31 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gosselin, président ;
- et les observations de Me Clairay, représentant M. D.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2100077 et 2200803 présentées par M. D présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
2. M. D, ressortissant géorgien, est entré irrégulièrement sur le territoire français en octobre 2005. Sa demande d'asile a été définitivement rejetée en 2008. Il a obtenu ensuite des titres de séjour en tant qu'étranger malade jusqu'en 2017. Il a fait l'objet d'un refus de titre de séjour sur ce fondement le 9 avril 2018. En juillet 2020, M. D a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 et de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicables. Par une décision du 5 novembre 2020, le préfet du Finistère a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité. Le juge des référés du tribunal administratif de Rennes a, par une ordonnance du 17 mai 2021, suspendu l'exécution de cette décision et a enjoint au préfet du Finistère de statuer à nouveau sur sa situation. Par une décision en date du 14 décembre 2021, le préfet du Finistère a de nouveau pris une décision portant refus de titre de séjour.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête n° 2200803 :
3. Par arrêté du 22 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Finistère du 23 septembre 2021, le préfet du Finistère a donné délégation de signature à M. Christophe Marx, secrétaire général de la préfecture et signataire de la décision attaquée, pour signer, en toutes matières, tous les actes relevant des attributions du préfet, à l'exception de certains d'entre eux au nombre desquels ne figure pas la décision contestée. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit donc être écarté.
4. Aux termes de l'article L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La commission du titre de séjour est composée : / 1° D'un maire ou de son suppléant désignés par le président de l'association des maires du département ou, lorsqu'il y a plusieurs associations de maires dans le département, par le préfet en concertation avec celles-ci et, à Paris, du maire, d'un maire d'arrondissement ou d'un conseiller d'arrondissement ou de leur suppléant désigné par le Conseil de Paris ; / 2° De deux personnalités qualifiées désignées par le préfet ou, à Paris, par le préfet de police. / Le président de la commission du titre de séjour est désigné, parmi ses membres, par le préfet ou, à Paris, par le préfet de police. / () ". Aux termes de l'article R. 432-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le préfet ou, à Paris, le préfet de police met en place la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 par un arrêté : / 1° Constatant la désignation des élus locaux mentionnés au 1° du même article ; 2° Désignant les personnalités qualifiées mentionnées au 2° du même article ; / 3° Désignant le président de la commission. ".
5. Il ressort des pièces du dossier que le préfet a désigné, par arrêté du 4 novembre 2014, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 32 du 6 novembre 2014, M. B en qualité de président de la commission du titre de séjour et M. C en qualité de personnalité qualifiée au sein de la même commission. Mme A a été désignée pour siéger au sein de cette commission en qualité de maire de Quimper par arrêté modificatif du 28 janvier 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 29 du 5 février 2021. Dès lors, le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission du titre de séjour doit être écarté.
6. Aux termes de l'article L. 432-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger est convoqué par écrit au moins quinze jours avant la date de la réunion de la commission qui doit avoir lieu dans les trois mois qui suivent sa saisine ; il peut être assisté d'un conseil ou de toute personne de son choix et être entendu avec l'assistance d'un interprète. () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. D a été convoqué, par un courrier du 21 octobre 2021 notifié le 27 octobre suivant, devant la commission du titre de séjour qui s'est tenue le 25 novembre 2021. Ce courrier l'informait qu'il pouvait bénéficier de l'aide juridictionnelle. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure devant la commission de titre de séjour doit être écarté comme manquant en fait.
8. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine (). ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. D est entré irrégulièrement en France le 10 octobre 2005 et a, postérieurement au rejet définitif de sa demande d'asile le 26 septembre 2008, obtenu plusieurs titres de séjour en qualité d'étranger malade sous une fausse identité. Son épouse, de nationalité géorgienne, se maintient en situation irrégulière après avoir fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français. L'intéressé indique avoir la charge de sa petite-fille depuis que les parents de cette dernière ont établi le 26 juillet 2018 une procuration pour qu'il s'occupe de l'enfant mais cette circonstance ne lui ouvre pas un droit au séjour. Si M. D bénéficie de quelques témoignages de soutien faisant état de ses qualités personnelles, de son implication dans la scolarité et le suivi de l'enfant, ceux-ci ne permettent pas de démontrer qu'il aurait noué sur le territoire national des liens affectifs ou sociaux en dehors du cercle familial, ni qu'il ne pourrait poursuivre sa vie familiale en dehors de France. La circonstance que l'état de santé de M. D s'est aggravé en raison d'un syndrome d'apnée obstructif du sommeil de grade sévère diagnostiqué en 2021, ne peut être utilement invoquée à l'appui d'une demande d'annulation d'une décision portant rejet d'un titre de séjour sollicité au titre de la vie privée et familiale. Par ailleurs, l'intéressé, qui s'est vu reconnaitre le statut de travailleur handicapé à compter du 1er juin 2020 et qui a suivi des cours de langue française entre les années 2006 et 2012, ne travaille pas, n'apporte aucun élément quant à ses conditions d'existence et ne démontre pas une insertion significative aux plans social et professionnel. Enfin, M. D n'établit pas ne plus avoir de liens dans son pays d'origine, alors qu'il reconnait que sa fille vit en Géorgie depuis l'année 2018. Dans ces conditions, le refus de titre de séjour ne porte pas au droit au respect de sa vie privée et familiale de l'intéressé, une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus de titre de séjour. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
10. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
11. Il ressort des pièces du dossier que M. D bénéfice d'une présence sur le territoire de 17 ans à la date de la décision attaquée et déclare vivre au même domicile que son épouse et avec sa petite-fille. Toutefois, et au regard de ce qui vient d'être dit, ces éléments sont insuffisants pour caractériser des motifs exceptionnels permettant de l'admettre au séjour au titre de la vie privée et familiale. Par ailleurs, en se bornant à indiquer qu'il craint pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine, alors que les faits qu'il évoque sont anciens et que sa demande d'asile a fait l'objet d'un rejet définitif en septembre 2008, M. D ne démontre pas plus l'existence de considérations humanitaires justifiant de l'admettre au séjour. Enfin, sa seule qualité de travailleur handicapé, reconnue en juin 2020, n'est pas, en l'absence de projet professionnel avéré, suffisante pour l'admettre exceptionnellement au séjour au titre du travail. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
12. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 14 décembre 2021 par laquelle le préfet du Finistère a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête n° 2100077 :
13. Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à la décision en date du 5 novembre 2020 portant refus de titre de séjour et à la suspension de cette décision par une ordonnance du 17 mai 2021 du juge des référés, le préfet du Finistère a, par une décision du 14 décembre 2021 statuant sur la même demande, pris de nouveau une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. D. Dès lors et en l'espèce, cette décision s'est substituée à la décision du 5 novembre 2020 et il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête n° 2100077.
Sur les conclusions d'injonction :
14. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions de
de M. D à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le préfet du Finistère, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. D la somme que celui-ci réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens dans les deux instances.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête n° 2100077 de M. D.
Article 2 : Les conclusions de M. D[0] dans la requête 2100077 tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La requête n° 2200803 de M. D est rejetée.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E D et au préfet du Finistère.
Délibéré après l'audience du 12 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gosselin, président,
Mme Gourmelon, première conseillère,
M. Desbourdes, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2022.
Le président-rapporteur,
signé
O. Gosselin
L'assesseur le plus ancien,
signé
V. Gourmelon
La greffière,
signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2100077, 2200803
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026