jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2300455 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | BUORS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 janvier 2023 au greffe du tribunal, Mme A C, représentée par Me Buors, demande au tribunal :
1°) de lui allouer le bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 10 janvier 2023, par lequel le préfet du Finistère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays dans lequel elle a la nationalité comme pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office ;
3°) d'enjoindre au préfet du Finistère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, d'instruire sa demande, et de se prononcer sur son droit à un titre de séjour, le tout dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des frais irrépétibles sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté est entaché d'un vice de compétence ;
- l'arrêté est entaché d'un vice de forme résultant de l'insuffisance de motivation, en ce que le préfet n'aurait pas effectué un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressée ;
- l'arrêté méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'arrêté méconnait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté méconnait l'article L. 121-1 du code de l'entrée et du séjour de l'étranger et du droit d'asile et l'article 3 de la convention de New-York du 26 janvier 1990 ;
- la décision fixant le pays de renvoi méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 mars 2023 au greffe du tribunal, le préfet du Finistère, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le
26 janvier 1990 ;
- le Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;
- la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leur famille de circuler et de séjourner librement sur le territoire des Etats membres ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé de prononcer ses conclusions en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. D.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, de nationalité angolaise, née en février 1986, a sollicité l'asile à
son arrivée en France en août 2017. L'Office français de protection des réfugiés et des
apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande d'asile par une décision du 30 août 2018, confirmée le
3 février 2020 par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Le préfet du Finistère a pris à
son encontre un arrêté le 7 avril 2021, portant refus de titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français sous 30 jours, qui a été confirmé par un jugement du tribunal de céans du 16 juillet 2021. Le 21 septembre 2022, Mme C a présenté une demande de délivrance d'un titre de séjour pour motif exceptionnel portant la mention " Vie privée et familiale ", sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et de séjour de l'étranger et du droit d'asile.
Le préfet du Finistère a rejeté sa demande par un arrêté du 10 janvier 2023, portant refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de destination celui où elle détient la nationalité. C'est l'arrêté dont Mme C demande l'annulation.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 23 février 2023, Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, ces conclusions sont devenues dans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, par un arrêté du 26 juillet 2022, dûment publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, sous le n°28-2022-060, le préfet du Finistère a donné délégation à M. E B, en sa qualité de secrétaire général de la préfecture du Finistère, pour signer tous les actes relevant des attributions du préfet, à l'exclusion des arrêtés de délégations de signature et des évaluations des directeurs et chefs de service de l'Etat. Par conséquent, le moyen tiré de l'incompétence de M. B pour signer l'arrêté attaqué doit être écarté.
4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et d'autre part, comporte un exposé détaillé des considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet du Finistère s'est fondé pour édicter l'arrêté contesté.
Ces éléments de motivation ainsi que l'ensemble des énonciations de l'arrêté, permettent en outre d'établir que le préfet du Finistère a procédé à un examen complet de la situation de Mme C. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de l'arrêté de transfert attaqué et du défaut d'examen complet de la situation de Mme C doivent donc être écartés.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Aux termes de l'article 3-1 de la Convention de New-York de 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
6. Si Mme C fait valoir qu'elle vit en France depuis le 2 août 2017, soit depuis
5 ans, qu'elle a deux enfants mineurs scolarisés en France, âgés respectivement de 8 et 4 ans, toutefois, alors qu'elle n'apporte aucun élément permettant de démontrer que ses enfants ne pourraient pas reprendre leur scolarité en Angola, il ressort des pièces du dossier que le père de l'aînée est décédé, que le père du cadet vit au Brésil depuis 2020, et que rien ne permet d'établir que celui-ci contribue financièrement à l'entretien et à l'éducation de son fils. Si Mme C soutient qu'elle maitrise la langue française, qu'elle est bien intégrée, qu'elle participe à des activités bénévoles au sein de l'association Secours catholique de France et qu'elle bénéficie depuis le 19 juillet 2022, d'un contrat de travail à durée indéterminée de l'Urssaf afin d'effectuer des travaux ménagers, ces seules circonstances, alors que d'une part, il ressort des pièces du dossier, qu'elle est dans une situation de précarité en ce qu'elle ne dispose pas de son propre logement en France, ni de ressources suffisantes pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants, et d'autre part, qu'elle n'établit pas entretenir sur le territoire français des liens privés particulièrement intenses, anciens et stables, ni ne plus avoir de liens avec sa famille en Angola, ne sont pas de nature à démontrer que le préfet du Finistère aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes raisons alors que l'arrêté n'a ni pour objet, ni pour effet de séparer Mme C de ses enfants, ni de s'opposer à la scolarisation de ses enfants, il ne peut être regardé comme méconnaissant les stipulations de l'article 3-1 de la Convention de New-York de 1990.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour de l'étranger et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Il résulte de cette disposition qu'un étranger en situation irrégulière peut demander l'admission exceptionnelle avec mention carte de séjour " vie privée et familiale " ou " salarié " ou " travailleur temporaire " s'il justifie de motifs exceptionnels.
8. Mme C fait valoir qu'elle est en France depuis le 2 aout 2017, qu'elle a prouvé sa volonté de s'intégrer, qu'elle bénéficie d'un entourage amical important, qu'elle a la charge de deux enfants mineurs en France, âgés de 8 ans pour l'aînée et de 4 ans pour le cadet, que tous deux sont scolarisés, que le père de son garçon contribue à l'entretien et l'éducation de son fils et qu'elle n'a jamais commis aucun délit. Toutefois, eu égard à ce qui a été exposés au point 6, ces circonstances ne constituent pas des motifs exceptionnels de nature à démontrer que le préfet, qui a tenu compte tant de la qualification, l'expérience et les diplômes de la requérante ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel elle postule, de même que tout élément sur sa situation personnelle, et notamment l'ancienneté de son séjour en France et l'intensité de ses liens sur le territoire national, aurait méconnu les dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour de l'étranger et du droit d'asile
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code de l'entrée et du séjour de l'étranger et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, tout citoyen de l'Union européenne, tout ressortissant d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse a le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'il satisfait à l'une des conditions suivantes : 1° S'il exerce une activité professionnelle en France ; / 2° S'il dispose pour lui et pour les membres de sa famille tels que visés au 4° de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; / 3° S'il est inscrit dans un établissement fonctionnant conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur pour y suivre à titre principal des études ou, dans ce cadre, une formation professionnelle, et garantit disposer d'une assurance maladie ainsi que de ressources suffisantes pour lui et pour les membres de sa famille tels que visés au 5° afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale ; / 4° S'il est un descendant direct âgé de moins de vingt et un ans ou à charge, ascendant direct à charge, conjoint, ascendant ou descendant direct à charge du conjoint, accompagnant ou rejoignant un ressortissant qui satisfait aux conditions énoncées aux 1° ou 2° ; / 5° S'il est le conjoint ou un enfant à charge accompagnant ou rejoignant un ressortissant qui satisfait aux conditions énoncées au 3°. ".
10. Il résulte de ces dispositions qu'un ressortissant de l'Union européenne a le droit au séjour en France pour une durée supérieure à 3 mois, sauf s'il constitue une menace pour l'ordre public, et, par voie de conséquence, au parent de ce mineur qui en assume la charge à la double condition que l'enfant mineur soit couvert d'une assurance maladie et que le parent dispose de ressources suffisantes et stables. Lorsqu'une décision d'éloignement est prise à l'encontre d'un parent, ressortissant d'un Etat tiers, l'intérêt supérieur de l'enfant doit primer sur cette procédure, au titre de l'article 3-1 de la convention de New-York de 1990, et l'éloignement ne peut être ordonné qu'à destination de l'Etat membre dont l'enfant possède la nationalité.
11. D'une part, Mme C, au titre de l'article L. 121-1 du code de l'entrée et du séjour de l'étranger et du droit d'asile doit donc justifier d'une double condition pour séjourner dans un Etat de l'Union européenne, à savoir la couverture de ses enfants d'une assurance maladie, et de ressources suffisances et stables. S'il ressort des pièces du dossier que Mme C a la charge de ses deux enfants, qu'elle dispose d'un contrat de travail d'une durée indéterminée depuis le 19 juillet 2022, ses ressources cependant ne sont ni suffisantes ni stables, alors que la famille est hébergée depuis le 11 août 2022 par un tiers, et qu'elle ne justifie pas disposer d'une assurance maladie pour ses enfants. D'autre part, la Constitution de la République d'Angola accorde la nationalité angolaise de plein droit à l'enfant dès lors qu'il tire l'origine de celle-ci de l'un de ses parents, de nationalité angolaise, qu'il soit né en Angola ou dans un autre pays. Il ressort des pièces du dossier que Mme C ne démontre ni que son fils de 4 ans n'a pas la double nationalité suédoise et angolaise, ni que la cellule familiale ne pourrait se reconstruire dans son pays d'origine, alors qu'au demeurant, le père de cet enfant ne réside pas en France, ni en Suède, mais qu'il vit au Brésil depuis 2020. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions citées au point 10 et des stipulations de l'article 3-1 de la convention de New-York de 1990, doiventêtre écartés.
12. En sixième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
13. Mme C soutient un risque de danger sérieux pour sa vie en cas de retour en Angola, pays de destination fixé par la décision attaquée. Toutefois, alors que l'OFPRA et la CNDA ont rejeté sa demande d'asile, elle ne produit aucun élément permettant d'établir la véracité des persécutions dont elle allègue être exposée en cas de retour en Angola. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance par le préfet du Finistère de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fins d'annulations doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement de rejet n'implique aucune mesure d'exécution et par suite, les conclusions de Mme C tendant à ce que soient adressées diverses injonctions au préfet du Finistère doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de
l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire présentée par Mme C.
Article 2 : La requête de Mme C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au préfet du Finistère.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023 à laquelle siégeaient :
M. Descombes, président,
M. Moulinier, premier conseiller,
M. Bozzi, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
Le président-rapporteur,
signé
G. D
L'assesseur le plus ancien,
signé
Y. Moulinier Le greffier,
signé
J-M. Riaud
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente.
N°2300455
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026