LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2202483

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2202483

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2202483
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantBEGUIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 mai 2022 et le 8 juin 2022, M. B A, représenté par Me Emmanuelle Béguin, avocate de l'association d'avocats à responsabilité professionnelle individuelle Ärhestia, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 19 avril 2022 par lequel le préfet du Finistère lui refuse le renouvellement de son titre de séjour, l'oblige à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet du Finistère, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions ;

3°) de l'admette au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

4°) de mettre à la charge de l'État le paiement au profit de son conseil d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté préfectoral contesté a été signé par une autorité dont il n'est pas établi qu'elle disposait d'une délégation de signature ;

- la décision refusant de renouveler son titre de séjour a été prise au terme d'une procédure irrégulière, puisque le préfet ne l'a pas informé du caractère incomplet de son dossier, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 9 de la Convention conclue le

1er août 1995 entre la France et le Sénégal dès lors qu'il justifie de ressources suffisantes et même supérieures au minimum exigé ;

- le préfet ne peut sérieusement considérer que les études poursuivies ne présentaient pas un caractère réel et sérieux, dans la mesure où il a été empêché de poursuivre son cursus compte tenu de la défaillance des services préfectoraux à traiter en temps utile, et conformément aux exigences de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

- la formation vers laquelle il a été contraint de se réorienter prépare au métier d'opérateur sur machines et appareils de fabrication des industries agroalimentaires, lequel fait partie des métiers pour lesquels les ressortissants sénégalais sont admis au séjour ;

- le préfet a méconnu son droit à l'éducation, en l'empêchant de terminer le brevet professionnel dans lequel il est inscrit, ainsi que sa liberté de travail, en faisant obstacle à la poursuite de son contrat d'apprentissage, ce qui est contraire aux articles 1er et 5 de la convention d'établissement du 25 mai 2000 conclue entre la France et le Sénégal ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en décidant de l'obliger à quitter le territoire français ;

- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a commis une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il est mis dans l'impossibilité de finaliser la formation débutée en France.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2022, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. A n'est fondé.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 juin 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la Convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Dakar le

1er août 1995 ;

- la Convention d'établissement franco-sénégalaise signée à Paris le 25 mai 2000 ;

- l'accord franco-sénégalais relatif à la gestion concertée des flux migratoires du

23 septembre 2006 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- l'arrêté du 31 décembre 2002 modifiant et complétant l'arrêté du 27 décembre 1983 fixant le régime des bourses accordées aux étrangers boursiers du Gouvernement français ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant sénégalais né le 16 février 1995 à Dakar (Sénégal), est entré en France, le 21 septembre 2019, muni d'un passeport revêtu d'un visa D de long séjour en qualité d'étudiant. A l'expiration de ce visa, un titre de séjour portant la mention " Etudiant " lui a été délivré, avec une validité du 5 septembre 2020 au 4 septembre 2021. Le 29 août 2021, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour, en application de l'article 3-31 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 et de l'article 9 de la Convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 sur la circulation et le séjour des personnes. Il demande l'annulation de l'arrêté en date du 19 avril 2022 par lequel le préfet du Finistère lui refuse le renouvellement de son titre de séjour, l'oblige à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays de destination.

Sur l'aide juridictionnelle :

2. M. A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 juin 2022, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande tendant à son admission provisoire au bénéfice de cette aide.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux différents titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers en général et aux conditions de leur délivrance s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 110-1 dudit code,

" sous réserve du droit de l'Union européenne et des conventions internationales ". En ce qui concerne les ressortissants sénégalais, s'appliquent notamment les stipulations de la Convention du 1er août 1995 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation et au séjour des personnes. L'article 13 de cette convention stipule que : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation respective des deux Etats sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord. ".

4. L'article 9 de la Convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 modifiée stipule

que : " Les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation qui ne peut être assuré dans le pays d'origine, sur le territoire de l'autre Etat, doivent, pour obtenir le visa de long séjour prévu à l'article 4, présenter une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi (). Ils doivent en outre justifier de moyens d'existence suffisants, tels qu'ils figurent en annexe. Les intéressés reçoivent, le cas échéant, un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite des études ou du stage, ainsi que de la possession de moyens d'existence suffisants. ".

5. L'annexe à cet accord définit la notion de moyens d'existence suffisants en stipulant que : " S'agissant des étudiants non boursiers, les ressources suffisantes sont constituées par une somme au moins égale à 70 % de l'allocation d'entretien servie par le Gouvernement français aux étudiants boursiers, indépendamment des avantages matériels dont ils peuvent justifier. ". L'arrêté du 31 décembre 2002 susvisé fixant à 615 euros par mois le montant de l'allocation d'entretien versée par le gouvernement français aux étrangers boursiers, le montant minimum des ressources mensuelles dont doivent justifier les ressortissants sénégalais poursuivant des études en France est donc de 430,50 euros.

6. Il résulte des dispositions précitées que l'article 9 de la Convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 régit entièrement, s'agissant de la condition tenant aux moyens d'existence suffisants, la situation des ressortissants sénégalais demandant la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour portant la mention " étudiant ".

7. En l'espèce, le préfet du Finistère a refusé de renouveler le titre de séjour portant

la mention " étudiant " délivré à M. A pour la période du 5 septembre 2020 au

4 septembre 2021 au motif, d'une part, qu'il n'établit pas justifier de ressources suffisantes pour séjourner en France et, d'autre part, que le caractère réel et sérieux des études entreprises n'est pas justifié. Dans sa décision, le préfet a ainsi estimé que l'attestation de prise en charge rédigée par un compatriote produite par M. A ne permettait pas d'établir que celui-ci disposait de ressources suffisantes pour permettre un versement mensuel de 700 euros au profit du requérant et que les trois bulletins de salaires relatifs à l'emploi en intérim de M. A n'établissaient pas l'existence de ressources suffisantes pour l'année en cours. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. A a joint à sa demande de renouvellement de titre de séjour, conformément aux pièces exigées par l'annexe 10 de l'article R. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ses trois derniers bulletins de salaire, faisant apparaître une rémunération de 1 539,12 euros pour le mois de mars 2021, de 1 086,80 euros pour le mois d'avril 2021 et de 984 ,91 euros pour le mois de juillet 2021. S'il ressort des échanges produits par le préfet, que le service chargé d'instruire la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A a estimé que ces pièces étaient insuffisantes, rien ne permettait, au regard de la réglementation applicable, qu'il soit demandé à l'intéressé de justifier par une attestation bancaire d'un solde créditeur sur son compte de 6 000 euros minimum ou d'une ressource au moins équivalent à 615 euros par mois. Au demeurant, il ressort de l'ensemble des bulletins de salaire de M. A, produits dans le cadre de la présente instance, que son revenu total au cours de l'année 2021 était de 10 699,82 euros, ce qui représente un revenu mensuel moyen supérieur à la somme de 430,50 euros permettant aux ressortissants sénégalais, ainsi qu'il a été dit au point 5, de justifier de ressources suffisantes. Par suite, en s'abstenant d'examiner les conditions de ressources de M. A au regard des stipulations de l'article 9 de la Convention franco-sénégalaise et de son annexe, le préfet a commis une erreur de droit.

8. En outre, M. A a produit, au soutien de sa demande de renouvellement de son titre de séjour, les bulletins de notes de la première année de BTS comptabilité et gestion, suivie au cours de l'année 2020/2021 au lycée Général et Technologique privé Le Likès de Quimper ainsi qu'un certificat d'inscription en deuxième année de BTS comptabilité et gestion dans ce même établissement. Ces documents, dont il ressort que M. A, malgré la fragilité de certains résultats, s'est montré un étudiant sérieux et impliqué au cours de sa première année de formation, étaient suffisants pour permettre le renouvellement de ses droits au séjour. La circonstance que, compte tenu des délais de traitement de sa demande de titre de séjour, sans que le préfet ne justifie en défense que M. A a été muni pendant ces délais prolongés d'instruction d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour lui permettant de franchir les frontières de l'espace Schengen, le requérant, étant empêché de poursuivre sa formation, faute de pouvoir se rendre au Sénégal dans le cadre de la convention de stage en entreprise conclue entre son établissement et la société Espérance Conseil pour la période du 22 novembre 2021 au 17 décembre 2021, a choisi de se réorienter vers une formation dispensée par l'Ecole des métiers de l'alimentation de Vitré, conduisant à la délivrance d'un brevet professionnel Industries Alimentaires, ne pouvait permettre au préfet de considérer que les études poursuivies n'avaient pas de caractère réel et sérieux. Par suite, en contestant le caractère réel et sérieux des études poursuivies, le préfet a commis une erreur d'appréciation.

9. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 19 avril 2022 par lequel le préfet du Finistère a refusé de renouveler son titre de séjour. Les décisions du même jour faisant obligation à M. A de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office doivent également être annulées, par voie de conséquence.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

10. Eu égard aux motifs qui fondent l'annulation de l'arrêté préfectoral du 19 avril 2022, il y a lieu d'enjoindre au préfet du Finistère de procéder au renouvellement du titre de séjour du requérant portant la mention " étudiant " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

11. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et, sous réserve que l'avocate du requérant renonce à percevoir la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à Me Béguin.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions par lesquelles M. A demande à être admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : L'arrêté en date du 19 avril 2022 du préfet du Finistère concernant M. A est annulé.

Article 3 : Il est enjoint au préfet du Finistère de renouveler le titre de séjour de M. A portant la mention " étudiant " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : L'Etat versera à Me Béguin, avocate de M. A, la somme de 1 200 euros

sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à la part contributive de l'Etat.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête présentée par M. A est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Finistère.

Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Vergne, président,

Mme Thalabard, première conseillère,

Mme Barbaste, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.

La rapporteure,

Signé

M. Thalabard

Le président,

Signé

G.-V. VergneLa greffière,

Signé

I. Le Vaillant

La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions