jeudi 25 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2301027 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LE BOURHIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 février 2023, M. B D A, représenté par Me C, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 décembre 2021 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a prononcé une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du
10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sa requête est recevable dès lors que la date de notification de la décision d'attribution de l'aide juridictionnelle n'est pas connue ;
- l'arrêté méconnaît l'arrêté du 27 décembre 2016 dès lors qu'il n'a pas été examiné par le médecin ayant établi le rapport médical ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux ;
- il méconnaît le 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision fixant le pays de destination est entachée d'une erreur de fait en ce que le préfet a considéré à tort qu'il était ressortissant de la République démocratique du Congo ;
- elle méconnaît le 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 4 de la charte européenne des droits fondamentaux ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet s'est cru lié par l'appréciation portée sur sa situation par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mars 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est tardive ;
- pour le surplus, les moyens du requérant ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte européenne des droits fondamentaux ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Blanchard,
- et les observations de Me Vaillant substituant Mme C, représentant
M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D A, ressortissant de République du Congo, est entré en France le 28 novembre 2018 sous couvert d'un visa de court séjour. Il a demandé son admission au séjour au titre de l'asile le 17 janvier 2019. Son recours contre la décision de rejet de sa demande a été rejeté le 4 novembre 2019 par la Cour nationale du droit d'asile. Par arrêté du
17 février 2020, la préfère d'Ille-et-Vilaine lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Le recours de M. A contre cet arrêté a été rejeté par un jugement du tribunal administratif de Rennes du 3 juin 2020. L'intéressé a toutefois bénéficié d'une carte de séjour temporaire en qualité d'étranger malade, valable du 27 juillet au
26 octobre 2020, puis d'une autorisation provisoire de séjour, valable du 29 octobre 2020 au
28 janvier 2021. Il a sollicité le 29 octobre 2020 le renouvellement de ce titre. Par arrêté du
7 décembre 2021, le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a prononcé une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur la fin de non-recevoir :
2. Aux termes de l'article 36 du décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 : " A l'exception des situations dans lesquelles un avocat est désigné ou commis d'office, l'aide juridictionnelle ou l'aide à l'intervention de l'avocat est demandée avant la fin de l'instance ou de la procédure concernée, sans préjudice de l'application des articles L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 9-4 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée. ". Aux termes de l'article 43 du même décret : " () Lorsqu'une action en justice ou un recours doit être intenté avant l'expiration d'un délai devant les juridictions de première instance ou d'appel, l'action ou le recours est réputé avoir été intenté dans le délai si la demande d'aide juridictionnelle s'y rapportant est adressée ou déposée au bureau d'aide juridictionnelle avant l'expiration dudit délai et si la demande en justice ou le recours est introduit dans un nouveau délai de même durée à compter : / 1° De la notification de la décision d'admission provisoire. () ". Aux termes de l'article 56 de ce décret : " La décision du bureau, de la section du bureau ou de leur président est notifiée à l'intéressé par le secrétaire du bureau ou de la section du bureau par lettre simple en cas d'admission à l'aide juridictionnelle totale, et au moyen de tout dispositif permettant d'attester la date de réception dans les autres cas. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que le délai de recours contentieux a été interrompu par le dépôt, le 4 janvier 2022, d'une demande d'aide juridictionnelle. M. A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 février 2022, le délai de recours contentieux n'a recommencé à courir qu'à compter de la date de notification de cette décision, laquelle, ayant été effectuée par lettre simple conformément à l'article 56 du décret du 28 décembre 2020, ne peut être précisément établie. Dès lors, la requête de M. A, enregistrée au greffe du tribunal le 22 février 2023, ne peut être regardée comme tardive. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le préfet d'Ille-et-Vilaine doit être écartée.
Sur les moyens communs :
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué précise les considérations de droit et de fait au vu desquelles il a été pris et il répond ainsi suffisamment aux exigences de motivation énoncées par les dispositions des articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Cette motivation révèle en outre que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation du requérant en l'état des éléments d'information dont il est établi qu'il disposait. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux doivent, par suite, être écartés.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur de l'ordonnance n°2020-1733 du 16 décembre 2020 : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () / 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigée. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. (). ". Aux termes de l'article R. 313-22 du même code, devenu article R. 425-11 : " Pour l'application du 11° de l'article L. 313-11, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". L'article R. 313-23 du même code, devenu articles R. 425-12 et R. 425-13, dispose que : " Le collège à compétence nationale, composé de trois médecins, émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du présent article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'office. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. () ". Enfin, l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 visé ci-dessus dispose : " L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège. ". Il appartient au préfet, lorsqu'il statue sur une demande de carte de séjour, de s'assurer que l'avis a été rendu par le collège de médecins conformément aux règles procédurales fixées par ces textes.
6. Il ne résulte pas des dispositions citées au point précédent qu'un étranger qui demande la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales doit être obligatoirement convoqué au moment de l'élaboration du rapport du médecin qui doit être communiqué au collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaquée a été pris au terme d'une procédure irrégulière dès lors que
M. A n'a pas été examiné par le médecin ayant établi le rapport médical doit être écarté.
7. En troisième lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'accès effectif ou non à un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour
dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
8. En l'espèce, le collège de médecins de l'OFII a retenu que l'état de santé de
M. A nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais que l'intéressé pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Si le requérant fait valoir qu'il est ressortissant de la République du Congo et non de la République démocratique de Congo, comme le mentionne à tort l'arrêté attaqué, il ressort des pièces du dossier que l'avis du collège de médecins de l'OFII rendu le 26 avril 2021 indique que l'intéressé a la nationalité " Congolaise (Brazza) ", de sorte que la disponibilité du traitement approprié à sa pathologie a bien été examinée au regard de l'offre de soins de ce pays. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le préfet, qui s'est approprié cet avis, aurait eu communication d'autres éléments médicaux lui permettant de s'en écarter et pour l'appréciation desquels il aurait pris à tort en compte la situation et le système de santé de la République démocratique du Congo au lieu de la République du Congo. Par ailleurs, si M. A soutient que le fait même de retourner dans son pays d'origine serait de nature à aggraver son état de santé, en ce que les traumatismes à l'origine de sa pathologie ont été subis dans ce pays, cette analyse ne procède d'aucune autre pièce médicale versée au dossier, à l'exception d'une attestation peu circonstanciée d'une psychologue l'ayant reçu en consultation. Enfin, les seules indications d'ordre général quant aux soins disponibles au centre hospitalier universitaire de Brazzaville, dont se prévaut le requérant, n'établissent pas qu'il ne pourra obtenir dans son pays d'origine un traitement approprié. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
9. En dernier lieu, le requérant se prévaut de sa présence en France depuis 2018, d'engagements en tant que bénévole, d'une activité professionnelle ponctuelle en qualité d'agent de service hospitalier et des formations professionnelles qu'il a suivies. Il verse également au dossier des attestations de tiers témoignant de ses qualités personnelles. Toutefois, le requérant n'établit pas par ces seuls éléments que l'intensité des liens affectifs ou sociaux qu'il aurait pu nouer sur le territoire français est telle qu'il ne pourrait poursuivre sa vie privée et familiale ailleurs qu'en France, notamment au Congo où résident ses parents, un frère et trois sœurs et où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de 31 ans. Dès lors, et eu égard tant à la durée qu'aux conditions de séjour en France de l'intéressé, le préfet n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée. Enfin, il résulte des motifs retenus au point précédent que le requérant ne peut valablement invoquer son état de santé à l'encontre des décisions attaquées. Les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'ont donc pas été méconnues. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier, que l'arrêté attaqué serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'il implique sur la situation personnelle de M. A.
Sur la décision fixant le pays de destination :
10. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi :1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; 2° Un autre
pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. ".
11. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué indique, dans ses motifs relatifs au pays de destination, que le pays d'origine de M. A est le " CONGO, RDC " et prévoit, à son article 3 que l'intéressé " pourra être reconduit d'office à la frontière à destination du pays dont il a la nationalité, le CONGO, RDC, ou tout autre pays où il est légalement admissible ". Il est constant que le requérant est ressortissant de la République du Congo et non de la République démocratique du Congo. Dès lors, l'erreur de fait quant au pays de nationalité du requérant entache d'illégalité la décision fixant le pays de destination vers lequel l'intéressé est susceptible d'être reconduit d'office. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête dirigés contre cette décision, le requérant est fondé à en demander l'annulation.
12. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 7 décembre 2021 du préfet d'Ille-et-Vilaine doit seulement être annulé en ce qu'il fixe le pays de destination.
Sur le surplus des conclusions :
13. Le présent jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions aux fins d'injonction ne peuvent, par suite, qu'être rejetées. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de faire droit aux conclusions du requérant tendant au bénéfice des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 7 décembre 2021 du préfet d'Ille-et-Vilaine est annulé en tant qu'il fixe le pays de destination.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B D A et au préfet
d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 11 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Vergne, président,
Mme Thalabard, première conseillère,
M. Blanchard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mai 2023.
Le rapporteur,
signé
A. Blanchard
Le président,
signé
G.-V. Vergne
La greffière,
signé
I. Le Vaillant
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2301027
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026