vendredi 15 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2103952 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LARZUL-BUFFET-LE ROUX & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 30 juillet 2021, 28 juin 2023 et 24 août 2023, M. C B, représenté par la SELARL Larzul - Buffet - Le Roux - Peigne - Mlekuz, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 15 juillet 2020 par laquelle le directeur de la plateforme de colis du Rheu a procédé à une retenue sur salaire à la suite de l'exercice de son droit de retrait le 10 avril 2020, ainsi que la décision du 12 août 2020 rejetant son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la société La Poste une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision du 15 juillet 2020 a été signée par une autorité incompétente ;
- les décisions litigieuses sont insuffisamment motivées en droit ;
- l'exercice de son droit de retrait le 10 avril 2020 était parfaitement justifié au vu des dispositions de l'article 5-6 du décret n° 82-453 du 28 mai 1982 compte tenu de la dégradation des conditions de travail dans le cadre de la pandémie de covid-19 ; la retenue sur salaires est par conséquent illégale ;
- la décision du 15 juillet 2020 est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 24 mai et 21 juillet 2023, la société La Poste, représentée par la SELARL Ares, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la santé publique ;
- le décret n° 2011-619 du 31 mai 2011 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Grondin,
- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,
- et les observations de Me Mlekuz, de la SELARL Larzul - Buffet - Le Roux - Peigne - Mlekuz, représentant M. B, et de Me Cosnard, de la SELARL représentant la société La Poste.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, fonctionnaire de l'Etat en service à la société La Poste depuis le 5 octobre 1989, exerce les fonctions d'agent de traitement monocolis au sein du site de la plateforme de colis (PFC) du Rheu. A la suite de la pandémie de covid-19 et de l'institution de l'état d'urgence sanitaire, il a exercé son droit de retrait le 10 avril 2020, conduisant son employeur à procéder à une retenue sur salaire sur la paie de juillet 2020 par une décision du 15 juillet. M. B a effectué un recours gracieux à l'encontre de cette décision par courrier du 21 juillet 2020 qui a fait l'objet d'un rejet par décision du 12 août 2020. Par la présente requête, il demande au tribunal d'annuler les décisions des 15 juillet et 12 août 2020.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". Par ailleurs, aux termes des dispositions de l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai () ". En vertu de l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 de ce code aux termes desquelles " toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception ", ni celles de son article L. 112-6 qui dispose que " les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis () ".
3. D'une part, il résulte de la combinaison des dispositions des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative que le destinataire d'une décision administrative individuelle dispose, pour déférer cette décision devant la juridiction administrative ou effectuer un recours administratif, d'un délai de deux mois à compter de sa notification qui n'est opposable qu'à la condition que les délais et les voies de recours aient été indiqués dans cette notification.
4. D'autre part, le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières, dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance.
5. A ce titre, la présentation, dans le délai imparti pour introduire un recours contentieux contre une décision administrative, d'un recours administratif par un agent public contre cette décision a pour effet d'interrompre ce délai. Il en va notamment ainsi lorsque, faute de respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et délais de recours, le délai dont dispose le destinataire de la décision pour exercer le recours juridictionnel est le délai découlant de la règle énoncée au point 4. Lorsque le recours administratif fait l'objet d'une décision explicite de rejet, un nouveau délai de recours commence à courir à compter de la date de notification de cette décision. En cas de silence gardé par l'administration sur le recours administratif, le délai de recours contentieux de droit commun contre la décision administrative contestée recommence à courir dès la naissance d'une décision implicite de rejet du recours administratif.
6. En l'espèce, il est constant que, par un courrier du 21 juillet 2020, M. B a présenté un recours gracieux à l'encontre de la décision litigieuse du 15 juillet 2020 qui ne fait pas mention des voies et délais de recours. L'exercice de ce recours administratif a eu pour effet d'interrompre le délai de recours contentieux ainsi qu'il a été dit au point précédent. Le 12 août 2020, la société La Poste a rejeté le recours gracieux, selon une décision qui ne fait toujours pas état de voies et délais de recours. Dans ces conditions, à compter de cette date, le requérant disposait d'un délai raisonnable d'un an pour saisir la juridiction. Ainsi, la requête, introduite le 30 juillet 2021, l'a été dans délai de recours contentieux. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense tirée de la tardiveté de la requête doit être écartée.
Sur les conclusions d'annulation :
En ce qui concerne les circonstances sanitaires pendant la période litigieuse :
7. L'émergence d'un nouveau coronavirus, dit SARS-CoV-2, responsable de la maladie à coronavirus 2019 ou covid-19, particulièrement contagieux, et sa propagation sur le territoire français ont conduit le ministre des solidarités et de la santé à prendre, par plusieurs arrêtés à compter du 4 mars 2020, des mesures sur le fondement des dispositions de l'article L. 3131-1 du code de la santé publique. Ainsi, par un arrêté du 14 mars 2020, un grand nombre d'établissements recevant du public ont été fermés au public et à l'accueil des enfants dans les établissements les recevant et des élèves et étudiants dans les établissements scolaires et universitaires a été suspendu. Puis, par un décret du 16 mars 2020 motivé par les circonstances exceptionnelles découlant de l'épidémie de covid-19, modifié par un décret du 19 mars suivant, le Premier ministre a interdit le déplacement de toute personne hors de son domicile, sous réserve d'exceptions limitativement énumérées et devant être dûment justifiées, à compter du 17 mars à midi et jusqu'au 31 mars 2020. Le législateur, par l'article 4 de la loi du 23 mars 2020 d'urgence pour faire face à l'épidémie de covid-19, a déclaré l'état d'urgence sanitaire sur l'ensemble du territoire national, pour une durée de deux mois à compter du 24 mars 2020. Par un décret du même jour, pris sur le fondement de l'article L. 3131-5 du code de la santé publique issu de cette loi, ultérieurement modifié et complété, le Premier ministre a réitéré les mesures précédemment ordonnées tout en leur apportant des précisions ou restrictions complémentaires. En particulier, les restrictions apportées au déplacement de toute personne hors de son domicile ont été reprises, puis prorogées jusqu'au 15 avril 2020 par un décret du 27 mars 2020.
8. En outre, le point épidémiologique de Santé publique France du 9 avril 2020 faisait état de plus de 30 000 personnes hospitalisées pour covid-19, dont 7 131 en réanimation au 7 avril, et plus de 10 000 décès liés à cette maladie depuis le début du mois de mars, ainsi que d'une tendance à la stabilisation, à un niveau élevé, de la circulation du virus SARS-CoV-2, de même que des hospitalisations et des admissions en réanimation.
En ce qui concerne le droit de retrait :
9. Aux termes de l'article 6 du décret du 31 mai 2011 relatif à la santé et à la sécurité au travail à La Poste : " I.- Tout agent de La Poste signale immédiatement au responsable de La Poste toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que toute défectuosité qu'il constate dans les systèmes de protection. / Aucune sanction ne peut être prise ni aucune retenue de salaire faite à l'encontre d'un agent ou d'un groupe d'agents qui se sont retirés d'une situation de travail dont ils avaient un motif raisonnable de penser qu'elle présentait un danger grave et imminent pour la vie ou la santé de chacun d'eux ". Aux termes de l'article 7 du même décret : " I.- Si un membre du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail constate qu'il existe une cause de danger grave et imminent, notamment lorsqu'un agent a exercé son droit de retrait dans les conditions définies à l'article 6, il en avise immédiatement le responsable de La Poste et consigne cet avis dans le registre prévu à l'article 8. Le responsable de La Poste fait une enquête immédiate, accompagné du membre du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ayant signalé le danger. Le responsable de La Poste prend les mesures nécessaires pour remédier à la situation et informe le comité des décisions prises ".
10. Il résulte de ces dispositions qu'il revient d'une part, au requérant d'alerter le responsable de La Poste de ce qu'il avait un motif raisonnable de penser que sa situation de travail présentait un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé et que d'autre part, l'autorité administrative ne peut décider de procéder à une retenue sur salaire qu'après avoir établi que l'agent concerné avait exercé son droit de retrait sans avoir un motif raisonnable de penser que sa situation de travail présentait un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé.
11. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier et notamment des inquiétudes émises à ce sujet par les membres du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), lors de la réunion exceptionnelle du 17 mars 2020, que l'inspecteur du travail a été saisi, conformément aux dispositions de l'article L. 4132-4 du code du travail, et que le directeur de la PFC Le Rheu-Rennes a été mis en demeure le 26 mars 2020 de procéder au renforcement des consignes relatives au respect des gestes barrières et de s'assurer de leurs respects. La Poste a justifié des mesures prises auprès de l'inspection du travail, le 3 avril 2020, et une décision au niveau national a modifié l'organisation du travail pour l'ensemble des PFC du territoire. Ainsi la plateforme de Le Rheu-Rennes a fermé les samedis, dimanches, lundis, et mardis à compter du 30 mars 2020, réduisant ainsi les temps de travail des agents. Il ressort également des pièces du dossier que l'utilité de porter un masque pour endiguer la contamination du virus était déjà connue par la population à la date de l'exercice du droit de retrait de M. B, le 10 avril 2020. Cependant si des masques ont été fournis aux agents de nuit à compter du service de 23 h 00 le 10 avril, la distribution des masques à l'ensemble des agents de la PFC Le Rheu-Rennes n'est intervenue qu'à compter du 15 avril puisque la PFC était fermée pour les journées des 11, 12, 13 et 14 avril 2020. En outre, il ressort du procès-verbal du CHSCT du 6 octobre 2020 que la distribution de gel hydro-alcoolique par agent n'était toujours pas prévue à cette date.
12. Par ailleurs, si la nouvelle organisation du travail mise en place à compter du 30 mars 2020 a réduit le temps de travail et le nombre d'agents présents simultanément sur site, il ressort toutefois d'échanges de mail entre un membre du CHSCT et le directeur de la plateforme, que plus de 70 agents intérimaires étaient présents simultanément chaque jour, alors que le trafic était réduit. En outre, les nombreuses observations consignées dans le registre d'hygiène de sécurité et des conditions de travail (HSCT) par les agents de l'équipe de nuit révèlent que ces mesures n'étaient pas suffisantes pour assurer de manière constante le respect de la distanciation physique nécessaire dans l'enceinte de la plateforme eu égard aux effectifs présents sur certaines plages horaires, alors qu'ainsi qu'il a été dit au point précédent, aucun masque n'était encore fourni aux agents par la société La Poste.
13. Enfin, si les membres du CHSCT ont signalé le 16 mars 2020 à M. A, directeur de la PFC Le Rheu-Rennes, un danger grave et imminent concernant l'ensemble des personnels lié au risque de contamination par la covid-19 dans l'enceinte de la plateforme, ce signalement qui n'a été levé qu'après la justification des mesures prises par la plateforme, le 3 avril 2020, est insusceptible de justifier, à lui seul, l'exercice par le requérant de son droit de retrait, qui est un droit individuel autonome par rapport à une telle alerte. Cependant cette alerte n'en constituait pas moins pour M. B un élément de nature à influer sur la perception qu'il avait de la dangerosité de sa situation de travail. A ce titre, la circonstance selon laquelle il n'a pas exercé son droit de retrait les 8 et 9 avril alors que la situation était pourtant identique à celle du 10 avril 2020 est sans incidence sur la légalité de l'exercice ultérieur du droit de retrait de l'intéressé.
14. Compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, M. B avait des motifs raisonnables de penser qu'il se trouvait, le 10 avril 2020, dans une situation de travail présentant un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé du fait de son exposition sans protection suffisante à la covid-19, dont la forte contagiosité et le risque grave et imminent pour la vie et la santé des personnes atteintes étaient avérés. Il suit de là que le directeur de la PFC Le Rheu-Rennes a fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article 6 du décret du 31 mai 2011 en procédant à des retenues sur le traitement de M. B au titre de l'exercice illégal de son droit de retrait.
15. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que les faits invoqués par M. B caractérisaient une situation de nature à justifier que l'agent cesse sur le champ d'exercer ses fonctions. Dans ces conditions, le droit de retrait de M. B a été exercé régulièrement. Par suite, il y a lieu d'annuler la décision litigieuse du 15 juillet 2020 portant retenue sur salaire et celle du 12 août 2020 rejetant son recours gracieux.
Sur les frais liés au litige :
16. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme de 2 500 euros, sollicitée par la société La Poste au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens, soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
17. D'autre part il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la société La Poste le versement d'une somme de 1 500 euros à M. B au titre des frais qu'il a exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du directeur de la plateforme de colis du Rheu du 15 juillet 2020 est annulée, ensemble la décision du 12 août 2020 rejetant le recours gracieux.
Article 2 : La société La Poste versera une somme de 1 500 euros à M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la société La Poste au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la société La Poste.
Délibéré après l'audience du 1er septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Bozzi, premier conseiller,
M. Grondin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 septembre 2023.
Le rapporteur,
signé
T. Grondin
Le président
signé
C. Radureau
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026