LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2104021

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2104021

vendredi 20 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2104021
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS COUDRAY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 3 août 2021 et 3 juin 2022, Mme B A, représentée par Me Potin, demande au tribunal :

1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 3 juin 2021 par lequel le département du Finistère a refusé la reconnaissance de l'imputabilité de l'accident ;

2°) d'enjoindre au département du Finistère de prendre une nouvelle décision faisant droit à sa demande de reconnaître l'imputabilité de son accident au service, sous astreinte de 100 euros par jour de retard dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) à titre subsidiaire, d'ordonner avant-dire droit une expertise ayant pour objet :

- de décrire son état de santé à la date du 8 octobre 2019 et notamment la pathologie dont elle a été victime, et son évolution ;

- de dire si, à cette date, elle présentait un état antérieur et, dans l'affirmative, de le décrire ;

- de décrire les conditions de survenance de sa pathologie ;

- et de dire si l'accident dont elle a été victime le 8 octobre 2019 présente un lien d'imputabilité avec le service ;

4°) en tout état de cause, de mettre à la charge du département du Finistère la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;

- il est entaché d'erreur de droit ;

- il est entaché d'erreur d'appréciation.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 décembre 2021 et 16 août 2022, le département du Finistère, représenté par la SELARL Coudray, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- l'existence d'un état antérieur est établi par l'appréciation portée par la commission de réforme ;

- il invoque une première substitution de motif, tirée de ce que l'entretien du 8 octobre 2019 n'a pas excédé l'exercice normal du pouvoir hiérarchique ;

- il invoque une seconde substitution de motif, tirée de la méconnaissance par la requérante du délai réglementaire de quinze jours fixé par l'article 37-3 du décret du 20 juillet 1987 pour déclarer un accident de service ;

- les autres moyens invoqués dans la requête sont infondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

-la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n°87-602 du 30 juillet 1987 ;

- le décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pottier,

- les conclusions de M. Met, rapporteur public,

- et les observations Me Guillon-Coudray, représentant le département du Finistère.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, assistante sociale auprès du département du Finistère depuis le 1er janvier 1998, a été placée en arrêt de travail le 8 octobre 2019 après un entretien du même jour avec sa responsable d'équipe et la directrice adjointe à l'action sociale du département du Finistère. Elle a été placée en congé de longue maladie du 8 octobre 2019 au 7 avril 2021 inclus par arrêté du 3 juin 2021, puis a été maintenue en congé de longue maladie du 8 avril 2021 au 7 avril 2022 inclus. Mme A ayant déclaré un accident de service le 20 mars 2020, par arrêté du 3 juin 2021, la présidente du conseil départemental du Finistère a, après avis de la commission de réforme du 15 avril 2021, refusé de déclarer l'accident du 8 octobre 2019 imputable au service.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence :

2. Par une décision du 23 février 2021 publiée le 10 mars 2021 au recueil des actes administratifs, Mme Nathalie Sarrabezolles, présidente du conseil départemental du Finistère, a délégué sa signature à M. Claude Jaffre, vice-président du conseil départemental, à effet de signer les actes relatifs à la politique départementale en matière de ressources humaines et de relations sociales, y compris toutes décisions relatives à la situation individuelle du personnel départemental et des agents mis à la disposition du département. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions litigieuses doit donc être écarté.

En ce qui concerne le moyen tiré de l'erreur de droit et la substitution de motifs :

3. Aux termes de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dans sa version applicable au litige : " () II.- Est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service. (). " .

4. Constitue un accident de service, pour l'application des dispositions précitées, un évènement survenu à une date certaine, par le fait ou à l'occasion du service, dont il est résulté une lésion, quelle que soit la date d'apparition de celle-ci. Sauf à ce qu'il soit établi qu'il aurait donné lieu à un comportement ou à des propos excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, lequel peut conduire le supérieur hiérarchique à adresser aux agents des recommandations, remarques, reproches ou à prendre à leur encontre des mesures disciplinaires, un entretien, notamment d'évaluation, entre un agent et son supérieur hiérarchique, ne saurait être regardé comme un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service, quels que soient les effets qu'il a pu produire sur l'agent.

5. En l'espèce, pour refuser de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident subi par Mme A, la présidente du conseil départemental du Finistère a retenu dans les motifs de l'arrêté litigieux que " le lien de causalité unique et certain entre le contexte professionnel et l'accident n'est pas établie ", et que la commission de réforme avait retenu l'existence d'un état de santé antérieur permettant d'écarter l'imputabilité au service de l'accident. En fondant sa décision sur le critère applicable à la qualification des maladies d'origine professionnelle et en lui opposant à tort l'absence de lien exclusif entre la maladie et le service, qui n'est en tout état de cause pas nécessaire pour retenir l'imputabilité au service d'une maladie, le département du Finistère a ainsi entaché sa décision d'une erreur de droit.

6. Toutefois, l'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué, le juge peut procéder à la substitution demandée.

7. Le département du Finistère invoque, dans son mémoire en défense communiqué à Mme A, deux autres motifs tirés, d'une part, de l'absence d'imputabilité de l'accident au service à l'entretien du 8 octobre 2019 qui n'a pas donné lieu à un comportement ou à des propos excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, et d'autre part, de l'absence de déclaration de l'accident de service dans le délai réglementaire de quinze jours.

8. S'agissant du premier de ces motifs, il ressort des pièces du dossier qu'après une réunion de service du 2 septembre 2019 au cours de laquelle elle a manifesté devant l'ensemble de l'équipe et de façon véhémente son opposition à la réforme de l'organisation du service en qualifiant les dirigeants du service de " meurtriers ", Mme A a été reçue le 2 octobre 2019 par sa responsable d'équipe et par la directrice adjointe à l'action sociale du département du Finistère pour un entretien de " recadrage " ayant pour objet de lui signifier que son mode de communication et ses critiques de l'institution étaient inadaptés et pouvaient avoir des répercussions négatives sur les autres membres de l'équipe. Mme A a précisé dans sa déclaration d'accident de service que cet entretien de recadrage, où son état d'usure professionnelle a été évoqué par ses responsables, s'est déroulé dans un climat " bienveillant ", ses responsables ayant retenu " des mots savamment choisis " et utilisé un ton " politiquement correct ". Dans ces conditions, et alors même que Mme A a estimé les propos de ses responsables violents et insidieux et qu'elle est ressortie " vidée et choquée " de cet entretien, ce dernier ne saurait être regardé comme ayant donnée lieu à un comportement ou à des propos excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Le motif invoqué par le département est ainsi susceptible de fonder légalement la décision et l'administration aurait pris la même décision, sans commettre d'erreur d'appréciation, si elle s'était fondée initialement sur ce motif. La substitution demandée ne privant pas la requérante d'une garantie procédurale liée au motif substitué, il y a lieu de procéder à cette substitution.

9. Au surplus, aux termes de l'article 37-2 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux dans sa rédaction applicable au litige : " Pour obtenir un congé pour invalidité temporaire imputable au service, le fonctionnaire, ou son ayant-droit, adresse par tout moyen à l'autorité territoriale une déclaration d'accident de service, d'accident de trajet ou de maladie professionnelle accompagnée des pièces nécessaires pour établir ses droits. / La déclaration comporte : / 1° Un formulaire précisant les circonstances de l'accident ou de la maladie. Ce formulaire est transmis par l'autorité territoriale à l'agent qui en fait la demande, dans un délai de quarante-huit heures suivant celle-ci et, le cas échéant, par voie dématérialisée, si la demande le précise ; / 2° Un certificat médical indiquant la nature et le siège des lésions résultant de l'accident ou de la maladie ainsi que, le cas échéant, la durée probable de l'incapacité de travail en découlant. ". Aux termes de l'article 37-3 de ce même décret : " I.- La déclaration d'accident de service ou de trajet est adressée à l'autorité territoriale dans le délai de quinze jours à compter de la date de l'accident. / Ce délai n'est pas opposable à l'agent lorsque le certificat médical prévu au 2° de l'article 37-2 est établi dans le délai de deux ans à compter de la date de l'accident. Dans ce cas, le délai de déclaration est de quinze jours à compter de la date de cette constatation médicale. () / IV.- Lorsque les délais prévus aux I et II ne sont pas respectés, la demande de l'agent est rejetée. / Les délais prévus aux I, II et III ne sont pas applicables lorsque le fonctionnaire entre dans le champ de l'article L. 169-1 du code de la sécurité sociale ou s'il justifie d'un cas de force majeure, d'impossibilité absolue ou de motifs légitimes ".

10. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que Mme A a demandé, par lettre du 24 février 2020, la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident survenu le 8 octobre 2019. Si la requérante fait valoir qu'elle se trouvait, en raison d'un syndrome dépressif accompagné d'hypersomnie et d'une incapacité de bouger, dans l'impossibilité d'entreprendre la moindre démarche pour faire reconnaitre cet accident de service, il ressort toutefois des pièces du dossier que dès lors que Mme A a pu voir un médecin pour prolonger son arrêt de travail à plusieurs reprises depuis le 8 octobre 2019, elle n'est pas fondée à invoquer la force majeure ni l'impossibilité absolue de faire une déclaration d'accident du travail. Par ailleurs, les circonstances que le département lui aurait communiqué tardivement le formulaire de déclaration d'accident de service et que les dispositions relatives au délai de quinze jours ne sont entrées en vigueur que quelques mois avant son accident sont également sans incidence sur l'application de ce délai à la situation de Mme A. Il résulte de ce qui précède que le département du Finistère pouvait légalement fonder sa décision de rejet sur le seul motif tiré de l'expiration du délai de quinze jours exigé par les dispositions précitées de l'article 37-3 du décret du 30 juillet 1987, et aurait pris la même décision s'il s'était fondé initialement sur ce motif.

11. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise médicale avant-dire droit qui ne serait que frustratoire, il y a lieu de rejeter les conclusions tendant à l'annulation de la décision attaquée.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

12. L'exécution du présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions de la requête aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge du département du Finistère, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande du département du Finistère présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par le département du Finistère au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au département du Finistère.

Délibéré après l'audience du 6 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Tronel, président,

Mme Pottier, première conseillère,

Mme René, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2023.

La rapporteure,

signé

F. Pottier

Le président,

signé

N. Tronel

La greffière,

signé

E. Fournet

La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2104021

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions