mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2300466 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et deux mémoires, respectivement enregistrés sous le n° 2300466 les 25 janvier et 13 juin 2023 et le 26 juillet 2024, Mme F D et M. B E, représentés par Me Collet, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler :
- l'arrêté du 29 juillet 2022, par lequel le maire de Saint-Lunaire a accordé à la société civile immobilière (SCI) Cogin, sous réserve de prescriptions, un permis de construire valant démolition d'un commerce en vue de sa reconstruction et la construction de logements et de dépendances, sur un terrain cadastré AB n° 241, situé 70 rue de l'église, ainsi que la décision rejetant leur recours gracieux reçu le 27 septembre 2022 ;
- l'arrêté du 14 avril 2023 par lequel le même maire a délivré à la même SCI un permis de construire modificatif ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Lunaire le versement d'une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils ont intérêt à agir contre les décisions litigieuses dès lors que le projet engendre la destruction de leur mur de propriété et la reconstruction avec des fenêtres qui vont générer des vues sur leur habitation ;
En ce qui concerne le permis de construire initial :
- le signataire de l'arrêté ne justifie pas de sa compétence ;
- le maire n'apporte pas la preuve que la sous-commission départementale d'accessibilité d'Ille et Vilaine le 31 mai 2022 justifie d'une délégation régulière et exécutoire de la part de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité au jour où elle s'est prononcée ;
- l'avis de l'architecte des Bâtiments de France (ABF) est incomplet dès lors qu'il s'est prononcé le 8 avril 2022 et que de nouvelles pièces ont été produites le 10 mai 2022 ;
- l'architecte des Bâtiments de France a commis une erreur manifeste d'appréciation en donnant son accord sur le projet sans mentionner la présence de la " Vieille Église " pourtant située à quinze mètres du projet ;
- le dossier soumis au service instructeur était incomplet :
o il n'est pas possible de vérifier l'insertion du projet dans son environnement dès lors qu'il n'est pas fait mention de la " Vieille Eglise " de Saint-Lunaire, située sur la parcelle contigüe et classée comme monument historique ;
o les végétaux n'apparaissent pas, qu'ils soient existants, à créer, à supprimer ou à conserver ;
o le mur mitoyen situé entre la parcelle voisine (n° 242) et celle du projet litigieux n'apparaît pas comme démoli dans la notice paysagère mais le serait pourtant au regard des plans ;
- l'arrêté méconnait les dispositions de l'article 2.3 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le projet, par son volume, portera nécessairement atteinte aux caractéristiques du patrimoine historique à préserver ;
- il méconnait également les dispositions de l'article 2.4 du même règlement dès lors que seulement deux places de stationnement sont prévues alors qu'il en faudrait quatre.
En ce qui concerne le permis de construire modificatif du 14 avril 2023 :
- la signataire de l'arrêté doit justifier de sa compétence ;
- le projet, modifiant les accès et le stationnement, aurait dû être de nouveau soumis à la commission consultative départementale de sécurité ;
- l'architecte des Bâtiments de France a commis une erreur manifeste d'appréciation en donnant son accord sur le projet dès lors qu'il ne mentionne pas la présence de la " Vieille église " pourtant située à 15 mètres ;
- 4 places de stationnement sont prévues au dossier de permis de construire modificatif mais l'organisation des places n'est pas réaliste et elles ne sont pas accessibles de manière indépendante ;
- le projet prend place sur une servitude de passage non mentionnée au projet, ce qui témoigne d'une fraude.
Par deux mémoires, enregistrés les 10 juin et 1er aout 2024, la commune de Saint-Lunaire, représentée par Me Rouhaud de la SELARL Lexcap, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens présentés par les requérants ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2024, la commune de Saint-Lunaire conclut au non-lieu à statuer dès lors que le maire a procédé, par arrêté du 10 septembre 2024, au retrait des permis litigieux suite à la demande du pétitionnaire du 1er septembre 2024.
II. Par une requête et un mémoire, respectivement enregistrés sous le n° 2303158 le 13 juin 2023 et le 26 juillet 2024, Mme A C, représentée par Me Collet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 avril 2023 par lequel le maire de Saint-Lunaire a délivré à la SCI Cogin un permis de construire modifiant l'arrêté du 29 juillet 2022 par lequel le même maire a délivré un permis de construire portant sur la démolition d'un commerce, de logements et de dépendances et la reconstruction sur un terrain situé rue de l'Eglise ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Lunaire le versement d'une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a intérêt à agir contre l'arrêté dès lors qu'elle dispose d'un droit de passage à l'endroit où le projet prévoit de construire un carport, qui aura pour conséquence un manque de luminosité et d'intimité de son habitation et que le stationnement de véhicules sur son droit de passage va porter une atteinte grave à ses droits ;
- le signataire de l'arrêté ne justifie pas de sa compétence ;
- dès lors que le projet modifie les stationnements et l'accès au projet, il était nécessaire que la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité soit de nouveau consulté ;
- l'ABF a commis une erreur manifeste d'appréciation en donnant son accord sur le projet ;
- l'arrêté méconnait les dispositions de l'article 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 juin 2024, la commune de Saint-Lunaire, représentée par Me Rouhaud de la SELARL Lexcap, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requérante, qui ne conteste que le permis de construire modificatif dont l'objet est la " modification de la limite de propriété en façade sud avec conservation du mur de clôture " n'a pas d'intérêt pour le faire dès lors qu'elle n'a pas contesté le permis de construire initial et que les modifications apportées par le permis de construire modificatif ne sont pas de nature à aggraver les éventuelles atteintes portées aux conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien de Mme C par le permis initial.
- au fond, les moyens ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2024, la commune de Saint-Lunaire conclut au non-lieu à statuer dès lors que le maire a procédé, par arrêté du 10 septembre 2024, au retrait des permis litigieux suite à la demande du pétitionnaire du 1er septembre 2024.
III. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 juin et 24 septembre 2024 sous le n° 2403471, Mme F D et M. B E et Mme A C, représentés par Me Collet, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 avril 2024 par lequel le Maire de Saint-Lunaire a délivré à la SCI Cogin un permis de construire ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Lunaire le versement d'une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le maire n'apporte pas la preuve que la sous-commission d'accessibilité qui a donné un avis, le 12 mars 2024, justifiait d'une délégation régulière ;
- le projet méconnait les dispositions de l'article 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme applicable s'agissant du traitement paysager du projet et des places de stationnement ;
- il méconnait les dispositions des articles 2.3 du plan local d'urbanisme et R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire, enregistré le 18 juillet 2024, la SCI Cogin, représentée par Me Aubin, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet au fond et, en tout état de cause, à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les requérants n'ont pas d'intérêt à agir contre le projet dès lors que les nuisances qu'ils invoquent sont infondées, aucune fenêtre du projet ne donnant sur la propriété des consorts E dès lors qu'il s'agit de fenêtres de toit à partir desquels il n'y aura aucune vue droite sur leur propriété ;
- la porte en bois dans le passage côté rue de l'église n'interdira nullement l'exercice de la servitude de passage de Mme C mentionnée sur le plan qui dispose en tout état de cause d'un autre accès ;
- la parcelle ne comporte aucun " espace libre " à proprement parler ;
- les deux places de stationnement exigées sont aisément accessibles et utilisables par chacun des propriétaires des logements ;
- le projet ne se situe ni sur la parcelle 248 ni sur la parcelle 240. Au demeurant, les requérants ne tirent aucune conséquence de leur observation.
Par deux mémoires enregistrés les 19 et 27 septembre 2024, la commune de Saint-Lunaire, représentée par Me Rouhaud de la SELARL Lexcap conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Terras,
- les conclusions de M. Desbourdes, rapporteur public,
- les observations de Me Leduc, représentant les requérants, de Me Oueslati représentant la commune de Saint-Lunaire et de Me Piperaud, substituant Me Aubin et représentant la SCI Cogin dans l'instance n° 2403471.
Considérant ce qui suit :
1. Par une demande du 29 mars 2022 complétée le 10 mai 2022, la SCI Cogin a déposé en mairie de Saint-Lunaire un dossier de permis de construire en vue de la reconstruction, après démolition, d'un commerce de type bar-tabac et de logements et dépendances existants sur un terrain cadastré section AB n° 241, situé 70 rue de l'église. Le maire de Saint-Lunaire a accordé le permis sollicité par un arrêté du 29 juillet 2022 ainsi qu'un permis de construire portant modification de la limite de propriété en façade sud avec conservation du mur de clôture par un arrêté du 14 avril 2023. Le même maire a également accordé à la SCI Cogin un permis de construire valant démolition en vue de la reconstruction d'un commerce et de deux logements collectifs sur le même terrain par un arrêté du 22 avril 2024. M. E, Mme D et Mme C, voisins mitoyens du projet, demandent au tribunal l'annulation des trois permis accordés.
Sur la jonction :
2. Les requêtes nos 2300466, 2303168, 2403471 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu par suite de les joindre et de statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions d'annulation :
S'agissant des arrêtés du 29 juillet 2022 et 14 avril 2023 :
3. Il ressort des pièces du dossier que les arrêtés litigieux ont été retirés par un arrêté du maire de Saint-Lunaire en date du 10 septembre 2024, à la suite de la demande formulée par la société pétitionnaire en date du 1er septembre 2024. Les conclusions des requérants dirigées contre ces deux arrêtés ont ainsi perdu leur objet en cours d'instance. Il n'y a dès lors plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de ces deux arrêtés.
S'agissant de l'arrêté du 22 avril 2024 :
En ce qui concerne la compétence de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité :
4. Aux termes de l'article R. 143-28 du code de la construction et de l'habitation : " Après avis de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité, le représentant de l'Etat dans le département peut constituer des sous-commissions dont il fixe la compétence et charger certains membres de la visite des établissements assujettis au présent chapitre ".
5. Si les requérants reprochent au maire de ne pas apporter la preuve que cette commission justifie d'une délégation régulière et exécutoire, il résulte des dispositions précitées que la création de cette sous-commission est une compétence préfectorale qui tire nécessairement sa compétence de l'arrêté préfectoral qui la constitue et non d'une délégation. Le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la méconnaissance de l'article UC 2.3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune :
6. Aux termes de cet article : " Au titre de l'article R 111-27 du code de l'urbanisme, le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. / Aussi, tout projet de construction devra présenter un volume, une implantation et un aspect satisfaisants, permettant une bonne intégration dans l'environnement tout en tenant compte du site général dans lequel il s'inscrit et notamment la qualité et l'identité globale du centre-bourg, l'ambiance de la rue, l'architecture des constructions voisines ainsi que la végétation existante. / La qualité recherchée vise aussi bien les volumes, y compris la forme de la toiture, que les percements, les couleurs des matériaux apparents et les détails architecturaux. / Les constructions font l'objet d'une recherche, notamment dans la composition des ouvertures, de l'organisation des entrées et des raccordements aux constructions limitrophes. () ". Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
7. Il ressort des pièces du dossier que, si le projet se situe au sein du périmètre du site patrimonial remarquable de la commune et aux abords de l'ancienne église de la commune, classée aux monuments historiques, il se situe dans un environnement construit dont certains immeubles voisins dépassent de l'enceinte du parc de l'église. Le projet de construction en litige ne dépasse du mur existant que de trois mètres sur une largeur limitée, si bien que l'impact visuel du bâtiment en limite Ouest sera réduit et limité. Il ne comprend en outre aucune fenêtre de toit susceptible d'altérer la vue offerte sur l'ancienne église. Ainsi, la seule circonstance que le bâtiment à implanter en fond de parcelle dépassera de l'enceinte du monument historique n'est pas, par elle-même, de nature à porter atteinte au caractère des lieux avoisinants.
En ce qui concerne la méconnaissance de l'article UC 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune
8. Aux termes de cet article : " () / B. Traitement des espaces libres/ plantations nouvelles : les espaces libres de toute construction doivent faire l'objet d'un traitement paysager afin de participer à l'amélioration du cadre de vie, à la gestion de l'eau pluviale et au maintien d'une biodiversité en milieu urbain. Il est impératif de veiller à ne pas imperméabiliser le sol, à utiliser des revêtements perméables pour les stationnements, les terrasses et les allées. Pour rappel, une OAP "Trame verte et bleue" s'applique sur la commune. () ".
9. Les requérants soutiennent que les espaces libres de toute construction ne font l'objet d'aucun traitement paysager. Toutefois, le seul espace libre de construction du projet litigieux est constitué d'une cour à l'arrière du projet principalement à usage de stationnement des véhicules des futurs logements, qui sera recouverte de gravillons, soit un revêtement de type naturel et perméable, participant à la gestion de l'eau pluviale qui peut être regardé comme un traitement paysager au sens des dispositions du règlement.
10. Aux termes des dispositions du même article, relatives au stationnement : " Le nombre de places de stationnement minimum imposé est reporté dans le tableau ci-après, en fonction des destinations. " Construction à usage d'habitation collective : 1 place de stationnement par tranche complète de 50 m² de surface de plancher avec minimum 1 place par logement. () ". Aux termes des dispositions communes du règlement du plan local d'urbanisme applicable aux aires de stationnement : " Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions ou installations devra être assuré en dehors des voies publiques. () Pour le calcul du nombre de places nécessaires en fonction des critères définis dans le règlement il sera tenu compte des caractéristiques suivantes : / - les dimensions minimales d'une place seront de 2.50 m x 5.00 m. () "
11. Il ressort des pièces du dossier que le projet, s'appuyant sur une surface créée de 188,87 m2, prévoit trois places de stationnement présentant les caractéristiques minimales exigées et est ainsi conforme aux dispositions précitées s'agissant du nombre de places de stationnement à prévoir. Dès lors que les mêmes dispositions précitées n'interdisent pas que certaines places de stationnement soient en enfilade de places directement accessibles, il ressort des pièces du dossier que, en affectant une place au même logement qui en commande l'accès et les deux autres au second logement, les trois places projetées sont effectivement utilisables, contrairement à ce que soutiennent les requérants.
12. Il résulte de toute ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation du permis de construire délivré le 22 avril 2024 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de condamner l'une ou l'autre des parties à verser à l'autre une quelconque somme au titre de ces dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des arrêtés des 29 juillet 2022 et 14 avril 2023.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes n°s 2300466, 2303168 et 2403471 est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-Lunaire et la SCI Cogin en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme F D et M. B E, à Mme C, à la SCI Cogin, à la commune de Saint-Lunaire et au ministre de la Culture.
Copie en sera adressée au préfet de la région Bretagne.
Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Tronel, président,
M. Terras, premier conseiller,
Mme Le Berre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.
Le rapporteur,
Signé
F. Terras
Le président,
Signé
N. Tronel
La greffière,
Signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2, 2303168, 2403471
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026