vendredi 22 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2201785 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | BOUVIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 5 avril et 8 juin 2022, M. B, représenté par Me Bouvier demande au tribunal :
1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 16 février 2022 par lequel le préfet du Finistère lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet du Finistère, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement sous la même astreinte et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, à titre infiniment subsidiaire de prescrire un supplément d'information afin de déterminer l'effectivité d'un traitement dans son pays d'origine ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- la commission du titre de séjour devait être saisie ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen complet de sa situation ;
- à défaut de production de l'avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), il n'est pas justifié que la décision attaquée soit intervenue au terme d'une procédure régulière ;
- cette décision méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est entachée des mêmes vices de légalité externe et interne que le refus de titre de séjour ;
- l'illégalité du refus de titre de séjour entraîne celle de l'obligation de quitter le territoire français ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 mai 2022, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 28 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant sénégalais né le 14 décembre 1978, est entré en France le 13 février 2014. Par un arrêté du 4 mai 2016, le préfet de l'Aveyron a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par un arrêté du 25 mai 2016, cette même autorité a obligé M. B à quitter le territoire français sans délai. Le 21 septembre 2019 M. B a présenté une demande de titre de séjour pour raisons de santé. Une carte de séjour temporaire valable du 7 janvier au 14 décembre 2021 lui a été délivrée, dont il a sollicité le renouvellement le 14 septembre 2021. Par l'arrêté attaqué du 16 février 2022, le préfet du Finistère a refusé de renouveler son titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
2. En premier lieu l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il décrit la situation administrative de M. B et de manière particulièrement circonstanciée, les éléments de sa situation personnelle. Il ne ressort ni de ses termes ni des autres pièces du dossier que le préfet du Finistère n'aurait pas procédé à un examen suffisamment complet de la situation de M. B, au vu de l'ensemble des éléments portés à sa connaissance par celui-ci. Si M. B soutient que la décision attaquée mentionne à tort qu'il ne dispose d'aucun lien familial sur le territoire français, qu'il ne justifie pas de ressources propres stables et suffisantes ni d'un logement autonome, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait informé l'administration de la présence en France de sa demi-sœur et de sa belle-mère, ce que le préfet conteste. L'obtention d'un logement par le requérant est par ailleurs postérieure à l'arrêté attaqué. Enfin, la contestation par M. B de l'appréciation portée par le préfet sur le caractère stable et suffisant de ses ressources, n'est pas de nature à caractériser un défaut d'examen suffisant de sa situation. Par suite, les moyens tirés d'une insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué et d'un défaut d'examen complet de la situation de M. B doivent être écartés.
3. En deuxième lieu, le préfet du Finistère ayant produit en cours d'instance l'avis rendu le 15 décembre 2021 par le collège de médecins de l'OFII, le moyen tiré de ce qu'à défaut d'une telle production, la décision refusant à M. B un titre de séjour devrait être regardée comme entachée d'un vice de procédure au regard de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
4. En troisième lieu, en vertu de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit à " l'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".
5. Pour l'application de ces dispositions, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'OFII venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
6. En l'espèce, pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité, le préfet du Finistère s'est fondé sur l'avis émis le 15 décembre 2021 par le collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration selon lequel l'état de santé de M. B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais pour lequel il peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, cet état de santé lui permettant de voyager sans risque vers ce pays.
7. Pour établir qu'il ne pourrait pas avoir accès dans son pays d'origine aux traitements appropriés à son état de santé, M. B produit un certificat médical établi le 18 mars 2022 dont il ressort qu'il est pris en charge et suivi au centre d'accueil médicalisé " Point H " de Brest depuis 2018 pour un diabète insulino-requérant traité à la fois par insulinothérapie et antidiabétiques oraux et qu'un défaut de traitement peut avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Si ce certificat mentionne que " les traitements existent au Sénégal mais peuvent être difficilement accessibles en fonction du lieu d'habitation ou des conditions financières ", cette seule mention ne permet pas d'établir, contrairement à ce qu'a estimé l'OFII, une impossibilité pour le requérant de bénéficier effectivement au Sénégal d'un traitement approprié à sa pathologie. La documentation à caractère général évoquant les difficultés de prise en charge du diabète au Sénégal dont se prévaut M. B, ainsi que l'attestation établie par sa cousine relatant les problèmes de prise en charge de sa mère dans ce pays, ne permettent pas de remettre en cause la teneur de l'avis précité du collège de médecins de l'OFII. Si M. B soutient que le coût de son traitement médicamenteux ne lui permettra pas d'y accéder effectivement, les éléments d'information d'ordre général qu'il fait valoir au soutien de cette affirmation extraits d'un article de presse et de sites internet ne sont pas suffisants pour contredire l'appréciation portée par les médecins de l'OFII. Il n'est pas davantage démontré que la décision attaquée serait de nature à entraîner une rupture du traitement dont le requérant bénéficie pour sa pathologie, ni que son état de santé serait comparable à celui de sa mère et de ses deux sœurs dont le rapport médical établi par le médecin rapporteur au collège des médecins de l'OFII mentionne qu'elles sont décédées du diabète. Dans ces conditions, quand bien même M. B a antérieurement bénéficié d'un titre de séjour d'un an à raison de son état de santé, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 3° Lorsqu'elle envisage de retirer le titre de séjour dans le cas prévu à l'article L. 423-19 ; / 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ".
9. Il résulte de ces dispositions que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues aux articles visés par ces dispositions auxquels il envisage néanmoins de refuser le titre de séjour sollicité, et non de celui de tous les étrangers qui s'en prévalent.
10. Ainsi qu'il a été dit au point 7, M. B ne remplit pas les conditions pour obtenir un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour avant de se prononcer sur sa demande de titre de séjour doit être écarté.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
12. Si M. B, soutient sans toutefois en justifier, qu'il est présent en France depuis 2014, il a fait l'objet à deux reprises en 2016 de mesures d'éloignement auxquelles il n'a pas déféré. Il s'est maintenu en situation régulière jusqu'en 2020, date à laquelle il a formulé une demande de titre de séjour pour raisons médicales, le titre de séjour d'une durée d'un an qui lui a été délivré pour ce motif ne l'autorisant pas à se maintenir durablement sur le territoire français. Si M. B fait état de la présence en France de sa demi sœur et de sa belle-mère, il n'établit cependant pas de l'existence de liens particuliers avec celles-ci, ni de l'absence de tout lien familial ou personnel au Sénégal où il a vécu jusqu'à l'âge de 37 ans. Enfin la circonstance que M. B justifie de missions intérimaires au cours de la période d'août 2021 à février 2022 ainsi que de l'attribution d'un logement depuis le 1er mars 2022, ne permet pas de caractériser une intégration particulière sur le territoire national. Compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, la décision contestée lui refusant la délivrance d'un titre de séjour n'a pas porté au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Dès lors, en prenant cette décision, le préfet du Finistère n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'a pas davantage commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi :
13. En premier lieu, si M. B se borne à indiquer qu'il soulève à l'encontre de ces décisions des moyens identiques à ceux soulevés à l'encontre du refus de titre de séjour, ceux-ci doivent en tout état de cause, être écartés pour les mêmes motifs que ceux mentionnés aux points 2 à 12.
14. En second lieu, l'illégalité du refus de séjour opposé à M. B n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de ce refus, soulevée à l'appui des conclusions d'annulation dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français et celle fixant le pays de renvoi ne peut qu'être écartée.
15. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il y ait lieu de procéder à la mesure d'instruction sollicitée, que la requête doit être rejetée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par le requérant doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante à la présente instance, le versement au conseil de M. B de la somme qu'il sollicite sur le fondement de cet article.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet du Finistère.
Délibéré après l'audience du 8 juillet 2022 à laquelle siégeaient :
M. Tronel, président,
Mme Allex, première conseillère,
M. Dayon, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 202La rapporteure,
signé
A. ALe président,
signé
N.TronelLa greffière d'audience,
signé
E. Fournet
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026