LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2204859

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2204859

mercredi 28 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2204859
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationEloignement urgent
Avocat requérantSALIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par ordonnance n° 2203453 du 23 septembre 2022, la présidente de la 2ème chambre du tribunal administratif de Rouen a transmis au tribunal, en application de l'article R. 776-16 du code de justice administrative, la requête enregistrée le 25 août 2022 présentée par M. B C, depuis lors placé en rétention administrative à Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine).

Par cette requête, et un mémoire, enregistré le 28 septembre 2022, M. C, représenté par Me Salin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 août 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui fait obligation de quitter sans délai le territoire français, fixe le pays de destination et lui fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de réexaminer sa situation, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente et de retirer son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros à verser à son avocat sur le fondement de la loi relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français :

- elle n'a pas été précédée d'un examen suffisant de sa situation et n'est pas suffisamment motivée ;

- elle a été prise sans que soit respecté son droit à être entendu préalablement à une décision de retour ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

Sur la décision d'interdiction de retour en France :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle a été prise sans que soit respecté son droit à être entendu préalablement à une décision de retour ;

- l'annulation de l'obligation de quitter le territoire entraîne nécessairement celle de l'interdiction de retour sur le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- l'annulation de l'obligation de quitter le territoire entraîne nécessairement celle de la décision fixant le pays de destination ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 septembre 2022, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Le préfet fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. C n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Moulinier, premier conseiller, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. E,

- les observations de Me Salin, représentant M. C, qui reprend les moyens de la requête et de son mémoire complémentaire,

- les explications du requérant, assisté d'un interprète en langue arabe.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C a été écroué à la maison d'arrêt de Rouen le 6 mai 2022. Il a été condamné, le 6 mai 2022, par un jugement du tribunal judiciaire de Rouen, à six mois d'emprisonnement pour des faits de rébellion, dégradation ou détérioration de bien destiné à l'utilité publique, provocation directe à la rébellion et outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique et a été écroué à la maison d'arrêt de Rouen, le même jour. Antérieurement, il s'était vu notifier, le 3 septembre 2021, par les services de la préfecture du Calvados, une obligation de quitter le territoire sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'une durée d'un an, à laquelle il n'a pas déféré. Par l'arrêté attaqué du 17 août 2022, le préfet de la Seine-Maritime lui a obligation de quitter le territoire français sans délai, laquelle est assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. ".

3. En premier lieu, la décision litigieuse, qui vise, notamment, le 5°) de l'article L. 611-1 et rappelle la condamnation pénale prononcée à l'encontre de M. C ainsi que la précédente mesure d'éloignement édictée à son encontre par le préfet du Calvados le 3 septembre 2021, comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Seine-Maritime a entendu fonder l'obligation faite à l'intéressé de quitter le territoire français. Si le requérant fait grief à la décision attaquée de ne pas mentionner son état de santé, toutefois, il n'est pas démontré que le préfet de la Seine-Maritime en aurait été informé. L'acte attaqué répond suffisamment aux exigences de motivation énoncées par les dispositions des articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les moyens tirés par le requérant de l'insuffisance de motivation de la décision litigieuse et de ce que celle-ci aurait été prise sans examen préalable complet de la situation personnelle et familiale du requérant doivent donc être écartés.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, intitulé " Droit à une bonne administration " : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; b) le droit d'accès de toute personne au dossier qui la concerne, dans le respect des intérêts légitimes de la confidentialité et du secret professionnel et des affaires ; () ". Le droit d'être entendu préalablement à toute décision constitue l'une des composantes du droit de la défense, tel qu'il est énoncé par les stipulations précitées, fait partie des principes généraux du droit de l'Union européenne ayant la même valeur que les traités. Il garantit à toute personne la possibilité de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours de la procédure administrative, afin que l'autorité compétente soit mise à même de tenir compte de l'ensemble des éléments pertinents pour fonder sa décision. Ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.

5. Toutefois, il résulte également de la jurisprudence de la Cour de Justice que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux États membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.

6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. C a été entendu préalablement à l'édiction de la décision litigieuse par les services de la direction interdépartementale de la police aux frontières (DIDPAF) de la Seine-Maritime lors d'une audition qui s'est tenue le 2 août 2022, dans les locaux de la maison d'arrêt de Rouen. À cette occasion, il a pu faire valoir tous les éléments utiles quant à sa situation et celle de sa famille, et a également pu soumettre à l'administration tous éléments relatifs à sa situation, susceptibles d'influer sur le sens de la décision attaquée, notamment son état de santé. Le procès-verbal de l'audition ne démontre pas que le requérant ait été privé de la possibilité d'informer le préfet de son état de santé. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ses droits à être entendu et à présenter des observations, doit être écarté.

7. En dernier lieu, M. C soutient que la décision attaquée méconnait sa situation personnelle, toutefois, il ressort des termes du requérant lors de l'audition précitée qu'il est entré en France en novembre 2019, qu'il est célibataire et sans enfant. Par ailleurs s'il déclare avoir de la famille en France, notamment son frère Malik C, il n'en justifie pas. En outre, il ne fait état d'aucune intégration particulière en France. Enfin, M. C fait valoir sa situation de santé, dès lors qu'il est traité médicalement par le recours au Pregabaline, notamment pour lutter contre ses angoisses et qu'il bénéficie d'un suivi psychiatrique. Toutefois, il n'est pas établi que cette situation l'exposerait à des conséquences d'une exceptionnelle gravité dans l'hypothèse de l'interruption d'un traitement actuellement en cours en France et qui ne pourrait être poursuivi de manière adéquate en Algérie. Dans ces circonstances, et au regard de la gravité des faits pour lesquels il a été condamné le 6 mai 2022 par le tribunal judiciaire de Rouen, à savoir pour des faits de rébellion, dégradation ou détérioration de bien destiné à l'utilité publique, provocation directe à la rébellion et outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, pour lesquels le préfet a pu légitimement considérer qu'ils révélaient que leur auteur constituait une menace pour l'ordre public, et alors même qu'il n'a pas déféré à une précédente mesure d'éloignement, la même autorité n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé ni méconnu son droit au respect de sa vie privée et familiale.

8. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

9. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 8 que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.

10. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme A D, cheffe du bureau de l'éloignement de la préfecture de la Seine-Maritime, en vertu de la délégation de signature que lui a accordée le préfet de la Seine-Maritime par un arrêté daté du 21 décembre 2021 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture. Le moyen tiré de l'incompétence de son signataire manque donc en fait.

11. En troisième lieu, ainsi qu'il a été dit aux points 4 à 6 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.

12. En quatrième lieu, la décision, qui cite les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il a été fait application, rappelle, notamment, que M. C ne bénéficie pas d'un délai de départ volontaire et qu'il représente une menace pour l'ordre public. Elle comporte ainsi les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement.

13. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que la présence de M. C en France est récente. Comme mentionné au point 7 du présent jugement, il ne justifie pas d'attaches particulières dans ce pays. Il a été condamné le 6 mai 2022 à six mois de prison avec sursis pour des faits de rébellion, dégradation ou détérioration de bien destiné à l'utilité publique, provocation directe à la rébellion et outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique. Enfin, M. C fait valoir sa situation de santé, dès lors qu'il est traité médicalement par le recours au Pregabaline, notamment pour lutter contre ses angoisses et qu'il bénéficie d'un suivi psychiatrique. Toutefois, il n'est pas établi que cette situation l'exposerait à des conséquences d'une exceptionnelle gravité dans l'hypothèse de l'interruption d'un traitement actuellement en cours en France et qui ne pourrait être poursuivi de manière adéquate en Algérie. Compte tenu de ces éléments, et qu'il n'a pas déféré à une précédentes mesure d'éloignement, en retenant une durée d'interdiction de retour sur le territoire français de trois ans, le préfet de la Seine-Maritime n'a pas fait une inexacte application des critères prévus par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni pris une mesure disproportionnée ou entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation.

14. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 8 que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.

16. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". L'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose en son dernier alinéa que : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".

17. M. C soutient qu'il craint pour sa vie en cas de retour en Algérie en raison de son état de santé. Toutefois, comme il a été dit au point 7 du présent jugement, il n'établit pas qu'il ne puisse bénéficier d'un traitement adapté à ses pathologies en Algérie. Par suite, les moyens tirés de ce que la décision serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation et aurait été prise en violation des dispositions et stipulations précitées doivent être écartés.

18. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi.

19. Il résulte de tout ce qui précède, que les conclusions présentées par M. C à fin d'annulation de l'arrêté du 17 août 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a édicté à son encontre une interdiction de retour d'une durée de trois ans et a fixé le pays de renvoi doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

20. Le présent jugement de rejet n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions aux fins d'injonction de la requête ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme que M. C demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de la Seine-Maritime.

Lu en audience publique le 28 septembre 2022.

Le magistrat désigné,

signé

Y. ELe greffier,

signé

M.-A. Vernier

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions