LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2203033

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2203033

jeudi 29 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2203033
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 14 juin 2022 et 10 janvier 2024, Mme C E, représentée par Me Luet de la SELARL Horizons, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 31 janvier 2022 du maire de Guidel portant alignement individuel de la parcelle cadastrée section YL n°221, située au 4 bis, rue Villeneuve Troloch à Guidel ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux présenté le 28 février 2022 ;

2°) d'enjoindre au maire de Guidel de réexaminer sa demande d'alignement et de fixer les limites de la voie publique, aux droits de sa parcelle, conformément à la situation réelle et actuelle des lieux ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Guidel le versement d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;

- il est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation en méconnaissance de l'article L. 112-1 du code de la voirie routière.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2023, la commune de Guidel, représentée par Me Gourvennec de la SELARL LGP Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de Mme E.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme E ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la voirie routière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Le Berre ;

- les conclusions de M. Desbourdes, rapporteur public ;

- et les observations de Me Voisin, représentant la commune de Guidel.

Considérant ce qui suit :

1. Le 31 janvier 2022, le maire de Guidel a pris un arrêté d'alignement individuel afin de fixer les limites entre le domaine public routier et la parcelle YL n°221 située au 4 bis rue Villeneuve Troloch dont est propriétaire Mme E. L'intéressée a formé, contre cet arrêté, un recours gracieux, le 28 février 2022, lequel a été explicitement rejeté par un courrier du 15 avril 2022 réceptionné le 20 avril 2022. Mme E demande l'annulation de l'arrêté du 31 janvier 2022 ainsi que de la décision du 15 avril 2022.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. L'arrêté du 31 janvier 2022 a été signé par Mme D A, adjointe déléguée à l'urbanisme, en vertu d'une délégation qui lui a été consentie par un arrêté du maire de Guidel du 9 juillet 2020, transmis au contrôle de légalité le 11 juillet 2020 et publié le 13 juillet 2020, lui permettant de signer tous les documents relatifs à la gestion de l'urbanisme et droits des sols et, notamment, les arrêtés d'alignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 31 janvier 2022 doit être écarté.

3. Aux termes de l'article L. 112-1 du code de la voirie routière : " L'alignement est la détermination par l'autorité administrative de la limite du domaine public routier au droit des propriétés riveraines. Il est fixé soit par un plan d'alignement, soit par un alignement individuel. (). / L'alignement individuel est délivré au propriétaire conformément au plan d'alignement s'il en existe un. En l'absence d'un tel plan, il constate la limite de la voie publique au droit de la propriété riveraine. ". Il résulte des dispositions précitées qu'en l'absence de plan d'alignement, l'alignement individuel ne peut être fixé qu'en fonction des limites actuelles de la voie publique en bordure des propriétés riveraines.

4. L'arrêté d'alignement individuel établi par le maire de Guidel, le 31 janvier 2022, énonce que la limite entre le domaine public et la parcelle cadastrée section YL n°221, appartenant à Mme E, est " maintenue " par " un mur existant ". Si Mme E conteste l'existence même d'un muret entre la voie publique et sa propriété, en se prévalant des travaux d'extension de la maison d'habitation de sa voisine, Mme B, au cours desquels ce muret a été enlevé, il ressort des pièces du dossier et, plus particulièrement, du dossier de demande de permis de construire déposée par Mme B et des photos produites par Mme E, que le muret n'a été que partiellement démoli à cette occasion. Ainsi, la partie conservée du muret permet toujours de fixer l'alignement et dans ces conditions, l'arrêté attaqué, qui se borne à constater la limite entre la voie communale et la propriété de la requérante par la présence d'un mur, n'est pas entaché d'une erreur de fait.

5. Il résulte de ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 31 janvier 2022 ni celle de la décision du 15 avril 2022 portant rejet de son recours gracieux.

Sur les frais liés au litige :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Guidel qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de quelque somme que ce soit au titre des dépenses exposées et non compris dans les dépens.

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme E le versement à la commune de Guidel d'une somme de 1 000 euros au titre des mêmes dispositions.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.

Article 2 : Mme E versera une somme de 1 000 euros à la commune de Guidel au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C E et à la commune de Guidel.

Délibéré après l'audience du 22 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Kolbert, président du tribunal,

M. Terras, premier conseiller,

Mme Le Berre, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 février 2024.

La rapporteure,

Signé

A. Le Berre

Le président,

Signé

E. Kolbert

La greffière,

Signé

E. Douillard

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

1

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions