jeudi 11 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2300382 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | VERVENNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 20 janvier, 19 et 28 mars 2023, M. B C représenté par Me Vervenne demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 décembre 2022 par lequel le préfet du Finistère lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Finistère, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de trois jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son avocat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- il n'est pas justifié de la compétence de son auteur ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale compte tenu de l'illégalité qui entache le refus de titre de séjour ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen complet de sa situation ;
En ce qui concerne la fixation du pays de renvoi ;
- la décision attaquée est illégale compte tenu de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen complet de sa situation ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision attaquée méconnaît l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est insuffisamment motivée.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 8 et 23 mars 2023, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait ;
- les autres moyens par ne sont pas fondés.
- s'agissant de l'interdiction de retour : il n'a pas entendu édicter une telle interdiction à l'encontre du requérant, les articles 4 et 5 de l'arrêté étant constitutifs d'une erreur de plume ;
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 23 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant ivoirien né en 2001 est entré irrégulièrement en France le 24 décembre 2017 selon ses déclarations. Le 1er septembre 2022 M. C a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 20 décembre 2022, le préfet du Finistère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, M. Christophe Marx, secrétaire général de la préfecture du Finistère a reçu, par un arrêté du 26 juillet 2022 du préfet du Finistère régulièrement publié au recueil des actes administratifs du 28 juillet 2022, délégation de signature aux fins de signer le type d'acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle. ".
4. Pour estimer que M. C ne peut prétendre à un titre de séjour portant la mention étudiant, sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet du Finistère, après avoir rappelé les dispositions de cet article, décrit de manière détaillée le cursus scolaire et professionnalisant de l'intéressé en faisant état de son changement d'orientation, des circonstances qu'il n'a obtenu aucun diplôme, qu'il ne justifie pas de la poursuite de sa formation en alternance ni d'un quelconque contrat en entreprise, qu'il ne bénéficie pas de ressources stables et suffisantes pour subvenir à ses besoins et qu'il n'est pas titulaire d'un visa de long séjour. Ces éléments établissent qu'il a apprécié la situation de M. C au regard des conditions posées par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la circonstance qu'il ait par ailleurs estimé que le changement d'orientation de M. C ne permettait pas de justifier de sa détermination ni de sa persévérance dans la poursuite de ses études, ne caractérisant pas une erreur de fait.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Si cet article permet à l'autorité préfectorale de délivrer, au titre de l'admission exceptionnelle au séjour, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " à des ressortissants étrangers qui ne satisfont pas aux conditions requises pour prétendre à ces titres, cette faculté est toutefois subordonnée à la condition que l'admission au séjour du demandeur réponde à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir. Par ailleurs, en présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et, à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".
6. Il ressort des pièces du dossier que M. C, entré en France en décembre 2017 selon ses déclarations, a été confié à l'aide sociale à l'enfance en 2018 et a intégré à cette date une classe relevant de la mission de lutte contre le décrochage scolaire à Quimper. Il a effectué des stages de courte durée dans le domaine de la restauration et a conclu le 27 mai 2019 un contrat d'apprentissage de deux ans pour préparer un certificat d'aptitude professionnelle (CAP). Le 12 juin 2019, dans l'année de ses 18 ans, M. C a présenté une demande de titre de séjour sur le fondement des articles L. 313-7, L. 313-15 et du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 25 novembre 2019 le préfet du Finistère a refusé de lui délivrer un titre de séjour en considérant notamment que M. C ne justifiait pas suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle, et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par un jugement du 30 janvier 2020 le tribunal a rejeté le recours formé par M. C contre cet arrêté. L'appel du requérant contre ce jugement a été rejeté le 9 mars 2021 par la Cour administrative d'appel de Nantes. Le 9 juillet 2020, M. C a alors présenté une demande de titre de séjour sur le fondement des articles L. 313-7, L. 313-10, L. 313-11 et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un nouvel arrêté du 1er décembre 2020, le préfet du Finistère a refusé de faire droit à cette demande et l'a à nouveau obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, en relevant notamment que si l'intéressé justifiait pour l'année scolaire 2019-2020 d'une inscription en première année de CAP cuisine, ses bulletins scolaires des premier et second semestres mentionnaient l'un de nombreuses absences injustifiées et l'autre une longue absence, son contrat d'apprentissage signé pour la période du 1er août 2019 au 31 juillet 2021 ayant été rompu. Ainsi qu'il a été dit, le 1er septembre 2022 le requérant a présenté une nouvelle demande de titre de séjour sur le fondement des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui a été rejetée par l'arrêté attaqué. M. C justifie pour l'année scolaire 2021-2022 d'une inscription en seconde au lycée professionnel de Morlaix et ses bulletins scolaires font état de résultats satisfaisants. Il a ensuite été admis au titre de l'année scolaire 2022-2023 dans ce lycée en 1ère technique chaudronnerie industrielle et inscrit au centre de formation de Plérin afin de suivre une formation pour l'obtention d'un baccalauréat professionnel en deux ans en alternance. Il ne justifie toutefois pas du suivi ni de cette scolarité ni de cette formation et produit plusieurs contrats saisonniers établis au cours de la période de juillet à octobre 2022 ainsi qu'une attestation de la communauté d'Emmaüs de Redene dont il ressort qu'il est employé depuis le 14 janvier 2023 en qualité de travailleur solidaire à temps plein au sein de cette communauté où il exerce des fonctions de ripeur, d'accueil des dons et de vendeur. M. C, célibataire et sans enfant, ne justifie pas d'une intégration particulière sur le territoire français, laquelle ne saurait résulter des seuls éléments précédemment décrits. Il n'établit pas par ailleurs être dépourvu de toute attache familiale ou personnelle dans son pays d'origine, alors que la consultation du fichier Visabio a permis de constater que le père de l'intéressé a présenté deux demandes de visa au nom de ce dernier auprès des autorités allemandes et l'a accompagné dans ce pays. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, en estimant que M. C ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet du Finistère n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
8. Compte tenu des éléments de la situation de M. C tels que décrits au point 6, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet du Finistère n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il ne ressort ni de ses termes, ni des autres pièces du dossier que le préfet du Finistère n'aurait pas procédé à un examen complet de la situation du requérant avant son édiction. Les moyens tirés d'une insuffisance motivation de la décision attaquée et d'un défaut d'examen complet de la situation du requérant doivent donc être écartés.
10. En second lieu, l'illégalité du refus de séjour opposé à M. C n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de ce refus, soulevée à l'appui des conclusions d'annulation dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écartée.
En ce qui concerne la fixation du pays de renvoi :
11. En premier lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il ne ressort ni de ses termes, ni des autres pièces du dossier que le préfet du Finistère n'aurait pas procédé à un examen complet de la situation du requérant, notamment au regard de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avant son édiction. Les moyens tirés d'une insuffisance motivation de la décision attaquée et d'un défaut d'examen complet de la situation du requérant doivent donc être écartés.
12. En second lieu, les décisions de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégales, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi serait dépourvue de base légale ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
13. Il est constant, et ainsi que l'indique le préfet du Finistère dans ses écritures que M. C n'a fait l'objet d'aucune interdiction de retour sur le territoire français. Dans ces conditions, l'article 4 de l'arrêté attaqué qui mentionne que M. C est informé du caractère exécutoire de l'interdiction de retour dès sa notification et de ce que sa durée courra à compter de la date d'exécution de l'obligation de quitter le territoire français et l'article 5 de cet arrêté qui mentionne que M. C est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour sont entachés d'illégalité comme se rapportant à une décision inexistante et doivent donc être annulés.
14. Il résulte de tout ce qui précède, que seuls les articles 4 et 5 du dispositif de l'arrêté attaqué doivent être annulés.
Sur les frais liés au litige :
15. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de faire droit à la demande présentée par M. C sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les articles 4 et 5 de l'arrêté du 20 décembre 2022 du préfet du Finistère sont annulés.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C et au préfet du Finistère.
Délibéré après l'audience du 7 avril 2023 à laquelle siégeaient :
M. Tronel, président,
Mme Allex, première conseillère,
M. Dayon, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mai 2023
La rapporteure,
signé
A. ALe président,
signé
N.TronelLa greffière d'audience,
signé
E. Fournet
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026