mercredi 20 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2203626 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | GAIDOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 juillet 2022 M. C représenté par Me Gaidot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 juillet 2022 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine lui fait obligation de quitter sans délai le territoire français, fixe le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui fait interdiction de retour en France pour une durée d'un an ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 juillet 2022 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a assigné à résidence ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son avocate sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français sans délai :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- elle méconnaît le principe de sécurité juridique et les dispositions de l'article L. 112-8 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-1du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les droits de la défense et l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour en France :
- il justifie de circonstances humanitaires au sens de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision attaquée méconnaît l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juillet 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Le préfet fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Allex, première conseillère, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le greffe du tribunal a informé M. B, par téléphone, au numéro communiqué par son conseil, des date et heure de l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A ;
- les observations de Me Gaidot, représentant M. B, absent, qui reprend les moyens exposés dans la requête.
Le préfet d'Ille-et-Vilaine n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Sur l'aide juridictionnelle :
1. M. B justifiant avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français sans délai :
2. En premier lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle décrit la situation administrative de M. B et les principaux éléments de sa situation personnelle. Elle mentionne ses conditions d'entrée et de séjour en France en indiquant notamment que l'intéressé est célibataire et père d'enfants résidant en République démocratique du Congo, qu'il ne justifie pas de l'absence d'attaches familiales dans son pays d'origine, ni de l'existence de tels liens en France excepté en la personne d'un cousin et d'une amie sans démontrer l'existence d'une vie commune avec celle-ci. La décision indique par ailleurs que la demande d'asile présentée par l'intéressé a été rejetée par les instances du droit d'asile et qu'il ne démontre pas être actuellement personnellement et directement exposé à des peines ou traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Cette décision fait état de la demande de rendez-vous en préfecture formulée le 21 décembre 2020 par M. B aux fins de solliciter son admission exceptionnelle au séjour, de la réponse qui lui a été faite par ces services le 23 mai 2022 de transmette un dossier complet par voie postale et de la circonstance que M. B n'a pas donné suite à cette demande en faisant valoir qu'il ne disposait pas de promesse d'embauche. Cette décision est ainsi suffisamment motivée et comporte les éléments circonstanciés permettant d'établir que le préfet d'Ille-et-Vilaine a procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. B, alors même qu'elle ne fait pas mention des persécutions que le requérant allègue avoir subies dans son pays d'origine, M. B ne précisant pas par ailleurs quels éléments de sa situation professionnelle auraient été prétendument omis. Enfin, si cette décision indique au vu des éléments précités que M. B doit " être regardé comme ayant abandonné sa démarche de titre de séjour ", mention qui bien qu'emprunte d'une certaine maladresse, n'est pas entachée d'inexactitude dès lors qu'il n'est pas justifié que l'intéressé aurait présenté une demande de titre de séjour en bonne et due forme à la date de la décision attaqué, cette circonstance n'est pas de nature eu égard à ce qui précède à établir que la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation ou d'un défaut d'examen de la situation de M. B. Ces moyens doivent donc être écartés.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée a été prise sur le fondement du 1° et du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non pas sur le 3° de cet article. Le seul dépôt d'une demande de titre de séjour, ni a fortiori une demande de rendez-vous pour le dépôt d'une telle demande, ne saurait faire obstacle à ce que l'autorité administrative décide l'éloignement d'un étranger en situation irrégulière se trouvant dans les cas mentionnés au 1° et au 4° de cet article. Par suite, le moyen soulevé par M. B, qui n'établit ni même ne soutient remplir les conditions lui permettant d'obtenir un titre de séjour de plein droit qui ferait obstacle à son éloignement, tiré de ce que le préfet d'Ille-et-Vilaine aurait méconnu les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prenant à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans se prononcer sur sa demande de titre de séjour doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le 21 décembre 2020 M. B a sollicité un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour conformément aux dispositions de l'article R. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur selon lesquelles : " Tout étranger, âgé de plus de dix-huit ans ou qui sollicite un titre de séjour en application de l'article L. 311-3, est tenu de se présenter, () à la préfecture ou à la sous-préfecture, pour y souscrire une demande de titre de séjour du type correspondant à la catégorie à laquelle il appartient. () ". Toutefois, en l'absence de délivrance d'un tel rendez-vous, l'administration ne peut être regardée comme ayant été saisie à cette date d'une demande de titre de séjour. Suite à une nouvelle demande de rendez-vous du 23 mai 2022, les services de la préfecture ont par courriel du même jour invité M. B à leur transmettre sa demande de titre de séjour accompagnée des pièces dont la liste lui a été communiquée. Il est constant que ni cette demande ni ces pièces n'ont été communiquées par M. B au préfet d'Ille-et-Vilaine, qui a donc pu à bon droit considérer qu'il n'était pas saisi d'une demande de titre de séjour par M. B. Si le requérant soutient qu'en s'abstenant de traiter sa demande du 21 décembre 2020 et en lui imposant le dépôt de son dossier selon de nouvelles modalités, le préfet a méconnu le principe de sécurité juridique et les dispositions de l'article L. 112-8 du code des relations entre le public et l'administration permettant à toute personne de saisir l'administration par voie électronique, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée intervenue ainsi qu'il a été dit sur le fondement des dispositions des 1° et 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la mention dans la décision attaquée que M. B doit être regardé compte tenu des éléments précités comme ayant abandonné sa démarche de demande de titre de séjour n'étant pas ainsi qu'il a été dit entachée d'inexactitude.
6. En quatrième lieu, M. B soutient que la décision attaquée méconnaît les droits de la défense et son droit à un procès équitable garanti par la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il est convoqué le 6 juin 2023 au tribunal judiciaire de Rennes à une audience de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) et devant le tribunal correctionnel de cette ville pour des faits commis le 6 juillet 2022. Toutefois, la mesure d'éloignement en litige n'a pas par elle-même pour effet de priver M. B de la possibilité de comparaître en personne dans le cadre de cette procédure ou de préparer utilement sa défense, eu égard notamment au délai qui sépare la décision attaquée de sa date de convocation au tribunal. Par ailleursl'intéressé dispose de la faculté d'informer le Procureur de la République de sa situation et de solliciter un report de l'audience. Enfin, la décision d'éloignement contestée ne fait pas obstacle à ce qu'il soit représenté par un avocat dans l'hypothèse d'un examen de l'affaire par le tribunal correctionnel. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des droits de la défense et de la violation du droit à un procès équitable tel que consacré par les stipulations de l'article 6 précitées doit être écarté.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales aux termes desquelles : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui " ;
8. M. B fait valoir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français le préfet d'Ille-et-Vilaine n'a pas pris en compte les difficultés tenant à la constitution de son dossier dans le délai de moins de deux mois dont il a disposé avant l'édiction de la décision attaquée, notamment pour l'obtention d'un nouveau passeport ainsi que d'une promesse d'embauche alors qu'il avait saisi la préfecture en décembre 2020. Toutefois, ainsi que M. B l'a déclaré aux services de police lors de son audition du 12 juillet 2022 il était à cette date en possession de l'intégralité des éléments constituant son dossier et notamment de son passeport, qui porte mention de sa délivrance à l'intéressé le 30 mars 2022, excepté une promesse d'embauche. Si le requérant soutient qu'il disposait d'une telle promesse à la date de sa demande de rendez-vous du 21 décembre 2020, il n'en justifie pas, alors que dans le courriel transmis à cette date aux services de la préfecture il a au contraire indiqué être à la recherche d'un tel document, ses avis d'impositions de 2019, 2020 et 2021 ne faisant par ailleurs état d'aucun revenu. Si M. B se prévaut de la durée de sa présence en France, il ne justifie pas d'une intégration particulière. Il n'est pas établi qu'il serait dépourvu d'attaches familiales ou personnelles en République démocratique du Congo où résident encore sa femme et ses quatre enfants selon ses déclarations. Bien que M. B fasse état de sa relation sur le sol français avec une compatriote en situation régulière il ne justifie pas par la seule production d'une attestation peu circonstanciée de celle-ci de l'ancienneté et de la stabilité de leur relation, l'intéressé ayant déclaré lors de son audition par les services de police qu'il ne vivait pas avec elle " tout le temps ". Compte tenu de ces éléments, en prenant la décision attaquée, le préfet d'Ille-et-Vilaine, qui n'avait aucune obligation d'attendre l'issue des démarches de M. B, dont il n'est d'ailleurs pas justifié, pour l'obtention d'une promesse d'embauche, n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il n'est pas davantage établi que le préfet d'Ille-et-Vilaine aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
9. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ".
10. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit au point 8, M. B ne justifie pas d'une intégration particulière sur le territoire français ni de l'existence d'une relation ancienne et stable avec son amie. Par suite, et nonobstant sa durée de présence en France ainsi que la circonstance alléguée qu'il ne représenterait pas une menace pour l'ordre public, M. B ne démontre pas l'existence de circonstances humanitaires justifiant l'absence d'édiction d'une telle mesure. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
11. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des droits de la défense et de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
12. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ".
13. En premier lieu, l'arrêté contesté cite les dispositions du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui en constituent le fondement. Il mentionne que le requérant fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, que la mise à exécution de la mesure d'éloignement demeure une perspective raisonnable. Il indique que M. B ne peut justifier de ses déclarations selon lesquelles il est domicilié à la Croix Rouge, que cette adresse constitue seulement une domiciliation postale et que l'intéressé a déclaré que son amie l'hébergeait lorsqu'il n'arrivait pas à obtenir un hébergement urgent. La décision précise que l'intéressé ne justifie pas d'une résidence stable, effective et permanente, qu'il n'a pas remis son passeport ou tout autre document de voyage aux services de police ou de gendarmerie et enfin qu'il convient de l'assigner à résidence dans un hôtel dont une chambre est mise à disposition de l'administration. Cette décision est ainsi suffisamment motivée et révèle un examen suffisant de la situation de M. B quand bien même il n'est pas fait mention de sa situation familiale, ni de sa relation de couple " avec une ressortissante française ", dont la réalité n'est pas au demeurant établie.
14. En second lieu, la mesure d'assignation à résidence fait obligation à M. B de se présenter une fois par jour tous les jours de la semaine à 10 heures y compris les week-ends et jours fériés et chômés à la brigade de gendarmerie de la Guerche-de-Bretagne. En se bornant à faire état de la présence en France de sa compagne, que la mesure contestée ne l'empêche pas de fréquenter, M. B n'établit pas que la décision attaquée méconnaîtrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 :La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
signé
A. ALa greffière d'audience,
signé
P. Cardenas
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026