vendredi 24 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2205771 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | VERVENNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 16 novembre 2022, 16 et 20 janvier 2023, M. B représenté par Me Vervenne, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 octobre 2022 par lequel le préfet du Finistère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet du Finistère à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour avec autorisation de travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement sous la même astreinte et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son avocat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- la décision est entachée d'un vice de procédure ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- la décision méconnait les articles L. 811-2, R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 47 du code civil ;
- elle méconnaît l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 21 de l'accord franco-ivoirien de coopération en matière de justice du 24 avril 1961 ;
- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle est entaché d'un défaut d'examen de sa situation ;
En ce qui concerne la fixation du pays de destination :
- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article L. 721-4 que le préfet n'a pas examiné.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2023, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 26 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les observations de Me Douard, substituant Me Vervenne, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant ivoirien, déclare être entré en France le 23 juin 2018. Le 12 janvier 2021, il a sollicité son admission au séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 423-22, L. 423-23, L. 313-15 ou L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 24 octobre 2022, le préfet du Finistère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la circonstance que la décision attaquée ait été prise sur proposition du secrétaire général de la préfecture ne méconnaît aucun texte ou principe. Il ne ressort par ailleurs pas des pièces du dossier que le préfet s'est senti lié par cette proposition et aurait méconnu l'étendue de sa compétence.
3. En deuxième lieu, d'une part aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil () ". Aux termes de son article R. 431-11 : " L'étranger qui sollicite la délivrance d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande les pièces justificatives dont la liste est fixée par arrêté annexé au présent code. "
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. () ". Selon les dispositions de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
5. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
6. Il ressort des pièces du dossier que, pour établir sa naissance au 7 janvier 2003, M. B produit un passeport biométrique délivré le 12 décembre 2019 par les autorités ivoiriennes. Il produit également la copie d'un extrait d'acte de naissance délivré le 26 avril 2018 par ces autorités ainsi que la copie d'un certificat de nationalité daté du 16 avril 2019. La consultation du fichier Visabio a toutefois permis au préfet du Finistère de constater, en se fondant sur la correspondance des empreintes digitales, que l'intéressé a sollicité une demande de visa de court de séjour le 28 mars 2018 auprès des autorités françaises en Côte d'Ivoire, en se déclarant né le 10 décembre 1984 et en présentant un passeport ordinaire sous cette identité. Le préfet produit la fiche d'identification émise par le système Visabio qui comporte la photographie de l'intéressé. Si M. B qui reconnaît avoir effectué des démarches auprès des autorités françaises en vue de l'obtention d'un visa soutient n'avoir jamais été informé des suites réservées à cette demande, le visa ayant selon lui été vraisemblablement vendu à un passeur, il ne fournit aucune explication plausible sur les circonstances dans lesquelles ses empreintes ainsi qu'un passeport établi à son nom ont été produits devant les services consulaires et ne remet ainsi pas sérieusement en cause la fiabilité des données enregistrées dans cette application. S'il ressort des pièces du dossier qu'en 2018 les services de la direction zonale de la police aux frontières n'ont pas remis en cause l'authenticité de l'extrait d'acte de naissance produit par M. B, ce document mentionne qu'il a été établi au vu d'un jugement supplétif n° 4672 du 12 juin 2017 du tribunal d'Abidjan-Plateau, qui n'est pas produit et que M. B ne soutient pas avoir eu en sa possession. Dans ces conditions, en considérant que M. B n'établissait pas son identité en dépit de la production par celui-ci d'un passeport établi postérieurement à son entrée en France, non constitutif d'un document d'état civil, le préfet du Finistère n'a pas méconnu les dispositions précitées des articles L. 811, R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil.
7. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance par l'arrêté attaqué de l'article 21 de l'accord de coopération judiciaire franco-ivoirien du 24 avril 1961 selon lequel les expéditions des actes de l'état civil sont admis sans légalisation doit être écarté, dès lors que le préfet du Finistère ne s'est pas fondé sur l'absence de légalisation de l'extrait d'acte de naissance produit par M. B pour prendre l'arrêté attaqué.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. "
9. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de "salarié" ou "travailleur temporaire", présentée sur le fondement des dispositions précitées, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance (ASE) entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public.
Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
10. Il résulte de ce qui a été dit au point 6 qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B remplisse les conditions prévues par cet article tenant au fait d'avoir été confié à l'ASE entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précités de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté, en dépit du caractère réel et sérieux du suivi de la formation du requérant et d'une absence alléguée d'attaches familiales en Côte d'Ivoire.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France en juin 2018 selon ses déclarations. Il a produit des renseignements inexacts pour attester d'une prétendue minorité en vue d'être confié à l'ASE et de bénéficier d'un titre de séjour. Par ailleurs, il est célibataire et sans enfant sur le territoire national. Il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales ou personnelles dans son pays d'origine, où il a au moins vécu jusqu'à ses 34 ans. Ainsi, compte tenu de la durée et des conditions du séjour en France de M. B, bien que celui-ci justifie avoir suivi une formation qualifiante débouchant sur l'obtention d'un certificat d'aptitude professionnel " métier plâtre et isolation " et bénéficier d'une promesse d'embauche dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée, l'arrêté litigieux ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Il ne méconnait dès lors pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions précitées de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, l'illégalité du refus de séjour opposé à M. B n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de ce refus, soulevée à l'appui des conclusions d'annulation dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écartée.
14. En second lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle mentionne notamment qu'elle ne contrevient pas aux articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que M. B n'apporte aucun élément permettant de considérer qu'il serait exposé à des peines ou traitements contraires à cette convention en cas de retour dans son pays d'origine. Il ne ressort ni de ses termes ni des autres pièces du dossier que le préfet du Finistère n'aurait pas procédé à un examen suffisamment complet de la situation de M. B notamment au regard de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales avant de prendre la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisante motivation de cette décision et d'un défaut d'examen complet de la situation de M. B doivent être écartés.
En ce qui concerne la fixation du pays de destination :
15. L'illégalité du refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de ces décisions soulevée à l'appui des conclusions d'annulation dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi ne peut qu'être écartée.
16. En second lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle mentionne notamment qu'elle ne contrevient pas aux articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que M. B n'apporte aucun élément permettant de considérer qu'il serait exposé à des peines ou traitements contraires à cette convention en cas de retour dans son pays d'origine. Elle indique notamment que l'intéressé réside en France depuis quatre ans et trois mois, que s'il justifie de stages et de contrats d'apprentissage entre 2019 et 2022 et d'activités intérimaires, il ne dispose pas de ressources stables lui permettant de subvenir à ses besoins, qu'il ne justifie pas d'une particulière insertion dans la société française ni de l'absence de liens dans son pays d'origine. Il ne ressort ni de ses termes ni des autres pièces du dossier que le préfet du Finistère n'aurait pas procédé à un examen suffisamment complet de la situation de M. B notamment au regard des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisante motivation de la décision attaquée et d'un défaut d'examen complet de la situation de M. B doivent être écartés.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet du Finistère.
Délibéré après l'audience du 10 mars 2023 à laquelle siégeaient :
M. Tronel, président,
Mme Allex, première conseillère,
M. Dayon, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mars 2023.
La rapporteure,
signé
A. ALe président,
signé
N.TronelLa greffière d'audience,
signé
E. Fournet
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026