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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2206210

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2206210

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2206210
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS PHELIP & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait l'empiètement d'une piste cyclable sur sa propriété et demandait des mesures de remise en état ainsi que des indemnités pour préjudices moral et de jouissance. Le requérant avait saisi la juridiction d’un recours pour excès de pouvoir dirigé contre la commune de Clohars-Carnoët et le département du Finistère. En l’absence d’opposition, le tribunal a constaté ce désistement par un jugement du 12 décembre 2024. Les demandes des défendeurs au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 9 décembre 2022, 9 janvier 2024,

27 février 2024 et 5 juin 2024, M. A B, représenté par Me Quentel, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner la commune de Clohars-Carnoët ou le département du Finistère, ou les deux solidairement à :

- supprimer l'empiètement de la piste cyclable sur sa parcelle, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;

- remettre en état sa parcelle comprenant la reconstitution du talus au sud et l'enlèvement des réseaux électriques à l'angle ouest de sa parcelle, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;

- à lui verser, en réparation de son préjudice moral, la somme de 200 euros par mois à compter du 1er septembre 2019 et jusqu'à suppression de l'empiètement et parfaite la remise en état de sa parcelle ;

- à lui verser, en réparation de son préjudice de jouissance, la somme de 50 euros par mois à compter du 1er septembre 2019 et jusqu'à la suppression de l'empiètement et parfaite la remise en état de sa parcelle ;

2°) de mettre à la charge la commune de Clohars-Carnoët ou le département du Finistère, ou les deux solidairement la somme de 3 000 euros par application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le juge administratif est compétent pour enjoindre à l'administration de supprimer l'empiètement de la voie cyclable sur sa propriété comme pour statuer sur les conclusions tendant à l'indemnisation des conséquences dommageables de celui-ci ;

- sur le plan amiable, aucune régularisation n'a pu intervenir ;

- une acquisition forcée ne semble pas envisageable, l'application de la théorie du bilan obérant l'éventualité d'une expropriation pour cause d'utilité publique ;

- la suppression de la voie cyclable n'entrainerait aucun inconvénient pour l'intérêt général, rien ne démontrant que la bande de terrain, qui sépare la chaussée de l'ancien talus au sud de sa parcelle, ne serait pas suffisante pour permettre le passage d'un cycliste ;

- il a subi un préjudice moral et un préjudice de jouissance.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juillet 2023, le département du Finistère, représenté par Me Phelip, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable faute de liaison du contentieux,

- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 26 janvier et 25 mars 2024, la commune de Clohars-Carnoët, représentée par la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 13 novembre 2024, M. B, déclare se désister purement et simplement de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Le Roux,

- les conclusions de M. Moulinier, rapporteur public ;

- et les observations de Me Meurdra, substituant Me Gourvennec, représentant la commune de Clohars-Carnoët.

Considérant ce qui suit :

1. Par un mémoire enregistré le 13 novembre 2024, M. B a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

2. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de faire droit aux demandes de la commune de Clohars-Carnoët et du département du Finistère au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. B.

Article 2 : Les demandes formées par la commune de Clohars-Carnoët et le département du

Finistère au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la commune de Clohars-Carnoët et au département du Finistère.

Délibéré après l'audience du 28 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Descombes, président,

M. Le Roux, premier conseiller,

M. Le Bonniec, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe 12 décembre 2024.

Le rapporteur,

Signé

P. Le Roux

Le président,

Signé

G. Descombes

Le greffier,

Signé

J-M. Riaud

La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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