vendredi 13 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2300041 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | GAIDOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 janvier 2023, M. B F, représenté par Me Gaidot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 janvier 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a déterminé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'annuler l'arrêté du même jour par lequel cette même autorité l'assigne à résidence et l'astreint à se présenter une fois par jour à la brigade de gendarmerie de La Guerche-de-Bretagne en lui interdisant de sortir de la commune sans autorisation ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision l'obligeant à quitter le territoire français sans délai est insuffisamment motivée ;
- elle révèle un défaut d'examen complet de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle porte atteinte à sa liberté matrimoniale ;
- la décision lui interdisant le retour sur le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision l'assignant à résidence est insuffisamment motivée ;
- elle révèle un défaut d'examen complet de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 janvier 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. F ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration, notamment son article L. 211-2 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Tourre, première conseillère, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les observations de Me Gaidot, représentant M. F, qui :
* indique que l'intéressé craint pour sa vie en cas de retour au Cameroun dès lors qu'il a quitté son pays d'origine en raison de son engagement politique et de la rixe qu'il a eu avec un militaire ;
* développe les moyens soulevés dans la requête en précisant que le frère jumeau de M. F vit à Quimper et a deux enfants avec lesquels il entretient des liens intenses et réguliers, qu'il est très impliqué dans l'éducation de l'enfant Cyr Johan G C, qui n'a pas été reconnu par son père, et avec lequel il entretient des relations quotidiennes, que Me Gaidot a été consultée pour envisager une requête en adoption de cet enfant avant la décision attaquée, que si la préfecture indique que le requérant n'a pas évoqué ses liens avec cet enfant lors de son audition, il affirme toutefois l'avoir fait dès son arrestation et lors de son audition, mais que les policiers ont balayé ce point indiquant que ce n'était pas important pour le dossier et ne l'ont pas mentionné dans le procès-verbal de l'audition ;
- les explications de M. F, indiquant que son frère jumeau a effectivement un nom de famille différent du sien, qu'au Cameroun, les jumeaux ont des noms qui se terminent par " gni " et qu'on leur a attribué des noms de famille de connaissances, différents de ceux de leur père et de leur mère, pour honorer ces connaissances.
Le préfet d'Ille-et-Vilaine n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. F, ressortissant camerounais, est entré irrégulièrement en France le 6 juin 2019. Sa demande d'asile, présentée le 22 novembre 2019, a été rejetée le 28 septembre 2021 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Le recours formé contre cette décision a été rejeté par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 25 juillet 2022. Le 8 septembre 2021, le préfet du Finistère a rejeté sa demande de titre de séjour présentée en qualité de conjoint de Français et avec une promesse d'embauche. Son recours contre cette décision a été rejeté par le tribunal administratif de Rennes le 14 novembre 2022. Par un arrêté du 3 janvier 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine a prononcé à son encontre une mesure d'obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant un an. Par un second arrêté du même jour, cette même autorité l'a assigné à résidence. M. F demande l'annulation de ces deux décisions.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. M. F justifiant avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée () ".
4. M. F soutient que l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé et entaché d'un défaut d'examen de sa situation dès lors qu'il ne mentionne ni le décès de ses deux parents, ni le lien particulier entretenu avec l'enfant Cyr Johan G C, qu'il indique à tort qu'il ne justifie pas de ses attaches sur le territoire français alors qu'il produit le titre de séjour de son frère jumeau. Toutefois, d'une part, la régularité en la forme d'une décision ne dépend pas du bien-fondé de ses motifs. D'autre part, il ressort des termes de l'arrêté contesté que le préfet d'Ille-et-Vilaine fait état de ce que M. F a déclaré être entré en France en 2019, que sa demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA le 28 septembre 2021 et par la CNDA le 25 juillet 2022, et que l'intéressé entre ainsi dans le champ d'application du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'arrêté précise également que M. F, qui déclare travailler illégalement en France sans autorisation de travail, a ainsi méconnu l'article L. 5221-5 du code du travail et qu'il peut donc faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sur le fondement du 6° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet d'Ille-et-Vilaine a également porté une appréciation sur la situation de M. F au regard notamment des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en tenant compte des éléments portés à sa connaissance par l'intéressé et il a décidé de l'obliger à quitter le territoire français après avoir estimé que rien ne s'opposait à une telle mesure. Ainsi la décision litigieuse, qui comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée. Si M. F fait valoir que l'arrêté indique à tort qu'il n'a entrepris aucune démarche de régularisation de sa situation après le rejet de sa demande d'asile alors qu'il a demandé son admission au séjour sur le fondement de son mariage avec une ressortissante française et que cette demande a été rejetée par le préfet du Finistère le 8 septembre 2021, il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est pas allégué que le requérant aurait informé la préfecture d'Ille-et-Vilaine de ces circonstances. Cette motivation et l'ensemble des énonciations de la décision permettent de vérifier que le préfet d'Ille-et-Vilaine a procédé à un examen complet et approfondi de la situation de M. F. Le moyen tiré de l'absence d'examen particulier de sa situation doit donc être également écarté.
5. En deuxième lieu, M. F fait valoir qu'à la date de la décision portant obligation de quitter le territoire français, il avait engagé une procédure de divorce par consentement mutuel avec son épouse et que son éloignement les empêcherait de mener à terme cette procédure. Toutefois, la décision en litige n'a ni pour objet ni pour effet d'interdire à l'intéressé de divorcer et de se remarier. Par suite, M. F n'est pas fondé à se prévaloir d'une méconnaissance de sa liberté matrimoniale de valeur constitutionnelle.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, (), à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, (), ou à la protection des droits et libertés d'autrui. () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. F est entré récemment en France. Il indique être séparé depuis cinq mois de son épouse française et justifie avoir entamé une procédure de divorce. Selon une attestation établie le 3 janvier 2023 par une compatriote bénéficiant d'une carte de résident, M. F entretient des liens intenses et quotidiens avec son fils, I D G C, qui n'a pas été reconnu par son père. Elle précise que le requérant est très impliqué dans l'éducation de cet enfant et qu'il a envisagé une requête en adoption. S'il allègue que son frère jumeau, M. E, vit à Quimper avec ses deux enfants avec lesquels il entretient des liens intenses et réguliers, M. F n'établit ni son lien de parenté ni l'intensité des liens avec M. E par la seule production du titre de séjour de celui-ci. En outre, M. F ne justifie pas d'une intégration particulière sur le territoire français alors qu'il indique lors de son audition être sans domicile fixe. Enfin, si le requérant justifie du décès de ses parents, il n'établit pas être dépourvu de toutes attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-neuf ans, soit la majeure partie de sa vie, alors qu'il indique en outre dans son récit être père d'un enfant, H, né le 19 mai 2009 au Cameroun. Au regard de ces éléments, la décision par laquelle le préfet a obligé M. F à quitter le territoire français n'a pas porté au droit de celui-ci au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
8. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Il appartient à l'étranger qui invoque la violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales de justifier de la réalité, de la nature et de la gravité des risques qu'il encourt personnellement dans le pays de renvoi.
9. M. F soutient qu'il craint pour sa vie en cas de retour au Cameroun dès lors qu'il a quitté son pays d'origine en raison de son engagement politique au sein du parti politique d'opposition et de l'accident l'ayant opposé à un militaire à l'issue duquel ce dernier a trouvé la mort. Toutefois, en se bornant à produire un bulletin d'adhésion au mouvement pour la renaissance du Cameroun, daté du 12 décembre 2018 et indiquant une adresse à Quimper, et une carte de membre de ce même parti politique, datée du 12 mars 2021, l'intéressé ne justifie pas, alors que l'OFPRA et la CNDA ont jugé que ses craintes étaient infondées, qu'il serait exposé, en cas de retour dans son pays d'origine, à un risque actuel et personnel d'être victime de traitements inhumains ou dégradants.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
11. Ainsi qu'il a été exposé au point 6 du présent jugement, il ressort des pièces du dossier que M. F est entré en France en 2019 et qu'il ne justifie pas d'une intégration particulière ni de l'existence de liens anciens et intenses sur le territoire français. Dans ces conditions, et nonobstant les circonstances qu'il réside en France depuis quatre ans, qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public et qu'il n'a pas fait l'objet d'une mesure d'éloignement auparavant, M. F ne démontre pas l'existence de circonstances humanitaires justifiant l'absence d'édiction d'une mesure d'interdiction de retour. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en lui interdisant le retour sur le territoire français pendant un an doit être écarté.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ".
13. L'arrêté litigieux vise les dispositions dont il fait application, notamment l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, indique que M. F fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire sans délai, que la mise à exécution de cette mesure demeure une perspective raisonnable et que compte tenu de l'absence de résidence stable, effective et permanente de l'intéressé, une mesure d'assignation à résidence dans un hôtel doit être prononcée. Ainsi, l'arrêté litigieux, qui comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, est suffisamment motivé quand bien même il n'est pas fait mention de sa situation familiale. Cette motivation et l'ensemble des énonciations de la décision permettent de vérifier que le préfet d'Ille-et-Vilaine a procédé à un examen complet et approfondi de la situation de M. F. Le moyen tiré de l'absence d'examen particulier de sa situation doit donc être également écarté.
14. En second lieu, la mesure d'assignation à résidence fait obligation à M. F de se présenter une fois par jour tous les jours de la semaine à 17 heures y compris les week-ends et jours fériés et chômés à la brigade de gendarmerie de la Guerche-de-Bretagne. En se bornant à faire état en termes généraux de ses attaches familiales, le requérant n'établit pas que la mesure d'assignation à résidence prononcée à son encontre porterait à son droit au respect de sa vie privée familiale une atteinte disproportionnée en considération des objectifs de cette mesure, ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. F n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du 3 janvier 2023 par lesquels le préfet d'Ille-et-Vilaine lui fait obligation de quitter le territoire français sans délai, fixe le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office, lui interdit le retour sur le territoire français pendant un an et l'assigne à résidence.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
16. Les dispositions visées ci-dessus font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. F demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : M. F est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. F est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B F et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 janvier 2023.
La magistrate désignée,
signé
L. A La greffière,
signé
P. Cardenas
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026