vendredi 29 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2104065 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 5 août 2021, 16 mars 2022 et 2 janvier 2023, M. B A demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 15 avril 2021 par lequel le maire de la commune de Landéda a refusé de lui délivrer un permis de construire en vue de la réalisation d'une extension de sa maison entraînant la création d'une surface de plancher de 34 m², ainsi que celle d'une piscine de 32 m².
Il soutient que :
- le terrain d'assiette du projet est localisé au sein d'un espace urbanisé et constructible ;
- l'arrêté méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté méconnaît l'article 1 des règles de la zone N du règlement écrit du plan local d'urbanisme intercommunal du pays des Abers.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2021, la commune de Landéda, représentée par la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Radureau,
- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,
- et les observations de M. A, et de Me Jincq--Le Bot, de la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, représentant la commune de Landéda.
Considérant ce qui suit :
1. Le 12 mars 2021, M. A a déposé une demande de permis de construire pour l'extension de sa maison entraînant la création d'une surface de plancher de 34 m², ainsi que celle d'une piscine de 32 m², sur les parcelles cadastrées section AX nos 935 et 932, anciennement cadastrées section AX n° 51, situées 81 Keridog Kermengi à Landéda. Par un arrêté du 15 avril 2021, le maire de la commune de Landéda a refusé le permis sollicité. Par un courrier du 11 juin 2021, M. A a présenté un recours gracieux dirigé contre cet arrêté. Le 11 août 2021 une décision implicite de rejet est née à la suite du silence gardé par la commune. M. A demande l'annulation de l'arrêté du 15 avril 2021 en contestant les motifs retenus pour rejeter sa demande de permis de construire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la constructibilité du terrain au regard de sa situation dans la bande littorale des cents mètres :
2. Aux termes de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme : " En dehors des espaces urbanisés, les constructions ou installations sont interdites sur une bande littorale de cent mètres à compter de la limite haute du rivage ou des plus hautes eaux pour les plans d'eau intérieurs désignés au 1° de l'article L. 321-2 du code de l'environnement. ". Ne peuvent déroger à l'interdiction de toute construction sur la bande littorale des 100 mètres que les projets réalisés dans des espaces urbanisés, caractérisés par un nombre et une densité significatifs de constructions, à la condition qu'ils n'entraînent pas une densification significative de ces espaces.
3. Aux termes de l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme : " Le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et identifier, localiser et délimiter les quartiers, îlots, immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation leur conservation ou leur restauration. Lorsqu'il s'agit d'espaces boisés, il est fait application du régime d'exception prévu à l'article L. 421-4 pour les coupes et abattages d'arbres. ".
4. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative chargée de se prononcer sur une demande d'autorisation d'occupation ou d'utilisation du sol de s'assurer, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, de la conformité du projet avec les dispositions du code de l'urbanisme particulières au littoral, notamment celles de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme qui prévoient qu'en dehors des espaces urbanisés, les constructions ou installations sont interdites sur une bande littorale de cent mètres à compter de la limite haute du rivage. A ce titre, l'autorité administrative s'assure de la conformité d'une autorisation d'urbanisme avec l'article L. 121-16 de ce code compte tenu des dispositions du schéma de cohérence territoriale applicable déterminant les critères d'identification des villages, agglomérations et autres secteurs déjà urbanisés et définissant leur localisation, dès lors qu'elles sont suffisamment précises et compatibles avec les dispositions législatives particulières au littoral.
5. M. A fait grief à l'arrêté attaqué de se fonder sur le classement en zone N, qui prévoit une constructibilité sous conditions des terrains en application du règlement écrit du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de commune du pays des Abers, approuvé le 30 janvier 2020. Cependant, si l'arrêté attaqué indique que le terrain d'assiette du projet est situé en zone N, il résulte de sa motivation qu'il n'est pas fondé sur le non-respect du règlement applicable à la zone N mais sur la méconnaissance par le projet des dispositions de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du règlement écrit de la zone N du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du pays des Abers ne peut qu'être écarté.
6. En tout état de cause, il n'est pas contesté que l'extension projetée et la piscine envisagée doivent s'implanter à une distance de la limite haute du rivage inférieure à cent mètres. Le projet litigieux est situé dans le secteur de Kermengi, qui n'est pas identifié par le schéma de cohérence territoriale du pays de Brest, approuvé le 22 octobre 2019 et dont les dispositions sont précises et compatibles avec les articles L. 121-1 et suivants du code de l'urbanisme, comme un village pouvant s'étendre ou se densifier. Ce schéma de cohérence territoriale ne précise pas les modalités d'application de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme. Ce secteur comporte une quarantaine de constructions à usage d'habitation, situées sur de larges parcelles dont certaines sont non bâties, et implantées sans cohérence particulière autour de voies de circulation étroites. Dans ces conditions, ce secteur s'analyse comme une zone d'urbanisation diffuse ne présentant pas une densité suffisante pour recevoir la qualification d'espace urbanisé au sens des dispositions de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme.
7. M. A fait encore valoir que le secteur de Kermengi doit être regardé comme faisant partie du village de Sainte-Marguerite, identifié par le schéma de cohérence territoriale comme un village pouvant se densifier sans extension. Toutefois il ressort des pièces du dossier, et en particulier des prises de vues aériennes, que l'enveloppe du village de Sainte-Marguerite est distante des premières constructions pouvant être rattachées au secteur de Kermengi par un espace entièrement non-bâti d'une largeur de 105 mètres. Le secteur de Kermengi ne saurait ainsi être considéré comme faisant partie du village de Sainte-Marguerite, ni même comme étant situé en continuité avec ce dernier alors même que le village de Sainte-Marguerite ne peut s'étendre.
8. Il en résulte que le terrain d'assiette du projet est situé dans la bande littorale de cent mètres à compter de la limite haute du rivage, en dehors de tout espace urbanisé. C'est ainsi à bon droit que la maire de Landéda a refusé de délivrer à M. A le permis de construire sollicité sur le fondement de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme.
9. Au surplus, M. A ne peut utilement faire valoir que le secteur du terrain d'assiette du projet est identifié par le plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du pays des Abers comme un secteur bâti au sens des dispositions de l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme rappelées au point 3, ces dispositions ayant uniquement pour objet de permettre aux auteurs d'un tel document d'identifier des secteurs ou immeubles à mettre en valeur des pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural, et non de qualifier une zone d'espace urbanisé au sens des dispositions de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme. Il en va de même du classement en zone U dans le plan local d'urbanisme intercommunal, ce classement étant sans incidence sur l'application directe des dispositions de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme aux autorisations d'urbanisme.
10. M. A ne peut davantage se prévaloir du fait qu'un projet situé à proximité et également localisé dans la bande des cents mètres ait été autorisé peu avant le dépôt de sa demande de permis, dès lors que cette circonstance est sans incidence sur les caractéristiques de son propre terrain, à supposer même que le projet en question ait été illégalement autorisé.
En ce qui concerne l'application de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme :
11. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ".
12. M. A fait grief à l'arrêté attaqué de retenir comme second motif de refus un risque pour la salubrité publique manifesté par une trop grande proximité entre la piscine projetée et un ouvrage d'assainissement individuel existant. Il soutient que le plan de masse joint à la demande de permis de construire ne fait pas figurer l'ouvrage d'assainissement à son emplacement véritable, puisque celui-ci serait en réalité situé à 9 mètres de la future piscine.
13. Toutefois, le permis de construire n'ayant d'autre objet que d'autoriser la construction conforme aux plans et indications fournis par le pétitionnaire, l'autorité administrative n'a à vérifier ni l'exactitude des déclarations du demandeur relatives à la consistance du projet à moins qu'elles ne soient contredites par les autres éléments du dossier joint à la demande tels que limitativement définis par les dispositions des articles R. 431-4 et suivants du code de l'urbanisme, ni l'intention du demandeur de les respecter.
14. Il en résulte que le maire de la commune de Landéda a pu refuser de délivrer le permis litigieux en estimant, au regard du plan de masse fourni par le pétitionnaire avec une échelle au 1/150ème, que le projet était de nature à porter atteinte à la salubrité publique en raison de la distance insuffisante de quatre mètres séparant la piscine du système d'assainissement.
15. En tout état de cause, M. A n'apporte aucun élément permettant de corroborer ses allégations quant à la localisation exacte du dispositif litigieux. Il ressort au contraire des propres déclarations du requérant contenues dans son recours gracieux du 10 juin 2021 qu'il reconnaît que l'implantation de la piscine était prévue à quatre mètres du dispositif d'assainissement individuel et que cette implantation pouvait " être légèrement modifiée pour respecter la règlementation ". Malgré son intention déclarée dans ce même recours gracieux de faire évoluer son projet, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A ait procédé à une quelconque modification de sa demande de permis de construire. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que le refus opposé à son projet sur le fondement des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'emprise au sol générée par le projet :
16. Aux termes de l'article R. 151-39 du code de l'urbanisme : " Afin d'assurer l'intégration urbaine, paysagère et environnementale des constructions, déterminer la constructibilité des terrains, préserver ou faire évoluer la morphologie du tissu urbain et les continuités visuelles, le règlement peut notamment prévoir des règles maximales d'emprise au sol et de hauteur des constructions. () ". Aux termes de l'article R. 420-1 du même code : " L'emprise au sol au sens du présent livre est la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. / Toutefois, les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements ".
17. Le règlement écrit du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du pays des Abers retient une définition de l'emprise au sol identique à celle des dispositions de l'article R. 420-1 du code de l'urbanisme. En ce qui concerne les constructions relevant de la sous-destination " logement " non liées au siège d'une exploitation agricole au sein de la zone N, le règlement écrit admet que : " L'extension de constructions principales existantes à destination de logement aux conditions cumulatives suivantes : () / l'emprise au sol créée est limitée à la plus favorable, pour le pétitionnaire, des deux valeurs suivantes : / 30 % de l'emprise au sol existante à la date d'approbation du présent PLUi ; / 40 m² d'emprise au sol nouvellement créée par rapport à la surface de plancher existante à la date d'approbation du présent PLUi. / L'emprise au sol du bâtiment principal sur l'unité foncière n'excède pas 180m² ".
18. L'article 1 du règlement de la zone N prévoit également que : " Les annexes de constructions principales existantes à destination d'habitation [sont autorisées] aux conditions cumulatives suivantes : () / L'emprise au sol n'excède pas : / 14 m² pour les communes soumises à la Loi Littoral ; / 30 m² pour les communes non soumises à la Loi Littoral. / Extensions comprises (hormis les piscines non couvertes qui ne doivent excéder 50 m² d'emprise au sol ".
19. Enfin, les constructions principales sont définies par le lexique du règlement écrit comme " toute construction hors annexe ". Les constructions principales doivent ainsi être distinguées de la notion de " bâtiment principal " au sens des dispositions du règlement de la zone N. Il résulte de cette définition que le règlement écrit a entendu soustraire les annexes à la qualification de construction principale, contrairement aux extensions qui doivent être prises en compte à ce titre. Il résulte encore des dispositions relatives aux annexes que le règlement écrit a entendu soumettre les piscines au régime des annexes, et que ces dernières peuvent en toute hypothèse générer une emprise au sol inférieure ou égale à 50 m². Il ressort également de ces dispositions que les surfaces d'emprise au sol générées par des extensions et celles générées par des annexes sont appréciées séparément et peuvent se cumuler.
20. Il est constant que le terrain d'assiette du projet d'extension est classé en zone N du plan local d'urbanisme. Le projet litigieux prévoit, d'une part, la création d'une piscine enterrée non couverte d'une surface de 32 m², et, d'autre part, l'édification d'une extension au bâtiment principal d'une surface de 34 m².
21. En ce qui concerne la piscine, en générant une emprise au sol inférieure à 50 m², elle est conforme aux dispositions précitées du plan local d'urbanisme. En ce qui concerne l'extension, il ressort des pièces du dossier et notamment du plan de masse joint au dossier de demande de permis, que l'emprise au sol existante à la date d'approbation du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du pays des Abers est égale à 183 m², correspondant à l'emprise de sol de 134 m² de la maison existante ainsi que l'emprise au sol de 49 m² de la terrasse, qui doit être prise en compte en raison du fait qu'elle dépasse manifestement du niveau du sol. La valeur la plus favorable au pétitionnaire pour déterminer l'emprise au sol qui peut être générée par le projet d'extension est donc la valeur correspondant à 30 % de l'emprise au sol existante à la date d'approbation du plan local d'urbanisme intercommunal, à savoir 54,9 m². En prévoyant une extension de 34 m², le projet génère une emprise au sol inférieure ou égale à 30 % de l'emprise au sol existante à la date d'approbation du le plan local d'urbanisme intercommunal, et est donc sur ce point conforme aux dispositions de ce document.
22. Pour constater que le projet porte l'emprise au sol du bâtiment principal à une surface excédant 180 m², la maire de la commune a additionné les emprises au sol de la construction principale, de l'extension et de la piscine, alors qu'il ressort de ce qui a été dit au point 7 que la piscine constitue une annexe dont l'emprise au sol n'est pas incluse dans la valeur plafond de 180 m² d'emprise au sol applicable au bâtiment principal. L'addition de l'emprise au sol du bâtiment existant de 134 m² et de l'extension de 34 m² portant l'emprise au sol totale du bâtiment principal à une surface de 168 m², le projet est conforme aux dispositions du plan local d'urbanisme relatives à l'emprise au sol des constructions.
23. Il résulte de ce qui précède que la maire de la commune de Landéda a commis une erreur de droit en refusant le projet au motif qu'il méconnaîtrait l'article 1 du règlement de la zone N. Toutefois, il résulte de l'instruction que le maire de la commune de Landéda aurait nécessairement pris la même décision en se fondant uniquement sur la méconnaissance des dispositions des articles L. 121-16 et R. 111-2 du code de l'urbanisme. Dans ces conditions, et alors que la circonstance que des autorisations d'urbanisme auraient pu être délivrées à des voisins est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 15 avril 2021.
Sur les frais liés au litige :
24. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de M. A la somme que demande la commune de Landéda sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Landéda au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Landéda.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2023 à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Grondin, premier conseiller,
M. Villebesseix, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.
Le président-rapporteur,
signé
C. Radureau
L'assesseur le plus ancien,
signé
T. Grondin
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026