jeudi 22 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2301749 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | BLANCHOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 mars 2023, M. C A A, représenté par Me Blanchot, avocate, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler dans toutes ses dispositions l'arrêté du 17 janvier 2023 par lequel le préfet du Finistère lui refuse la délivrance d'un titre de séjour, l'oblige à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays de destination, à titre subsidiaire, d'annuler la mesure d'éloignement, et, à titre infiniment subsidiaire, d'annuler la décision d'interdiction de retour sur le territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet du Finistère, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour " étudiant " dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans le délai d'une semaine, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État le paiement au profit de son conseil d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- s'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée, en droit et en fait, et est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'erreur de fait; ses ressources ne sont pas insuffisantes pour qu'il subvienne à ses besoins ;
- elle est entachée d'erreur de droit, le préfet n'ayant pas examiné la demande de renouvellement de son titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie de la poursuite de ses études, du sérieux de celles-ci, et des moyens d'existence suffisants dont il dispose ;
- s'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- s'agissant de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- aucun article ni considérant de la décision attaquée ne prononçant d'interdiction de retour sur le territoire français ni n'en précisant la durée, il est demandé d'annuler cette décision ainsi que le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen qui en résulte.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 avril 2023, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. A A n'est fondé.
A A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du
4 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Vergne été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A A, né le 13 avril 1995 à Kinshasa, ressortissant de la République démocratique du Congo, est entré régulièrement en France le 18 septembre 2016 sous couvert d'un visa D portant la mention " étudiant ", valable du 13 septembre 2016 au
13 septembre 2017. A l'échéance de ce visa, un titre de séjour portant la mention " étudiant " lui a été délivré et a été régulièrement renouvelé jusqu'au 30 octobre 2022. Le 19 août 2022,
M. A A a sollicité le renouvellement de ce titre de séjour. Par la présente requête, il demande l'annulation de l'arrêté du 17 janvier 2023 par lequel le préfet du Finistère rejette cette demande, l'oblige à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. ". Pour l'application de ces dispositions, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour présentée en qualité d'étudiant, d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études poursuivies, et, en cas de changement d'orientation, d'apprécier la cohérence de ce changement, en s'appuyant sur les éléments fournis par l'intéressé. Il lui appartient également de rechercher, à partir de l'ensemble du dossier, si l'intéressé dispose, à la date à laquelle elle statue, des moyens d'existence suffisants lui permettant de vivre et d'étudier en France compte tenu de tous les avantages dont l'étudiant peut bénéficier par ailleurs.
3. En premier lieu, la décision litigieuse comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et qui révèlent que le préfet a examiné la demande de M. A A au vu des éléments pertinents relatifs à la demande de titre qui lui était faite et dont il est établi qu'ils avaient été portés à sa connaissance. Si le requérant fait valoir que le préfet mentionne à tort dans sa décision qu'il n'a pas transmis divers documents, qu'il désigne, de nature à établir qu'il disposait de moyens d'existence suffisants, alors que ces documents ne lui ont pas été demandés, que ce soit par les services de la préfecture du Finistère ou via la plate-forme de l'administration numérique pour les étrangers en France (ANEF), qui assure en téléprocédure la gestion du renouvellement des titres de séjour " étudiants ", il appartenait à
M. A A lui-même, qui avait déjà sollicité et obtenu des titres de séjour en qualité d'étudiant, de produire des éléments justificatifs, l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile disposant que le demandeur " justifie disposer de moyens d'existence suffisants ". Il suit de là que les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen complet de la situation du requérant ne peuvent être accueillis.
4. En deuxième lieu, il ressort de la motivation de la décision attaquée que, pour refuser à M. A A le titre de séjour que celui-ci sollicitait en qualité d'étudiant, le préfet du Finistère a examiné son droit au séjour au regard des critères du sérieux des études qu'il poursuivait en France et du caractère suffisant des ressources dont il justifiait pouvoir disposer, conformément, donc, aux dispositions rappelées ci-dessus de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si le requérant soutient que l'autorité administrative aurait dû examiner sa demande au regard des dispositions de l'article L. 433-4 du même code, permettant la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle " au terme d'une première année de séjour régulier en France accompli au titre d'un visa de long séjour (), ou () d'une carte de séjour temporaire () ", il ne peut se prévaloir d'un manquement à ces dispositions, qui impliquaient qu'il continue de satisfaire aux conditions de sérieux des études et d'existence de ressources suffisantes prévues par l'article L. 422-1 et qui n'excluaient donc pas qu'un refus titre de séjour lui soit opposé au visa de ce seul article si ces conditions n'étaient pas satisfaites. En tout état de cause, il n'est pas établi que M. A A aurait demandé la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle sur le fondement des dispositions de l'article
L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'il invoque. Le moyen tiré de l'erreur de droit commise par le préfet du Finistère doit donc être écarté.
5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A A, arrivé en France pour la rentrée universitaire 2016, a suivi à l'université de Bretagne occidentale (UBO), à Brest, des études en Sciences pour l'ingénieur - informatique. S'il a pu valider, à l'issue de l'année universitaire 2019-2020 après deux redoublements, ses deux premières années d'études supérieures (L1 et L2), il n'a pas, au terme des deux années universitaires suivantes, obtenu son diplôme de licence. Il n'a donc pas, en six ans d'études, obtenu un diplôme dans le cursus de formation pour lequel il avait été autorisé à venir en France. Sa réorientation dans une discipline différente, à l'été 2022, en première année de licence d'anglais, n'est pas justifiée dans sa cohérence, le requérant se bornant à expliquer qu'il s'est inscrit dans une " licence qui lui permettrait d'obtenir plus facilement du travail ". Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier, pour M. A A, le suivi d'un parcours de formation cohérent et traduisant une progression de niveau raisonnable. Il ne peut être considéré, par suite, que le préfet du Finistère aurait commis une erreur d'appréciation en estimant que, pour ce premier motif, l'intéressé ne rentrait pas dans les prévisions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile justifiant la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étudiant.
6. En quatrième lieu, à supposer que les justificatifs produits par M. A A dans le cadre de la présente instance permettent d'établir qu'il disposait, à la date de la décision attaquée, des moyens d'existence suffisants lui permettant de vivre et d'étudier en France, compte tenu, d'une part, de revenus professionnels salariés variables mais le plus souvent supérieurs à
615 euros au cours de l'année ayant précédé la demande de titre de séjour ou la décision de refus elle-même, et, d'autre part, du fait que le requérant perçoit une allocation de logement pour un montant mensuel de 232 euros, ramenée à 138 euros à partir du mois de juillet 2022, il résulte de l'instruction que le préfet du Finistère aurait pris la même décision s'il s'était fondé sur le seul motif tenant au sérieux et à la cohérence des études examiné au point 5 du présent jugement. Le moyen tiré de ce que l'autorité administrative aurait commis une erreur de fait en retenant qu'il ne justifiait pas disposer de moyens d'existence suffisants ou de ressources propres, régulières et stables pour subvenir à ses besoins ne peut en tout état de cause être accueilli.
7. Il résulte de ce qui précède que M. A A n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Finistère a méconnu les dispositions précitées de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de renouveler son titre de séjour en qualité d'étudiant. Ses conclusions tendant à l'annulation de cette décision de refus doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; (). ". L'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. ". Il résulte des dispositions de l'article L. 613-1 précité que la motivation d'une décision portant obligation de quitter le territoire français se confond avec celle portant refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement et n'implique, par conséquent, pas de mention spécifique lorsque ce refus est lui-même motivé et que les dispositions législatives qui permettent d'assortir ce refus d'une obligation de quitter le territoire français ont été rappelées. En l'espèce, et ainsi qu'il a été dit au point 4, la décision de refus de titre de séjour, qui contenait l'énoncé des considérations de droit et de fait en constituant le fondement, était suffisamment motivée. Par ailleurs, l'arrêté litigieux vise expressément les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté. D'autre part, alors que la décision litigieuse comporte une analyse de l'insertion, des conditions d'existence, et des liens personnels et familiaux de M. A A en France et vise notamment les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il ne peut être considéré que la décision d'éloignement aurait été prise sans examen suffisant de la situation du requérant telle que le préfet du Finistère pouvait en avoir connaissance.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
M. A A était en France, où il est entré à l'âge de 21 ans, depuis cinq ans et quatre mois à la date de la décision litigieuse. Le motif de son admission au séjour en France, pour y suivre des études, ne lui donnait pas vocation à demeurer sur le territoire au-delà de la durée de son parcours d'études supérieures. S'il a travaillé pour financer ses études, il ne justifie pas d'une intégration en France particulièrement intense ou remarquable. Sur ce point, s'il fait état d'une relation amoureuse avec une ressortissante française, qui atteste à la date du 26 février 2023 qu'ils sont " ensemble depuis un an ", cette relation est très récente, sans qu'il soit même allégué que les intéressés vivraient ensemble à la même adresse. Il n'est pas établi, par ailleurs, ni même allégué que M. A A serait dépourvu de toute attache familiale ou personnelle dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué porterait une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté. Il en est de même, pour les mêmes motifs, du moyen tiré de ce que le préfet du Finistère aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de celle-ci sur la situation personnelle de
M. A A.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A A tendant à l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
11. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français.
Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ".
12. Si le préfet du Finistère fait valoir qu'il n'a entendu prononcer aucune décision faisant interdiction à M. A A d'un retour en France, il résulte des termes mêmes de l'arrêté préfectoral contesté que son article 4 informe l'intéressé du caractère exécutoire de l'interdiction de retour dès sa notification et du fait que sa durée court à compter de la date d'exécution de la décision l'obligeant à quitter le territoire français. De même, l'article 5 de l'arrêté informe son destinataire qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour. A supposer que les articles 4 et 5 de l'arrêté du 17 janvier 2023 résultent d'une erreur de plume comme le fait valoir en défense le préfet du Finistère, il appartenait à celui-ci de les rapporter. Par suite, et dès lors que ces dispositions de l'arrêté ne sont assorties d'aucune motivation et ne précisent aucune durée d'exécution de l'interdiction de retour, M. A A est fondé à en demander l'annulation.
13. Il résulte de ce qui précède que M. A A est seulement fondé à demander l'annulation des articles 4 et 5 de l'arrêté préfectoral litigieux.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
14. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique seulement que le préfet du Finistère procède à l'effacement du signalement de M. A A dans le système d'information Schengen. Il y a donc lieu d'enjoindre au préfet du Finistère de procéder à cette correction dans un délai d'un mois à compter du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
15. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme que M. A A réclame au profit de son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Les articles 4 et 5 de l'arrêté du 17 janvier 2023 du préfet du Finistère concernant
M. A A sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au préfet du Finistère de procéder à l'effacement informatique du signalement de M. A A B d'information Schengen dans un délai d'un mois à compter du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C A A et au préfet
du Finistère.
Délibéré après l'audience du 6 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Vergne, président,
Mme Thalabard, première conseillère,
M. Blanchard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juin 2023.
Le président-rapporteur,
signé
G.-V. Vergne L'assesseur le plus ancien,
signé
M. ThalabardLa greffière,
signé
I. Le Vaillant
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026