vendredi 30 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2201237 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | BARDOUL CAROLINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrés le 9 mars 2022, Mme D A, représentée par Me Bardoul, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision n° 21/8798 du 10 septembre 2021 par laquelle la directrice du centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Brest l'a suspendue de ses fonctions en raison de l'absence de présentation d'une preuve attestant d'une satisfaction à l'obligation vaccinale, ensemble la décision implicite par laquelle elle a rejeté son recours gracieux réceptionné le 9 novembre.
2°) d'enjoindre au CHRU de Brest de la rétablir dans ses droits acquis au titre de son ancienneté et au titre de son avancement à compter du 10 septembre 2021.
3°) de mettre à la charge du CHRU de Brest les entiers dépens et la somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
A titre principal :
- les articles 12, 13 et 14 de la loi du 5 août 2021, en instituant une obligation vaccinale et en suspendant le traitement de l'agent public n'y satisfaisant pas, sont incompatibles avec le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'arrêté méconnait l'article 14 de la loi du 5 août 2021 en ce qu'il l'a suspendue de ses fonctions sans prendre en compte son placement en congé maladie ;
A titre subsidiaire, que :
- l'arrêté méconnait l'article L.111-2 du code des relations entre le public et l'administration en ce qu'il ne mentionne ni le prénom, ni l'adresse administrative du signataire ;
- il est entaché d'incompétence.
La procédure a été communiqué au CHRU de Brest qui n'a pas produit d'observations en défense.
Par ordonnance du 8 juin 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C ;
- les conclusions de M. Met, rapporteur public ;
- et les observations de Me Bardoul, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A est auxiliaire puéricultrice au CHRU de Brest. Par une décision du 10 septembre 2021, la directrice générale de l'établissement l'a suspendue de ses fonctions à compter du 15 septembre 2021 pour non présentation d'un certificat de vaccination contre la covid-19. Mme A a formé un recours gracieux implicitement rejeté le 9 janvier 2022. Elle demande l'annulation des deux décisions.
Sur le cadre juridique du litige :
2. Aux termes du I l'article 12 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire : " Doivent être vaccinés, sauf contre-indication médicale reconnue, contre la covid-19 : / 1° Les personnes exerçant leur activité dans : / a) Les établissements de santé mentionnés à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique () ". Aux termes du I de son article 13 : " I. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 établissent : / 1° Satisfaire à l'obligation de vaccination en présentant le certificat de statut vaccinal prévu au second alinéa du II du même article 12. / Par dérogation au premier alinéa du présent 1°, peut être présenté, pour sa durée de validité, le certificat de rétablissement prévu au second alinéa du II de l'article 12. Avant la fin de validité de ce certificat, les personnes concernées présentent le justificatif prévu au premier alinéa du présent 1°. / () 2° Ne pas être soumises à cette obligation en présentant un certificat médical de contre-indication. Ce certificat peut, le cas échéant, comprendre une date de validité ". Aux termes du III de son article 14 : " II. - Lorsque l'employeur constate qu'un agent public ne peut plus exercer son activité en application du I, il l'informe sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation. L'agent public qui fait l'objet d'une interdiction d'exercer peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail. / La suspension mentionnée au premier alinéa du présent III, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent public remplit les conditions nécessaires à l'exercice de son activité prévues au I. () "
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité interne :
S'agissant du moyen tiré de l'exception d'inconventionnalité des articles 12, 13 et 14 de la loi du 5 août 2021 au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :
3. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
4. Le droit à l'intégrité physique fait partie du droit au respect de la vie privée au sens de ces stipulations, telles que la Cour européenne des droits de l'homme les interprète. Une vaccination obligatoire constitue une ingérence dans ce droit, qui peut être admise si elle remplit les conditions du paragraphe 2 de l'article 8 et, notamment, si elle est justifiée par des considérations de santé publique et proportionnée à l'objectif poursuivi. Il doit ainsi exister un rapport suffisamment favorable entre, d'une part, la contrainte et le risque présentés par la vaccination pour chaque personne vaccinée et, d'autre part, le bénéfice qui en est attendu tant pour cet individu que pour la collectivité dans son entier, y compris ceux de ses membres qui ne peuvent être vaccinés en raison d'une contre-indication médicale, compte tenu à la fois de la gravité de la maladie, de son caractère plus ou moins contagieux, de l'efficacité du vaccin et des risques ou effets indésirables qu'il peut présenter.
5. L'article 12 de la loi du 5 août 2021 a défini le champ de l'obligation de vaccination contre la covid-19 en retenant, notamment, un critère géographique pour y inclure les personnes exerçant leur activité dans un certain nombre d'établissements, principalement les établissements de santé et des établissements sociaux et médico-sociaux, ainsi qu'un critère professionnel pour y inclure les professionnels de santé afin, à la fois, de protéger les personnes accueillies par ces établissements qui présentent une vulnérabilité particulière au virus de la covid-19 et d'éviter la propagation du virus par les professionnels de la santé dans l'exercice de leur activité qui, par nature, peut les conduire à soigner des personnes vulnérables ou ayant de telles personnes dans leur entourage. Il s'ensuit que, eu égard à l'objectif de santé publique poursuivi et alors même qu'aucune dérogation personnelle à l'obligation de vaccination n'est prévue en dehors des cas de contre-indication, l'obligation vaccinale pesant sur le personnel exerçant dans un établissement de santé, qui ne saurait être regardée comme incohérente et disproportionnée au regard de l'objectif de santé publique poursuivi, ne porte pas d'atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'intégrité physique garanti par la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
6. L'article 13 de la même loi du 5 août 2021 prévoit que l'obligation de vaccination ne s'applique pas aux personnes qui présentent un certificat médical de contre-indication ainsi que, pendant la durée de sa validité, aux personnes disposant d'un certificat de rétablissement. Le champ de cette obligation apparaît ainsi cohérent et proportionné au regard de l'objectif de santé publique poursuivi alors même que l'obligation ne concerne pas l'ensemble de la population mais seulement les professionnels qui se trouvent dans une situation qui les expose particulièrement au virus et au risque de le transmettre aux personnes les plus vulnérables à ce virus.
7. Le III de l'article 14 précité de la loi du 5 août 2021 prévoit qu'un agent public ne satisfaisant pas à son obligation vaccinale, fait l'objet d'une interdiction d'exercer et peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail. Pendant cette suspension, l'agent public conserve le bénéfice des garanties de protection sociale complémentaire auxquelles il a souscrit. L'interruption du versement de la rémunération prend fin dès que l'agent public satisfait à son obligation vaccinale. La période de suspension, à laquelle il est loisible à l'agent de mettre fin, n'est donc pas indéfinie et le préjudice financier en résultant n'est pas, à lui seul, suffisamment grave pour caractériser une méconnaissance, par les dispositions du III de l'article 14 de la loi du 5 août 2021, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
8. Ainsi les dispositions critiquées ont apporté au droit au respect de la vie privée une restriction justifiée par l'objectif d'amélioration de la couverture vaccinale en vue de la protection de la santé publique et proportionnée à ce but. Par suite, le moyen tiré de l'incompatibilité des articles 12, 13 et 14 de la loi du 5 août 2021 avec l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
S'agissant du moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la loi du 29 janvier 1986 :
9. Aux termes de cet article, alors en vigueur : " Le fonctionnaire en activité à droit : () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévues en application de l'article 42 ".
10. Aux termes du I de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, dans sa version alors en vigueur : " Doivent être vaccinés, sauf contre-indication médicale reconnue, contre la covid-19 : / 1° Les personnes exerçant leur activité dans : / a) Les établissements de santé mentionnés à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique () ". Aux termes du III de cet article : " Lorsque l'employeur constate qu'un agent public ne peut plus exercer son activité en application du I, il l'informe sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation. L'agent public qui fait l'objet d'une interdiction d'exercer peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail. La suspension mentionnée au premier alinéa du présent III, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent public remplit les conditions nécessaires à l'exercice de son activité prévues au I. Elle ne peut être assimilée à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés ainsi que pour les droits acquis par l'agent public au titre de son ancienneté. Pendant cette suspension, l'agent public conserve le bénéfice des garanties de protection sociale complémentaire auxquelles il a souscrit () ".
11. Il résulte des dispositions relatives aux congés maladie que si le directeur d'un établissement de santé public peut légalement prendre une mesure de suspension à l'égard d'un agent qui ne satisfait pas à l'obligation vaccinale contre la covid-19 alors que cet agent est déjà en congé de maladie, cette mesure et la suspension de traitement qui lui est associée ne peuvent toutefois entrer en vigueur qu'à compter de la date à laquelle prend fin le congé de maladie de l'agent en question. Il résulte de ces mêmes dispositions que le fonctionnaire qui fait l'objet d'une mesure de suspension est maintenu en position d'activité, a droit en cette qualité à des congés de maladie ou de longue maladie en cas de maladie dûment constatée le mettant dans l'impossibilité d'exercer les fonctions qu'il exercerait s'il n'était pas suspendu et bénéficie du régime de rémunération afférent à ces congés. En plaçant ce fonctionnaire en congé de maladie ou de longue maladie, l'autorité compétente met nécessairement fin à la mesure de suspension, sans préjudice de la possibilité pour elle de la décider à nouveau à l'issue du congé si les conditions prévues à l'article 12 de la loi du 5 août 2021 demeurent remplies.
12. D'une part, il ressort de pièces du dossier que Mme A a été placée en arrêt maladie du 14 au 17 septembre 2021. Toutefois, l'entrée en vigueur de sa suspension de fonction pour défaut de situation vaccinale conforme à la réglementation a été prononcée au 15 septembre 2021. Par suite, en tant que l'arrêté prévoit une entrée en vigueur de la suspension avant le 18 septembre 2021, date à laquelle prenait fin le congé maladie de Mme A, la décision litigieuse méconnait les dispositions précitées.
13. D'autre part, la circonstance que Mme A a été placée en congé de maladie du 4 novembre au 2 décembre 2021 est sans incidence sur la légalité de la décision en litige, qui s'apprécie en tenant compte des circonstances de droit et de fait à la date de son édiction. Ce placement en congé de maladie a seulement pour effet de mettre fin à la mesure de suspension à compter du 4 novembre 2021.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la décision du 10 septembre 2021 doit être annulée en tant qu'elle prévoit l'entrée en vigueur de la mesure de suspension avant le 18 septembre 2021.
En ce qui concerne la légalité externe :
15. L'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration, dispose que : " Toute personne a le droit de connaître le prénom, le nom, la qualité et l'adresse administratives de l'agent chargé d'instruire sa demande ou de traiter l'affaire qui la concerne ; ces éléments figurent sur les correspondances qui lui sont adressées. Si des motifs intéressant la sécurité publique ou la sécurité des personnes le justifient, l'anonymat de l'agent est respecté ". Ces dispositions sont applicables à toutes les procédures dans le cadre desquelles un agent est chargé du traitement d'une affaire. Toutefois, la méconnaissance de ces dispositions est, par elle-même, sans incidence sur la légalité de la décision prise par l'autorité administrative compétente. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit, en conséquence, être écarté comme inopérant.
16. Les indications portées dans ladite décision, à savoir l'initiale du prénom, le nom et la qualité de son signataire, permettait aisément de l'identifier. Par conséquent, l'absence de mention de la totalité du prénom du signataire de l'acte ne revêt pas, en l'espèce, un caractère substantiel. Par suite, à supposer que Mme A, en soutenant que la décision contestée ne comporte pas le prénom de son auteur, ait entendu soulever la méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration qui prévoit que " toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ", ce moyen doit, en tout état de cause, être écarté.
17. Mme B, directrice des ressources humaines, signataire de la décision attaquée, a reçu, par décision n° 2021-01 du 1er février 2021 de la directrice générale du CHRU de Brest régulièrement publiée, délégation de signature aux fins de signer, notamment, les décisions individuelles relatives aux personnels non médicaux dont fait partie la requérante, qui relève du livre III de la partie IV du code de la santé publique. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que la décision du 10 septembre 2021 doit être annulée en tant seulement qu'elle prévoit l'entrée en vigueur de la suspension au 15 septembre 2021 alors que Mme A était alors en congé maladie jusqu'au 17 septembre 2021 inclus.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Il résulte de ce qui précède que le présent jugement, qui annule partiellement la décision en date du 10 septembre 2021 implique nécessairement, d'une part, que l'administration prenne une nouvelle décision rétablissant le versement de la rémunération de Mme A durant la période comprise entre le 15 et le 17 septembre 2021, et d'autre part, qu'elle rétablisse l'intéressée dans ses droits à l'avancement et à la détermination de ses congés payés au titre de la même période. Il y a lieu d'enjoindre à l'administration de prendre une nouvelle décision en ce sens dans le délai d'un mois suivant la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
20. Mme A ne justifiant pas de dépens dans le cadre de la présente instance, ses conclusions tendant au versement d'une somme à ce titre doivent être rejetées.
21. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CHU de Brest une somme de 1 500 euros à verser à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : La décision du 10 septembre 2021 de la directrice générale du CHRU de Brest est annulée en en ce qu'elle prend effet avant le 18 septembre 2021.
Article 2 : Il est enjoint au CHRU de Brest de rétablir Mme A dans ses droits à traitement, à l'avancement et à l'ancienneté, ainsi que dans son droit à la détermination de ses congés payés pour la période allant du 15 au 17 septembre 2021 inclus.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le CHRU de Brest versera à Mme A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A et au centre hospitalier régional universitaire de Brest.
Délibéré après l'audience du 16 septembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Tronel, président,
Mme Allex, première conseillère,
M. Dayon, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2022.
Le président rapporteur,
signé
N. CL'assesseur le plus ancien,
signé
A. Allex
La greffière,
signé
C. Salladain
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
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01/06/2026
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01/06/2026