lundi 11 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2203339 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS CHEVALLIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 juin 2022, la SAS SCAM, représentée par la Selarl Kovalex, demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre à la commune de Plougastel-Daoulas de différer la signature du lot n° 3 " Charpente métallique " du marché ayant pour objet la construction du centre fédéral de skate-board de Bretagne jusqu'à la notification au pouvoir adjudicateur de la décision juridictionnelle à intervenir ;
2°) d'annuler, sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, la décision d'attribution du lot n° 3 à la société Baume ;
3°) d'enjoindre à la commune de Plougastel-Daoulas de reprendre la procédure de passation du marché au stade de l'analyse des offres ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Plougastel-Daoulas le versement de la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'offre de l'attributaire est irrégulière : elle n'est pas conforme aux exigences requises par le cahier des clauses particulières du marché au regard des dispositions du DT 32.1. visées par le cahier des clauses techniques particulières qui renvoient aux prescriptions de la norme EN 1090-2 pour la fabrication des éléments structuraux en acier ; le fabricant d'une structure métallique n'est exonéré du respect de la norme harmonisée EN 1090 et de la justification du marquage CE que si le produit de construction est fabriqué individuellement ou sur mesure selon un procédé autre que la production en série ; la société BAUME n'est pas titulaire d'un certificat de conformité à la norme 1090 et n'a donc pas pu justifier du marquage CE pour la fabrication des éléments de la charpente métallique ;
- le manquement l'a lésée dès lors que son offre a été classée deuxième et qu'elle-même est titulaire de la certification à la norme EN 1090-2.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2022, la commune de Plougastel-Daoulas, représentée par la SCP Avens, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la SAS SCAM le versement de la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que le contrat a été signé le 29 juin 2022.
Par un mémoire, enregistré le 8 juillet 2022, la société Baume, représentée par la Selarl Chevallier et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la société SCAM le versement de la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- son offre n'est affectée d'aucune irrégularité : il résulte de la conjugaison de ces deux textes - RPC et norme EN 1090 que les éléments de charpente ayant une fonction structurelle sont soumis à l'obligation de marquage CE mais il existe deux types de dérogation à l'obligation de marquage CE ; en l'espèce, la société SCAM ne démontre pas que les produits prévus pour être posés ne bénéficient pas du marquage CE et, en tout état de cause, elle a l'intention de fabriquer les éléments de charpente qu'elle envisage de mettre en œuvre, elle-même, dans le cadre du chantier visé de telle sorte que le marquage CE n'est pas exigé ; elle répond aux deux dérogations prévues à l'obligation de marquage CE, dans la mesure où ses produits ne sont pas fabriqués en série et qu'elle pose elle-même les produits fabriqués ;
- l'offre respecte les exigences formulées dans les documents de la consultation : à aucun moment, il n'est demandé au CCTP que les éléments de charpente métallique, ayant vocation à être posés sur le chantier, présentent un marquage CE ; elle fabrique ses éléments de charpente conformément aux exigences du DTU 32.1 et de la norme EN 1090-2.
Par un mémoire, enregistré le 11 juillet 2022, la société SCAM déclare se désister de sa requête et conclut au rejet des conclusions présentées par la commune de Plougastel-Daoulas et par la société Baume sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Vu la lettre informant les parties de la radiation de l'affaire du rôle de l'audience publique du 12 juillet 2022.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de Plougastel-Daoulas a lancé, par un avis publié le 20 juin 2022, une consultation en vue de la passation, selon une procédure adaptée, d'un marché à prix forfaitaire, divisé en 18 lots, ayant pour objet la construction du centre fédéral de skate-board de Bretagne. La société SCAM, qui s'est portée candidate à l'attribution du lot n° 3 " Charpente métallique " de ce marché, a été informée par un courrier du 24 juin 2022, du rejet de son offre et de l'attribution du marché à la société Baume.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique. () Le juge est saisi avant la conclusion du contrat ".
3. Si, eu égard aux pouvoirs conférés au juge des référés précontractuels par les dispositions précitées, les parties doivent, avant qu'il ne prononce une mesure prévue par celles-ci, être mises à même de présenter, au cours d'une audience publique, des observations orales à l'appui de leurs observations écrites, il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.
4. Postérieurement à l'introduction de sa requête présentée sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, la société SCAM a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Plougastel-Daoulas et la société Baume sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte à la société SCAM de son désistement d'instance.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Plougastel-Daoulas et de la société Baume présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société SCAM, à la commune de Plougastel-Daoulas et à la société Baume.
Fait à Rennes, le 11 juillet 2022.
Le juge des référés,
signé
F. Plumerault
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
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01/06/2026