LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2300616

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2300616

mercredi 14 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2300616
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation2ème Chambre
Avocat requérantVERVENNE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 2 février et 16 mai 2023, M. A B, représenté par Me Vervenne, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 15 décembre 2022 par laquelle le préfet du Finistère a déclaré irrecevable sa demande d'admission exceptionnelle au séjour ;

2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet du Finistère de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou un titre au regard des motifs exceptionnels avec mention " salarié " ou " travailleur temporaire " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet du Finistère de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé valant autorisation provisoire de séjour, avec autorisation de travail, dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision du 15 décembre 2022 par laquelle le préfet du Finistère a déclaré irrecevable sa demande d'admission exceptionnelle au séjour a été prise par une personne incompétente, à défaut de justifier d'une délégation de signature ;

- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;

- le refus d'enregistrer sa demande et de lui délivrer un récépissé est contraire aux dispositions de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que son dossier était complet et que sa demande ne pouvait être regardée ni comme abusive ni comme dilatoire, les données le concernant et contenues dans la base C ne pouvant plus, à la date de la décision attaquée, lui être opposées pour ce motif, une fois expirée, depuis le 30 mars 2020, la durée de conservation de cinq ans prévue à l'article R. 611-1 du même code, à l'article 7 de l'arrêté ministériel du 26 septembre 2017 et à l'article 4-1 de l'arrêté ministériel du 22 août 2001, conformément aux orientations prévues au 5° de l'article 5 de la loi du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés ;

- la décision attaquée méconnaît directement les dispositions limitant à cinq ans la durée de conservation des données C ;

- les informations contenues dans C ne peuvent lui être opposées ; il n'a pas déposé une demande de visa en 2014 et 2015, sous une autre identité ; il établit son identité par un extrait du registre de transcription de naissance, d'un jugement supplétif et d'une carte consulaire dont l'authenticité ne saurait être mise en cause par un seul avis de la direction zonale de la police aux frontières ;

- il a toujours été regardé comme mineur lors de son entrée en France et son identité ne saurait être remise en cause sans méconnaître les dispositions de l'article 47 du code civil ;

- la police aux frontières a fait une inexacte application des articles 179 et 196 du code civil guinéen qui ne concernent que les actes d'état civil et non les documents qu'il a produits, lesquels ont été légalisés par l'ambassade de Guinée en France, et il en est de même des dispositions de l'article 555 du code de procédure civile guinéen dont il n'est pas démontré qu'elles concernent également la matière gracieuse ;

- la décision attaquée méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 avril 2023, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 mars 2023.

Vu :

- l'ordonnance n° 2300620 rendue le 17 février 2023 par le juge des référés du tribunal administratif de Rennes ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Tourre,

- et les observations de Me Douard, substituant Me Vervenne, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant guinéen, se déclarant né en 2002 à Conakry, est entré en France le 20 mars 2018 et a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance du Finistère, sur ordonnances de placement provisoire puis d'ouverture de tutelle prises respectivement les 11 avril 2018 par le parquet de Nantes et 11 avril 2019 par le juge des enfants du tribunal de grande instance de Quimper. Il a sollicité, le 28 janvier 2020, la délivrance d'une carte de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 313-7, L. 313-10 et L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 15 janvier 2021, le préfet du Finistère a rejeté cette demande et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans les trente jours, au motif principal que les actes d'état civil produits par l'intéressé à l'appui de sa demande n'étaient pas authentiques, de sorte que son identité et sa minorité à son entrée en France et à la date de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance n'étaient pas établies. Par jugement n° 2101803 du 22 juillet 2021, le tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B contre cet arrêté et par arrêt n° 21NT03426 du 25 mars 2022, la cour administrative d'appel de Nantes a confirmé ce jugement. Après avoir de nouveau sollicité, par courrier reçu le 2 mars 2022, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 422-1, L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B a été autorisé à déposer son dossier en préfecture du Finistère le 21 juillet 2022. Par décision du 15 décembre 2022, dont M. B demande l'annulation, le préfet du Finistère a déclaré cette demande irrecevable.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. D'une part, aux termes de l'article R. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en France dispose que : " Il est remis à tout étranger admis à souscrire une demande de première délivrance ou de renouvellement de titre de séjour un récépissé qui autorise la présence de l'intéressé sur le territoire pour la durée qu'il précise () ". Aux termes de l'article L. 431-3 de ce code : " La détention d'un document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour, d'une attestation de demande d'asile ou d'une autorisation provisoire de séjour autorise la présence de l'étranger en France sans préjuger de la décision définitive qui sera prise au regard de son droit au séjour. Sous réserve des exceptions prévues par la loi ou les règlements, ces documents n'autorisent pas leurs titulaires à exercer une activité professionnelle ". Aux termes de l'article R. 431-9 du même code : " La délivrance ou le renouvellement du titre de séjour à un étranger est subordonné à la collecte, lors de la présentation de sa demande, des informations le concernant qui doivent être mentionnées sur le titre de séjour selon le modèle prévu à l'article R. 431-1, ainsi qu'au relevé d'images numérisées de sa photographie et, sauf impossibilité physique, des empreintes digitales de ses dix doigts aux fins d'enregistrement dans le traitement automatisé mentionné à l'article R. 142-11 ". Aux termes de l'article R. 431-10 de ce code : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : 1° Les documents justifiant de son état civil ; 2° Les documents justifiant de sa nationalité ; () La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents () ". Aux termes de l'article R. 431-11 du même code : " L'étranger qui sollicite la délivrance d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande les pièces justificatives dont la liste est fixée par arrêté annexé au présent code ". Enfin, aux termes de l'article R. 431-12 de ce code, relatif aux demandes de titre de séjour présentées sans recours au téléservice mentionné à l'article R. 431-2 de ce code : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise () ".

3. Que le dépôt du dossier de demande de titre de séjour se fasse à l'occasion d'une comparution personnelle de l'intéressé au guichet ou qu'il se fasse par voie postale ou encore par voie dématérialisée dans les cas prescrits pour certaines catégories de titre de séjour, la réception du dossier complet, c'est-à-dire dans lequel figurent les seules pièces exigées par les articles R. 431-9 et R. 431-10 de ce code, implique que l'administration enregistre cette demande et délivre immédiatement à l'étranger le récépissé prévu à l'article R. 431-12 ou l'attestation mentionnée à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile valant autorisation provisoire de séjour pendant la durée de l'instruction de sa demande. Hormis le cas de demandes présentant un caractère abusif ou dilatoire, un refus d'enregistrement suite à la réception d'un dossier réputé complet constitue une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. Le caractère abusif ou dilatoire de la demande doit s'apprécier compte tenu d'éléments circonstanciés.

4. D'autre part, aux termes de l'article L. 142-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Afin de mieux garantir la protection de l'enfance et de lutter contre l'entrée et le séjour irréguliers des étrangers en France, les empreintes digitales ainsi qu'une photographie des ressortissants étrangers se déclarant mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille peuvent être relevées, mémorisées et faire l'objet d'un traitement automatisé dans les conditions prévues par le règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données et par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés (). Les données peuvent être relevées dès que la personne se déclare mineure. La conservation des données des personnes reconnues mineures est limitée à la durée strictement nécessaire à leur prise en charge et à leur orientation, en tenant compte de leur situation personnelle ". Aux termes de l'article R. 142-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les données à caractère personnel mentionnées à l'article R. 142-2 sont conservées pendant une durée de cinq ans à compter de leur enregistrement ".

5. Pour déclarer irrecevable la demande de titre de séjour présentée par M. B et refuser par suite de l'enregistrer, le préfet du Finistère s'est fondé sur le fait que l'intéressé se prévalait de documents ne permettant pas de justifier de son âge et de son identité ce qui avait justifié le précédent refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français dont il avait fait l'objet par un arrêté du 15 janvier 2021, confirmé tant par le tribunal administratif de Rennes que par la cour administrative d'appel de Nantes respectivement les 22 juillet 2021 et 25 mars 2022.

6. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. B a produit, à l'appui de sa demande d'admission au séjour, une carte d'identité consulaire du 19 janvier 2021 ainsi qu'une nouvelle légalisation, par l'ambassade de Guinée en France le 2 juin 2021, de l'extrait du registre de transcription du jugement supplétif d'acte de naissance, ces éléments étant tous postérieurs à l'arrêté du 15 janvier 2021. S'il appartient à cet égard au préfet du Finistère de procéder à toutes vérifications qu'il estime utiles auprès des services compétents pour contrôler que les actes d'état civil et documents d'identité ainsi produits par M. B ne sont pas irréguliers, falsifiés ou que les faits qui y sont déclarés correspondent à la réalité, cette procédure de vérification ne peut être menée que sous réserve du respect, en particulier, des dispositions du dernier alinéa de l'article L. 142-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur la conservation des données recueillies dans le fichier dit " C " pendant le délai strictement nécessaire à l'orientation des personnes se déclarant mineures, ce délai étant fixé à, au maximum, cinq ans par l'article R. 142-7 du même code. Alors qu'il est constant que lors de la première demande de titre de séjour de M. B, la consultation du fichier C par les services préfectoraux s'était opérée le 28 janvier 2020, soit avant l'expiration de ce délai de conservation et qu'ainsi, les informations recueillies avaient pu être régulièrement confrontées avec les pièces alors fournies par M. B, il ressort de la motivation même de la décision attaquée que le préfet du Finistère a, pour justifier son refus d'instruire la demande présentée, les 2 mars et 21 juillet 2022, d'une part, tenu compte d'éléments procédant de données dont, dès lors que leur délai légal de conservation était expiré, la matérialité ne peut plus être vérifiée selon les règles applicables en la matière, et d'autre part, écarté sans autre forme d'examen, les nouvelles pièces fournies par l'intéressé.

7. Il suit de là que M. B est fondé à soutenir que la décision du 15 décembre 2022 par laquelle le préfet du Finistère a regardé sa demande comme abusive ou dilatoire en écartant sans autre forme d'examen, les documents produits pour établir son identité, son âge et sa nationalité est illégale. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de cette décision par laquelle le préfet du Finistère a déclaré irrecevable sa demande d'admission exceptionnelle au séjour.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

8. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".

9. Compte-tenu des motifs conduisant à annuler uniquement la décision du 15 décembre 2022 par laquelle le préfet du Finistère a déclaré irrecevable la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. B, il y a seulement lieu d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

10. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Vervenne, avocat du requérant, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Vervenne de la somme de 1 000 euros en l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1er : La décision du 15 décembre 2022 du préfet du Finistère refusant d'instruire la demande de titre de séjour de M. B est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au préfet du Finistère d'examiner la situation de M. B dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour.

Article 3 : L'État versera à Me Vervenne, avocat de M. B, une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Vervenne et au préfet du Finistère.

Délibéré après l'audience du 31 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Etienvre, président,

M. Albouy, premier conseiller,

Mme Tourre, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 juin 2023.

La rapporteure,

signé

L. TourreLe président,

signé

F. Etienvre

La greffière,

signé

S. Guillou

La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions