vendredi 2 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2204400 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | CAMBER-ROUGE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 août 2022 à 17 h 30, et un mémoire, enregistré le 1er septembre 2022, M. C A, représenté par Me Camber-Rougé, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 28 août 2022 par lequel le préfet du Morbihan lui fait obligation de quitter sans délai le territoire français, fixe le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui fait interdiction de retourner sur le territoire français pour une durée de deux ans et le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen qui en résulte ;
3°) d'annuler l'arrêté du 28 août 2022 par lequel le préfet du Morbihan l'assigne à résidence ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1500 euros à verser à son avocat sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les arrêtés attaqués sont entachés d'incompétence de leur auteur ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'insuffisance de motivation et d'examen complet de sa situation, d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de l'éloignement sur sa situation personnelle et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire est illégale par voie d'exception de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, est insuffisamment motivée et méconnaît les dispositions des articles L. 612-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale par voie d'exception de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, est insuffisamment motivée et méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision d'interdiction de retour de deux ans est illégale par voie d'exception de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, est insuffisamment motivée, méconnaît l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, d'une part, dans la mesure où sa vie serait en danger en cas de retour dans son pays d'origine et d'autre part, compte tenu du caractère disproportionné de la durée de l'interdiction ;
- la décision d'assignation à résidence est entachée d'incompétence faute pour son auteur de bénéficier d'une délégation régulièrement publiée l'habilitant à signer ce type d'acte ; elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, est insuffisamment motivée, est entachée d'erreur d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 août 2022, le préfet du Mobihan conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Vennéguès, premier conseiller, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Vennéguès, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant guinéen, est, selon ses dires, entré en France en août 2018. Il a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile le 17 octobre 2018. Sa demande d'asile a été rejetée le 5 août 2019 par le directeur de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). La Cour nationale du droit d'asile (CNDA) a confirmé ce rejet par une décision du 19 octobre 2020 notifiée le 29. Par un arrêté du 15 décembre 2020 notifié le 26, le préfet du Morbihan a rejeté la demande de titre de séjour de M. A et lui a fait obligation de quitter volontairement le territoire français dans un délai de trente jours à destination de la Guinée ou de tout autre pays où il serait légalement admissible.
2. Par un arrêté du 28 août 2022, notifié le même jour à 18 h 10, le préfet du Morbihan a fait obligation à l'intéressé de quitter le territoire français sans délai à destination de la Guinée, avec une interdiction de retour en France pendant deux ans. Le même jour, la même autorité a pris un second arrêté l'assignant à résidence pendant quarante-cinq jours. M. A demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur la demande d'aide juridictionnelle :
3. M. A justifiant avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à toutes les conclusions à fin d'annulation :
5. D'une part, il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 17 août 2022, régulièrement publié le lendemain au recueil des actes administratifs de la préfecture, et entré en vigueur le 22 août 2022, le préfet du Morbihan a donné délégation à Mme B, sous-préfète, directrice de cabinet, aux fins de signer, lorsqu'elle assure la permanence du corps préfectoral, notamment les décisions relatives à l'éloignement des étrangers, à leur placement en rétention administrative ou à leur assignation à résidence. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'incompétence de la signataire des arrêtés attaqués doivent être écartés.
6. D'autre part, chacun des deux arrêtés attaqués comporte les énonciations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Les moyens tirés de l'insuffisance de leur motivation doivent également être écartés.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai à destination de la Guinée, avec interdiction de retour en France :
7. En premier lieu, s'agissant de l'obligation de quitter le territoire français, M. A soutient que cette mesure d'éloignement a été prise après un examen incomplet de sa situation, porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et procède d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
8. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales aux termes desquelles : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. A réside en France depuis environ quatre ans, qu'il est installé dans la région vannetaise, où il n'a aucune attache familiale directe, aucune activité professionnelle ni aucune ressource et où il se prévaut seulement, en s'appuyant sur des attestations établies après l'édiction des arrêtés attaqués, de quelques relations amicales et d'une activité bénévole aux " restaurants du cœur " entre mai 2019 et février 2022. Le requérant n'établit pas qu'il aurait une tante et des cousins en France ainsi qu'il le prétend dans ses écritures. Il n'est pas contesté en revanche qu'il a vécu en Guinée jusqu'à l'âge de 22 ans et que les membres de sa proche famille vivent encore dans ce pays, même s'il soutient n'avoir gardé aucun contact avec eux.
10. La seule circonstance que l'arrêté litigieux ne fasse pas expressément mention des quelques liens tissés par M. A en Bretagne depuis qu'il y séjourne ne signifie pas pour autant que le préfet du Morbihan n'aurait pas procédé à un examen suffisant de la situation de ce dernier, l'arrêté faisant mention des éléments essentiels concernant sa situation familiale et son parcours depuis son arrivée en France et ayant été précédé d'une audition détaillée de l'intéressé par les services de police, dans laquelle sa situation familiale, ses différentes relations et son activité de bénévole aux restaurants du cœur sont notamment évoquées.
11. Pour le reste, compte tenu du caractère relativement récent de l'entrée en France du requérant, de la circonstance qu'il n'y dispose pas d'attaches fortes et n'y est pas particulièrement inséré, et du fait que tous les membres de sa proche famille demeurent en Guinée, où il a toujours vécu jusqu'en 2018, l'obligation qui est faite à M. A de quitter le territoire français ne contrevient pas aux stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
12. Il s'ensuit que les conclusions tendant à l'annulation de la décision d'obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées et, par voie de conséquence, les moyens tirés, par voie d'exception, de l'illégalité de cette mesure d'éloignement, et dirigés contre les décisions de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, de désignation du pays de destination et d'interdiction de retour en France, doivent être écartés.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Selon l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité () ".
14. Pour estimer, sur le fondement de ces dispositions, qu'il existait un risque que M. A se soustraie à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet, justifiant qu'aucun délai de départ volontaire ne lui soit accordé, le préfet du Morbihan a relevé que l'intéressé s'était déjà soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire français qui lui avait été notifiée le 28 décembre 2020, s'était maintenu irrégulièrement sur le territoire français et n'était en possession d'aucun document d'identité de nature à constituer une garantie de représentation suffisante.
15. En se bornant à soutenir, pour contester la légalité de la décision lui refusant un délai de départ volontaire au regard des dispositions précédemment citées au point 13, que le préfet n'établirait pas la réalité du risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet, sans faire état d'aucune circonstance particulière au sens de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant n'assortit pas son moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précédemment citées au point 13 des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
16. Il suit de là que les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire doivent être rejetées.
17. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Selon ce dernier article : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
18. M. A, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée par la CNDA le 19 octobre 2020, se borne à affirmer, sans autre précision, qu'il sera exposé à des menaces pour sa vie et sa liberté ainsi qu'à des traitements contraires à ces dispositions et stipulations en cas de retour en Guinée. Il ne ressort par ailleurs d'aucune des pièces du dossier que le requérant serait mis en danger s'il était reconduit dans son pays d'origine.
19. Dans ces conditions, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination serait contraire aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et aux dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
20. Il s'ensuit que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de cette décision doivent être rejetées.
21. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ".
22. Compte tenu de ce qui a été indiqué précédemment aux points 9 à 11 et quand bien même il ne représente aucune menace pour l'ordre public, M. A n'est fondé à soutenir ni que sa vie privée, familiale et sociale en France constituerait une circonstance humanitaire de nature à faire obstacle au principe de l'interdiction de retour en France, ni que la durée de cette interdiction de retour en France serait excessivement longue et de ce fait contraire aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
23. En conséquence, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision d'interdiction de retour en France doivent être rejetées.
En ce qui concerne les autres moyens dirigés contre l'arrêté portant assignation à résidence :
24. En se bornant à soutenir, sans autre précision, que le principe et les modalités de l'assignation à résidence sont entachés d'une erreur d'appréciation et méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, M. A n'assortit pas son moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
25. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté portant assignation à résidence doivent être rejetées.
26. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A et au préfet du Morbihan.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
signé
P. Vennéguès La greffière d'audience,
signé
P. Cardenas
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026