mercredi 14 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2205685 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | OQTF 6 sem |
| Avocat requérant | SEMINO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 novembre 2022, M. C B, représenté par Me Semino, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 8 novembre 2022 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de renvoi et a édicté une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, subsidiairement, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- l'arrêté souffre d'un défaut d'examen ;
- il ne peut pas faire l'objet d'une mesure d'éloignement en raison de son état de santé ;
- le préfet ne démontre pas qu'il ne disposait plus du droit à se maintenir sur le territoire français et a commis une erreur de droit ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision sera annulée par voie de conséquence ;
- il encourt des risques en cas de retour dans son pays d'origine ;
S'agissant de la décision de ne pas lui accorder un délai de départ volontaire :
- la décision sera annulée par voie de conséquence ;
- c'est à tort que le préfet a estimé qu'il existait un risque de fuite ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de l'interdiction de retour :
- la décision sera annulée par voie de conséquence ;
- la situation de sa compagne et de son enfant constituent des circonstances humanitaires qui justifiaient qu'aucune interdiction de retour soit édictée ;
- le préfet n'a pas pris en compte l'intérêt supérieur de cet enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 novembre 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Etienvre, vice-président, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Semino, représentant M. B,
- et les explications de M. B.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
1. M. B, ressortissant géorgien né en 1979, justifiant avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué comporte, de manière suffisamment précise, les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé et satisfait dès lors aux exigences de motivation.
3. En deuxième lieu, si M. B soutient que l'arrêté attaqué souffre d'un défaut d'examen dès lors que le préfet n'a pas examiné si son état de santé ne faisait pas obstacle à l'édiction d'une mesure d'éloignement, il ne ressort cependant pas des pièces du dossier que l'intéressé ait révélé, avant l'introduction de la présente requête, qu'il souffrait de diabète. Le moyen doit être par suite écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".
5. Dès lors qu'elle dispose d'éléments d'informations suffisamment précis permettant d'établir qu'un étranger, résidant habituellement en France, présente un état de santé susceptible de le faire entrer dans la catégorie, prévue au 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, des étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, l'autorité préfectorale doit, lorsqu'elle envisage de prendre une telle mesure à son égard, et alors même que l'intéressé n'a pas sollicité le bénéfice d'une prise en charge médicale en France, recueillir préalablement l'avis du collège de médecins auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
6. Au cas d'espèce, M. B ne produit, à l'appui de ses allégations, aucun document, notamment d'ordre médical, permettant d'établir que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° () ". Aux termes de de l'article L. 542-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : () d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 et au 5° de l'article L. 531-27 ; e) une décision de clôture prise en application des articles L. 531-37 () ". Aux termes de cet article L. 531-37 : " Par dérogation à l'article L. 531-1, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides prend une décision de clôture lorsque l'étranger, sans motif légitime, n'a pas introduit sa demande auprès de lui. ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. B a sollicité le 13 septembre 2021 le réexamen de sa demande d'asile. Le 18 mars 2022, le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a clôturé cette demande d'asile sur le fondement de l'article L. 531-37 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et cette décision a été notifiée à l'intéressé le 5 avril 2022. Par suite, le droit de M. B de se maintenir sur le territoire français avait pris fin à cette date et le préfet a, sans erreur de droit, pu obliger celui-ci à quitter le territoire français sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En cinquième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré récemment en France le 10 novembre 2020. Si son épouse et leur enfant résident effectivement en France, cependant, ceux-ci se maintiennent irrégulièrement sur le territoire français. Dans ces conditions, le préfet n'a pas, en prenant la décision attaquée, porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale alors même que cet enfant, né le 10 juin 2016, est scolarisé en France.
11. En sixième et dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dispositions que dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
12. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet, compte tenu notamment de l'âge de l'enfant de M. B, n'a pas accordé une attention primordiale à l'intérêt supérieur de celui-ci.
En ce qui concerne l'absence de délai de départ volontaire :
13. En premier lieu, M. B n'est pas fondé, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, à demander l'annulation de la décision attaquée par voie de conséquence.
14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement (). ".
15. Le préfet justifie ce que, par arrêté du 12 juillet 2021, il avait auparavant obligé le requérant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et de la régulière notification, par lettre recommandée avec accusé de réception, à l'intéressé de cette décision. Par suite, le préfet a pu estimer qu'il existait un risque que M. B se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français et légalement décider de ne pas accorder à M. B un délai de départ volontaire.
16. En troisième et dernier lieu, si M. B soutient que le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur sa situation personnelle dès lors que l'absence de délai de départ volontaire l'empêche de rester auprès de son épouse le temps qu'elle soit informée de la réponse faite à sa demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade, il ressort des pièces du dossier que dès le 23 septembre 2022, le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait émis, dans le cadre de l'instruction de cette demande de titre, un avis selon lequel, d'une part, le défaut de prise en charge médicale de l'état de santé de l'épouse de M. B ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et selon lequel, d'autre part, cet état de santé pouvait permettre à l'intéressée de voyager sans risque. Dans ces conditions, le moyen soulevé peut être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
17. En premier lieu, M. B n'est pas fondé, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, à demander l'annulation par voie de conséquence de la décision attaquée.
18. Si M. B, dont les demandes d'asile et de réexamen ont été rejetées, soutient qu'il éprouve des craintes en cas de retour en Géorgie, celui-ci ne produit aucun document, à l'appui de sa requête, permettant d'établir qu'il encourt des risques de subir des traitements inhumains ou dégradants dans son pays d'origine. Les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celui tiré de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation doivent être dès lors écartés. Il ne ressort par ailleurs pas des pièces du dossier et notamment des motifs de l'arrêté attaqué, que le préfet n'aurait pas exercé sa pleine compétence en ce qui concerne l'appréciation de ces craintes.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
19. En premier lieu, M. B n'est pas fondé, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, à demander l'annulation par voie de conséquence de la décision attaquée.
20. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
21. D'une part, contrairement à ce qu'il soutient, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste en estimant que M. B ne justifiait pas de circonstances humanitaires justifiant qu'il n'édicte pas une interdiction de retour sur le territoire français alors même que son épouse résidait en France, qu'elle avait demandé son admission au séjour en qualité d'étranger malade et que leur fils était scolarisé et adapté au système français.
22. D'autre part, M. B n'est pas fondé à soutenir, pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, que la décision attaquée a été prise en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
23. Le présent jugement de rejet, n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions aux fins d'injonction présentées par M. B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
25. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.
D É C I D E :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2022.
Le magistrat désigné,
signé
F. ALe greffier,
signé
M-A. Vernier
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026