lundi 18 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2102216 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | MATEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 avril 2021, la Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique, représentée par Me Matel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 1er mars 2021 par laquelle le préfet d'Ille-et-Vilaine a rejeté la demande de la Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique tendant à mettre en œuvre l'article 2 de l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2020 portant retrait d'agrément de l'association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique " La Gaule Fougeraise " ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de réexaminer la demande présentée par la Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que c'est illégalement que le préfet a refusé de faire usage de son pouvoir de police administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 octobre 2021, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que le moyen n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Le Berre ;
- et les conclusions de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. La Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique et l'association " la Gaule Fougeraine " ont conclu une convention, le 25 janvier 2020, ayant pour objet le remboursement de dettes contractées par l'association " la Gaule Fougeraine ". Cette dernière n'ayant pas respecté ses engagements contractuels, le préfet d'Ille-et-Vilaine a procédé au retrait de son agrément par un arrêté du 16 juillet 2020. Par un courrier du 7 décembre 2020, la Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique a demandé au préfet d'Ille-et-Vilaine de bien vouloir mettre en œuvre l'article 2 de cet arrêté prévoyant que " conformément à l'article 40 des statuts de l'association, l'actif immobilier subventionné par l'Etat, la fédération nationale ou la fédération départementale, devait être remis à la fédération départementale " et d'assurer plus précisément la transmission à son profit de la propriété de l'étang de Champ Lion situé sur le territoire de la commune de Saint-Sauveur des Landes. Le préfet d'Ille-et-Vilaine a rejeté la demande de la Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique par une décision du 1er mars 2021. Par la présente requête, la Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet d'Ille-et-Vilaine a, par un arrêté du 16 juillet 2020, procédé au retrait de l'agrément détenu par l'association " la Gaule Fougeraise " conformément au pouvoir de police spéciale de la pêche détenu par le préfet de département. Toutefois, contrairement à ce que soutient la Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique, il ne relève pas de la compétence du préfet, dans le cadre de son pouvoir de police administrative, d'enjoindre à l'association " La Gaule Fougeraise " de remettre l'étang de Champ Lion à laFédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique. Dans ces conditions, le moyen tiré de la carence du préfet dans l'exercice de son pouvoir de police administrative, inopérant, doit être écarté.
3. Il résulte de ce qui précède que la Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 1er mars 2021 par laquelle le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de mettre en œuvre l'article 2 de l'arrêté du 16 juillet 2020.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
4. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de la Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par l'intéressée doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative faisant obstacle à l'octroi d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens à la partie perdante, il y a lieu de rejeter les conclusions de la requête présentées sur ce fondement.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique et au secrétaire d'État auprès de la première ministre, chargé de la mer.
Copie sera transmise pour information au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Etienvre, président,
M. Terras, premier conseiller,
Mme Le Berre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2023.
La rapporteure,
signé
A. Le Berre
Le président,
signé
F. Etienvre
La greffière
signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au secrétaire d'État auprès de la première ministre, chargé de la mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026