vendredi 24 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2300875 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | BERTHET-LE FLOCH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 février 2023, M. A B, représenté par Me Berthet-Le Floch, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 février 2023 par lequel le préfet du Morbihan lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit, et lui a interdit de tout retour sur le territoire national pour une durée d'un an ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 février 2023 par lequel le préfet du Morbihan l'a assigné à résidence dans la commune de Lorient pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet du Morbihan de procéder au réexamen de sa situation administrative dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail durant cet examen ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au profit de son conseil au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
La décision lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai :
- a été signée par une autorité incompétente ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle.
La décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire national :
- est disproportionnée ;
- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle.
La décision fixant le pays de renvoi est illégale, par voie d'exception de la légalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français.
La décision d'assignation à résidence :
- est illégale, par voie d'exception de la légalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français ;
- est disproportionnée ;
- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 16 et 17 février 2023, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Grondin, premier conseiller, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le greffe du tribunal a informé M. B, par téléphone, au numéro communiqué par son conseil, des date et heure de l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les observations orales de Me Berthet-Le Floch, représentant M. B, absent, qui soutient en outre que la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien né le 10 mars 1996, est entré irrégulièrement en France le 11 août 2020. Par la présente requête, il demande au tribunal d'annuler les arrêtés du 15 février 2023 par lesquels le préfet du Morbihan lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit, et lui a interdit de tout retour sur le territoire national pour une durée d'un an, d'une part, et l'a assigné à résidence dans la commune de Lorient pour une durée de quarante-cinq jours, d'autre part.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. M. B justifiant avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle le 17 février 2023 sur laquelle il n'a pas encore été statué, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions d'annulation :
En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la décision litigieuse a été signée par Mme C E, attachée d'administration. Celle-ci disposait d'une délégation de signature, accordée par arrêté du préfet du Morbihan du 29 août 2022 publié au recueil des actes administratifs de l'État dans le département du Morbihan du 31 août suivant, à l'effet de signer, en l'absence de M. G et Mme F dont il n'est ni établi ni allégué qu'ils n'auraient pas été absents ou empêchés, notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision litigieuse doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
6. En l'espèce, M. B soutient que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français méconnaît ces stipulations aux motifs que sa vie privée et familiale est située en France où il bénéficie d'une relation avec une ressortissante française depuis août 2022 et dont il s'occupe de son fils mineur. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant ne bénéficie, à la date de l'arrêté litigieux, que de plus de deux ans et demi de présence sur le territoire national. Par ailleurs, il ne démontre pas être démuni de toute attache personnelle et familiale dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de sa vie. Enfin, s'il se prévaut d'une relation amoureuse avec une ressortissante française à compter d'août 2022 et d'une vie commune avec celle-ci depuis octobre 2022, les pièces produites ne permettent pas d'établir de vie commune avant novembre 2022. Compte tenu du caractère récent de cette relation et de cette vie commune, d'une part, et eu égard à l'ancienneté de la présence de l'intéressé en France et de ses conditions de séjour, d'autre part, le préfet du Morbihan n'a pas porté au droit de M. B de mener une vie privée et familiale normale, une atteinte disproportionnée en lui faisant obligation de quitter le territoire français eu égard aux buts poursuivis par l'administration. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
7. En dernier lieu, le moyen tiré de ce que la décision litigieuse serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux invoqués au point précédent.
En ce qui concerne la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
8. Aux termes des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français () ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
9. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée a été prise sur le fondement du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que du 1°, du 4° et du 8° de l'article L. 612-3 de ce code. Il est constant que M. B est entré irrégulièrement sur le territoire national et n'a pas sollicité de titre de séjour. Par ailleurs, il a déclaré lors de son audition du 15 février 2023 ne pas vouloir retourner dans son pays d'origine. Enfin, il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes dès lors qu'il n'a pu présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité. Dans ces conditions, il entre dans le champ d'application du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, il n'établit pas que le préfet aurait entaché sa décision de refus d'octroi de délai de départ volontaire d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
11. Ainsi qu'il a été dit au point 9, le délai de départ volontaire a été légalement refusé à M. B aux motifs qu'il ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, qu'il a déclaré ne pas vouloir retourner dans son pays d'origine, et qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes dès lors qu'il n'a pu présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité. Par ailleurs, le requérant, qui ne se prévaut d'aucune circonstance humanitaire, ne bénéficie que de deux ans et demi de présence en France où il ne justifie pas de liens personnels et familiaux particuliers, notamment eu égard au caractère récent de sa relation amoureuse. Par suite, le préfet du Morbihan n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prenant à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français, et n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste en fixant la durée de l'interdiction à un an. Il n'a pas plus porté une atteinte disproportionnée au droit de M. B de mener une vie privée et familiale normale eu égard aux buts recherchés. Ces moyens seront donc écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
12. Il résulte de ce qui a été dit aux points 4 à 9 que les moyens dirigés à l'encontre de la décision faisant obligation à M. B de quitter le territoire français sans délai ne sont pas fondés. Par suite, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi est illégale par voie d'exception de la légalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français sans délai.
En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 4 à 9 que les moyens dirigés à l'encontre de la décision faisant obligation à M. B de quitter le territoire français sans délai ne sont pas fondés. Par suite, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de ce que la décision d'assignation à résidence est illégale par voie d'exception de la légalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français sans délai.
14. En dernier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I.- L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". L'article R. 733-1 du même code dispose que : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside ".
15. M. B se trouve dans le cas où le préfet du Morbihan pouvait décider son assignation à résidence, dès lors qu'il a fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire n'a pas été accordé, que l'exécution de la mesure d'éloignement dont il a fait l'objet demeure une perspective raisonnable, et que justifiant d'une adresse d'hébergement, il présente des garanties de représentation, ce qui permet d'éviter son placement en rétention. Afin de s'assurer du respect de cette décision, le préfet lui fait obligation de se présenter du lundi au vendredi à 10 h, sauf jours fériés, au commissariat de Lorient situé à proximité de son adresse, et l'interdit de sortir du périmètre de la commune de Lorient. En se bornant à soutenir que la décision litigieuse est disproportionnée en raison de l'interdiction qui lui est faite de sortir de la commune de Lorient, sans se prévaloir de la moindre circonstance en justifiant, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Morbihan aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation de conséquences de cette décision en l'assignant à résidence.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à solliciter l'annulation des arrêtés du 15 février 2023 par lesquels le préfet du Morbihan lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit, et lui a interdit de tout retour sur le territoire national pour une durée d'un an, d'une part, et l'a assigné à résidence dans la commune de Lorient pour une durée de quarante-cinq jours, d'autre part.
Sur les conclusions d'injonction :
17. Le présent jugement, qui rejette les conclusions d'annulation présentées par M. B, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, il n'y a pas lieu d'enjoindre au préfet du Morbihan de procéder au réexamen de sa situation administrative dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Sur les frais liés à l'instance :
18. M. B ayant été admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Toutefois, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme de 1 200 euros sollicitée par M. B au profit de son conseil soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
DÉCIDE :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Morbihan.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 février 2023.
Le magistrat désigné,
signé
T. DLa greffière d'audience,
signé
A. Gauthier
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026