lundi 26 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2204786 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | MAZOUIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 septembre 2022, M. C A demande au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 20 septembre 2022 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable deux fois.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 septembre 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Le préfet fait valoir que les moyens qui viendraient à être soulevés par M. A à l'audience ne sauraient être fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Descombes, président, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les observations de Me Mazouin, avocat commis d'office, représentant M. A, qui fait valoir que les mesures de présentation prévues par l'arrêté d'assignation à résidence contesté sont disproportionnées du fait de l'état de santé du requérant et de la circonstance qu'il habite le quartier du Blosne,
- et les explications de M. A, assisté d'un interprète en pachtou qui indique bien vouloir pointer, mais, en revanche, ne pas vouloir partir en Bulgarie.
Le préfet d'Ille-et-Vilaine n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né en janvier 2000 de nationalité afghane, déclare être entré irrégulièrement sur le territoire français en mars 2022. Lors de l'enregistrement de son dossier complet de demande d'asile le 7 avril 2022, le relevé de ses empreintes décadactylaires a révélé qu'il avait introduit une demande similaire en Bulgarie. Par deux arrêtés du 4 août 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine a décidé de son transfert aux autorités bulgares et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable trois fois. Par sa présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler le nouvel arrêté en date du 20 septembre 2002 l'assignant cette fois à résidence pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable deux fois.
2. D'une part, si l'avocate de M. A soutient que ce dernier ne peut honorer l'obligation de pointage deux fois par semaine à la direction zonale de la police aux frontières -Zone Ouest à Saint-Jacques-de-la-Lande en raison de son état de santé, elle n'apporte aucun élément de nature à l'établir, alors que l'intéressé admet lui-même pouvoir y venir pointer deux fois par semaine. Par ailleurs, la circonstance que l'intéressé réside dans le quartier du Blosne n'est pas de nature à l'empêcher de respecter les obligations prescrites par l'arrêté dès lors qu'il lui est possible de faire ce déplacement par les transports en commun. Par suite, la mesure en litige n'est pas disproportionnée et ce moyen doit être écarté.
3. D'autre part à supposer que M. A, qui ne souhaite pas partir en Bulgarie, soutiendrait que l'arrêté contesté serait en cela entaché d'illégalité, la décision portant assignation à résidence n'a pas pour objet, en elle-même, d'entraîner le transfert du requérant en Bulgarie. Par suite, ce moyen doit également être écarté.
4. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 20 septembre 2022 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a assigné à résidence.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
signé
G. BLa greffière d'audience,
signé
A. Gauthier
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026