jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2203139 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | LE VERGER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 juin 2022, Mme A F, représentée par Me Le Verger, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 mars 2022 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de 30 jours, et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation administrative et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au profit de son conseil au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
La décision de refus de titre de séjour :
- a été signée par une autorité incompétente ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
La décision lui faisant obligation de quitter le territoire français :
- est illégale, par voie d'exception de la légalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
La décision fixant le pays de renvoi :
- est illégale, par voie d'exception de la légalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme F ne sont pas fondés.
Mme F a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- et les observations orales de Me Zaegel, avocate de Mme F.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F, ressortissante congolaise née le 22 avril 1994, est entrée en France le 7 mai 2019 avec sa fille, selon ses déclarations. Elle a donné naissance à un second enfant, né en France le 7 juin 2019. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'OFPRA, confirmée par la CNDA le 23 novembre 2021. Par la présente requête, elle demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 7 mars 2022 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de 30 jours, et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté litigieux a été signé par M. C E, sous-préfet de l'arrondissement de Rennes, secrétaire général de la préfecture d'Ille-et-Vilaine. Celui-ci disposait d'une délégation de signature, accordée par un arrêté du 8 mars 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 35-2021-085 du 2 juin suivant, à l'effet de signer tous actes et arrêtés relevant des attributions de l'Etat dans le département d'Ille-et-Vilaine, ce qui inclut les décisions de refus de titre de séjour et d'obligations de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision de refus de titre de séjour aurait été signée par une autorité incompétente doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an () ".
4. La partie qui justifie d'un avis du collège des médecins de l'OFII venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour et, dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, la possibilité pour celui-ci de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires et, en cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le préfet, se fondant sur l'avis du collège des médecins de l'OFII du 30 décembre 2021, a retenu que l'état de santé de Mme F nécessitait un traitement médical dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. En se bornant à faire état de ce qu'elle était privée d'un suivi psychiatrique lors de sa convocation à la préfecture et de ce que les médecins de l'OFII ne disposaient d'aucun élément permettant de conclure sur les conséquences de l'arrêt de sa prise en charge médicale, elle ne remet pas en cause cette appréciation, alors au demeurant qu'il est constant que le médecin rapporteur de l'OFII a procédé à un examen complémentaire de la requérante et que deux psychiatres composaient le collège des médecins. Notamment, si les deux certificats médicaux produits, en date des 29 avril et 3 mai 2022, attestent de ce que son état de santé nécessite une prise en charge médicale, aucune pièce médicale au dossier justifie de ce que le défaut de traitement se traduirait par des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par ailleurs, si la requérante l'allègue, elle n'établit pas que son état psychologique résulte de traumatismes subis dans son pays d'origine, alors au demeurant que sa demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA puis la CNDA. Dans ces conditions, le collège des médecins, pas plus que le préfet, n'étaient tenus de se prononcer sur la possibilité pour Mme F de bénéficier d'un accès effectif à un traitement approprié dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
7. Mme F soutient que la décision de refus de titre de séjour a été prise en méconnaissance de ces stipulations aux motifs que son état de santé s'est gravement détérioré lorsqu'elle a momentanément été privée de traitement justifiant le placement provisoire de ses enfants auprès du service de l'aide sociale à l'enfance, et qu'elle a été acceptée en formation " se préparer au métier d'agent des services de logistique " en vue de trouver un emploi. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté contesté, Mme F bénéficie de moins de trois années de présence sur le territoire national alors que sa demande d'asile a été rejetée par l'OFRPA et la CNDA. Par ailleurs, elle ne justifie d'aucune intégration particulière et n'établit pas l'intensité et l'ancienneté de ses liens avec la France. Elle ne démontre pas plus être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où elle a vécu la majeure partie de sa vie. En outre, et ainsi qu'il a été dit au point 5, si elle l'allègue, elle n'établit pas que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut se traduirait par des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué ne porte pas, eu égard à la durée et aux conditions de séjour de l'intéressée en France, une atteinte disproportionnée à son droit
de mener une vie privée et familiale normale, alors même qu'elle a été acceptée en formation
" se préparer au métier d'agent des services de logistique ". Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté comme manquant en fait.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
9. Mme F soutient que l'intérêt supérieur de ses deux enfants implique qu'elle fasse l'objet d'un traitement médical en France et qu'ils restent sur le territoire national où ils bénéficient d'une mesure d'assistance éducative en milieu ouvert. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit au point 5 que la requérante ne démontre pas que le défaut de traitement se traduirait
par des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé. Par ailleurs, aucune circonstance ne fait obstacle à ce que la requérante et ses deux enfants quittent le territoire français et retournent dans leur pays d'origine où réside leur père, alors même que les enfants bénéficient d'une mesure d'assistance éducative en milieu ouvert. Dans ces conditions, la décision litigieuse n'a pas pour conséquence de séparer les enfants de leur mère. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3§1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
10. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision litigieuse serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de Mme F.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision d'obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 10 que les moyens dirigés à l'encontre de la décision de refus de titre de séjour ont été écartés. Par suite, Mme F n'est pas fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale, par voie d'exception de la légalité de la décision de refus de titre de séjour.
12. En deuxième lieu, les moyens tirés de ce que la décision litigieuse méconnaitrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et serait entachée une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de Mme F doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux point 5, 7, 9 et 10.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision fixant le pays de renvoi :
13. En premier lieu, résulte de ce qui a été dit aux points 11 et 12 que les moyens dirigés à l'encontre de la décision d'obligation de quitter le territoire français ont été écartés. Par suite, Mme F n'est pas fondée à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi serait illégale, par voie d'exception de la légalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français.
14. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux vise les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui constituent la base légale des décisions fixant le pays de renvoi. Il comporte ainsi les considérations de droit constituant le fondement de la décision litigieuse. Par ailleurs, l'arrêté mentionne que Mme F n'établit pas être exposée à des peines ou traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et que les craintes qu'elle a exprimées en cas de retour dans son pays d'origine ont été jugées infondées par l'OFPRA et la CNDA. Il contient ainsi les considérations de fait qui en constituent le fondement. Dans ces conditions, la motivation de la décision litigieuse est suffisamment développée pour permettre à l'intéressée d'en saisir les motifs et au juge d'exercer son contrôle en toute connaissance de cause. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi est insuffisamment motivée doit être écarté.
15. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". En vertu de l'article 3 de cette convention : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
16. Mme F doit être regardée comme soutenant qu'un renvoi dans son pays d'origine, la République démocratique du Congo, l'exposerait à une absence de traitement dont les conséquences seraient exceptionnellement graves sur son état de santé et qu'elle craint pour sa vie en raison de ses convictions politiques. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier, ainsi qu'il a été précisé au point 5, que la pathologie ne nécessite pas de soins dont le défaut pourrait entrainer des conséquences d'exceptionnelle gravité ou que son état psychologique résulte de traumatismes subis en République démocratique du Congo. Par ailleurs, il ne ressort pas plus des pièces du dossier qu'elle serait effectivement et personnellement menacée, dans sa vie ou sa liberté, ni qu'elle serait effectivement exposée à la torture ou à des traitements inhumains ou dégradants dans son pays d'origine, alors au demeurant que sa demande d'asile a été rejetée par l'OFRPA et la CNDA aux motifs que les craintes alléguées, sommaires et peu personnalisées, ne sont pas établies. Par suite, les moyens tirés de ce que le préfet aurait fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou aurait méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté litigieux doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions de Mme F tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation administrative et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte.
Sur les frais liés à l'instance :
19. Mme F ayant été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Toutefois, ces dispositions font obstacle à ce que la somme de 1 500 euros sollicitée par Mme F au profit de son conseil sous réserve de son renoncement à percevoir la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A F et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Descombes, président,
M. Moulinier, premier conseiller,
M. Grondin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022.
Le rapporteur,
signé
T. B
Le président
signé
G. Descombes
Le greffier,
signé
J-M. Riaud
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026