vendredi 29 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2103931 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et trois mémoires, enregistrés les 29 juillet 2021, 21 octobre 2022, 16 avril 2023 et 9 mai 2023, Mme C A épouse B demande au tribunal d'annuler, pour excès de pouvoir, la délibération du 18 mai 2021 par lequel le conseil communautaire de Pontivy Communauté a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal, en tant qu'il classe la parcelle cadastrée section BA n° 4, située sur le territoire de la commune de Rohan, en zone naturelle et forestière.
Elle soutient que :
- elle n'a pas été mise en mesure de participer à l'enquête publique ;
- le choix du classement en zone naturelle et forestière de la parcelle cadastrée section BA n° 4 n'est pas justifié, n'est pas approprié et ne figurait pas dans le projet initial ;
- ce classement méconnaît l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme et se trouve entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il n'est pas cohérent avec l'objectif de réduction de la consommation des surfaces en extension pour l'habitat.
Par trois mémoires en défense, enregistrés les 14 octobre 2022, 11 avril 2023 et 3 mai 2023, la communauté de communes Pontivy Communauté, représentée par la SELARL Lexcap, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la requérante le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu l'ordonnance n° 2102170 du 16 juillet 2021 du président de la 1ère chambre du tribunal.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de l'environnement ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Radureau,
- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,
- et les observations de Mme A, et de Me Rouhud, de la SELARL Lexcap, représentant Pontivy Communauté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A épouse B est propriétaire en indivision d'une parcelle cadastrée section BA n° 4 sur le territoire de la commune de Rohan. Par une délibération du 18 mai 2021, le plan local d'urbanisme de la communauté de communes Pontivy Communauté a été approuvé par son conseil communautaire. Mme B qui mentionne dans ses écritures une lettre du 16 juin 2021 du président de Pontivy Communauté en réponse à son courrier du 12 février 2021 lui confirmant le classement de sa parcelle en zone Na ainsi qu'un échange avec un service administratif pour accéder au plan local d'urbanisme de la commune de Rohan, doit être regardée comme demandant seulement l'annulation de la délibération du 18 mai 2021 approuvant le plan local d'urbanisme de la communauté de communes Pontivy Communauté, en ce qu'elle classe parcelle cadastrée section BA n° 4 en zone Na " zone naturelle et forestière ".
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les modalités de publicité de l'avis d'enquête publique :
2. Aux termes de l'article L. 153-19 du code de l'urbanisme : " Le projet de plan local d'urbanisme arrêté est soumis à enquête publique réalisée conformément au chapitre III du titre II du livre Ier du code de l'environnement par le président de l'établissement public de coopération intercommunale ou le maire. ". Aux termes de l'article R. 123-11 du code de l'environnement : " I. - Un avis portant les indications mentionnées à l'article R. 123-9 à la connaissance du public est publié en caractères apparents quinze jours au moins avant le début de l'enquête et rappelé dans les huit premiers jours de celle-ci dans deux journaux régionaux ou locaux diffusés dans le ou les départements concernés. () / II. - L'avis mentionné au I est publié sur le site internet de l'autorité compétente pour ouvrir et organiser l'enquête. Si l'autorité compétente ne dispose pas d'un site internet, cet avis est publié, à sa demande, sur le site internet des services de l'Etat dans le département. Dans ce cas, l'autorité compétente transmet l'avis par voie électronique au préfet au moins un mois avant le début de la participation, qui le met en ligne au moins quinze jours avant le début de la participation. () ". Aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à l'autorité compétente pour ouvrir et organiser l'enquête publique de notifier les modalités de l'enquête publique aux propriétaires de terrains situés sur le territoire de la commune.
3. En l'espèce, il ressort du rapport de la commission d'enquête que l'élaboration du projet du plan local d'urbanisme intercommunal a été prescrite par une délibération du 15 décembre 2015. Deux phases de concertation ont été organisées du 16 décembre 2015 au 25 janvier 2016, puis à nouveau en décembre 2019. Elles ont donné lieu à l'ouverture de registres permettant au public de consigner des observations, à la création d'une rubrique " Info'PLUi " sur le site internet de Pontivy Communauté, ainsi qu'à l'organisation de réunions publiques et d'ateliers thématiques.
4. L'enquête publique, qui s'est déroulée du 7 septembre 2020 au 16 octobre 2020, a fait l'objet d'un avis publié dans les annonces légales des journaux quotidiens Ouest France et Télégramme les 17 août 2020 et 7 septembre 2020, ainsi que d'une information sur le site internet de Pontivy Communauté, conformément aux dispositions précitées. Il ressort encore du même rapport que l'organisation de l'enquête publique a été portée à la connaissance du public par le biais de publications régulières dans quatre titres de presse entre juin et octobre 2020, ainsi que d'un affichage local sur 42 panneaux d'information situé sur le territoire de Pontivy Communauté. Enfin, le dossier d'enquête publique était accessible en ligne, et le public avait la possibilité d'émettre des observations par courriel ainsi que via un registre numérique.
5. Si Mme B soutient qu'elle n'a pas été mise à même de participer à l'enquête publique, elle ne conteste pas pour autant la régularité des informations portées à la connaissance du public pour lui permettre de participer utilement aux travaux de préparation du plan local d'urbanisme et à l'enquête publique. Dans ces conditions, Mme B ne saurait utilement se prévaloir de la circonstance qu'elle n'aurait pas été informée de la mise en œuvre de la procédure d'adoption du plan local d'urbanisme ou de ce que l'avis d'enquête publique ne lui aurait pas été personnellement notifié.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'absence de justification du choix du classement de la parcelle cadastrée section BA n° 4 en zone naturelle :
6. Mme B, qui soutient que le classement de sa parcelle ne serait pas justifié, doit être regardée comme invoquant l'absence de justification du choix de classement en zone naturelle de cette parcelle par le rapport de présentation.
7. Aux termes de l'article R. 151-2 du code de l'urbanisme : " Le rapport de présentation comporte les justifications de : () / 4° La délimitation des zones prévues par l'article L. 151-9 ; () ".
8. Le volet " justification des choix " du rapport de présentation du plan local d'urbanisme intercommunal de Pontivy Communauté décrit la zone N en ces termes : " La zone N recouvre les espaces naturels à protéger en raison soit de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique, soit de l'existence d'une exploitation forestière, soit de leur caractère d'espaces naturels ". Ce document présente plus spécifiquement le secteur Na comme un " secteur à vocation naturelle et forestière " correspondant aux " surfaces naturelles, forestières et sylvicoles, exploitées ou non, où se trouvent potentiellement des exploitations sylvicoles et des habitations. (). Le zonage Na est présent sur toutes les communes du territoire, souvent superposé à des prescriptions telles que les EBC ou les boisements protégés au titre de l'article L. 151-23 ".
9. Il résulte encore des cartes intitulées " Sous-trame des forêts, propositions de réservoirs de biodiversité et corridors écologiques " en page 242 du volet diagnostic territorial du rapport de présentation, que la parcelle litigeuse est identifiée comme un espace de forte " connexion des milieux naturels ". Il ressort enfin de la carte intitulée " Traduction de la préservation de la trame verte et bleue (réservoirs et continuité écologiques dans le PLUi ", en page 47 du résumé non technique de l'évaluation environnementale comprise dans le rapport de présentation, que cette identification s'est traduite par un classement en zone Na dans le plan local d'urbanisme intercommunal.
10. Si, en application de l'article R. 151-2 du code de l'urbanisme, le rapport de présentation doit justifier la délimitation des différents zonages retenus par le règlement graphique du plan local d'urbanisme, aucune disposition n'impose à l'autorité chargée d'élaborer le plan local d'urbanisme de justifier les motifs des classements parcelle par parcelle. Le moyen tiré d'une insuffisance du rapport de présentation à cet égard manque ainsi en droit.
En ce qui concerne le classement de la parcelle cadastrée section BA n° 4 en zone NA du plan local d'urbanisme :
11. Aux termes de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme : " Les zones naturelles et forestières sont dites "zones N". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; / 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; / 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; / 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; / 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues. ".
12. Il est de la nature de toute réglementation d'urbanisme de distinguer des zones où les possibilités de construire sont différentes, ainsi que des zones inconstructibles. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par ce plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. S'ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme, leur appréciation peut cependant être censurée par le juge administratif au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts. Par ailleurs, il n'appartient pas au juge administratif d'examiner si un autre classement que celui retenu par les auteurs du document d'urbanisme aurait été possible, ni même d'étudier la circonstance que d'autres parcelles comparables auraient été classées différemment, mais seulement de vérifier que le classement choisi n'est pas illégal.
13. Le projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme de Pontivy Communauté comprend trois axes. S'agissant du troisième axe intitulé " un territoire durable aux ressources à préserver et au cadre de vie à mettre en valeur ", sa mise en œuvre implique notamment un objectif n°1 de préservation et de mise en valeur des paysages et du patrimoine naturel par la protection des " éléments agricoles et naturels identitaires : haies, talus, chemins ruraux, bosquets ", ainsi qu'un objectif n° 3 de préservation et de remise en bon état des continuités écologiques en protégeant notamment leurs éléments structurants tels que les continuums boisés, ensembles du bocage, boisements, landes, tourbières et autres milieux humides. Cet objectif se traduit en outre par l'identification d'un " corridor écologique régional linéaire " longeant la vallée de l'Oust, tel que cela ressort de la carte incluse à la page 24 de ce document. Enfin, l'objectif n° 8 du troisième axe du projet d'aménagement et de développement durables concerne la modération de la consommation d'espaces agricoles et naturels. A ces fins il est prévu de " réduire de 30 % la consommation foncière en extension par rapport à la
période précédente pour la vocation habitat ", de " mobiliser une partie des potentialités foncières à l'intérieur des enveloppes bâties existantes " et de " limiter la consommation foncière en extension pour la vocation d'habitat à environ 106 hectares maximum en 10 ans ".
14. En premier lieu, la parcelle litigieuse, d'une surface de 0,69 hectares, est située à plus de 400 mètres au nord-est du centre-bourg de Rohan, à 230 mètres à l'ouest du cours de l'Oust. Il est constant qu'il s'agit d'une ancienne prairie, vierge de toute construction, sur laquelle des bois sont apparus spontanément après qu'elle ait été laissée à l'état naturel de manière prolongée. Elle s'intègre ainsi dans un compartiment d'espaces boisés classés d'une surface de plus de 6 hectares, également classés en zone naturelle. Cet espace boisé s'ouvre lui-même plus au nord sur un vaste espace à destination agricole. Si la parcelle litigieuse jouxte au sud-ouest et au sud-est des parcelles classées en zone Ub, correspondant aux extensions urbaines récentes, et supportant quelques constructions isolées, cette situation n'est pas de nature à entacher son classement en zone naturelle d'une erreur manifeste d'appréciation. Les circonstances que cette parcelle aurait précédemment été classée dans une zone permettant plus largement sa constructibilité, qu'un zonage différent aurait pu être retenu, voire aurait été envisagé au cours de la procédure d'élaboration du plan local d'urbanisme ne peuvent être utilement invoquées pour contester le choix des auteurs du plan local d'urbanisme tels qu'ils résultent du rapport de présentation, du projet d'aménagement et de développement durables, du document d'orientations et d'objectifs qui déterminent le parti d'aménagement en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir.
15. En second lieu, Mme B soutient que le classement de sa parcelle en zone naturelle est contraire à l'objectif du projet d'aménagement et de développement durables consistant à privilégier la production de logement par densification de l'enveloppe bâtie existante, en ce qu'il conduit à soustraire aux zones constructibles une parcelle de 0,69 hectare située dans l'enveloppe urbaine du bourg de Rohan. Il résulte toutefois de ce qui a été dit au point 14, que la parcelle cadastrée section BA n° 4 s'inscrit dans un espace boisé classé s'ouvrant au nord et au nord-ouest sur des parcelles agricoles vierges de toute construction. La seule présence de quelques constructions situées au sud de ce terrain n'est pas de nature à faire regarder la parcelle cadastrée section BA n° 4 comme se rattachant à l'espace urbanisé de la commune de Rohan. Dans ces conditions, à supposer même que la parcelle ait été constructible en application d'un précédent classement, son urbanisation s'inscrirait non dans une logique de densification mais bien dans une logique d'extension de l'urbanisation, en méconnaissance des dispositions précitées du projet d'aménagement et de développement durables.
16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la délibération du 18 mai 2021.
Sur les frais liés au litige :
17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B la somme demandée par Pontivy Communauté au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par Pontivy communauté en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A épouse B et à la communauté de communes Pontivy Communauté.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2023 à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Grondin, premier conseiller,
Mme Villebesseix, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.
Le président-rapporteur,
signé
C. Radureau
L'assesseur le plus ancien,
signé
T. Grondin
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026