lundi 16 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2205392 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | BEGUIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 octobre et 13 décembre 2022, Mme B A et l'union départementale des associations familiales (UDAF) du Morbihan représentant Mme A, représentées par Me Béguin, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 septembre 2022 par lequel le préfet du Morbihan lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière ;
2°) d'enjoindre au préfet du Morbihan de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation, l'ensemble dans le délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme A soutient que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- le préfet n'établit pas avoir régulièrement consulté l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- l'arrêté méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnait les articles L. 423-7 et L. 611-3 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 novembre 2022, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
L'Office français de l'immigration et de l'intégration a présenté des observations le 7 décembre 2022.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- et les observations de Me Delagne, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante sénégalaise, est entrée régulièrement en France en octobre 2015 à la suite de son mariage avec un ressortissant français. Le couple s'est séparé et le divorce a été prononcé le 22 mai 2020. Un enfant, né de cette relation le 3 février 2011, a fait l'objet d'un placement à l'aide sociale à l'enfance depuis le 3 juin 2019, tandis que Mme A a été placée sous tutelle de l'UDAF du Morbihan à partir de novembre 2020. Elle a sollicité fin 2021 la délivrance d'un titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 20 septembre 2022, le préfet du Morbihan a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligée à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Par un arrêté du 29 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Morbihan a donné délégation à Mme E D, chef du bureau des étrangers et de la nationalité et signataire de l'arrêté contesté, pour signer, en l'absence de M. F, directeur de la citoyenneté et de la légalité, notamment les arrêtés d'éloignement. Le moyen tiré de l'incompétence dont serait entaché l'arrêté doit ainsi être écarté.
3. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 de ce code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. () ". Aux termes de l'article R. 425-13 dudit code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () ". Enfin, il est prévu à l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'avis rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration est émis " conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. Cet avis mentionne les éléments de procédure. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège. ".
4. Le préfet d'Ille-et-Vilaine justifie, par les pièces qu'il produit, que le médecin ayant établi le rapport médical destiné au collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'a pas siégé dans cette instance. Par ailleurs, la circonstance que les cases du formulaire permettant aux membres du collège des médecins d'indiquer si des mesures d'instruction particulières ont été prises, au stade de l'élaboration du rapport ou à celui de l'élaboration de l'avis, n'aient pas été renseignées, est sans influence sur la régularité de cet avis dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que de telles mesures ont effectivement été prises. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'irrégularité de l'avis de l'Office français de l'immigration et de l'intégration doit être écarté.
5. Il ressort des pièces du dossier que le préfet a retenu que le défaut de soins pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais que, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, l'intéressée peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Mme A produit son dossier médical et une attestation médicale rédigée pour les besoins de la cause indiquant la survenue de troubles psychiatriques aigus depuis 2018 ayant justifié plusieurs hospitalisations et la mise en place d'un traitement neuroleptique et un suivi en établissement psychiatrique. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le pronostic médical de Mme A est stabilisé, que son traitement médical est prescrit à faible dose et qu'il s'agit de médicaments génériques peu coûteux, tandis que, dans la région dont l'intéressée est originaire, existent une université et une faculté de médecine ainsi qu'un hôpital psychiatrique et un centre psychiatrique. Par ailleurs, Mme A a été prise en charge pendant plusieurs années dans son pays d'origine entre 2011 et 2015. Enfin, elle ne fait état d'aucun obstacle à ce que la mesure de tutelle dont elle bénéficie en France puisse être prononcée au Sénégal et la seule circonstance que le jugement de tutelle de 2020 constate une altération de ses facultés à cette date ne peut préjuger de sa situation médicale en 2022. Dans ces conditions, l'intéressée, qui se borne à des affirmations de principe sur l'accès aux soins sans apporter aucun élément au soutien de ses allégations, ne remet pas en cause l'appréciation du préfet, et n'apporte aucun élément circonstancié quant à l'impossibilité de bénéficier effectivement d'une prise en charge médicale dans son pays d'origine. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.
6. Mme A qui n'a pas présenté sa demande de titre de séjour en tant que mère d'un enfant français ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lequel le préfet n'a pas statué en prenant l'arrêté du 20 septembre 2022.
7. De la même manière, elle ne peut utilement invoquer les dispositions de articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur le fondement desquels elle n'a pas présenté sa demande de titre de séjour et sur lesquels le préfet n'a pas statué.
8. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que l'enfant de Mme A est prise en charge dans une famille d'accueil mais que son père, dont la situation est décrite comme évoluant favorablement en fin 2020, l'accueille à son domicile en fin de semaine tandis qu'il est mentionné que la relation de Mme A avec sa fille est instable et peu régulière, l'intéressée ne se rendant pas aux visites programmées en 2020. Le jugement des affaires familiales d'octobre 2021 fait état d'une consolidation de la relation entre le père et sa fille qui séjourne plus souvent chez son père. Ce même jugement indique que Mme A est totalement absente de la vie de sa fille qui n'a plus de relation avec sa mère, et mentionne que le père est invité par le service de l'aide à l'enfance à engager une procédure judiciaire pour avoir l'exercice exclusif de l'autorité parentale. Mme A n'apporte aucun élément sur les relations qu'elle aurait avec sa fille depuis octobre 2021 et n'apporte aucun élément sur sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant. Le moyen tiré de la méconnaissance du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.
10. Pour les mêmes motifs que ceux retenus aux points 5 et 9, Mme A n'établit pas que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle ni qu'il aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne procédant pas à une régularisation exceptionnelle de sa situation.
11. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
12. Il ressort des pièces du dossier que Mme A est présente en France depuis sept ans et y a résidé régulièrement durant son mariage jusqu'à son divorce. Elle ne fait état d'aucune attache en France et ne voit plus ni sa fille ni le père de son enfant. Elle n'établit pas ne plus avoir d'attaches familiales dans son pays d'origine dans lequel elle a vécu jusqu'à sa venue en France et dans lequel elle se faisait soigner. Elle n'établit pas ne pas pouvoir bénéficier d'une mesure de tutelle dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le préfet du Morbihan n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 20 septembre 2022, par lequel le préfet du Morbihan lui a refusé la délivrance d'un de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme A n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par l'intéressée doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à l'octroi d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens à la partie perdante. Les conclusions présentées à ce titre par Mme A doivent, dès lors, être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A et de l'UDAF du Morbihan est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'UDAF du Morbihan, à Mme B A et au préfet du Morbihan.
Copie du présent jugement sera adressée à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 3 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gosselin, président,
Mme Pottier, première conseillère,
Mme Gourmelon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 janvier 2023.
Le président-rapporteur,
signé
O. C
L'assesseur le plus ancien,
signé
F. Pottier La greffière,
signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026