mardi 2 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2203140 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | OQTF 6 sem |
| Avocat requérant | LE BIHAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 juin 2022, Mme B A, représentée par Me Le Bihan, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 mai 2022 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine lui fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le Cameroun comme pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine, à titre principal, de lui délivrer une attestation de demande d'asile portant la mention " procédure normale " dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à Me Le Bihan de la somme de 1 800 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de l'acte attaqué ;
- la décision litigieuse a été prise en violation des dispositions combinées des articles L. 542-1, L. 542-2, L. 531-24 et L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire, dès lors que la décision de rejet de sa demande d'asile ne lui a pas été régulièrement notifiée ;
- la décision litigieuse a été prise en méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- prévoyant son renvoi au Cameroun, elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 juin 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Vergne, président, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les observations de Me Le Bihan, représentant Mme A, qui se réfère aux écritures et qui fait valoir en particulier que : Mme A n'a appris que lors de la notification de la mesure d'éloignement litigieuse l'existence et la notification supposée, à la date du 3 mars 2022, de la décision de rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) ; elle est allée voir le service de domiciliation administrative Coallia qui lui a confirmé qu'aucun avis de passage de La Poste n'avait été reçu pour un pli en provenance de l'OFPRA à cette date ; la décision d'éloignement ne pouvait être légalement prise avant que le rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA lui soit régulièrement notifiée, ce qui n'a pu être le cas dès lors qu'elle n'a pas été mise en mesure d'aller récupérer le pli recommandé mis en instance à La poste ; un recours contre la décision de l'OFPRA dont elle a eu connaissance dans le cadre de la présente procédure a été adressé la semaine dernière à la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), comportant à titre liminaire un développement sur la recevabilité de ce recours eu égard aux conditions de notification de la décision de l'OFPRA ; la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales justifie également l'annulation de l'arrêté litigieux ; Mme A a des choses à dire et estime qu'il n'a pas été tenu compte à tort du risque qu'elle fait valoir en cas de retour au Cameroun du fait de son orientation sexuelle, alors que sa relation amoureuse avec sa meilleure amie, longtemps clandestine, a été découverte et l'a exposée à des menaces de mort de la part de son beau-père et des autres membre de sa famille, et que les autorités de l'État n'assureront pas sa protection, l'homosexualité étant réprimée par le droit camerounais et faisant l'objet d'une politique de répression active de la part des autorités ; si ses déclarations ont été jugées insuffisamment précises par l'OFPRA, c'est en raison du fait que sa liaison avec sa meilleure amie, longtemps clandestine, n'a pas éveillé les soupçons, jusqu'à ce que sa mère les surprenne ; mais les violences subies sont bien réelles et elle justifie par le certificat d'un psychologue du syndrome post-traumatique dont elle est atteinte.
- et les déclarations de Mme A, qui déclare que : étant en danger dans son pays, elle veut rester en France où elle est suivie par des psychologues et des médecins pour aller mieux et qui, en réponse à la question du magistrat désigné, confirme qu'elle n'a pas reçu l'information d'un pli mis à sa disposition par La Poste, et explique qu'habituellement, dans ce type de cas de figure, elle est avertie par le service de domiciliation par un message SMS et l'information est également mise à sa disposition via internet par consultation de l'application informatique permettant aux personnes domiciliées administrativement de voir ce qui leur est adressé ; or elle n'a eu accès à aucune information et la personne en charge du suivi informatique des correspondances à Coallia lui a confirmé l'absence de dépôt d'un pli en provenance de l'OFPRA.
Le préfet d'Ille-et-Vilaine n'était pas représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante camerounaise née en 1994, est entrée irrégulièrement sur le territoire français le 15 novembre 2019 selon ses déclarations. Elle a présenté une demande d'asile qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le le 23 février 2022. Estimant que cette décision avait été régulièrement notifiée à l'intéressée le 3 mars 2022 et était devenue définitive faute d'être contestée devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), le préfet d'Ille-et-Vilaine a alors, par un arrêté du 19 mai 2022 pris sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, décidé de l'obliger à quitter le territoire français dans le délai trente jours et a fixé le Cameroun comme pays de destination d'une mesure d'éloignement forcé. Mme A demande l'annulation de ces décisions.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Mme A justifiant avoir formé une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. D'une part, aux termes de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français. " Aux termes de l'article L. 541-2 du même code : L'attestation délivrée en application de l'article L. 521-7, dès lors que la demande d'asile a été introduite auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, vaut autorisation provisoire de séjour et est renouvelable jusqu'à ce que l'office et, le cas échéant, la Cour nationale du droit d'asile statuent. ". L'article L. 542-1 du même code dispose que : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci. ". Enfin, l'article R. 531-19 du même code dispose que : " La date de notification de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides qui figure dans le système d'information de l'office, et qui est communiquée au préfet compétent et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au moyen de traitements informatiques, fait foi jusqu'à preuve du contraire. " et l'article R. 531-20 que " La preuve de la notification de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides peut être apportée par tout moyen ".
4. D'autre part, selon les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 4o La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3o ; () "
5. Il résulte de ces dispositions que l'étranger qui demande l'asile a le droit de séjourner sur le territoire national à ce titre jusqu'à ce que la décision rejetant sa demande lui ait été notifiée régulièrement par l'OFPRA ou, si un recours a été formé devant elle, jusqu'à la décision de la CNDA. En l'absence de notification de la décision de l'OFPRA, et alors même qu'il incombe aux services de l'Office d'y pourvoir, l'autorité administrative ne peut regarder l'étranger à qui l'asile a été refusé comme ne bénéficiant plus de son droit provisoire au séjour ou comme se maintenant irrégulièrement sur le territoire.
6. Au cas particulier, l'extrait de la base de données "Telemopfra " produit par le préfet d'Ille-et-Vilaine comporte l'information que la décision rendue le 23 février 2022 par l'OFPRA concernant Mme A a été notifiée le 3 mars 2022, et, d'autre part, la mention " pli revenu ". Ces mentions sont cohérentes, d'une part, avec la copie de l'accusé de réception également produit en défense, comportant la mention " présenté le 3 mars 2022 " et dont la case " pli avisé et non réclamé " est cochée, et, d'autre part, avec la mention " reçu le 21 mars 2022 OFPRA courrier ", figurant sur l'enveloppe d'expédition du pli et attestant d'un retour de celui-ci à l'expéditeur à cette date.
7. Toutefois, Mme A fait valoir qu'elle n'a pas été avisée de l'arrivée d'un courrier recommandé de l'OFPRA à son intention le 3 mars 2022, ni d'ailleurs ultérieurement, et que ce n'est qu'à la lecture de la décision d'éloignement litigieuse, initialement mise en instance à La Poste et récupérée par elle en temps utile, qu'elle a appris que l'OFPRA avait statué négativement sur sa demande d'asile, par une décision censée lui avoir été notifiée le 3 mars 2022 et qui serait donc devenue définitive. Pour justifier de son allégation, elle produit deux attestations du service de domiciliation Coallia 35 de Rennes, où elle était et reste domiciliée, certifiant qu'aucun pli recommandé de l'OFPRA n'a été présenté à son intention à la date du 3 mars 2022, ni d'ailleurs aucun pli recommandé avant le mois de juin 2022. Ni la validité ni la portée de ces attestations ne sont discutées en défense. En réponse aux questions qui lui sont posées à l'audience, la requérante expose qu'elle n'a pas reçu l'information d'un pli mis à sa disposition par La Poste, alors qu'habituellement, elle est avertie par le service de domiciliation par un message SMS et que l'information est également mise à sa disposition par internet sur l'application informatique, qu'elle consulte régulièrement, permettant aux personnes domiciliées administrativement d'avoir connaissance des correspondances qui leur sont adressées. Elle expose qu'elle n'a eu accès à aucune information de cette nature et que la personne en charge du suivi informatique des correspondances à Coallia lui a confirmé l'absence de dépôt d'un pli en provenance de l'OFPRA. Il est enfin soutenu par l'avocate de Mme A qu'un recours contre la décision de l'OFPRA est désormais pendant devant la CNDA, comportant à titre liminaire un développement sur la recevabilité de ce recours eu égard aux conditions irrégulières de notification de cette décision.
8. En réponse à cette argumentation, le préfet d'Ille-et-Vilaine, qui n'a pas répliqué aux attestations produites, n'apporte pas d'éléments suffisants tels qu'une attestation de La Poste, de nature à établir que, par un avis de passage ou par tout autre moyen, le service de domiciliation administrative hébergeant Mme A aurait bien été rendu dépositaire d'une information permettant à l'intéressée d'être avertie qu'un pli recommandé à son nom était mis en instance à La Poste le 3 mars 2022. Dans ces conditions, il n'est pas établi que, préalablement à l'édiction de l'arrêté contesté du 19 mai 2022, Mme A avait reçu notification régulière de la décision du 23 février 2022 de l'OFPRA. Dès lors, et dans les circonstances particulières de l'espèce, Mme A continuait à bénéficier de son droit provisoire au séjour et ne pouvait faire l'objet de la mesure d'éloignement litigieuse. La requérante est, par suite, fondée à soutenir que cette décision a été prise en violation des dispositions précitées de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à en demander l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
9. Alors qu'il est soutenu à l'audience que la CNDA est désormais saisie d'un recours de Mme A dirigé contre le rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA, le présent jugement implique nécessairement, que, dans l'attente de la décision que rendra cette juridiction, Mme A soit munie d'une attestation de demande d'asile. Il y a lieu d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer une telle attestation dans le délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais d'instance :
10. Mme A étant admise à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve de l'admission définitive de la requérante à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Le Bihan, son avocate, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État, partie perdante, le versement à cette avocate de la somme de 1 000 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à la requérante par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à Mme A.
D É C I D E :
Article 1er : Mme A est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'arrêté du 19 mai 2022 du préfet d'Ille-et-Vilaine est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine de délivrer à une attestation de demande d'asile à Mme A dans le délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de Mme A à l'aide juridictionnelle, et sous réserve que Me Le Bihan renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, ce dernier versera à Me Le Bihan une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à la requérante par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à Mme A.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Le Bihan et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 août 2022.
Le magistrat désigné,
signé
G.-V. CLa greffière d'audience,
signé
P. Cardenas
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026