jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2300245 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BUORS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 janvier 2023, M. D B, représenté par Me Buors, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 janvier 2023 par lequel le préfet du Finistère lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière ;
2°) d'enjoindre au préfet du Finistère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. B soutient que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé et n'a pas fait l'objet d'un examen complet en raison d'erreurs portant sur son identité, son âge et sa nationalité ;
- il méconnaît l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il a présenté les éléments se rapportant à son identité ;
- le préfet ne pouvait sans erreur de droit lui opposer un refus de titre de séjour sur le fondement des articles L. 422-1 ou L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en l'absence de justification d'un visa long séjour et viser l'article L. 412-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mars 2023, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le jugement n° 2004924 du 1er février 2021 du tribunal ;
- l'ordonnance n° 21NT00289 du 26 août 2021.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code civil ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. E a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, se disant ressortissant malien, est entré irrégulièrement en France en août 2017 selon ses déclarations et a bénéficié de l'aide sociale à l'enfance. Il a sollicité le 2 avril 2019 la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " ou la mention " travailleur temporaire " dans l'année suivant son dix-huitième anniversaire mais par un arrêté du 5 mars 2020 le préfet du Finistère a refusé de lui délivrer le titre demandé et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Par un jugement du tribunal du 1er février 2021 et une ordonnance de la cour administrative d'appel de Nantes du 26 août 2021 les requêtes présentées par M. B contre cet arrêté ont été rejetées. Se maintenant en situation irrégulière sur le territoire, il a demandé par courrier en date du 23 septembre et un dossier enregistré le 10 novembre 2022, auprès des services de la préfecture du Finistère, la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " étudiant ", " vie privée et familiale ", " travailleur temporaire " ou à titre subsidiaire en lui accordant une " admission exceptionnelle au séjour ". Par un arrêté du 6 janvier 2023, dont M. B demande l'annulation, le préfet du Finistère a refusé de lui délivrer le titre demandé et lui a fait obligation de quitter le territoire français.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. A C, directeur de cabinet du préfet du Finistère. Par un arrêté 26 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Finistère a donné délégation à M. Christophe Marx, secrétaire général de la préfecture pour signer tous les actes dans la limite de ses attributions, à l'exception de certains au nombre desquels ne figurent pas les actes en matière de police des étrangers et en cas d'absence et d'empêchement du secrétaire général, l'article 2 précise que cette délégation de signature sera exercée par M. A C, directeur de cabinet. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions contestées manque en fait et doit ainsi être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions des articles L. 611-1 3°, L. 612-1, L. 722-3, L. 722-7 et L. 721-3 à L. 721-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cite celles des articles L. 423-23 et L. 435-1 dont le préfet a fait application et mentionne la situation administrative et personnelle de l'intéressé, notamment le rejet de sa précédente demande de titre de séjour dont la légalité a été confirmée et le fait que ses empreintes digitales ont permis de constater qu'il disposait d'un visa de court séjour en tant que ressortissant burkinabé alors que son acte de naissance et le jugement supplétif produits ne permettent pas d'établir son identité. Cette décision comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de la motivation doit donc être écarté. M. B n'est pas plus fondé à soutenir que cette décision n'aurait pas fait l'objet d'un examen suffisant de sa situation.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; () ". En vertu de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil () ". Selon l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ".
5. Il résulte des dispositions précitées que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents. Par ailleurs, l'autorité de chose jugée par une juridiction pénale française ne s'impose au juge administratif qu'en ce qui concerne les constatations de fait qu'elle a retenues et qui sont le support nécessaire du dispositif d'un jugement qu'elle a rendu et qui est devenu définitif, tandis que la même autorité ne saurait s'attacher aux motifs d'un jugement de relaxe ou d'acquittement tirés de ce que les faits reprochés ne sont pas établis ou de ce qu'un doute subsiste sur leur réalité.
6. Il ressort des pièces du dossier et comme l'a déjà jugé le tribunal le 1er février 2021, que la demande de titre de séjour de l'intéressé a été présentée sous le nom de M. D B, né le 7 mai 2001 et de nationalité malienne, disposant d'un passeport établi en août 2019, d'un jugement supplétif établi le 31 octobre 2017 et d'un extrait d'acte de naissance établi le 1er novembre 2017. M. B avait alors toutefois refusé de remettre ces documents à l'administration en vue de leur expertise en indiquant, dans un courrier au préfet en date du 12 avril 2019 avoir perdu les originaux. M. B présente les mêmes documents qui n'ont pas plus été soumis à l'examen du préfet du Finistère. Cependant, le contrôle effectué par l'autorité préfectorale lors de l'instruction de la précédente demande de titre de séjour avait permis de constater, en se fondant sur la correspondance des empreintes digitales, des incohérences entre l'identité déclarée par M. B lors de sa demande de titre et les données relevées dans Visabio où il était enregistré sous une autre identité, celle de M. F B, né le 28 août 1990 et de nationalité burkinabée. Le fichier Visabio, dont les mentions sont présumées exactes, mentionnait également qu'il disposait sous cette identité d'un passeport ordinaire. En application de l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 47 du code civil auquel il renvoie, le préfet, à qui il appartient de lutter contre la fraude documentaire, pouvait légalement en déduire, sans avoir à interroger préalablement les autorités étrangères, que les documents d'état civil produits ne pouvaient être regardés comme faisait foi et que M. B, qui s'était opposé à l'expertise de ces documents, ne justifiait ni de son état civil ni de son âge. M. B, en se bornant à produire une nouvelle fois les photocopies de ces documents, une carte consulaire qui n'est pas un document d'état civil et un passeport établi au vue d'actes d'état civil dépourvus de force probante, n'apporte aucun élément nouveau permettant d'établir son âge et son identité et d'établir qu'il a effectivement été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans. Dans ces conditions, au regard des discordances constatées entre les indications figurant sur les documents justifiant de son état-civil et celles mentionnées dans le fichier Visabio c'est sans commettre d'erreur de droit, ni d'erreur d'appréciation que le préfet du Finistère estimé que M. B ne justifiait pas de son état civil et qu'il a rejeté, pour ce motif, la demande de l'intéressé.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ". Aux termes de l'article L. 412-1 du même code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ".
8. M. B ne justifie ni être titulaire d'un visa de long séjour ni être entré régulièrement en France pas plus qu'il n'établit avoir suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuivre des études supérieures. Il n'établit pas plus se trouver dans la situation des étrangers, prévue à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exemptés de la production du visa de long séjour. Par suite, ce moyen doit être écarté.
9. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Finistère se serait livré à une appréciation manifestement erronée des conséquences de ce refus de titre de séjour sur la situation personnelle de l'intéressé.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. Il ressort des pièces du dossier que M. B, arrivé en France depuis un peu plus de cinq ans à la date de la décision attaquée, est célibataire, sans enfant à charge et n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine dans lequel il a vécu la majeure partie de sa vie. Il s'est irrégulièrement soustrait à une première mesure d'éloignement. S'il n'est pas contesté que l'intéressé s'est investi dans sa scolarité, a obtenu un CAP " hôtellerie " avant d'entamer un contrat de professionnalisation auprès du centre de formation des apprentis pour préparer un CAP " métiers du plâtre et de l'isolement ", fait des efforts pour s'intégrer notamment dans le domaine sportif, ces éléments ne sont pas suffisants pour justifier d'une insertion personnelle, professionnelle et sociale ancienne et stable sur le territoire. Dans ces conditions, la décision portant refus de titre de séjour n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a donc pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
12. En septième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
13. Les éléments invoqués par M. B, tirés de la qualité de sa scolarité, de ses perspectives d'emploi, de la circonstance que ses relations amicales et professionnelles le décrivent comme étant sérieux, respectueux, investi et autonome au quotidien, ne suffisent pas à caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, faute d'avoir présenté à l'appui de sa demande les documents justifiants de son état civil, le préfet du Finistère était également fondé à refuser le titre de séjour sollicité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions par le préfet du Finistère ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 6 janvier 2023, par lequel le préfet du Finistère lui a refusé la délivrance d'un de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. B, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte présentées par l'intéressé doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. B doivent, dès lors, être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet du Finistère.
Délibéré après l'audience du 31 mars 2023 à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Bozzi, premier conseiller,
Mme René, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.
Le président-rapporteur,
signé
C. E
L'assesseur le plus ancien,
signé
F. Bozzi
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026