vendredi 5 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2204092 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 8 août 2022, le 2 janvier et le 3 avril 2024, Mme C B, représentée par la SCP Via avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er mars 2022 par lequel le maire de la commune de Loctudy a délivré à M. D un permis de construire une extension comprenant un garage sur la parcelle cadastrée section AM n° 89 située 14 rue des Courlis à Loctudy, ensemble la décision du 10 juin 2022 par laquelle le maire de Loctudy a rejeté son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Loctudy la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a intérêt à agir contre le projet ;
- les prescriptions de l'arrêté ne sont pas motivées en méconnaissance des dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ;
- le dossier de demande était incomplet et comportait des erreurs ;
- le permis de construire méconnaît l'article Uh 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Loctudy ;
- il méconnaît l'article Uh 10 de ce règlement ;
- il méconnaît l'article Uh 11 de ce même règlement ;
- il est incompatible avec les orientations d'aménagement et de programmation contenues dans le plan local d'urbanisme.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 3 novembre 2023 et le 15 janvier 2024, la commune de Loctudy, représentée par la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- Mme B ne démontre pas avoir intérêt à agir contre le projet ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un courrier du 21 mai 2024, le tribunal a informé les parties, sur le fondement de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office l'irrecevabilité de la requête faute pour la requérante d'apporter la preuve de la notification du recours contentieux conformément à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme.
Le 21 mai 2024, Mme B a produit un mémoire en réponse à ce moyen d'ordre public qui a été communiqué.
Par un courrier du 23 mai 2024, le tribunal a invité la commune, sur le fondement de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, à produire les orientations d'aménagement et de programmation contenues dans le plan local d'urbanisme de la commune de Loctudy applicable au projet litigieux.
La commune de Loctudy a produit les pièces demandées le 11 juin 2024 qui ont été communiquées.
La procédure a été communiquée à M. A D, qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Villebesseix,
- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,
- et les observations de Me Le Guen, de la SCP Via Avocats, représentant Mme B, et de Me Voisin, de la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, représentant la commune de Loctudy.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, propriétaire de la parcelle cadastrée section AM n° 89 située 14 rue des Courlis à Loctudy sur laquelle est édifiée sa maison d'habitation, a déposé le 12 janvier 2022 une demande de permis de construire en vue de la réalisation d'une extension comprenant un garage. Par un arrêté du 1er mars 2022, le maire de la commune de Loctudy lui a délivré le permis sollicité sous réserve du respect de prescriptions. Mme B, propriétaire de la parcelle voisine, a formé un recours gracieux contre le projet dont la mairie a accusé réception le 29 avril 2024. Par une décision du 10 juin 2024, le maire a rejeté ce recours. Mme B demande l'annulation de ces deux décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la motivation de l'arrêté :
2. Aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables. La motivation n'est pas nécessaire lorsque la dérogation est accordée en application des 1° à 6° de l'article L. 152-6. ". Aux termes de l'article R. 424-5 du même code : " En cas d'autorisation ou de non-opposition à déclaration préalable, la décision mentionne la date d'affichage en mairie ou la date de publication par voie électronique de l'avis de dépôt prévu à l'article R.* 423-6. Si la décision comporte rejet de la demande, si elle est assortie de prescriptions ou s'il s'agit d'un sursis à statuer, elle doit être motivée. Il en est de même lorsqu'une dérogation ou une adaptation mineure est accordée. ". Si les articles L. 424-3 et R. 424-5 du code de l'urbanisme prévoient la motivation des prescriptions assortissant la délivrance d'un permis de construire, la motivation exigée peut résulter directement du contenu même des prescriptions.
3. En l'espèce, le maire de Loctudy a prescrit que " La construction sera implantée en limite séparative Nord sans débord de toiture ni d'égout sur la propriété voisine " et que " Les eaux pluviales de toiture seront récupérées sur la parcelle ". La lecture de l'arrêté et des prescriptions elles-mêmes permettaient au pétitionnaire de comprendre ce qui était exigé par le maire. Les prescriptions sont donc suffisamment motivées. La circonstance que ne soit pas précisé le système de récupération des eaux pluviales à mettre en place témoigne seulement de la volonté du maire de laisser la liberté de ce choix au pétitionnaire. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation des prescriptions doit être écarté.
En ce qui concerne le contenu du dossier de demande :
4. Aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant :1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; () c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; () e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; () ". L'article R. 431-10 de ce code dispose que : Le projet architectural comprend également : () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; () ".
5. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
6. En premier lieu, les dispositions précitées de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme n'imposent pas de décrire la végétation présente sur les terrains voisins de la parcelle d'implantation du projet lorsque celle-ci ne fait l'objet d'aucune protection compte tenu de l'intérêt qu'elle représenterait. En tout état de cause, la haie de Mme B dont il n'est pas contesté qu'elle n'est pas identifiée par un document d'urbanisme démontrant son intérêt était en partie visible sur les photographies jointes au dossier de demande.
7. En deuxième lieu, il ressort de l'extrait du plan cadastral produit en défense que le pétitionnaire pouvait légitimement penser que la construction voisine était située à 4 mètres de la limite séparative. Le dossier de demande comportait un plan de situation permettant de connaître l'implantation de la construction sur la parcelle de Mme B. En tout état de cause, si la requérante produit une pièce tendant à démontrer que la construction est édifiée à une distance légèrement inférieure comprise entre 3,65 mètres et 3,96 mètres, elle ne démontre pas que cette mention comprise dans la notice architecturale du dossier aurait été de nature à fausser l'appréciation du service instructeur sur le respect de la réglementation applicable alors notamment que le règlement du plan local d'urbanisme n'impose pas de distance minimale entre deux constructions situées sur des unités foncières voisines.
8. En troisième lieu, le document d'insertion joint au dossier de demande est complété par des plans de masse, de coupe et de façade représentant à la fois l'état actuel et le projet, une notice paysagère et des photographies permettant d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement et notamment par rapport à la construction et la haie de Mme B.
9. En quatrième lieu, les espaces libres et les plantations présentes sur le terrain d'assiette du projet sont représentés sur le plan de masse. A défaut de précision, le service instructeur a pu en déduire qu'il s'agissait des plantations existantes et que ces dernières ne seront pas supprimées.
10. En dernier lieu, si la requérante fait valoir que le plan de masse n'est pas coté en trois dimensions, la lecture combinée des différents plans, réalisés à échelle, permettaient de connaître les dimensions de la construction projetée. Par ailleurs, le niveau du terrain naturel est indiqué sur le plan de coupe de sorte que le service instructeur pouvait procéder à toutes les mesures nécessaires pour s'assurer du respect par le projet de la règlementation applicable.
11. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du caractère incomplet du dossier de demande doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article Uh 7 du règlement du plan local d'urbanisme :
12. Aux termes de l'article Uh 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Loctudy alors applicable : " Les constructions principales, devront s'implanter : () en secteur Uhb ; Uhc et Uhd () les constructions R+1 et d'une façade d'au moins 10 m de long, la construction devra s'implanter à une distance de ces limites au moins égale à 2 () Pour ces constructions, un recul jusqu'à 3 m pourra être imposé dans le cas où il existerait en limite séparative un talus ou une haie qu'il est préférable de conserver. () ". Le lexique du règlement indique que " Pour les constructions ayant une vocation dominante habitat, le 1er niveau correspond au rez-de-chaussée d'un bâtiment R et a une hauteur maximale de 5 mètres. Pour les autres niveaux, il est compté une hauteur de 3m par niveau. En cas de comble c, la hauteur du dernier niveau au faitage peut aller jusque 3 mètres. () Un comble aménageable compte dans le nombre de niveaux autorisés, un duplex compte pour deux niveaux. " Il comporte un schéma en R+ 2+c.
13. En premier lieu, si l'article Uh 7 précité indique qu'un recul pourra être imposé, il s'agit d'une faculté laissée au maire lorsqu'il est préférable de conserver une haie ou un talus présent en limite séparative de propriété. En l'espèce, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que la haie de Mme B présenterait un intérêt particulier. Elle n'est pas identifiée comme tel par le plan local d'urbanisme. Par suite, le maire de Loctudy n'a pas méconnu cet article en n'imposant pas un recul par rapport à la limite séparative nord.
14. En second lieu, la seule présence d'un vélux ne suffit pas à démontrer l'existence de combles aménageables alors que rien dans le dossier de demande ne laisse penser que l'extension projetée comporterait plus d'un niveau. En tout état de cause, l'article précité fait référence aux constructions en R+1 et pas aux constructions en R+ comble. Tout au plus, il serait possible de considérer que le projet pourrait comporter des combles aménageables eu égard à la hauteur de la construction. Cependant, les constructions en R+ comble ne sont pas concernées par l'article. Dans ces conditions, la seconde branche du moyen tiré de la méconnaissance de l'article Uh 7 doit être écartée dès lors que la construction en litige n'avait pas à respecter un recul de deux mètres par rapport à la limite séparative.
En ce qui concerne la méconnaissance de l'article Uh 10 du règlement du plan local d'urbanisme :
15. Aux termes de l'article Uh 10 relatif à la hauteur maximale des constructions : 1. Cas général : " La hauteur maximale des constructions, calculée à partir du terrain, est fixée en terme de niveau dont la hauteur maximale associée est présentée dans les définitions des dispositions générales (Rez de chaussée = R = 5m maximum et pour les autres niveaux = 3m) ". Un tableau indique qu'en zone Uhc la construction principale comprend un nombre de niveau maximum correspondant à R+1+c. L'article prévoit ensuite que " Ces dispositions ne s'appliquent pas pour les reconstructions, les rénovations et les extensions des constructions existantes. Dans ces cas, on pourra s'aligner sur les hauteurs des édifices existants ou sur le gabarit des constructions voisines. ".
16. En l'espèce, le projet correspond à une extension d'une construction existante qui en vertu des dispositions précitées de l'article Uh 10 pourra s'aligner sur les hauteurs des édifices existants ou sur le gabarit des constructions voisines. Il ressort des pièces du dossier que la construction projetée reprend pour la façade est, visible depuis la voie publique, la hauteur du garage préexistant à l'égout de 2,41 mètres. Ainsi, la hauteur de la construction est alignée sur la hauteur de l'édifice existant quand bien même cette hauteur ne correspond pas à celle de la construction principale. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que les constructions voisines présentent des formes similaires avec des extensions ayant des hauteurs au faitage et à l'égout différentes de celles du corps principal de la construction. En outre, si la hauteur à l'acrotère est de 3,89 mètres sur la façade ouest, soit une hauteur plus importante que celle à l'égout du garage préexistant, cela s'explique par le choix d'une construction se prolongeant avec une toiture plate. Or, il apparaît que la construction située en face du terrain d'assiette du projet, de l'autre côté de la rue des Courlis, présente également une extension à toit plat. Dans ces conditions, la hauteur de la construction dont il n'apparaît pas qu'elle serait nettement différente de celle des bâtiments alentours apparaît comme respectant le gabarit des constructions voisines. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article Uh 10 du plan local d'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne la méconnaissance de l'article Uh 11 du règlement du plan local d'urbanisme :
17. Aux termes de l'article Uh 11 du règlement du plan local d'urbanisme : " 2.4 Extensions des bâtiments existants. Les interventions sur le bâti existant, (y compris les vérandas, loggias ou jardins d'hiver), devront respecter et préserver l'esprit de l'architecture d'origine du bâtiment. La volumétrie, les toitures, l'aspect, le rythme et les proportions des ouvertures, les matériaux et menuiseries des extensions devront s'inspirer de ceux du bâtiment existant et être en harmonie avec celui-ci, l'autorité chargée de la délivrance des autorisations d'urbanisme veillera à la qualité architecturale du projet, et arrêtera avec les auteurs de tels projets les conditions d'intégration. Sont proscrit : - les couvertures en pointe de diamant. - les coffres de volets roulants extérieurs - les revêtements d'aspects plastifiés ou brillants. ".
18. Comme cela a été évoqué au point 16, la volumétrie de l'extension et sa hauteur respectent celle de la construction préexistante et s'inscrit harmonieusement dans le prolongement du garage préexistant. Cet article n'interdit pas les constructions à toiture plate. En tout état de cause, la partie de l'extension présentant cette forme ne sera pas visible depuis la voie publique. Enfin, cet article tend à la préservation du bâti existant mais ne concerne pas la protection des haies et cela est d'autant plus vrai quand elles ne sont pas situées sur le terrain d'implantation du projet. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article Uh 11 du règlement du plan local d'urbanisme de Loctudy doit être écarté.
En ce qui concerne l'incompatibilité du projet au regard des orientations d'aménagement et de programmation :
19. Les orientations d'aménagement et de programmation applicables à l'ensemble des secteurs à vocation d'habitat du plan local d'urbanisme de Loctudy alors applicables prévoient de " Tenir compte des éléments végétaux structurant et les préserver au maximum ".
20. Comme il a été dit précédemment, la haie de Mme B n'a pas été identifiée comme un élément de paysage à préserver par le plan local d'urbanisme. En l'état du dossier, il n'apparaît pas qu'elle fasse l'objet d'une protection à quelque titre que ce soit. Ainsi, et alors qu'elle n'est pas située sur le terrain d'assiette du projet mais sur la parcelle voisine, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il s'agirait d'un élément végétal structurant à préserver au maximum au sens de l'orientation d'aménagement et de programmation. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompatibilité de l'arrêté litigieux avec les orientations d'aménagement et de programmation doit être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme B doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Loctudy, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
23. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de Mme B une somme au titre des frais exposés par la commune de Loctudy et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Loctudy au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à M. A D et à la commune de Loctudy.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Descombes, président,
M. Grondin, premier conseiller,
Mme Villebesseix, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2024.
La rapporteure,
signé
J. Villebesseix
Le président,
signé
G. Descombes
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026