LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2102503

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2102503

vendredi 2 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2102503
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantVEAUVY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 mai 2021 et le 14 octobre 2022, M. A B, représenté par Me Veauvy, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 mars 2021 par lequel le maire de la commune de Questembert s'est opposé à la déclaration préalable qu'il avait présentée en vue de la division et de la construction d'une parcelle cadastrée section XM n° 84 située lieudit Le Botrin ;

2°) d'enjoindre au maire de Questembert de lui délivrer un arrêté de non-opposition à déclaration préalable autorisant la division de la parcelle cadastrée section XM n° 84 en vue de la création d'un lot à bâtir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Questembert le versement de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision a été signée par une autorité incompétente ;

- le classement en zone A au plan local d'urbanisme intercommunal de Questembert communauté approuvé le 16 décembre 2019 du terrain d'assiette du projet, sur lequel le maire s'est fondé pour s'opposer à la déclaration préalable est entaché d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 25 mars et le 19 octobre 2022, la commune de Questembert, représentée par la SELARL Lexcap, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. B le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bozzi,

- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,

- et les observations de M. B, et de Me Colas, de la SELARL Lexcap, représentant la commune de Questembert.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B est propriétaire d'une parcelle cadastrée section XM n° 84 située lieudit Le Botrin sur le territoire de la commune de Questembert. Le 13 novembre 2018, il a présenté à la mairie de Questembert une déclaration préalable de division parcellaire pour la création d'un lot à bâtir. Le 7 décembre 2018, dans le cadre d'un plan local d'urbanisme en cours d'élaboration, un sursis à statuer lui a été opposé. Le 16 décembre 2019, le plan local d'urbanisme a été approuvé et a classé la parcelle cadastrée section XM n° 84 ainsi que l'ensemble du hameau du Botrin en zone agricole. Par une lettre en date du 5 février 2021, M. B a confirmé sa déclaration préalable de division parcellaire. Par un arrêté du 17 mars 2021, dont M. B demande l'annulation, le maire de la commune de Questembert s'est opposé à la déclaration préalable.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence du signataire :

2. Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et, en l'absence ou en cas d'empêchement des adjoints ou dès lors que ceux-ci sont tous titulaires d'une délégation à des membres du conseil municipal. () ".

3. Aux termes de l'article 1er d'un arrêté du 26 mai 2020, le maire de Questembert a délégué sa compétence à M. D C, en sa qualité de troisième adjoint, en matière de " travaux et d'urbanisme. " L'article 2 de cet arrêté dispose qu'une " délégation permanente est donnée à M. D C en qualité de 3ème adjoint au Maire, à l'effet de signer les documents et courriers consignés à l'art. 1 En outre, par cette délégation, M. D C pourra légaliser les signatures, authentifier les copies, délivrer tous certificats et signer tous les documents nécessaires. ". Cet arrêté est devenu exécutoire le 27 mai 2020 après transmission au à la préfecture au titre du contrôle de légalité le 27 mai 2020 puis affichage en mairie le même jour. Ce moyen doit, par suite, être écarté.

En ce qui concerne le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité du classement en zone agricole A du plan local d'urbanisme :

4. Pour s'opposer au projet de M. B, le maire de Questembert s'est fondé sur la méconnaissance des dispositions des articles A-1 et A-2 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de Questembert communauté opposable sur le territoire de la commune de Questembert aux motifs que " l'article A1 du règlement du plan local d'urbanisme qui précise que dans l'ensemble de la zone A, sont interdites toutes les occupations et utilisations du sol qui ne sont pas mentionnées dans les dispositions générales et à l'article A-2 " et que " l'article A-2 du règlement du plan local d'urbanisme qui n'autorise pas la construction de nouvelle habitation " alors que " le projet consiste en la division d'une parcelle en vue de créer un lot à bâtir ".

5. Aux termes de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme, le projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme définit notamment : " Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques " et " fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain ".

6. Aux termes de l'article L. 151-8 du même code : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3. ".

7. Aux termes de l'article L. 151-9 de ce code : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées ".

8. Enfin, aux termes de l'article R. 151-22 dudit code : " Les zones agricoles sont dites "zones A". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ".

9. Pour apprécier la cohérence exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durables, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou à un objectif du projet d'aménagement et de développement durables ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.

10. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de

construction. S'ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme, leur appréciation peut cependant être censurée par le juge administratif au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou reposerait sur des faits matériellement inexacts.

11. Par ailleurs, si, pour apprécier la légalité du classement d'une parcelle en zone A, le juge n'a pas à vérifier que la parcelle en cause présente, par elle-même, le caractère d'une terre agricole et peut se fonder sur la vocation du secteur auquel cette parcelle peut être rattachée, en tenant compte du parti urbanistique retenu ainsi que, le cas échéant, de la nature et de l'ampleur des aménagements ou constructions qu'elle supporte. Ce classement doit cependant être justifié par la préservation du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles de la collectivité concernée, à plus forte raison lorsque les parcelles en cause comportent des habitations voire présentent un caractère urbanisé.

12. En l'espèce, le projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme de Questembert fixe un objectif tendant à " mettre en œuvre les conditions favorables à la valorisation et à la pérennisation des productions et sièges d'exploitation agricoles. ".

13. A cette fin, le projet d'aménagement et de développement durables identifie une orientation spécifique visant à " Garantir la préservation des outils et ressources agricoles en particulier du foncier " en vue de laquelle il prévoit un classement en zone A des " bâtiments liés à une activité agricole ainsi que des espaces agricoles pérennes ", mais encore la prise en compte des périmètres de réciprocité " dans l'identification des hameaux qui pourront recevoir de nouvelles constructions de manière exceptionnelle " ou encore une prise en compte de l'impact agricole dans " les choix d'urbanisation. ".

14. S'agissant des orientations en matière d'urbanisation, le projet d'aménagement et de développement durables entend " relocaliser le développement résidentiel " dans une perspective de limitation de la consommation foncière. Ainsi, le projet d'aménagement et de développement durables prévoit favoriser le " renouvellement urbain des bourgs et centres-villes " dans le cadre d'une " reconquête des espaces disponibles ou potentiellement mutables au sein des tissus urbains ", de " maîtriser le développement en extension et en continuité des bourgs et centres-villes ". Dans les espaces bâtis au sein des étendues agricoles, en revanche, les auteurs du plan local d'urbanisme ont souhaité " Limiter le développement au sein des espaces agricoles et naturels " à travers " de manière exceptionnelle, le comblement des hameaux par des nouvelles constructions. " Précisant les contours de ce caractère exceptionnel, le projet d'aménagement et de développement durables prévoit que les hameaux concernés " devront être exemptés d'activités agricoles et présenter un certain nombre de critères favorables (critères non cumulatifs) au regard notamment de l'état des réseaux, de la forme urbaine globale, du nombre d'habitations, de la présence d'espaces constructibles "dents creuses" ou encore de servitudes, contraintes (marges de recul ou autre) et risques présents sur site. ". La mise en œuvre de ces orientations se traduit par la définition de critères permettant de caractériser l'occupation des sols en se fondant sur un diagnostic agricole, l'observation de la densité, le nombre de construction et l'existence d'équipements publics. Des cartes illustrent l'application de ces critères et délimitent ainsi des enveloppes urbaines.

15. S'agissant plus particulièrement des groupements bâtis situés dans un environnement agricole, les auteurs du plan local d'urbanisme ont veillé à définir des critères précis et nombreux garantissant un développement contenu de leur extension. Ces indicateurs

comprennent le nombre d'habitations, la présence d'équipements, l'interaction avec l'activité agricole, les risques de nuisances, l'existence de réseaux, la distance par rapport au bourg, l'intérêt environnemental et la desserte.

16. En secteur agricole, dans lequel se trouve la parcelle de M. B, les auteurs du plan local d'urbanisme ont prévu des dispositions règlementaires contenant une zone A dédiée à l'exercice des activités agricoles abritant l'ensemble des sièges et sites d'exploitation mais comprenant également des habitations éparses. En outre, le règlement définit un sous-secteur Ah concernant les hameaux pour lesquels une densification est envisageable en application des critères précédemment énoncés.

17. Or, il ressort des pièces du dossier comme des données issues du site Géoportail que la parcelle cadastrée XM n° 84 appartenant à M. B se trouve dans un lieudit, composé d'une quarantaine de constructions éparses, distant de plus de deux kilomètres du centre-bourg de Questembert. Ce groupement, entouré de vastes étendues boisées ou à vocation agricole, est fragmenté en plusieurs compartiments bâtis séparés par des espaces arborés ou des prairies, conférant ainsi au lieudit Le Botrin une densité peu élevée. La parcelle en cause est elle-même constituée d'arbres fruitiers et localisée au nord-ouest du secteur le plus dense mais jouxte sur deux de ses limites une prairie et un espace cultivé.

18. Il résulte de ce qui précède que le classement en zone agricole A de la parcelle cadastrée section XM n° 84, eu égard à sa localisation, au parti d'aménagement retenu par les auteurs du plan local d'urbanisme et au regard de la vocation du secteur en bordure duquel la parcelle se situe, dont le caractère agricole est avéré, n'est entaché ni d'une erreur de droit dans l'application des dispositions de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme, ni d'une erreur manifeste d'appréciation.

19. La circonstance que ladite parcelle ait pu être classée dans une zone constructible par le plan d'urbanisme antérieurement en vigueur ne saurait faire obstacle à son classement en zone agricole par l'actuel plan local d'urbanisme et le requérant n'établit pas que les autres secteurs constructibles auxquels il fait référence présenteraient des caractéristiques identiques.

20. Par suite, le maire de la commune de Questembert a pu légalement se fonder sur les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme de la zone A pour s'opposer au projet présenté par M. B.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. B à fin d'annulation doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Questembert, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. B une somme que celui-ci demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

24. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B le paiement d'une somme de 1 500 euros à verser à la commune de Questembert au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : M. B versera à la commune de Questembert la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Questembert.

Délibéré après l'audience du 19 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Radureau, président,

M. Bozzi, premier conseiller,

Mme Villebesseix, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2024.

Le rapporteur,

signé

F. Bozzi

Le président,

signé

C. Radureau

Le greffier,

signé

N. Josserand

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions