vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2203316 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 juin 2022 et le 15 février 2024, l'EARL de la Bruyère Blanche, représentée par la SELARL Debuyser Ploux, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 juin 2022 par laquelle la présidente de la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale a décidé de préempter les parcelles cadastrées sections ZH nos 336, 337, 189 et 403 situées sur le territoire de la commune de Landrévarzec ;
2°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision d'exercer le droit de préemption est entachée d'un vice d'incompétence ;
- elle est entachée d'un vice de forme ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 21 décembre 2022 et le 28 mars 2024, la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale, représentée par la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de l'EARL de la Bruyère Blanche la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 21 juin 2024 :
- le rapport de M. Radureau,
- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,
- et les observations de Me Voisin, de la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, représentant la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale.
Une note en délibéré, présentée pour la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale, a été enregistrée le 28 juin 2024 et communiquée aux parties.
L'affaire a été renvoyée à une audience ultérieure.
Par un courrier du 9 juillet 2024, le greffe du tribunal a demandé à la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale de produire tout élément de nature à justifier que la décision de délégation du 13 juin 2022 a été affichée en mairie comme elle l'allègue dans la note en délibéré.
Le 16 juillet 2024, la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale a produit des pièces en réponse à cette demande qui ont été communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à une nouvelle audience publique.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Villebesseix,
- les conclusions de M. Blanchard, rapporteur public,
- et les observations de Me Tremouilles, de la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, représentant la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Volailles de l'Odet, propriétaire des parcelles cadastrées section ZH nos 336, 337, 189 et 403 situées sur le territoire de la commune de Landrévarzec a été placée en liquidation judiciaire par une ordonnance du 3 mai 2019. Par une déclaration d'intention d'aliéner reçue en mairie le 14 octobre 2021, la commune a été informée de l'adjudication, rendue obligatoire par une disposition législative ou réglementaire du bâtiment industriel édifié sur ces parcelles. Par un jugement du tribunal judiciaire de Quimper du 18 mai 2022, le bien a été adjugé à l'EARL de la Bruyère Blanche pour la somme de 201 000 euros. Par une décision du 13 juin 2022, la présidente de la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale a décidé de préempter ce bien et donc de se substituer à l'adjudicataire. L'EARL de la Bruyère Blanche demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte :
2. Aux termes de l'article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales : " Le maire peut, en outre, par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie, et pour la durée de son mandat : () 15° D'exercer, au nom de la commune, les droits de préemption définis par le code de l'urbanisme, que la commune en soit titulaire ou délégataire, de déléguer l'exercice de ces droits à l'occasion de l'aliénation d'un bien selon les dispositions prévues aux articles L. 211-2 à L. 211-2-3 ou au premier alinéa de l'article L. 213-3 de ce même code dans les conditions que fixe le conseil municipal ;() ". Aux termes de l'article L. 213-3 de ce code : " Le titulaire du droit de préemption peut déléguer son droit à l'Etat, à une collectivité locale, à un établissement public y ayant vocation ou au concessionnaire d'une opération d'aménagement. Cette délégation peut porter sur une ou plusieurs parties des zones concernées ou être accordée à l'occasion de l'aliénation d'un bien. Les biens ainsi acquis entrent dans le patrimoine du délégataire. Dans les articles L. 211-1 et suivants, L. 212-1 et suivants, L. 213-1 à L. 213-18 et L. 219-1 à L. 219-13, l'expression "titulaire du droit de préemption" s'entend également, s'il y a lieu, du délégataire en application du présent article. ". Aux termes de l'article L. 5211-9 du même code : " () Le président de l'établissement public de coopération intercommunale peut, par délégation de son organe délibérant, être chargé d'exercer, au nom de l'établissement, les droits de préemption, ainsi que le droit de priorité, dont celui-ci est titulaire ou délégataire en application du code de l'urbanisme. Il peut également déléguer l'exercice de ces droits à l'occasion de l'aliénation d'un bien, dans les conditions que fixe l'organe délibérant de l'établissement () ". Enfin, l'article L. 2131-1 de ce code prévoit que : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. Pour les décisions individuelles, cette transmission intervient dans un délai de quinze jours à compter de leur signature. ".
3. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le maire de Landrévarzec a reçu délégation pour exercer au nom de cette commune le droit de préemption et déléguer ce droit en vertu d'une délibération du conseil municipal de cette commune du 4 juin 2020 régulièrement publiée et transmise au contrôle de légalité. Par une délibération du 3 juin 2022, le conseil municipal a précisé les conditions d'exercice de ce droit de préemption. Par un arrêté du 13 juin 2022, le maire de la commune de Landrévarzec a décidé de subdéléguer l'exercice du droit de préemption à la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale sur le bâtiment industriel appartenant à la SAS Volailles de l'Odet composé des parcelles cadastrées section ZH nos 336, 337, 189 et 403. Il certifie que cet arrêté du 13 juin 2022, a été régulièrement affiché en mairie et transmis au représentant de l'Etat dans la journée du 13 juin 2022. Il est donc entré en vigueur le jour même, soit le 13 juin 2022. Dès lors, la présidente de la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale était compétente le 13 juin 2022, lorsqu'elle a pris la décision de préemption litigieuse en vertu d'une délégation consentie par une délibération du conseil communautaire du 23 juillet 2020. Par suite, le moyen tiré du vice d'incompétence doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré du vice de forme :
4. Si la requérante fait valoir que la décision en litige est entachée d'un vice de forme faute de comporter en annexe les décisions qu'elle vise, aucune disposition règlementaire n'impose de faire figurer en annexe d'une décision de préemption l'ensemble des décisions visées mais imposent seulement que cette décision soit suffisamment motivée afin notamment que l'acquéreur évincé comprenne à sa seule lecture les motifs de la préemption ou grâce aux précisions apportées par les pièces jointes en annexe. Le moyen tiré du vice de forme doit par suite, être écarté.
En ce qui concerne le défaut de motivation :
5. Aux termes de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme : " () Toute décision de préemption doit mentionner l'objet pour lequel ce droit est exercé. Toutefois, lorsque le droit de préemption est exercé à des fins de réserves foncières dans le cadre d'une zone d'aménagement différé, la décision peut se référer aux motivations générales mentionnées dans l'acte créant la zone. () ". Aux termes de l'article L. 300-1 du même code dans sa version applicable : " Les actions ou opérations d'aménagement ont pour objets de mettre en œuvre un projet urbain, une politique locale de l'habitat, d'organiser la mutation, le maintien, l'extension ou l'accueil des activités économiques, de favoriser le développement des loisirs et du tourisme, de réaliser des équipements collectifs ou des locaux de recherche ou d'enseignement supérieur, de lutter contre l'insalubrité et l'habitat indigne ou dangereux, de permettre le renouvellement urbain, de sauvegarder ou de mettre en valeur le patrimoine bâti ou non bâti et les espaces naturels, notamment en recherchant l'optimisation de l'utilisation des espaces urbanisés et à urbaniser. L'aménagement, au sens du présent livre, désigne l'ensemble des actes des collectivités locales ou des établissements publics de coopération intercommunale qui visent, dans le cadre de leurs compétences, d'une part, à conduire ou à autoriser des actions ou des opérations définies dans l'alinéa précédent et, d'autre part, à assurer l'harmonisation de ces actions ou de ces opérations. ".
6. Il résulte des dispositions de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme que les collectivités titulaires du droit de préemption urbain peuvent légalement exercer ce droit, d'une part, si elles justifient, à la date à laquelle elles l'exercent, de la réalité d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement répondant aux objets mentionnés à l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme, alors même que les caractéristiques précises de ce projet n'auraient pas été définies à cette date et, d'autre part, si elles font apparaître la nature de ce projet dans la décision de préemption. Lorsque la loi autorise la motivation par référence à un programme local de l'habitat, les exigences résultant de l'article L. 210-1 doivent être regardées comme remplies lorsque la décision de préemption se réfère à une délibération fixant le contenu ou les modalités de mise en œuvre de ce programme, et qu'un tel renvoi permet de déterminer la nature de l'action ou de l'opération d'aménagement que la collectivité publique entend mener au moyen de cette préemption. A cette fin, la collectivité peut soit indiquer la nature de l'action ou de l'opération d'aménagement du programme local de l'habitat à laquelle la décision de préemption participe, soit se borner à renvoyer à la délibération si celle-ci permet d'identifier la nature de l'action ou de l'opération d'aménagement poursuivie, eu égard notamment aux caractéristiques du bien préempté et au secteur géographique dans lequel il se situe.
7. En l'espèce, la décision du 13 juin 2022 comporte la mention des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement permettant d'en comprendre le motif et de la contester utilement. Elle n'avait notamment pas à préciser l'implantation par rapport aux activités agricoles voisines. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
En ce qui concerne la méconnaissance de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme :
8. Le droit de préemption a été exercé en vue de " constituer une réserve foncière destinée à la réhabilitation et/ou à la densification du site identifié par l'étude prospective des zones d'activité sur le territoire de Quimper Bretagne Occidentale réalisée en mars 2020, et de permettre ainsi d'optimiser et maîtriser le foncier économique dans un contexte de raréfaction des terrains urbanisables ", ce qui correspond à un motif identifié par l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme qui permet d'organiser la mutation, le maintien, l'extension ou l'accueil des activités économiques. Il ressort des pièces du dossier que le projet était antérieur à la décision de préemption dès lors qu'une étude prospective réalisée en mars 2020 avait identifié le terrain comme un site sur lequel il était nécessaire d'acquérir une maîtrise foncière afin de ré-utiliser la friche industrielle et de conserver cet espace équipé pour un besoin spécifique. Il résulte de la lecture de cette étude que la collectivité avait identifié le besoin d'" augmenter le stock de foncier dès à présent par le biais de la création de nouveaux espaces, de reconquête de friches, d'opération de densification sur des parcelles déjà commercialisées et sous-occupées, La collectivité doit maintenir une maîtrise foncière tout en valorisant au maximum son foncier. ". Le rapport du bureau communautaire du 24 mai 2022 établit en outre la volonté d'acquérir ce site " afin de maîtriser le foncier dans un contexte de raréfaction des terrains urbanisables ". La circonstance que la communauté d'agglomération possède d'autres terrains n'est pas de nature à remettre en cause l'existence d'un projet précis à la date de la préemption alors que la communauté d'agglomération entend privilégier la réhabilitation de friches plutôt que l'urbanisation de nouveaux espaces. Par ailleurs, le fait que cette préemption entre en concurrence avec le projet de la requérante et la circonstance que des opérations de dépollutions soient nécessaires pour pouvoir utiliser le site sont sans incidence sur sa légalité. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme doit par conséquent être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré du détournement de pouvoir :
9. La requérante n'établit pas l'existence d'un détournement de pouvoir alors que la communauté d'agglomération a simplement suivi la procédure définie dans le code de l'urbanisme pour acquérir le terrain. Par suite, le moyen doit être écarté.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 13 juin 2022 par laquelle la présidente de la communauté d'agglomération a décidé de préempter les parcelles cadastrées section ZH nos 336, 337, 189 et 403 situées sur le territoire de la commune de Landrévarzec sont rejetées.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande l'EARL de la Bruyère Blanche au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
12. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l'EARL de la Bruyère Blanche une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'EARL de la Bruyère Blanche est rejetée.
Article 2 : L'EARL de la Bruyère Blanche versera à la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'EARL de la Bruyère Blanche et à la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Grondin, premier conseiller,
Mme Villebesseix, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.
La rapporteure,
signé
J. Villebesseix
Le président,
signé
C. Radureau
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026