vendredi 10 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2105173 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BEGUIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 octobre 2021 et 3 novembre 2022, M. B C et Mme E D, représentés par Me Béguin, demandent au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la délibération du 17 février 2020 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes de la Presqu'île de Crozon et de l'Aulne Maritime a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal de cette communauté de communes en tant qu'elle classe le secteur de Gaoulac'h-Kerséoc'h au sein d'une zone ne permettant pas l'accueil de constructions nouvelles ;
2°) d'enjoindre à la communauté de communes de la Presqu'île de Crozon et de l'Aulne Maritime de mettre en œuvre une procédure d'évolution de son plan local d'urbanisme intercommunal permettant l'accueil de nouvelles constructions au sein du secteur de Gaoulac'h-Kerséoc'h dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la communauté de communes de la Presqu'île de Crozon et de l'Aulne Maritime le versement de la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'absence d'identification par le plan local d'urbanisme intercommunal du secteur de Gaoulac'h-Kerséoc'h en tant que village au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme est illégale, par voie d'exception, en raison de l'incompatibilité du schéma de cohérence territoriale du Pays de Brest avec les dispositions de cet article et de la méconnaissance par ce document de l'autorité de la chose jugée par la cour administrative d'appel de Nantes dans son arrêt n° 18NT02494 du 29 août 2019 en ce qu'il ne qualifie lui-même pas ce secteur de village ;
- en raison de l'illégalité du schéma de cohérence territoriale, la compatibilité avec les dispositions de la loi littoral du classement du secteur de Gaoulac'h-Kerséoc'h en zone Uht-i doit être appréciée directement, sans qu'il soit tenu compte du schéma de cohérence territoriale ; ce classement est incompatible avec les dispositions de la loi littoral dès lors que le secteur en cause doit être regardé comme un village au sens des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ;
- en particulier, leur parcelle cadastrée section PZ n° 305 à Crozon est située au sein du secteur bâti de Gaoulac'h-Kerséoc'h qui est caractérisé par un nombre et une densité significatifs de constructions présentant les caractéristiques d'un village ou d'une agglomération au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme; le classement de cette parcelle en zone Uht-i est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît l'autorité de la chose jugée par l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes n° 18NT02494 du 29 août 2019.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 octobre 2022, la communauté de communes de la Presqu'île de Crozon et de l'Aulne Maritime, représentée par la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge des requérants le versement de la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ;
- aucun des moyens soulevés par les requérants n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 ;
- le décret n° 2015-1783 du 28 décembre 2015 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,
- et les observations de Me Béguin, représentant M. C et Mme D, et de Me Guil, de la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, représentant la communauté de communes de la Presqu'île de Crozon et de l'Aulne Maritime.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 21 décembre 2015, le conseil communautaire de la communauté de communes de la Presqu'île de Crozon a prescrit l'élaboration du plan local d'urbanisme intercommunal de cette communauté de communes. Il a été décidé par une délibération du 27 juin 2016 prise sur le fondement des dispositions du VI de l'article 12 du décret du 28 décembre 2015, d'appliquer les articles R. 151-1 à R. 151-55 du code de l'urbanisme dans leur rédaction en vigueur à compter du 1er janvier 2016. Le 1er janvier 2017, la communauté de communes de la Presqu'île de Crozon a fusionné avec la communauté de communes de l'Aulne Maritime. Par délibération du 27 février 2017, le conseil communautaire de la communauté de communes de la Presqu'île de Crozon et de l'Aulne Maritime a étendu le périmètre du plan local d'urbanisme intercommunal en cours d'élaboration à l'ensemble de son territoire. Par une délibération du 15 avril 2019, le bilan de la concertation a été tiré et le projet de plan local d'urbanisme intercommunal a été arrêté. L'enquête publique s'est déroulée du 26 août au 30 septembre 2019. Le conseil communautaire de la communauté de communes de la Presqu'île de Crozon et de l'Aulne Maritime a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal par une délibération du 17 février 2020. Par courrier du 24 mai 2021, M. C et Mme D ont présenté un recours gracieux à l'encontre de cette délibération. Leur demande a été rejetée par une décision du 25 janvier 2021. Par la présente requête, les requérants demandent l'annulation de la délibération du 17 février 2020 en tant qu'elle classe le secteur de Gaoulac'h-Kerséoc'h au sein d'une zone ne permettant pas l'accueil de constructions nouvelles.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 131-1 du code de l'urbanisme : " Les schémas de cohérence territoriale sont compatibles avec : / 1° Les dispositions particulières au littoral () ". Aux termes de l'article L. 131-4 du même code : " Les plans locaux d'urbanisme et les documents en tenant lieu ainsi que les cartes communales sont compatibles avec : / 1° Les schémas de cohérence territoriale prévus à l'article L. 141-1 ". Enfin, aux termes de l'article L. 131-7 de ce code : " En l'absence de schéma de cohérence territoriale, les plans locaux d'urbanisme, les documents en tenant lieu et les cartes communales sont compatibles, s'il y a lieu, avec les documents énumérés aux 1° à 10° de l'article L. 131-1 et prennent en compte les documents énumérés à l'article L. 131-2. () ". Il résulte de ces dispositions que les plans locaux d'urbanisme doivent être compatibles avec les schémas de cohérence territoriale et qu'en l'absence de schéma de cohérence territoriale, ils doivent être compatibles, s'il y a lieu, avec les dispositions particulières au littoral prévues aux articles L. 121-1 à L. 121-51 du code de l'urbanisme. Il en résulte également que les schémas de cohérence territoriale doivent être compatibles, s'il y a lieu, avec ces mêmes dispositions.
3. S'il appartient à l'autorité administrative chargée de se prononcer sur une demande d'autorisation d'occupation ou d'utilisation du sol de s'assurer, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, de la conformité du projet avec les dispositions du code de l'urbanisme particulières au littoral, il résulte des dispositions citées au point précédent que, s'agissant d'un plan local d'urbanisme, il appartient à ses auteurs de s'assurer, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, de sa compatibilité avec les dispositions du code de l'urbanisme particulières au littoral. Dans le cas où le territoire concerné est couvert par un schéma de cohérence territoriale, cette compatibilité s'apprécie en tenant compte des dispositions de ce document relatives à l'application des dispositions du code de l'urbanisme particulières au littoral, sans pouvoir en exclure certaines au motif qu'elles seraient insuffisamment précises, sous la seule réserve de leur propre compatibilité avec ces dernières.
4. Aux termes de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction issue de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique : " L'extension de l'urbanisation se réalise en continuité avec les agglomérations et villages existants. () ". Le V de l'article 42 de la même loi précise que les mots " en continuité avec les agglomérations et villages existants " ' qui remplacent les mots : " soit en continuité avec les agglomérations et villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l'environnement " ' s'appliquent " sans préjudice des autorisations d'urbanisme délivrées avant la publication de la présente loi ". Cette modification du premier paragraphe de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ne s'applique pas " aux demandes d'autorisation d'urbanisme déposées avant le 31 décembre 2021 ni aux révisions, mises en compatibilité ou modifications de documents d'urbanisme approuvées avant cette date ".
5. Il résulte des dispositions du premier alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable en l'espèce, que l'extension de l'urbanisation doit se réaliser, dans les communes littorales, soit en continuité avec les agglomérations et les villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l'environnement. Constituent des agglomérations ou des villages où l'extension de l'urbanisation est possible, au sens et pour l'application de ces dispositions, les secteurs déjà urbanisés caractérisés par un nombre et une densité significatifs de constructions.
6. D'autre part, aux termes de l'article R. 151-17 du code de l'urbanisme : " Le règlement délimite, sur le ou les documents graphiques, les zones urbaines, les zones à urbaniser, les zones agricoles, les zones naturelles et forestières. / Il fixe les règles applicables à l'intérieur de chacune de ces zones dans les conditions prévues par la présente section ". Aux termes de l'article R. 151-18 du même code : " Les zones urbaines sont dites "zones U". Peuvent être classés en zone urbaine, les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter ".
7. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. A ce titre, ils peuvent identifier et localiser des éléments de paysage et définir des prescriptions de nature à assurer leur protection. Ce faisant, ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des divers secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
8. Enfin, le document d'orientation et d'objectifs du schéma de cohérence territoriale du Pays de Brest dans sa version approuvée le 22 octobre 2019 définit notamment les villages comme des " secteurs d'au moins 40 constructions densément groupées, structurées autour de voies publiques ".
9. En l'espèce, le rapport de présentation du plan local d'urbanisme intercommunal en litige caractérise les secteurs classés en zone UHt-i comme des " espaces urbanisés au titre de l'article R. 151-18 du code de l'urbanisme mais qui n'ont pas été identifiés et localisés comme une agglomération, un village, ou un secteur déjà urbanisé au sens de la Loi Littoral, modifiée par la Loi ELAN, par le SCoT du Pays de Brest approuvé le 19 décembre 2018 et modifié le 22 octobre 2019, version opposable au présent PLUi ".
10. Il résulte du règlement graphique du plan local d'urbanisme intercommunal que la parcelle cadastrée section PZ n° 305 située au lieu-dit Gaoulec'h à Crozon appartenant à M. C et Mme D est classée en zone Uht-i définie comme une " zone urbaine à vocation d'habitat et activités compatibles, à constructibilité limitée " dans laquelle sont seuls autorisés, sous conditions, les extensions aux constructions existantes et les changements de destination.
11. En premier lieu, les requérants ne peuvent utilement soutenir que l'absence d'identification du secteur Gaoulac'h-Kerséoc'h en tant que village au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme par le schéma de cohérence territoriale du Pays de Brest applicable et le classement de ce secteur, en particulier de leur parcelle, en zone Uht-i, méconnaîtraient l'autorité de la chose jugée par la cour administrative de Nantes dans son arrêt n° 18NT02494 du 29 août 2019 dans lequel elle a notamment considéré, au regard des dispositions de la loi littoral dans leur version antérieure à la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique dite loi ELAN, que les lieux-dits Gaoulec'h et Kerséoc'h se trouvaient dans la continuité l'un de l'autre et formaient globalement un ensemble comportant un nombre et une densité significatifs de constructions rendant possibles des constructions nouvelles sans méconnaître les dispositions du I de l'article L. 146-4 du code de l'urbanisme repris à l'article L. 121-8 du même code. Le document d'orientation et d'objectifs du schéma de cohérence territoriale du Pays de Brest alors applicable ne mettait pas en œuvre la loi du 23 novembre 2018 modifiant les dispositions du code de l'urbanisme particulières au littoral, à la différence du schéma de cohérence territoriale approuvé par une délibération du 22 octobre 2019, applicable au présent litige dont les auteurs du plan local d'urbanisme intercommunal devaient tenir compte.
12. En second lieu, la définition du village donnée par le schéma de cohérence territoriale du Pays de Brest dans sa version applicable approuvée le 22 octobre 2019, qui correspond à un secteur " d'au moins 40 constructions densément groupées, structurées autour de voies publiques ", ne méconnaît pas les principes rappelés au point 5 du présent jugement pour l'application du premier alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, tenant à un nombre et une densité significatifs de constructions. Cette définition est ainsi compatible avec les dispositions précitées de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, ainsi que l'exige l'article L. 131-1 du même code, de sorte que la compatibilité du plan local d'urbanisme intercommunal en litige avec les dispositions du code de l'urbanisme particulières au littoral doit s'apprécier en tenant compte de cette définition.
13. Si les requérants soutiennent que le secteur comportant les lieux-dits Gaoulac'h et Kerséoc'h à Crozon doit être regardé comme formant un village, il ressort des pièces du dossier, notamment des photographies aériennes produites, qu'à supposer même que ces deux lieux-dits doivent être regardés comme étant situés en continuité l'un de l'autre, ce secteur, qui comporte certes une centaine de constructions, ne contient pas pour autant, parmi tous les bâtiments qui le composent, quarante constructions densément groupées et structurées autour de plusieurs voies publiques, y compris au lieu-dit Gaoulac'h au sein duquel se trouve la parcelle cadastrée section PZ n° 305. Ce secteur ne peut, dans ces conditions, être regardé comme un village selon les critères d'identification déterminés par le schéma de cohérence territoriale. Il s'ensuit, d'une part, que l'absence d'une telle qualification par le document d'orientation et d'objectifs du schéma de cohérence territoriale du Pays de Brest n'est pas irrégulière et que l'exception d'illégalité soulevée à cet égard par les requérants doit être écartée. D'autre part, en tenant
compte des dispositions de ce document, le classement de ce secteur dans une zone dans laquelle les constructions nouvelles ne sont pas autorisées est compatible avec les dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme.
14. En dernier lieu, le secteur dans lequel s'insère la parcelle des requérants ne pouvant être regardé comme un village au sens du premier alinéa de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme et en tenant compte du schéma de cohérence territoriale, le classement de ce terrain par le règlement littéral du plan local d'urbanisme intercommunal en zone Uht-i correspondant aux espaces urbanisés qui n'ont pas été identifiés par le schéma de cohérence territoriale comme un village, une agglomération ou un secteur déjà urbanisé dans lequel les constructions nouvelles ne sont pas autorisées, n'est lui-même pas incompatible avec les dispositions de cet article, ni entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, alors même que la parcelle en cause est bordée de parcelles construites.
15. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin non-recevoir opposée par la communauté de communes, que M. C et Mme D ne sont pas fondés à demander l'annulation de la délibération du 17 février 2020 par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes de la Presqu'île de Crozon et de l'Aulne Maritime a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal de cette communauté de communes.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions de la requête à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. C et Mme D doivent, dès lors, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la communauté de communes de la Presqu'île de Crozon et de l'Aulne Maritime, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme demandée à ce titre par M. C et Mme D.
18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. C et Mme D le versement de la somme globale de 1 000 euros à la communauté de communes de la Presqu'île de Crozon et de l'Aulne Maritime au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C et Mme D est rejetée.
Article 2 : M. C et Mme D verseront à la communauté de communes de la Presqu'île de Crozon et de l'Aulne Maritime la somme globale de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et Mme E D, ainsi qu'à la communauté de communes de la Presqu'île de Crozon et de l'Aulne Maritime.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2023 à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
Mme Plumerault, première conseillère,
Mme René, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 février 2023.
La rapporteure,
signé
C. A
Le président,
signé
C. Radureau
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026