jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2300458 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | BLANCHOT |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance de renvoi du 25 janvier 2023, le magistrat désigné du tribunal administratif de Rouen a transmis au tribunal administratif de Rennes la requête de M. E
El H, enregistrée le 23 janvier 2023.
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 janvier 2023 et 16 mars 2023, M. E A H, représenté par Me Blanchot, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 janvier 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a déterminé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour pour une durée de trois ans ;
3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans le délai d'une semaine à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros à verser à son avocate sur le fondement des articles 34 et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A H soutient que :
L'arrêté attaqué :
- est entaché d'incompétence ;
- est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation par le préfet ;
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du
droit d'asile ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, sa situation personnelle et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
La décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- est illégale, par voie d'exception de la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
La décision lui interdisant le retour pour une durée de trois ans :
- est illégale, par voie d'exception de la légalité de la décision lui refusant un délai de départ volontaire ;
- est manifestement disproportionnée et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 16 et 23 mars 2023, le préfet
d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A H ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- l'accord franco-tunisien en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé de prononcer ses conclusions en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. J,
- et les observations de Me Blanchot, représentant M. A H, et de Mme K représentant le préfet d'Ille-et-Vilaine.
Considérant ce qui suit :
1. M. A H, de nationalité tunisienne, déclare être arrivé en France en 2011 et y résider de manière constante depuis 2018. Par la présente requête, il demande l'annulation de l'arrêté du 22 janvier 2023, par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'oblige à quitter sans délai le territoire français et lui fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. M. A H justifiant avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à toutes les décisions :
3. En premier lieu, il résulte de l'article 10 de l'arrêté du 28 septembre 2022, dûment publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, que le préfet d'Ille-et-Vilaine a donné délégation à M. I G, sous-préfet de Saint-Malo et signataire de l'arrêté attaqué, aux fins de signer, au titre de la permanence départementale, l'acte attaqué dans le cadre de cette instance. En l'espèce, il ressort du tableau de permanence produit en défense que M. G était de permanence les 21 et 22 janvier 2023. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des arrêtés attaqués doit être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté vise les articles
L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6, L. 612-8, L. 612-10 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet a fait application et mentionne la situation administrative et personnelle de l'intéressé, notamment l'irrégularité de son entrée et de son séjour, le risque de fuite qu'il présente en conséquence, l'absence de circonstance exceptionnelle s'opposant à l'interdiction de retour. L'arrêté comporte ainsi les éléments de droit et de fait qui le fondent. Si le requérant se prévaut de ce que l'arrêté mentionne " une mesure d'éloignement en date du 02/11/11 notifiée le 03/11/2021 " alors qu'il s'agit de l'année 2011, " une dernière entrée en France du requérant en 2018 " alors qu'il indique être entré pour la dernière fois en 2010 et que le paragraphe concernant les risques de renvoi est répété, ces seules circonstances ne constituent que des erreurs de plume, il en va de même concernant sa date d'entrée sur le territoire. Il est donc suffisamment motivé, tant pour l'obligation de quitter le territoire français que pour le refus de départ volontaire, que pour l'interdiction de retour et le signalement dans le fichier d'information Schengen.
5. En troisième lieu, cette motivation et l'ensemble des considérants de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français pris dans son ensemble permettent de vérifier que le préfet, qui a pris en compte la situation de l'intéressé au regard de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de l'accord franco tunisien, a procédé à un examen suffisant de la situation de M. A H en prenant exactement en compte le travail et la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que le requérant est père de deux enfants français D C née le 1er février 2014 au B et Amir El H également né au B le
19 février 2019. L'enfant Chloé a été transférée à l'Aide Sociale à l'Enfance de la Sarthe par une ordonnance du 3 octobre 2016 du tribunal pour enfants du B et est aujourd'hui placée dans une famille d'accueil. Si M. A H fait valoir qu'il dispose d'un droit de visite, et produit à cette fin différents documents de voyage attestant de quelques visites, celles-ci n'apparaissent pas très fréquentes. Au demeurant, le préfet verse un courriel émanant d'un agent du bureau politique de l'enfance du département de la Sarthe indiquant que les droits de visite du requérant à l'égard
de cet enfant sont suspendus par une ordonnance en assistance éducative du 25 mars 2022. Concernant l'enfant Amir, s'il fait valoir honorer ses droits de visite, il n'établit pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de celui-ci. Si pour les deux enfants, M. A H verse des photographies de lui avec sa fille, d'une part, et d'autre part son fils, celles-ci ne permettent pas d'établir l'effectivité de sa participation à l'entretien et à l'éducation de ses enfants dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil. Il en va de même des quelques versements effectués à leurs profits. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
8. En second lieu, d'une part aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales aux termes desquelles : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". D'autre part, aux termes de l'article
3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. A H vit en couple avec Mme F, depuis le mois de mai 2022, selon les termes de l'attestation de cette dernière. Toutefois, ce document reste particulièrement lacunaire sur l'intensité de leur relation et les attestations produites également au soutien du requérant demeurent particulièrement élusives quant à la nature et l'intensité de cette relation. Le requérant n'établit pas par ailleurs être dépourvu d'attache en Tunisie et a déjà fait l'objet de quatre précédentes mesures d'éloignement en 2011, 2016, 2018 et 2019 et a par ailleurs fait l'objet de neuf condamnations entre 2013 et 2020, notamment pour des faits de violence, de port d'armes blanches et d'acquisition, détention, transport, usage non autorisés de stupéfiants et dernièrement le 30 octobre 2020 par le tribunal correctionnel du B pour des faits de récidive de violences en présence d'un mineur sur une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire de PACS. Si par ailleurs, il a déclaré, lors de son audition
du 22 janvier 2023 dans les locaux de la police aux frontières, travailler et parvenir à gagner
1 200 euros par mois, il est constant qu'il n'est pas autorisé à le faire. En outre comme mentionné au point 7 du présent jugement, il ne justifie pas participer à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. Enfin, s'il fait valoir avoir deux frères de nationalité française, il ne produit aucun élément venant attester de la nature de leurs relations. Dans ces circonstances, M. A H n'est
donc pas fondé à soutenir que, eu égard aux conditions de son séjour en France, le préfet
d'Ille-et-Vilaine aurait, au cas particulier, entaché l'obligation de quitter le territoire français d'erreur manifeste d'appréciation sur les conséquences qu'elle comporte sur sa situation personnelle. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent également
être écartés.
En ce qui concerne le refus de délais de départ volontaire :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit que M. A H n'établit pas que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire qui lui a été opposée serait entachée d'illégalité. Par suite, le moyen, invoqué par voie d'exception, tiré de l'illégalité de cette décision à l'appui des conclusions d'annulation dirigées contre le refus de délais de départ volontaire doit être écarté.
11. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. A H est entré irrégulièrement sur le territoire français et s'y est maintenu irrégulièrement, sans avoir déféré à quatre précédentes mesures. Il était donc au nombre des étrangers pour lesquels le risque de soustraction à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet peut être regardé comme établi, justifiant que le préfet refuse d'accorder un délai de départ volontaire. Le moyen tiré de la
méconnaissance de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté quand bien même l'intéressé présenterait une adresse stable et aurait deux enfants français. Pour les mêmes motifs, la décision refusant un délai de départ volontaire à M. A H n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision interdisant le retour pour une durée de trois ans :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit que M. A H n'établit pas que la décision de refus de délai de départ volontaire qui lui a été opposée serait entachée d'illégalité. Par suite, le moyen, invoqué par voie d'exception, tiré de l'illégalité de ces décisions à l'appui des conclusions d'annulation dirigées contre la décision lui interdisant le retour pour une durée de trois ans doit être écarté.
14. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
15. Il ressort des pièces du dossier que M. A H a fait l'objet de neuf condamnations entre 2013 et 2020, notamment pour des faits de violence, de port d'armes blanches et d'acquisition, détention, transport, usage non autorisés de stupéfiants et dernièrement le
30 octobre 2020 par le tribunal correctionnel du B pour des faits de récidive de violences en présence d'un mineur sur une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire de PACS, il a en outre refusé de faire droit à quatre précédentes mesures d'éloignement, dans ces condition et à l'aune de ce qui précède le préfet en lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans n'a pas méconnu les dispositions mentionnées au point précédent, ni pris une décision manifestement disproportionnée ou entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative faisant obstacle à l'octroi d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens à la partie perdante, il y a lieu de rejeter les conclusions des requêtes présentées sur ce fondement.
D E C I D E :
Article 1er : M. A H est admis à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : La requête de M. A H est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E A H et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Descombes, président,
M. Moulinier, premier conseiller,
M. Bozzi, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
Le rapporteur,
signé
Y. J
Le président
signé
G. Descombes
Le greffier,
signé
J-M. Riaud
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026