lundi 12 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2104498 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 septembre 2021, Mme A B demande au tribunal de la décharger de la somme de 195 euros réclamée par un titre de recettes émis le
5 juillet 2021 par l'école européenne supérieure d'art de Bretagne, au titre des droits d'inscription à des cours de design graphique et de pratiques picturales organisés pendant l'année scolaire 2020-2021.
Elle soutient que :
- la facture qui lui a été adressée le 17 juin 2021 ne précise pas que la somme en cause concerne deux enseignements ;
- la créance n'est pas fondée dès lors, d'une part, qu'elle n'a pas assisté à l'ensemble des séances d'enseignement des cours en cause et, d'autre part, que les imprécisions de la procédure d'inscription l'ont conduite à s'inscrire pour deux cours dispensés aux mêmes horaires.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 novembre 2022, l'école européenne supérieure d'art de Bretagne, représentée par Me Allaire (cabinet Valadou-Josselin et Associés), conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la requérante de la somme de 1500 euros.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la requérante sont infondés.
Par un mémoire, enregistré le 5 janvier 2023, Mme B déclare se désister purement et simplement des conclusions tendant à la décharge de la somme réclamée pour le cours de design et maintenir ses conclusions tendant à la décharge de la somme de 97,5 euros, correspondant aux frais dus pour le cours de pratiques picturales.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Blanchard ;
- les conclusions de M. Rémy, rapporteur public ;
- et les observations de Me Logéat, représentant l'école européenne supérieure d'art de Bretagne.
Considérant ce qui suit :
1. La délibération n°2020-10 du conseil d'administration de l'école européenne supérieure d'art de Bretagne (EESAB) du 28 janvier 2020, relative aux droits d'inscription aux cours publics pour l'année scolaire 2020-2021, prévoit que la somme de 195 euros par an est due pour les cours suivis sur le site de Rennes par les adultes relevant d'une tranche de quotient familial comprise entre 486 à 780 euros. Il est constant que Mme A B relève de cette tranche. Par délibération n°2021-20 du 13 avril 2021, le conseil d'administration de l'EESAB a décidé de réduire de moitié les droits d'inscriptions aux cours pour adulte pour lesquels une continuité pédagogique à distance a été assurée pendant l'épidémie de covid-19.
2. Mme A B soutient qu'aucune somme n'est due au titre du cours de pratiques picturales auquel elle s'est inscrite au sein de l'EESAB, pour l'année scolaire
2020-2021. Elle indique à cet égard qu'elle n'a suivi qu'un seul de ces cours et qu'elle n'a pas souhaité poursuivre sa participation à cette formation au motif qu'elle ne s'y sentait pas à l'aise au regard du niveau d'expérience des autres élèves. Cette circonstance n'est toutefois pas de nature à la dispenser de s'acquitter des droits d'inscription, exigibles du seul fait de son inscription au cours de pratiques picturales et indépendamment de son assiduité aux enseignements.
3. Il apparaît par ailleurs que Mme B s'était également inscrite à un cours de design graphique, prévu aux mêmes horaires que le cours de pratiques picturales. La requérante fait valoir à cet égard qu'elle a été induite en erreur par le terme de " pré-inscription " indiqué sur la page Internet de l'EESAB et qu'elle pensait qu'une étape ultérieure de confirmation de l'inscription était prévue, pendant laquelle elle aurait pu se désister de l'un de ses choix. Il est toutefois constant que Mme B n'a pas fait usage de la procédure de résiliation, ouverte aux élèves avant le troisième cours suivant la rentrée, prévue par la délibération n°2020-10 précitée.
4. Enfin, alors que la requérante ne conteste pas que l'avis de somme à payer du
5 juillet 2021 comporte l'indication des bases de liquidation de la créance, elle ne peut utilement faire valoir que la facture émise le 15 juin 2021 par l'EESAB au sujet des droits d'inscription aux cours litigieux ne précise pas qu'elle concerne deux cours distincts. Est également sans incidence le fait qu'aucune facture n'a été adressée à Mme B avant celle du
15 juin 2021, ou la circonstance qu'un délai de huit jours seulement lui a été laissé par l'école pour régler spontanément cette facture avant la prise en charge du recouvrement de celle-ci par la paierie régionale.
5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme B tendant à la décharge de la somme de 97,5 euros réclamée par l'EESAB au titre des droits d'inscription à un cours de pratiques picturales organisé pendant l'année scolaire 2020-2021 doivent être rejetées.
6. Il y n'a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de
Mme B, la somme demandée par l'EESAB au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de Mme B tendant à la décharge de la somme de 97,5 euros réclamée pour le cours de pratiques picturales.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par l'école européenne supérieure d'art de Bretagne au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'école européenne supérieure d'art de Bretagne.
Délibéré après l'audience du 25 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Vergne, président,
Mme Thalabard, première conseillère,
M. Blanchard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juin 2023.
Le rapporteur,
signé
A. Blanchard
Le président,
signé
G.-V. VergneLa greffière,
signé
I. Le Vaillant
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026