vendredi 24 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2300776 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | SALIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 février 2023, M. E, représenté par Me Salin, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 30 janvier 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a prononcé son transfert aux autorités maltaises responsables de sa demande d'asile ;
3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine d'enregistrer sa demande d'asile et de lui délivrer une attestation de demande d'asile dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation administrative ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 500 euros au profit de son conseil au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que l'arrêté litigieux :
- est entaché d'un vice de procédure en méconnaissance des dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- est entaché d'un défaut d'examen des risques de méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article 3§2 du règlement européen (UE) n° 604/2013 ; il n'a pas été tenu compte des défaillances systémiques observées à Malte ;
- méconnaît les dispositions de l'article 3.2 du règlement Dublin A dès lors qu'en cas de remise aux autorités maltaises il sera soumis à des traitements inhumains et dégradants au sens des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; dans ces conditions, le préfet d'Ille-et-Vilaine n'a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, estimer qu'il ne relève pas des dérogations prévues par l'article 17.1 du règlement UE n° 604/2013.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 février 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement européen (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement d'exécution (UE) n° 118/2014 de la Commission du 30 janvier 2014 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Grondin, premier conseiller, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les observations orales de Me Salin, représentant M. D,
- et les observations de M. D, assisté d'une interprète en langue somali.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant somalien né le 1er janvier 2003, est entré irrégulièrement en France le 25 septembre 2022 selon ses déclarations. Le 24 octobre 2022, il a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile auprès des services de la préfecture d'Ille-et-Vilaine. Par la présente requête, il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 30 janvier 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a prononcé son transfert aux autorités maltaises responsables de sa demande d'asile.
Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. M. D justifiant avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle le 2 février 2023 sur laquelle il n'a pas encore été statué, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions d'annulation :
4. Le droit constitutionnel d'asile, qui a le caractère d'une liberté fondamentale, a pour corollaire le droit de solliciter le statut de réfugié. Les articles 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipulent que : " Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes du 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " () Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entrainent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'Etat membre procédant à la détermination de l'Etat membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre A afin d'établir si un autre Etat membre peut être désigné comme responsable ". Aux termes de l'article 17 de ce règlement : " Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'État membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'État membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité. () ".
5. D'une part, ces dispositions font obstacle à ce qu'un demandeur d'asile soit transféré vers l'État membre responsable de l'examen de sa demande lorsqu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans ce pays des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs d'asile de nature à exposer le demandeur d'asile à un risque de traitement inhumain ou dégradant, au sens de la Charte. Même en l'absence de raisons sérieuses de croire à l'existence de telles défaillances systémiques, le transfert du demandeur ne peut être opéré que dans des conditions excluant qu'il entraîne un risque réel et avéré que l'intéressé subisse des traitements inhumains ou dégradants, soit du fait de ce transfert lui-même, soit en raison des conditions de vie prévisibles qu'il rencontrerait dans l'État responsable.
6. D'autre part, si un État membre de l'Union européenne appliquant le règlement dit " B A " est présumé respecter ses obligations découlant de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cette présomption peut être renversée en cas de défaillances systémiques de la procédure d'asile et des conditions d'accueil des demandeurs d'asile dans cet État membre, l'empêchant de prendre en charge le demandeur d'asile sans lui faire courir le risque réel d'être soumis à des traitements inhumains ou dégradants. Il appartient au juge administratif de rechercher si, à la date d'édiction de la décision litigieuse et eu égard aux éléments produits devant lui et se rapportant à la procédure d'asile appliquée dans l'État membre initialement désigné comme responsable au sens de ces dispositions, il existait des motifs sérieux et avérés de croire qu'en cas de remise aux autorités de ce même État membre du demandeur d'asile, ce dernier n'aurait pu bénéficier d'un examen effectif de sa demande d'asile, notamment en raison d'un refus opposé à tout enregistrement des demandes d'asile ou d'une incapacité structurelle à mettre en œuvre les règles afférentes à la procédure d'asile, ou si la situation générale du dispositif d'accueil des demandeurs d'asile dans ce même État était telle qu'un renvoi à destination de ce pays aurait exposé l'intéressé, de ce seul fait, à un risque de traitement prohibé par les dispositions et stipulations précitées.
7. En l'espèce, M. D se prévaut de défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs d'asile en république de Malte. Toutefois, à l'appui de ces allégations, il se borne à produire un rapport du commissaire aux droits de l'homme du conseil de l'Europe du 15 février 2022 à la suite de sa visite en République de Malte en octobre 2021 et sur un rapport du Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants du 10 mars 2021, repris pour l'essentiel par le rapport annuel pour l'année 2021 d'Amnesty international, qui, dans leur version intégrale, soulignent que dans les dernières années, cette République a apporté des changements positifs à sa législation et à sa politique en matière d'immigration et d'asile, notamment en supprimant les dispositions relatives à la détention obligatoire et en introduisant la prise en compte des personnes vulnérables, quand bien même ne s'agit-il que de recommandations. Pour autant, ces mêmes rapports pointent les difficultés auxquelles ont été confrontées les autorités de ce pays tenant, d'une part, à la gestion du flux croissant de réfugiés et migrants arrivant par bateaux de fortune et, d'autre part, aux contraintes conjoncturelles particulières engendrées par l'épidémie de la Covid 19 dans le courant de l'année 2020, lesquelles ont conduit à des placements automatiques de ces réfugiés et migrants arrivant par la mer dans des installations fermées, souvent pour des périodes de quarantaine prolongées et dans de mauvaises conditions, gérées par les services de détention pour des raisons de santé publique. Outre que le commissaire aux droit de l'Homme note que le nombre de personnes détenues avait baissé d'un tiers entre le mois de septembre 2020 à celui d'octobre 2021, M. D ne démontre pas entrer dans le cadre des deux hypothèses susmentionnées en cas de transfert depuis la France. S'il résulte également de ces rapports que dans certains cas, les conditions de vie, le traitement des personnes vulnérables et certaines mesures spécifiques liées à la Covid-19 pourraient être considérés comme des traitements inhumains et dégradants au sens de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, seuls quelques centres sont particulièrement visés par ces critiques sur l'ensemble de ceux ouverts par les autorités maltaises, pour lesquels il est indiqué que depuis septembre 2020, des changements positifs ont été signalés tant pour conditions de vie dans les centres de détention, avec notamment la remise à neuf de certaines structures, une clinique médicale, une augmentation des ressources humaines dédiées, une meilleure surveillance des personnes détenues et un mécanisme de plaintes, que concernant les centres ouverts qui ont vu des travaux de rénovation effectués. Si M. D se prévaut par ailleurs de la décision de la cour européenne des droits de l'Homme du 11 mars 2021 qui a reconnu qu'avait subi un traitement dégradant le migrant de nationalité nigériane, placé en isolement à sa demande et pour sa propre protection, en raison du caractère excessif de la mise en œuvre de la mesure et d'un placement inutile avec de nouveaux arrivants en quarantaine imposée par l'épidémie de Covid-19, les rapports précités démontrent que ces conditions de quarantaine des personnes arrivant par bateaux se sont depuis améliorées. Par ailleurs, le rapport d'Amnesty International de 2021 ne remet pas en cause ces améliorations, alors que la décision rendue par le Conseil d'État néerlandais du 15 décembre 2021 ne saurait aucunement lier l'appréciation du juge français. Enfin, le document d'Asylum information database intitulé " Country report : Malta " est produit en langue anglaise et n'est pas accompagné d'une traduction assermentée en français. Il ne peut donc en être tenu compte.
8. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que, sans minimiser les difficultés auxquelles ont été confrontées les autorités maltaises qui ont amélioré les conditions d'accueil des demandeurs d'asile depuis 2020, M. D n'établit pas l'existence dans ce pays de défaillances telles qu'elles constitueraient des motifs sérieux et avérés de croire que sa propre demande d'asile, lorsqu'il sera transféré, ne serait pas traitée par les autorités maltaises dans des conditions conformes à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile.
9. En revanche, dans le cadre de ses propos tenus à l'audience, M. D expose qu'il a été contraint de donner ses empreintes digitales dès son arrivée en république de Malte, sans avoir reçu aucune explication quant à la finalité et aux implications de ce relevé. Par ailleurs, il fait valoir sans être contredit que les conditions d'accueil dont il a bénéficié dans ce pays n'étaient pas conformes aux garanties exigées par le respect du droit d'asile, dès lors qu'il a été détenu dans des conditions insalubres, qu'il a été peu nourri, qu'il y a subi des violences physiques et que lorsqu'il a été relâché, il a été laissé dans une situation de complet dénuement, sans hébergement, ressources, ni aide des autorités, en dépit de sa qualité de demandeur d'asile. Ces déclarations concordent avec les conclusions du rapport du comité européen pour la prévention de la torture évoqué au point 7 qui relève des conditions déplorables de rétention des migrants de la part des autorités maltaises et qui souligne que les conditions de vie des demandeurs d'asile dans ce pays s'étaient révélées si problématiques qu'elles pouvaient s'apparenter à des traitements inhumains et dégradants incompatibles avec l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Les déclarations de M. D sont également corroborées par le rapport de la commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe rédigé à la suite de sa visite à Malte, en octobre 2021, appelant notamment Malte à éviter tout recours à la détention arbitraire et à améliorer les conditions d'accueil des demandeurs d'asile afin d'éviter qu'ils se retrouvent à la rue et sans ressource. Eu égard à l'ensemble de ces éléments et aux craintes dont M. D a fait état dans un courriel adressé la préfecture le 26 janvier 2023, le requérant est fondé à soutenir que le préfet d'Ille-et-Vilaine a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en s'abstenant de mettre en œuvre la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.
10. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. D est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 30 janvier 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a décidé son transfert aux autorités maltaises.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Eu égard au motif d'annulation de la décision de transfert litigieuse, le présent jugement implique nécessairement que la demande d'asile de M. D soit instruite en France. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine d'enregistrer cette demande d'asile comme relevant de la compétence de la France et de délivrer à M. D l'attestation de demande d'asile mentionnée à l'article R. 521-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés à l'instance :
12. M. D ayant été admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État, partie perdante dans la présente instance, une somme de 1 200 euros à verser à Me Salin sous réserve de son renoncement à percevoir la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée, au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DÉCIDE :
Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 30 janvier 2023 est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine d'enregistrer la demande d'asile de M. D comme relevant de la compétence de la France et de lui délivrer, dans le délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, l'attestation de demande d'asile mentionnée à l'article R. 521-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Article 4 : L'État versera au conseil de M. D la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. E, à Me Salin et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 février 2023.
Le magistrat désigné,
signé
T. CLa greffière d'audience,
signé
A. Gauthier
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026