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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2201905

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2201905

mardi 5 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2201905
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème Chambre
Avocat requérantJULIEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 avril et 7 juin 2022,

Mme A D, représentée par Me Julien, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 7 mars 2022 par lequel le préfet du Morbihan a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet du Morbihan de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation administrative et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

La décision de refus de titre de séjour :

- a été signée par une autorité incompétente ;

- méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

La décision lui faisant obligation de quitter le territoire français :

- est illégale, par voie d'exception de la légalité de la décision de refus de titre de séjour ;

- méconnait les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 28 avril et 16 juin 2022, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés mais que, eu égard à la circonstance selon laquelle elle est désormais mariée à un ressortissant français, il lui a délivré un récépissé de titre de séjour dans l'attente de sa délivrance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La rapporteure publique a été dispensée de prononcer ses conclusions en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

M. B a lu son rapport au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, ressortissante gabonaise née le 9 mars 1981, est entrée régulièrement en France le 15 septembre 2018, sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa. Le 19 juillet 2021, et après s'être pacsée avec un ressortissant français, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par la présente requête, elle demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 7 mars 2022 par lequel le préfet du Morbihan a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de 30 jours et a fixé le pays de destination.

2. Toutefois, ainsi que le fait valoir le préfet du Morbihan dans son second mémoire, Mme D s'est vue remettre le 16 juin 2022, soit postérieurement à l'introduction de la présente requête, un récépissé de titre de séjour dans l'attente de sa délivrance, titre valable du 16 juin 2022 au 15 juin 2023. Dans ces conditions, la requête doit être regardée comme ayant perdu son objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer, y compris sur les conclusions tendant à faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme D.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet du Morbihan.

Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Descombes, président,

M. Moulinier, premier conseiller,

M. Grondin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022.

Le rapporteur,

Signé

T. B

Le président

Signé

G. Descombes

Le greffier,

Signé

J-M. Riaud

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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