mercredi 16 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2100397 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés respectivement les 22 janvier et 27 février 2021, M. et Mme C B, demandent au tribunal :
1°) la décharge à concurrence de la somme de 3 600 euros de la participation pour le financement de l'assainissement collectif que leur a réclamée la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer à raison du raccordement au réseau d'assainissement collectif de leur maison située sur le territoire de la commune du Palais ;
2°) la mise à la charge de la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer d'une somme de 1 euro symbolique au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils ont formé un recours gracieux auprès de la présidente de la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer dès le 20 novembre 2020, envoyé par courrier recommandé avec avis de réception les 23 et 25 novembre 2020 ;
- l'immeuble en cause est un seul et même bien immobilier disposant d'un seul compteur d'eau et d'un seul assainissement ; par suite, le montant de la participation pour le financement de l'assainissement collectif doit être, en principe, de 1 800 euros en application des dispositions de l'annexe à la délibération de la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer n° 17-079-C du 20 avril 2017 ; par ailleurs, l'assainissement individuel dont leur immeuble était doté était en bon état de fonctionnement ; par suite, la participation en litige doit être réduite de 50 % en application de l'annexe à la délibération n° 17-079-C ; ils n'ont pas été sollicités pour qu'un contrôle par le SPANC soit réalisé ; l'obligation d'un diagnostic de l'assainissement préalablement à la vente d'un immeuble n'était pas encore en vigueur ;
- les dispositions du règlement n° 17-079-C de la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer prévoyant le calcul du montant de la participation pour le financement de l'assainissement collectif en fonction de la surface de plancher n'est pas applicable à leur maison ; les modalités de calcul ont été changées douze jours après leur recours du 20 février 2018, afin d'appliquer aux immeubles existants devant se raccorder à une extension du réseau d'assainissement les mode de calcul en fonction de la surface de plancher ;
- la délibération et ses annexes ne précisent pas le coût moyen d'une installation individuelle et le coût des travaux de raccordement réalisés s'élève, participation pour le financement de l'assainissement collectif incluse, à 14 832 euros, alors que la législation prévoit que le raccordement à l'assainissement collectif doit constituer une économie substantielle pour le propriétaire ;
- le recours gracieux préalable instauré par l'article 19-1 du chapitre IV du règlement du service public d'assainissement collectif de la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer, qui prévoit l'intervention d'une décision implicite de rejet au bout de trois mois met en péril le droit au recours juridictionnel qui doit être formé dans un délai de 2 mois ; les modalités de la participation pour le financement de l'assainissement collectif ont été modifiées le 1er mars 2018 soit postérieurement à leur premier recours ; ils n'ont jamais été informés officiellement de l'annulation de la créance ayant donné lieu au titre exécutoire du 8 février 2018 ; ils ont formé un recours gracieux le 27 novembre 2020 contre le titre exécutoire du 6 novembre 2020 leur réclamant 4 500 euros au titre de la participation au financement de l'assainissement collectif ; ils ont joint à leur courrier du 23 novembre 2020 un chèque de 900 euros en règlement du montant qu'ils estiment devoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 février 2021, la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer, représentée par la société d'avocats Richer § Associés Droit Public, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. et Mme B d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle oppose à la requête de M. et Mme B une fin de non-recevoir tirée de sa tardiveté.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Fraboulet, rapporteur public,
- et les observations de M. B et de Me Petizon, représentant la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer.
Une note en délibéré, enregistrée le 21 octobre 2022, a été produite par la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme B contestent le montant de la participation pour le financement de l'assainissement public qui leur a été réclamée par un titre exécutoire (n° 62, bordereau n° 7) formant avis de sommes à payer, du 6 octobre 2020, à raison du raccordement au réseau d'assainissement public de la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer, en 2017, d'un ensemble immobilier à usage d'habitation, acquis, sur le territoire de la commune du Palais, le 3 mai 2017.
Sur la fin de non-recevoir opposée par la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer :
2. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. ". Ces dispositions ne soumettent pas la recevabilité de l'action dont dispose un débiteur pour contester un titre exécutoire à un recours préalable obligatoire et n'ont ni pour objet, ni pour effet d'exclure l'exercice par le débiteur d'un recours administratif, qu'il soit gracieux ou hiérarchique, qui, introduit dans le délai de recours contentieux, interrompt ce délai.
3. Aux termes de l'article L. 110-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Sont considérées comme des demandes au sens du présent code les demandes et les réclamations, y compris les recours gracieux ou hiérarchiques, adressées à l'administration. ". Aux termes de l'article L. 112-3 du même code : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception () ". Aux termes de l'article L. 112-6 de ce code : " Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications exigées par la réglementation. Le défaut de délivrance d'un accusé de réception n'emporte pas l'inopposabilité des délais de recours à l'encontre de l'auteur de la demande lorsqu'une décision expresse lui a été régulièrement notifiée avant l'expiration du délai au terme duquel est susceptible de naître une décision implicite. ".
4. Aux termes de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Par dérogation à l'article L. 231-1, le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet : / () / 2° Lorsque la demande ne s'inscrit pas dans une procédure prévue par un texte législatif ou règlementaire ou présente le caractère d'une réclamation ou d'un recours administratif ; () ". Aux termes de l'article L. 231-6 du même code : " Lorsque l'urgence ou la complexité de la procédure le justifie, un délai différent de ceux prévus aux articles L. 231-1 et L. 231-4 peut être fixé par décret en Conseil d'État. ".
5. Aux termes de l'article R. 421-2 du code de justice administrative : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. / La date du dépôt de la demande à l'administration, constatée par tous moyens, doit être établie à l'appui de la requête. ".
6. La communauté de communes de Belle-Île-en-Mer soutient que la requête de M et Mme B est tardive dès lors qu'elle a été enregistrée le 22 janvier 2021, qu'elle est dirigée contre un titre exécutoire établi le 6 octobre 2020 et que les requérants ne peuvent pas être regardés comme ayant formé préalablement un recours administratif ayant interrompu le délai de deux mois qu'ils avaient, à compter de la réception de ce titre exécutoire, pour saisir le tribunal. La communauté de communes fait valoir que le courrier du 23 novembre 2020, reçu le 24 novembre 2020, et accompagnant un chèque de 900 euros transmis afin de régler partiellement la participation pour le financement de l'assainissement collectif contestée, ne peut valoir, en raison de sa teneur, recours gracieux.
7. Il résulte toutefois de l'instruction que M. et Mme B ont joint à leur requête un courrier daté du 20 novembre 2020, adressé à la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer, intitulé " recours gracieux concernant la participation pour le financement de l'assainissement collectif " comportant une contestation motivée de la somme mise à leur charge par le titre exécutoire en litige et sollicitant que celle-ci soit ramenée à un montant de 900 euros. Les requérants soutiennent, dans leur mémoire en réplique, que ce recours gracieux a été remis à la présidente de la communauté de communes en main propre le 24 novembre 2020 et qu'il lui a été adressé par courrier en recommandé avec avis de réception, à deux reprises, le 23 puis le 25 novembre 2020. Ils produisent également un feuillet postal établissant qu'ils ont adressé à la présidente de la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer une lettre en recommandé avec avis de réception le 23 novembre 2020 et un feuillet postal identique attestant d'un second envoi le 25 novembre 2020 ainsi que le feuillet justifiant la réception de ce dernier courrier par la communauté de communes le 26 novembre 2020. Si, au regard de ces éléments, les requérants n'établissent pas la remise en main propre de leur recours gracieux, ni son envoi le 23 novembre 2020, la lettre recommandée expédiée à cette date ayant pu contenir uniquement leur courrier du même jour accompagnant le chèque de 900 euros, ils attestent, en revanche, de l'envoi d'un autre courrier par lettre recommandée avec accusé de réception le 25 novembre 2020, reçu le 26 novembre 2020. Or, si la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer se prévaut, à l'appui de sa fin de non-recevoir, de la teneur d'un courrier reçu le 24 novembre 2020, soit éventuellement de la lettre recommandée qui lui a été adressée par les requérants le 23 novembre 2020, pour contester l'envoi par ceux-ci d'un recours gracieux, elle ne fait pas état du courrier pourtant reçu par elle, le 26 novembre 2020, que les requérants présentent, sans que cela soit ainsi contesté, comme un envoi de leur recours gracieux. M. et Mme B doivent, dès lors, être regardés comme établissant l'envoi à la présidente de la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer, dans le délai de recours contentieux de deux mois, qui a commencé à courir à la réception, le 13 octobre 2020, du titre exécutoire du 6 octobre 2020, d'un recours gracieux contestant le montant de la participation pour le financement de l'assainissement collectif mise à leur charge. Il est constant que la communauté de communes n'a pas accusé réception de ce recours administratif. Par suite et en vertu des dispositions citées ci-dessus de l'article L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration, elle ne peut, en tout état de cause, utilement opposer aux requérants une méconnaissance du délai de recours qui, au demeurant, au regard de la date de réception du recours gracieux et de la date d'introduction de la requête, n'est pas établie.
Sur la légalité du titre de perception :
8. Aux termes de l'article L.1331-1 du code de la santé publique : " Le raccordement des immeubles aux réseaux publics de collecte disposés pour recevoir les eaux usées domestiques et établis sous la voie publique à laquelle ces immeubles ont accès soit directement, soit par l'intermédiaire de voies privées ou de servitudes de passage, est obligatoire dans le délai de deux ans à compter de la mise en service du réseau public de collecte. / () ". Aux termes de l'article L.1331-7 du même code : " Les propriétaires des immeubles soumis à l'obligation de raccordement au réseau public de collecte des eaux usées en application de l'article L. 1331-1 peuvent être astreints par la commune, la métropole de Lyon, l'établissement public de coopération intercommunale ou le syndicat mixte compétent en matière d'assainissement collectif, pour tenir compte de l'économie par eux réalisée en évitant une installation d'évacuation ou d'épuration individuelle réglementaire ou la mise aux normes d'une telle installation, à verser une participation pour le financement de l'assainissement collectif. / () / Cette participation s'élève au maximum à 80 % du coût de fourniture et de pose de l'installation mentionnée au premier alinéa du présent article, diminué, le cas échéant, du montant du remboursement dû par le même propriétaire en application de l'article L. 1331-2. / La participation prévue au présent article est exigible à compter de la date du raccordement au réseau public de collecte des eaux usées de l'immeuble, de l'extension de l'immeuble ou de la partie réaménagée de l'immeuble, dès lors que ce raccordement génère des eaux usées supplémentaires. / Une délibération du conseil municipal, du conseil de la métropole de Lyon ou de l'organe délibérant de l'établissement public détermine les modalités de calcul de cette participation () ". Aux termes de l'article L. 1331-9 de ce code : " Les sommes dues par le propriétaire en vertu des articles L. 1331-2, L. 1331-3 et L. 1331-6 à L. 1331-8 sont recouvrées comme en matière de contributions directes. / Les réclamations sont présentées et jugées comme en matière de contributions directes. ".
9. Aux termes de l'article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales : " I. - Les communes sont compétentes en matière d'assainissement des eaux usées. / () / III. - Pour les immeubles non raccordés au réseau public de collecte, la commune assure le contrôle des installations d'assainissement non collectif. Cette mission consiste : / 1° Dans le cas des installations neuves ou à réhabiliter, en un examen préalable de la conception joint, s'il y a lieu, à tout dépôt de demande de permis de construire ou d'aménager et en une vérification de l'exécution. A l'issue du contrôle, la commune établit un document qui évalue la conformité de l'installation au regard des prescriptions réglementaires ; / 2° Dans le cas des autres installations, en une vérification du fonctionnement et de l'entretien. À l'issue du contrôle, la commune établit un document précisant les travaux à réaliser pour éliminer les dangers pour la santé des personnes et les risques avérés de pollution de l'environnement. / Les modalités d'exécution de la mission de contrôle, les critères d'évaluation de la conformité, les critères d'évaluation des dangers pour la santé et des risques de pollution de l'environnement, ainsi que le contenu du document remis au propriétaire à l'issue du contrôle sont définis par un arrêté des ministres chargés de l'intérieur, de la santé, de l'environnement et du logement. / Les communes déterminent la date à laquelle elles procèdent au contrôle des installations d'assainissement non collectif ; elles effectuent ce contrôle au plus tard le 31 décembre 2012, puis selon une périodicité qui ne peut pas excéder dix ans. / Elles peuvent assurer, avec l'accord écrit du propriétaire, l'entretien, les travaux de réalisation et les travaux de réhabilitation des installations d'assainissement non collectif prescrits dans le document de contrôle. Elles peuvent en outre assurer le traitement des matières de vidanges issues des installations d'assainissement non collectif. / Elles peuvent fixer des prescriptions techniques, notamment pour l'étude des sols ou le choix de la filière, en vue de l'implantation ou de la réhabilitation d'un dispositif d'assainissement non collectif. ".
10. Il résulte de l'instruction que les modalités de calcul de la participation pour le financement de l'assainissement collectif applicables sur le territoire de la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer ont été arrêtées par une délibération n° 17-079-C du conseil de cet établissement public de coopération intercommunale du 18 avril 2017 et son annexe. Cette annexe prévoit que le montant de la participation pour le financement de l'assainissement collectif est fixé à 1 800 euros par raccordement quelle que soient la surface et la destination des travaux, installations et aménagements, sauf cas particuliers pour lesquels il est prévu des modalités de calcul tenant compte de la surface de plancher mentionnée dans l'autorisation d'urbanisme. Le raccordement de la propriété de M. et Mme B, qui est constituée de deux maisons mitoyennes, dont l'une a été aménagée dans un ancien garage dans les années 1980, ainsi que d'un hangar abritant un studio n'entre dans aucun des cas particuliers visés par cette annexe. Il est constant que les travaux litigieux n'ont donné lieu qu'à un seul raccordement au réseau d'assainissement. Par suite, M. et Mme B sont fondés à soutenir que la communauté de communes ne pouvait pas mettre à leur charge une participation pour le financement de l'assainissement collectif d'un montant de 4 500 euros, déterminée selon les modalités de calcul figurant au premier alinéa du D du 3 de cette annexe, qui ne sont pas applicables au raccordement d'immeubles préexistants.
11. M. et Mme B font également valoir qu'ils doivent bénéficier des dispositions de la même annexe prévoyant, pour les immeubles existants dotés d'une installation d'assainissement non collectif, que, lorsque cette installation est en bon état de fonctionnement, la participation pour le financement de l'assainissement collectif est réduite de 50 %. Toutefois, ces dispositions prévoient que les cas qu'elles envisagent sont pris en compte après contrôle du service public d'assainissement non collectif. Or, M. et Mme B admettent qu'un tel contrôle n'a pas été effectué et il résulte de l'instruction que ce contrôle avait été programmé en 2015, mais qu'il a été annulé par l'ancien propriétaire en raison d'un empêchement professionnel. Si les requérants font valoir qu'ils ont eux-mêmes sollicité les services de la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer afin de connaître les modalités de contrôle nécessaires au raccordement à l'assainissement collectif qu'ils devaient réaliser et qu'ils ont été renvoyés vers les services de la SAUR afin de procéder au contrôle de conformité de l'installation nouvelle, ils n'établissent pas ainsi avoir sollicité la réalisation d'un contrôle de l'installation d'assainissement non collectif antérieurement à la réalisation des travaux de raccordement au réseau d'assainissement collectif et que celui-ci leur aurait été refusé. Ils ne peuvent pas davantage utilement souligner qu'il n'existait pas à l'époque d'obligation de faire vérifier les installations d'assainissement lors de la vente d'un immeuble, dès lors, que la condition dont l'absence de réalisation leur est opposée procède des dispositions de la délibération n° 17-079-C du conseil de la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer du 18 avril 2017 et de son annexe, en vigueur à la date du raccordement en litige. Par suite, M. et Mme B ne sont pas fondés à demander que la participation au financement de l'assainissement collectif mise à leur charge soit ramenée à un montant de 900 euros.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme B sont uniquement fondés à obtenir la décharge de la participation pour le financement de l'assainissement public qui leur a été réclamée par le titre exécutoire (n° 62, bordereau n° 7) formant avis de sommes à payer du 6 octobre 2020, à concurrence de la somme de 2 700 euros.
Sur les frais d'instance :
13. M. et Mme B ne pouvant pas être regardés comme étant la partie perdante dans la présente instance, les conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer ne peuvent qu'être rejetées. Par ailleurs, les dispositions de cet article n'ayant pas objet de permettre la condamnation symbolique de l'une des parties, mais uniquement de faire supporter par la partie succombante les frais d'instance de l'autre partie, il y a lieu de rejeter les conclusions de M. et Mme B tendant à ce qu'au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative, une somme d'un euro symbolique soit mise à la charge de la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer.
D E C I D E :
Article 1er : Il est accordé à M. et Mme B la décharge de la participation pour le financement de l'assainissement public qui leur a été réclamée par le titre exécutoire (n° 62, bordereau n° 7) formant avis de sommes à payer du 6 octobre 2020, à concurrence de la somme de 2 700 euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions de M. et Mme B est rejeté.
Article 3 : La demande présentée par la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est rejetée.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme C B et à la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer.
Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Etienvre, président,
M. Albouy, premier conseiller,
Mme Tourre, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 novembre 2022.
Le rapporteur,
signé
E. ALe président,
signé
F. Etienvre
La greffière,
signé
S. Guillou
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026