mardi 19 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2203307 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS CLAISSE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
A une requête et des mémoires, enregistrés les 29 juin, 7 juillet et 15 juillet 2022, M. F B, représenté A Me Bluteau, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 18 mars 2022 A laquelle la présidente de la commission locale d'agrément et de contrôle (CLAC) a refusé de lui délivrer une autorisation d'exercice, ainsi que la décision implicite A laquelle son recours administratif préalable obligatoire auprès du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a été rejeté ;
3°) d'enjoindre au CNAPS de réexaminer sa demande ;
4°) de mettre à la charge du CNAPS le versement de la somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ou subsidiairement, de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite : il se trouve, depuis le 18 mai 2022, placé A son employeur en situation de dispense d'activité non rémunérée, et menacé d'une rupture de son contrat de travail à durée indéterminée ; il ne peut lui être opposé de ne pas avoir formé de référé dès l'intervention de la décision du 18 mars 2022, dès lors qu'il ne se trouvait pas à cette date dispensé d'activité ; le CNAPS ne peut davantage lui opposer la circonstance qu'il pourrait toucher des indemnités en cas de licenciement ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
* la décision de la CLAC ne mentionne pas le nom et le prénom de la présidente, de sorte qu'il est impossible de vérifier sa compétence ; en toute hypothèse, cette autorité n'était pas compétente ;
* le motif de refus qui lui a été opposé tiré de ce qu'il ne justifierait pas d'un titre de séjour depuis 5 ans, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation; il a toujours séjourné régulièrement en France depuis le 12 avril 2017, soit sous couvert d'un récépissé de demande d'un titre de séjour ou d'une attestation délivrée A les services de la préfecture d'Ille-et-Vilaine, maintenant ses droits au séjour et au travail, soit d'une carte de séjour temporaire, soit d'une carte de résident, depuis le 22 juillet 2021 ; si après expiration de sa carte de séjour temporaire le 8 avril 2015, le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de renouveler son titre de séjour, ce refus a été annulé A arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes ; le CNAPS, à tort, ne prend pas en compte les périodes au cours desquelles il bénéficiait d'un récépissé alors que cette situation correspond aux périodes d'examen de ses demandes de renouvellement ; lors de ses précédentes demandes, le CNAPS avait pourtant admis qu'il disposait de titres de séjour depuis 5 ans, en prenant en compte les périodes de séjour sous couvert d'un récépissé ; il ne peut être tenu responsable des délais de traitement de ses demandes A l'administration.
A un mémoire en défense, enregistré le 12 juillet 2022, le conseil national des activités privées de sécurité, représenté A la Selarl Centaure Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 500 euros soit mise à la charge de M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, le requérant n'ayant pas produit une copie de la requête à fin d'annulation de la décision litigieuse ;
- les conclusions dirigées contre la décision du 18 mars 2022 sont irrecevables, la décision prise sur le recours administratif préalable obligatoire formé auprès du CNAPS s'y étant substituée ;
- la condition d'urgence n'est pas satisfaite :
* le requérant a attendu la naissance de la décision prise sur recours, alors qu'il aurait pu saisir le juge des référés d'une demande de suspension de la décision initiale ;
* il n'apporte aucun élément sur sa situation professionnelle permettant de caractériser une situation d'urgence ; en tout état de cause, si le requérant voyait effectivement son contrat de travail rompu, il percevra des indemnités de licenciement et de remplacement ; il ne justifie pas ne pas pouvoir exercer un emploi dans un autre domaine ;
- aucun moyen n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
* le moyen tiré de ce que la décision de la CLAC méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration est inopérant à l'encontre de la décision du CNAPS, qui s'y est substituée ; à supposer que ce moyen soit dirigé contre cette seconde décision, il est également inopérant puisqu'il s'agit d'une décision implicite ;
* le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision litigieuse doit être écarté ; l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure impose aux étrangers sollicitant l'autorisation d'exercer une activité de surveillance la détention d'un titre de séjour depuis au moins 5 ans ; au cas d'espèce, le requérant ne justifie que d'un titre de séjour que depuis le 19 septembre 2017 ; la circonstance que la Cour administrative d'appel de Nantes a annulé un refus de délivrance de titre de séjour est sans incidence ; le requérant ne peut davantage se prévaloir de la précédente autorisation qui lui a été délivrée ;
* une éventuelle injonction ne saurait impliquer que la délivrance d'un titre provisoire.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête au fond n° 2203080.
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Gourmelon, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 18 juillet 2022 :
- le rapport de Mme E,
- les observations de Me Monteau, substituant Me Bluteau, qui reprend le contenu de ses écritures et précise en outre que M. B exerce des activités dans le domaine de la sécurité depuis 2011, et, s'agissant de l'urgence, explique que le requérant a choisi de ne pas saisir immédiatement le juge des référés d'une demande de suspension de la décision du 18 mars 2022 en raison des discussions qui étaient alors en cours avec son employeur pour rechercher un reclassement sur des fonctions ne requérant pas une autorisation d'exercice ; cette possibilité de reclassement ayant échoué, l'urgence est manifeste dans la mesure où M. B ne perçoit plus de rémunération de la part de son employeur depuis le 18 mai 2022, où il a cinq enfants à charge et des prêts à rembourser, et où il ne peut être sérieusement soutenu qu'une indemnité de licenciement et des indemnités d'aide au retour à l'emploi pourraient compenser la perte de son salaire ; s'agissant du doute sérieux, sur la légalité des décisions litigieuses, le requérant explique dans quelles circonstances il s'est vu délivrer des récépissés de demande de titre de séjour valables pendant l'examen de ses demandes de renouvellement de titre ;
- les observations de Me Coquillon, représentant le CNAPS, qui abandonne le moyen tiré de l'irrecevabilité de la requête dès lors que le requérant a justifié de l'introduction d'une requête au fond, et pour le surplus, insiste sur le défaut d'urgence, en relevant que le requérant aurait pu saisir le tribunal dès le 18 mai 2022, que les revenus de remplacement qu'il pourrait percevoir en cas de perte d'emploi peuvent lui permettre de faire face à ses frais jusqu'au mois de septembre 2022, date à laquelle il justifiera de titres de séjour d'une durée de cinq ans et que les qualifications qu'il détient lui permettraient de trouver du travail dans d'autres secteurs non soumis à autorisation ; s'agissant de la légalité, elle insiste sur l'inopérance du moyen de légalité externe opposé au sujet de la décision de la CLAC à l'encontre de la décision du CNAPS et insiste sur le fait qu'un récépissé de demande de titre n'est pas équivalent à un titre de séjour.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. F B, ressortissant D, titulaire d'une carte professionnelle délivrée A le conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de cinq ans parvenant à expiration le 17 mai 2022, a sollicité le renouvellement de sa carte professionnelle. A décision du 18 mars 2022, la présidente de la commission locale d'agrément et de contrôle a rejeté cette demande au motif que l'intéressé ne justifiait pas de la détention d'un titre de séjour depuis cinq ans. M. B a formé le 22 mars 2022 un recours administratif préalable obligatoire auprès du CNAPS, dont cette instance a accusé réception le 27 avril 2022. Le silence gardé pendant deux mois sur ce recours ayant fait naître une décision implicite de rejet, M. B demande au juge des référés de suspendre l'exécution de cette décision implicite, et de celle du 18 mars 2022.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée A la juridiction compétente ou son président () ".
3. M. B justifie avoir déposé une demande d'aide juridictionnelle. Il y a A suite lieu, en application des dispositions précitées, de prononcer son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur la recevabilité :
4. Aux termes de l'article L. 633-3 du code de la sécurité intérieure : " Tout recours contentieux formé A une personne physique ou morale à l'encontre d'actes pris A une commission d'agrément et de contrôle est précédé d'un recours administratif préalable devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux. ". Aux termes de l'article R. 633-9 du même code : " () Toute décision de la Commission nationale d'agrément et de contrôle se substitue à la décision initiale de la commission locale d'agrément et de contrôle. ". Il résulte de ces dernières dispositions que la décision implicite née le 27 juin 2022 du silence gardé A le CNAPS sur le recours administratif préalable formé A M. B contre la décision du 18 mars 2022 de la CLAC s'est substituée à cette première décision et qu'en conséquence, les conclusions tendant à la suspension de la décision du 18 mars 2022 doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
5. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne l'urgence :
6. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il en va ainsi alors même que cette décision n'aurait un objet ou des répercussions que purement financiers et qu'en cas d'annulation, ses effets pourraient être effacés A une réparation pécuniaire. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies A le requérant, si les effets de l'acte contesté sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
7. Il résulte de l'instruction que M. B est employé A contrat à durée indéterminée au sein d'une société spécialisée en sécurité. Sa précédente autorisation d'exercice étant parvenue à expiration le 17 mai 2022, son employeur lui a notifié, à compter du 18 mai 2022, une dispense d'activité non rémunérée, et lui a enjoint de justifier de son agrément professionnel sans délai, à défaut de quoi l'entreprise envisagerait de rompre son contrat de travail. Le requérant explique que l'absence de saisine du juge des référés dès l'intervention de la décision initiale du 18 mars 2022 se justifiait A l'existence de discussions avec son employeur concernant un éventuel reclassement, qui n'ont pu aboutir. Le requérant justifie, A les pièces produites, être père de cinq enfants mineurs à sa charge partagée, et produit plusieurs factures et échéanciers de prêts correspondant à des charges fixes qu'il devra assumer quelle que soit l'évolution de ses revenus. Dans ces circonstances, l'exécution de la décision litigieuse, qui l'expose à court terme à la perte de son emploi à durée indéterminée et des revenus d'activité y afférents, doit être regardée comme préjudiciant de manière grave et immédiate à sa situation personnelle. La condition d'urgence doit, A suite, être considérée comme remplie sans qu'aucun intérêt public ne s'y oppose.
En ce qui concerne les moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision :
8. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure : " Sont soumises aux dispositions du présent titre, dès lors qu'elles ne sont pas exercées A un service public administratif, les activités qui consistent : 1° À fournir des services ayant pour objet la surveillance humaine ou la surveillance A des systèmes électroniques de sécurité ou le gardiennage de biens meubles ou immeubles ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans ces immeubles ou dans les véhicules de transport public de personnes ; () ". Aux termes de l'article L. 612-20 de ce même code : " Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : () 4° bis Pour un ressortissant étranger ne relevant pas de l'article L. 233-1 du même code, s'il n'est pas titulaire, depuis au moins cinq ans, d'un titre de séjour ; () ".
9. Il résulte de l'instruction que le motif du refus opposé à la demande de renouvellement d'autorisation d'exercice formulée A M. B est tiré de ce que le requérant ne justifie pas d'un titre de séjour depuis au moins cinq ans. La décision prise A le CNAPS à la suite du recours administratif préalable obligatoire formé A le requérant à l'encontre de la décision du 18 mars 2022 s'étant substituée à cette première décision, les conditions fixées A les dispositions précitées doivent s'apprécier à la date à laquelle est née la décision prise sur recours, c'est-à-dire à la date du 27 juin 2022.
10. Il résulte de l'instruction que M. B, après avoir vu sa demande de renouvellement de titre de séjour rejetée A le préfet d'Ille-et-Vilaine A arrêté du 27 juillet 2015, a formé un recours contre cette décision. A arrêt du , la Cour administrative d'appel de C a annulé ce refus après avoir jugé que le requérant se trouvait dans une situation où il pouvait prétendre de plein droit à la délivrance d'un titre de séjour. Dans l'intervalle, M. B a formulé une nouvelle demande de titre de séjour, et s'est vu délivrer un récépissé de demande de titre l'autorisant à se maintenir sur le territoire français et à travailler à compter du 12 avril 2017. A la suite, un titre de séjour lui a été délivré à compter du 19 septembre 2017. Ultérieurement, le requérant a bénéficié de plusieurs renouvellements de titre, avant de se voir délivrer une carte de résident en 2021. Si, à plusieurs reprises, le requérant a, pendant les cinq ans précédant la date du 27 juin 2022, séjourné sur le territoire français sous couvert de récépissés de demandes de titre pendant les périodes d'examen de sa situation, cette circonstance ne saurait lui être opposée dès lors que ces documents ont bien eu pour effet de l'autoriser à séjourner sur le territoire français, dans l'attente du traitement définitif de ses demandes A l'autorité préfectorale. Ainsi, dès lors que M. B doit être regardé comme justifiant d'un séjour régulier en France depuis plus de cinq ans, quels qu'aient pu être les documents ayant autorisé ce séjour sur cette période, le moyen tiré de ce que la décision litigieuse est entachée d'une erreur d'appréciation est propre à créer un doute sérieux, en l'état de l'instruction, quant à sa légalité.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conditions d'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont réunies. Il y a lieu, A suite, de suspendre l'exécution de la décision implicite du 27 juin 2022 A laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité a refusé de lui délivrer cette autorisation.
Sur les conclusions à fin d'injonction:
12. La présente ordonnance implique, comme M. B le demande, que le conseil national des activités privées de sécurité procède au réexamen de sa situation. Il y a lieu d'enjoindre au conseil national des activités privées de sécurité d'agir en ce sens, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Sur les dépens :
13. Aucun frais de cette nature n'ayant été engagé dans le cadre de la présente instance, les conclusions présentées A M. B à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. M. B ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et sous réserve de son admission définitive à l'aide juridictionnelle, son avocat peut se prévaloir des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du conseil national des activités privées de sécurité une somme de 800 euros, à payer à Me Bluteau, avocat de M. B, au titre des frais exposés à raison de la présente instance et non compris dans les dépens, sous réserve que cet avocat renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B A le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 800 euros lui sera versée.
15. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement A l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre A le conseil national des activités privées de sécurité doivent, dès lors, être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'exécution de la décision du 27 juin 2022 A laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité a refusé de délivrer une autorisation d'exercice à M. B en qualité de prestataire de formation est suspendue.
Article 3 : Il est enjoint au conseil national des activités privées de sécurité de réexaminer la demande de M. B, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 4 : Le conseil national des activités privées de sécurité versera à Me Bluteau la somme de 800 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive de M. B à l'aide juridictionnelle et de la renonciation de cet avocat à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B A le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 800 euros lui sera versée.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Les conclusions du conseil national des activités privées de sécurité présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 7 : La présente ordonnance sera notifiée à M. F B et au conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Rennes, le 19 juillet 2022.
Le juge des référés,
signé
V. ELa greffière d'audience,
signé
E. Fournet
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026