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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2200836

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2200836

mardi 17 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2200836
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS P. & A.

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. G et Mme E d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Pierre-Quiberon. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté attaqué, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Par ordonnance du 17 septembre 2024, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les demandes au titre des frais de justice ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 15 février 2022, le 2 décembre 2022 et le 19 décembre 2023, M. B G et Mme F E, représentés par la SELARL P. et A., demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n° PC 56234 21 T0070 du 25 août 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-Pierre-Quiberon a accordé à M. et Mme C un permis de construire une maison individuelle sur un terrain situé 2, avenue Duquesne ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Pierre-Quiberon une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par trois mémoires en défense, enregistrés le 3 octobre 2022, le 4 décembre 2023 et le 10 septembre 2024, la commune de Saint-Pierre-Quiberon, représentée par la SELARL Lexcap, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête, au rejet des conclusions présentées par M. G et Mme E au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre des mêmes dispositions.

La procédure a été communiquée à M. et Mme D et A C, qui n'ont pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 6 février 2024, postérieur à l'introduction de la requête et devenu définitif, la commune de Saint-Pierre-Quiberon a retiré l'arrêté attaqué à la demande de M. et Mme C. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. G et Mme E sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées tant par M. G et Mme E que par de Saint-Pierre-Quiberon au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. G et Mme E.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B G et Mme F E, à la commune de Saint-Pierre-Quiberon et à M. et Mme D et A C.

Fait à Rennes, le 17 septembre 2024.

Le magistrat désigné,

signé

A. Blanchard

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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