lundi 26 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2203125 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | BAUDET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 juin et 1er juillet 2022, M. B A, représenté par Me Baudet, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 17 juin 2022 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière et lui a fait interdiction de retour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. A soutient que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- la décision de refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- le préfet n'établit pas avoir régulièrement consulté l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- la décision de refus de titre de séjour méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il n'a pas été entendu avant l'intervention des décisions l'obligeant à quitter le territoire français, de refus de départ volontaire et d'interdiction de retour ;
- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision de refus de délai de départ est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision d'interdiction de retour est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les article L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- et les observations de Me Baudet, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant tunisien, qui avait séjourné en France en 2011 et dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée en 2012, est entré irrégulièrement en France en 2017 selon ses déclarations. Il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 1er juin 2018 à la suite de son interpellation par la police. Il a sollicité en 2018, puis le 12 octobre 2021 la délivrance d'un titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 17 juin 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour d'une durée d'un an.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () / L'étranger peut demander le bénéfice de l'aide juridictionnelle au plus tard lors de l'introduction de sa requête en annulation. () ".
3. M. A n'a pas justifié avoir présenté une demande d'aide juridictionnelle au plus tard lors de l'introduction de sa requête. Sa demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle est donc rejetée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. Par un arrêté du 9 mars 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet d'Ille-et-Vilaine a donné délégation à M. Ludovic Guillaume, secrétaire général de la préfecture et signataire de l'arrêté pour signer tous les actes relevant des attributions de l'Etat dans le département, à l'exception de certains au nombre desquels ne figurent pas les actes en matière de police des étrangers. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire dont seraient entachées les décisions contestées manque en fait et doit être écarté.
5. L'arrêté vise ou cite les dispositions des articles L. 425-9, L. 611-1, L. 611-3, L. 612-1, L. 612-6 et -10 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet a fait application, cite les dispositions de l'article L. 612-2 relatives au refus de délai de départ et mentionne la situation administrative et personnelle de l'intéressé, l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, la précédente obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet. Il comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de l'ensemble des décisions. Le moyen tiré de l'insuffisance de la motivation doit donc être écarté.
6. Cette motivation et l'ensemble des considérants de l'arrêté permettent de vérifier que le préfet, qui a pris en compte la situation de l'intéressé au regard de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, a procédé à un examen suffisant de la demande de M. A au vu des éléments que celui-ci avait présentés même si le préfet n'a pas cité la présence en France d'un de ses frères ou le courrier de rappel qu'il a adressé en préfecture. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que M. A a été opéré en mai 2018, peu de temps avant le dépôt initial de sa demande de titre de séjour. La circonstance que le préfet ait instruit sa demande en sollicitant un premier avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration en avril 2019, puis un second avis en avril 2022 peu de temps après une nouvelle intervention chirurgicale pour traiter les suites de la première intervention, n'est pas de nature à révéler, en l'espèce et compte tenu du caractère favorable de ce délai sur la situation de M. A, un examen insuffisant de sa demande de titre de séjour. Enfin, si M. A indique que le préfet n'a pas examiné les documents qu'il aurait transmis en 2022, il n'apporte aucun élément pour justifier avoir transmis au préfet de tels documents ni aucun document médical, en se bornant à produire un simple courrier de rappel de sa demande récapitulant sa situation médicale. Le moyen tiré des erreurs qu'aurait commis le préfet et de l'insuffisance de l'examen de la situation de l'intéressé doit être écarté.
7. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 de ce code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. () ".
8. Le préfet, par les pièces qu'il produit, justifie que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a été régulièrement consulté et qu'il a rendu son avis le 1er avril 2022.
9. Il ressort des pièces du dossier que le préfet d'Ille-et-Vilaine a retenu que si l'état de santé de M. A nécessitait une prise en charge médicale, le défaut de prise en charge ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. En se bornant à produire le compte-rendu d'une hospitalisation de quelques jours pour les suites d'une opération de 2018 à la suite d'une fracture du fémur, l'intéressée ne remet pas en cause cette appréciation et n'apporte aucun élément médical circonstancié quant à la gravité des conséquences d'un défaut de prise en charge médicale en 2022. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Pour les mêmes motifs, M. A n'établit pas que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation quand bien même il marche à l'aide de cannes anglaises et ressent des douleurs.
10. Il ressort des pièces du dossier que M. A a présenté une demande de titre de séjour en raison de sa situation médicale, puis a rempli le dossier médical confidentiel qu'il a adressé à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et la seule circonstance que l'imprimé de renseignement d'état-civil mentionne la présence de ses frères en France n'est pas de nature à établir qu'il aurait présenté une demande de titre de séjour sur le fondement de sa vie privée et familiale ou au titre de motifs exceptionnels. Dans ces conditions, le préfet n'étant tenu d'examiner une demande de titre de séjour que sur le ou les fondements invoqués par le demandeur, M. A ne peut invoquer utilement les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour contester un refus de titre de séjour pris sur le seul fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, où la décision faisant obligation de quitter le territoire français est prise concomitamment au refus de délivrance d'un titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, assortie le cas échéant d'un refus de délai de départ et d'une interdiction de retour, découle nécessairement du refus de titre de séjour. Le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors qu'il a pu, comme en l'espèce, produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de sa demande de titre de séjour et faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile durant l'instruction de sa demande, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu résultant de l'article 41 de la chartre des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.
12. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
13. Il ressort des pièces du dossier que M. A est célibataire, sans charge de famille en France. Il n'établit ni l'existence de la relation sentimentale qu'il allègue avoir en France ni être dépourvu d'attaches familiales à l'étranger où résident ses parents. Il n'établit pas avoir des relations d'une intensité particulière avec ses frères même s'il est hébergé par l'un d'entre eux. Dans ces conditions, le préfet d'Ille-et-Vilaine n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. Il résulte de ce qui précède que M. A qui n'a pas établi l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français qui lui a été opposé, n'est pas fondé à l'invoquer, par voie d'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision de refus de délai de départ et de la décision portant interdiction de retour.
15. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".
16. Il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en date du 1er juin 2018 qui, contrairement à ce qu'il soutient, lui a été régulièrement notifiée le même jour et à laquelle il s'est soustrait. Dans ces conditions, le préfet était fondé à considérer que l'intéressé présente un risque de soustraction à la présente obligation de quitter le territoire français et à refuser d'accorder un délai de départ. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
17. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
18. Il ressort des pièces du dossier que le préfet d'Ille-et-Vilaine a mentionné la durée de la présence de M. A en France, les liens qu'il peut avoir avec la France, la précédente obligation de quitter le territoire français dont il avait fait l'objet en juin 2018 et la menace qu'il représente pour l'ordre public. Dans ces conditions, il a statué sur l'ensemble des critères lui permettant de fixer la durée de l'interdiction de retour et le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit être écarté.
19. Il ressort des pièces du dossier que M. A ne fait état d'aucune circonstance humanitaire pouvant justifier de ne pas lui faire interdiction de retour en France. Par ailleurs, l'intéressé qui a déjà fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, qui a été condamné en justice et qui n'apporte aucun élément sur les faits et les infractions inscrits au fichier des antécédents judiciaires tenant à des infractions à la législation sur les stupéfiants et au port réitéré d'armes de catégorie 1 ou 4, qui a peu de liens avec la France dans laquelle il réside depuis relativement peu de temps, n'établit pas que le préfet d'Ille-et-Vilaine aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en édictant une interdiction de retour d'une durée d'un an.
20. Par ailleurs, et pour les motifs retenus au point 13, M. A n'établit pas que le préfet aurait méconnu son droit au respect de sa vie privée et familiale en prenant cette décision d'interdiction du territoire d'une durée d'un an.
21. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 17 juin 2022, par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine lui a refusé la délivrance d'un de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière.
Sur les frais liés au litige :
22. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. A doivent, dès lors, être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : M. A n'est pas admis à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3: Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 12 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gosselin, président,
Mme Gourmelon, première conseillère,
M. Desbourdes, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2022.
Le président-rapporteur,
signé
O. C
L'assesseur le plus ancien,
signé
V. GourmelonLa greffière,
signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026