mercredi 14 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2202465 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | BLANDIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 mai 2022, M. I, représenté par Me Blandin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 mars 2022 par lequel le préfet du Morbihan a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, au préfet du Morbihan de procéder à un nouvel examen de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour dans un délai de 2 mois à compter du prononcé du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'État le paiement au profit de son conseil, ou, à défaut d'admission à l'aide juridictionnelle, de lui-même, d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- le signataire n'avait pas compétence faute pour le préfet de justifier de l'existence d'une délégation de signature ;
- le préfet a commis une erreur d'appréciation en estimant qu'il ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- le signataire n'avait pas compétence faute pour le préfet de justifier de l'existence d'une délégation de signature ;
- le préfet a omis de consulter le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;
- la décision a été prise en violation de l'article R. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français ;
- la décision a été prise en violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mai 2022, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
M. H a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 23 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- et les observations de Me Hignard, substituant Me Blandin et représentant M. H.
Considérant ce qui suit :
1. M. H, ressortissant de la République du Congo, né en septembre 1981, est entré en France le 5 mai 2016 sous couvert d'un visa court séjour Schengen d'une durée de validité d'un mois délivré par les autorités polonaises et a sollicité l'asile le 29 juillet 2016. Cette demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 28 avril 2017. Le 6 juillet 2017, il a déposé une demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade qui a été rejetée. M. H s'est maintenu sur le territoire national malgré l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été faite. Il a réitéré sa demande le 5 novembre 2018 et a s'est vu délivrer une carte de séjour temporaire valable du 1er février 2019 au 31 octobre 2019. Le 6 septembre 2019, il en a demandé le renouvellement. Le 7 janvier 2020, cette demande a été rejetée. Le 26 octobre 2020, M. H a demandé à être admis exceptionnellement au séjour. Le 28 mars 2022, le préfet du Morbihan a rejeté cette demande, a assorti cette obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence du signataire :
2. Il ressort des pièces du dossier que la décision litigieuse a été signée par M. F B, attaché d'administration. Celui-ci disposait d'une délégation de signature, accordée par arrêté du préfet du Morbihan du 7 juin 2021 publié le même jour au recueil des actes administratifs de l'État dans le département du Morbihan, à l'effet de signer, en l'absence de M. E et Mme D dont il n'est ni établi ni allégué qu'ils n'auraient pas été absents ou empêchés, notamment les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne les autres moyens :
S'agissant du refus de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention 'salarié', 'travailleur temporaire' ou 'vie privée et familiale', sans que soit opposable la condition prévue à l'article L 412-1.Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L432-14. Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".
4. Il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels et, à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat lui permettant d'exercer une activité caractérisée par des difficultés de recrutement et figurant sur la liste établie au plan national par l'autorité administrative, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il résulte de ces dispositions que le législateur a entendu laisser à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels que celui-ci fait valoir. Il lui appartient d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément sur la situation personnelle de l'étranger, tel que, par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
5. D'une part, si M. H se prévaut de ce qu'il réside en France depuis le 5 mai 2016, des pathologies dont il est affecté (diabète et grave dépression) et des liens qu'il entretient avec son fils, né le 14 janvier 2019, issu de sa relation avec son ancienne compagne, Mme A G, ressortissante congolaise, il ne ressort cependant pas des pièces du dossier que le préfet a commis une erreur manifeste en estimant qu'il ne faisait pas état de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant que lui soit délivrée une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale ". D'autre part, si M. H fait valoir qu'il a travaillé de février 2019 jusqu'en juin 2020 et qu'il dispose d'une promesse d'embauche comme échafaudeur, il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le préfet a également commis une erreur manifeste en estimant qu'il ne faisait pas état de motifs exceptionnels justifiant la délivrance d'une carte de séjour temporaire mention " salarié ". M. H ne peut à cet égard utilement se prévaloir des orientations fixées par la circulaire du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière, qui se bornent à énoncer des orientations générales destinées à éclairer les préfets dans l'exercice de leur pouvoir de régularisation, sans les priver de leur pouvoir d'appréciation.
6. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales aux termes desquelles : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. Il ne ressort pas de l'ensemble des circonstances de l'espèce que le préfet a porté, en prenant la décision attaquée, une atteinte disproportionnée au droit de M. H au respect de sa vie privée et familiale alors même que celui-ci réside en France depuis mai 2016 et a un fils vivant en France avec sa mère, ressortissante congolaise en situation irrégulière.
8. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dispositions que dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
9. M. H soutient que le préfet a méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dès lors que la décision attaquée a pour effet de rompre le lien avec son fils avec lequel il entretient des relations très régulières et très proches. Toutefois, M. H, qui réside dans le département du Morbihan, ne justifie pas, par la seule production de quelques clichés photographiques non datés, qu'il avait des relations régulières avec son fils, lequel demeure chez sa mère dans le département de l'Essonne, dont le requérant n'établit, contrairement à ce que le préfet soutient, qu'elle séjournait régulièrement en France. M. H ne produit également aucun document justifiant qu'il contribue financièrement à l'entretien et à l'éducation de son enfant. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'a pas accordé une attention primordiale à l'intérêt supérieur de son fils alors même que par jugement du 23 novembre 2021, le juge aux affaires familiales d'Évry-Courcouronnes a, dans le cadre de la fixation des modalités d'exercice de l'autorité parentale, accordé à M. H un droit régulier de visite et d'hébergement.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ".
11. Il ressort de la lecture des motifs de l'arrêté attaqué qu'avant d'obliger M. H à quitter le territoire français, le préfet a tenu compte de l'avis émis le 31 décembre 2019 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) selon lequel l'intéressé pouvait bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié à son état de santé et pouvait voyager sans risques vers ce pays. Dans la mesure où il ne ressort pas des pièces du dossier et qu'il n'est d'ailleurs même pas allégué par M. H que ses pathologies ont évolué depuis la fin de l'année 2019 et qu'il ne pouvait plus, à la date de l'arrêté attaqué, bénéficié dans son pays d'origine d'un traitement approprié à son état de santé, le requérant n'est pas fondé se plaindre de ce que le préfet n'a pas à nouveau saisi pour avis l'OFII, alors que dans le cadre d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour, il n'y était nullement obligé et a uniquement tenu compte de l'avis émis par cet organisme le 31 décembre 2019.
12. En deuxième lieu, M. H n'est pas fondé, compte-tenu de ce qui a été dit précédemment, à exciper de l'illégalité de la décision de refus de séjour.
13. En troisième et dernier lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 et 8.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
14. En premier lieu, M. H n'est pas fondé, compte-tenu de ce qui a été précédemment, à exciper de l'illégalité de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français.
15. En second lieu, en se bornant à faire état de ce qu'il a fui son pays en 2016 pour échapper aux troubles post-électoraux qui agitaient celui-ci, M. H, dont la demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA, ne justifie aucunement de ce qu'il craint actuellement de subir en cas de retour en République du Congo des traitements inhumains ou dégradants au sens de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation, n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions aux fins d'injonction présentées par M. H ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement au conseil de M. H d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. H est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. I et au préfet du Morbihan.
Délibéré après l'audience du 31 août 2022, à laquelle siégeaient :
M. Etienvre, président,
M. Albouy, premier conseiller,
Mme Tourre, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 septembre 2022.
Le président-rapporteur,
signé
F. C
L'assesseur le plus ancien,
signé
E. Albouy
La greffière d'audience,
signé
A. Bruézière
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026