jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2301751 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BEGUIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 mars et 13 avril 2023, Mme C, représentée par Me Béguin, demande au juge des référés :
1°) de suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 7 février 2023 portant refus d'échange de son permis de conduire mauritanien ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de procéder à l'échange de son permis de conduire ou de lui délivrer une attestation tenant lieu de permis de conduire dans l'attente de cet échange, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition tenant à l'urgence est satisfaite, dès lors que la décision en litige préjudicie de manière grave et immédiate à sa situation personnelle et professionnelle ; elle suit une formation professionnelle au sein du CLPS, du 30 janvier au 16 juin 2023, qui nécessite la détention d'un titre de conduite ; elle doit réaliser des stages en entreprise pour valider sa formation ; son état de santé général, outre sa grossesse actuelle, nécessitent par ailleurs des examens réguliers, qu'elle doit réaliser à la clinique La Sagesse à Cleunay ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige, dès lors que :
* elle est entachée d'incompétence territoriale ; elle a adressé sa demande au préfet d'Ille-et-Vilaine et aucune raison ne justifie la compétence du préfet de la Loire-Atlantique ; il n'est pas justifié que le signataire de la décision bénéficiait d'une délégation de signature régulière et publiée ;
* elle est entachée d'un défaut de motivation ;
* elle est entachée d'erreur de droit et d'appréciation ; elle méconnaît les dispositions de l'article 7 de l'arrêté du 12 janvier 2012 ; il n'est pas établi qu'une véritable analyse ait été diligentée par les services compétents ; un certificat d'authenticité de son titre de conduite a été produit à l'appui de la demande d'échange ; la consultation du site de la plateforme des permis de conduire mauritaniens confirme que l'examen pratique du permis de conduire qu'elle a passé le 16 novembre 2021 a bien été validé par la commission compétente qui s'est tenue à Nouakchott Sud, le 13 décembre 2021 ; est produit un second certificat d'authenticité, délivré par le ministère de l'équipement et des transport de Mauritanie, doublement légalisé par le ministère des affaires étrangères et l'ambassade de France en Mauritanie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 avril 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition tenant à l'urgence n'est pas satisfaite : Mme A n'établit pas que disposer d'un permis de conduire est nécessaire pour poursuivre sa formation ; le trajet qu'elle expose devoir parcourir est desservi par les transports en commun ; les incidences de la décision sur sa situation professionnelle et personnelle sont sans incidence sur sa légalité ;
- Mme A ne soulève aucun moyen propre à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige ; en particulier :
* son signataire bénéficie d'une délégation de signature régulière et publiée ;
* elle est motivée en droit et en fait ;
* l'analyse du service compétent a conclu que le document support du titre de conduite était authentique, mais avait été volé vierge, de sorte que c'est sans erreur de droit ni erreur d'appréciation que l'échange a été refusé ; le service spécialisé a identifié des anomalies dans la conception ; la numérotation fiduciaire du document a été réalisée en impression toner au lieu d'être réalisée en impression typographique ; les attestations d'authenticité produites ont été examinées et prises en compte, mais ne remettent pas en cause l'analyse et les conclusions relatives au titre de conduite de Mme A ; le refus pouvait être opposé sans saisine préalable des autorités mauritaniennes.
Vu :
- la requête au fond n° 2301750, enregistrée le 30 mars 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la route ;
- l'arrêté du 12 janvier 2012 fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les États n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Thielen, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 avril 2023 :
- le rapport de Mme B,
- les observations de Me Béguin, représentant Mme A, qui conclut aux mêmes fins que sa requête, par les mêmes moyens, et précise notamment que :
* la condition tenant à l'urgence est satisfaite : les éléments cumulés de sa situation professionnelle et personnelle caractérisent l'urgence ; elle ne pourra pas terminer sa formation si elle n'accomplit pas les stages requis, qu'elle doit réaliser dans des entreprises situées dans des zones peu ou mal desservies ; l'usage des transports en commun implique des trajets de deux heures, aller-retour ; son état de santé et sa grossesse nécessitent en outre la réalisation d'examens médicaux fréquents ;
* la décision en litige n'est pas motivée, en ce qu'elle ne comporte pas les éléments de fait et de droit permettant de comprendre ses motifs ;
* il n'est pas fait mention des textes applicables, notamment du fondement légal de l'exigence d'une impression typographique ;
* elle produit plusieurs certificats d'authenticité, établissant qu'elle est titulaire d'un permis de conduire.
Le préfet de la Loire-Atlantique n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été différée au vendredi 21 avril 2023 à 16 h.
Une pièce a été produite pour Mme A, enregistrée le 21 avril 2023 à 6 h 39.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante mauritanienne, née le 1er janvier 2000, a sollicité, le 14 octobre 2022, l'échange de son titre de conduite mauritanien, délivré 25 février 2022 sous le n° 461064, contre un permis de conduire français. Par la présente requête, Mme A, qui a saisi le tribunal d'un recours en annulation de la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 7 février 2023 portant refus de procéder à l'échange sollicité, demande au juge des référés, dans l'attente du jugement au fond, d'en suspendre l'exécution.
Sur les conclusions aux fins de suspension :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. Pour refuser de faire droit à la demande d'échange de permis de conduire présentée par Mme A, le préfet de la Loire-Atlantique s'est fondé sur le rapport d'analyse la division de l'expertise en fraude documentaire et à l'identité de la direction générale de la police nationale établi le 20 janvier 2023, ayant conclu que le support de son titre de conduite est authentique mais qu'il s'agit d'un document vierge volé, eu égard à l'ensemble des incohérences et à la différence de personnalisation.
4. Aux termes de l'article R. 222-3 du code de la route : " Tout permis de conduire national, en cours de validité, délivré par un État ni membre de l'Union européenne, ni partie à l'accord sur l'Espace économique européen, peut être reconnu en France jusqu'à l'expiration d'un délai d'un an après l'acquisition de la résidence normale de son titulaire. Pendant ce délai, il peut être échangé contre le permis français, sans que son titulaire soit tenu de subir les examens prévus au premier alinéa de l'article D. 221-3. Les conditions de cette reconnaissance et de cet échange sont définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière, après avis du ministre de la justice et du ministre chargé des affaires étrangères. Au terme de ce délai, ce permis n'est plus reconnu et son titulaire perd tout droit de conduire un véhicule pour la conduite duquel le permis de conduire est exigé ".
5. Aux termes de l'article 7 de l'arrêté du 12 janvier 2012 susvisé : " A. - Avant tout échange, l'autorité administrative compétente s'assure de l'authenticité du titre de conduite et, en cas de doute, de la validité des droits. / B. - Pour vérifier l'authenticité du titre de conduite, l'autorité administrative compétente sollicite, le cas échéant, l'aide d'un service spécialisé dans la détection de la fraude documentaire. / C. - Si l'authenticité du titre de conduite est établie, celui-ci peut être échangé sous réserve de satisfaire aux autres conditions. / D. - Néanmoins, quand bien même l'authenticité du titre de conduite est établie, l'autorité administrative compétente peut, avant de se prononcer sur la demande d'échange, en cas de doute selon les informations dont elle dispose, consulter l'autorité étrangère ayant délivré le titre afin de s'assurer des droits de conduite de son titulaire. La demande auprès des autorités étrangères est transmise, sous couvert du ministre chargé des affaires étrangères, service de la valise diplomatique, au consulat de France compétent qui la transmet aux autorités compétentes et avise l'autorité administrative compétente de la date de cette transmission. La demande peut être adressée également par courriel soit aux autorités consulaires françaises, soit lorsque les circonstances le permettent, directement aux autorités compétentes de l'État de délivrance. / Lorsque les autorités étrangères sont consultées, une nouvelle attestation de dépôt sécurisée valable huit mois est, le cas échéant, délivrée au titulaire du permis de conduire étranger. Cette attestation annule et remplace la précédente. / Les autorités étrangères sont informées de ce qu'elles disposent d'un délai de six mois à compter de leur saisine par le consulat de France compétent pour répondre à la demande de vérification des droits à conduire. / Le consulat de France transmet à l'autorité administrative compétente la réponse des autorités étrangères. / Si la réalité des droits à conduire est confirmée, le titre de conduite peut être échangé sous réserve de satisfaire aux autres conditions. / Si l'autorité étrangère confirme l'absence de droits à conduire du titulaire, l'échange n'a pas lieu et le titre est retiré par l'autorité administrative compétente qui saisit le procureur de la République en le lui transmettant. / En l'absence de réception d'une réponse des autorités étrangères à la date d'expiration de l'attestation de dépôt sécurisée valable huit mois prévue au deuxième alinéa, l'échange du permis de conduire est refusé si, à cette date, le délai de six mois dont disposaient les autorités étrangères pour répondre est lui-même expiré. / E. - Si le caractère frauduleux du titre est établi, l'échange n'a pas lieu et le titre est retiré par l'autorité administrative compétente, qui saisit le procureur de la République en le lui transmettant ".
6. Il résulte de ces dispositions qu'en cas de doute sur l'authenticité du titre de conduite dont l'échange est demandé, le préfet fait procéder à son analyse par un service spécialisé en fraude documentaire et peut compléter son analyse, en cas de persistance d'un doute sur cette authenticité, en consultant par la voie diplomatique l'autorité étrangère qui l'a délivré. Le demandeur peut, lors de l'instruction de sa demande par l'administration comme à l'appui d'un recours contentieux contre une décision refusant l'échange pour absence d'authenticité du titre, apporter la preuve de son authenticité par tout moyen présentant des garanties suffisantes.
7. En l'espèce, le préfet de la Loire-Atlantique produit au dossier deux rapports d'analyse, établis les 20 janvier et 6 avril 2023 par la division de l'expertise en fraude documentaire et à l'identité de la direction générale de la police nationale, concluant que le document présenté par Mme A est un document volé vierge au motif que si le fond d'impression et les mentions pré-imprimées sont conformes, la numérotation fiduciaire du document est réalisée en impression en toner au lieu d'être réalisée en impression typographique. Pour contester cette conclusion, Mme A produit notamment un certificat d'authenticité signé le 28 février 2023 par le directeur général des transports terrestres du ministère de l'équipement et des transports de la République islamique de Mauritanie, légalisé le 14 mars 2023 par l'autorité consulaire de France à Nouakchott, ce qui certifie l'authenticité de la signature apposée, qui mentionne le numéro du permis de conduire dont l'échange est sollicité, la date de sa délivrance ainsi que le nom de son titulaire, Mme A, et qui indique que ce document est conforme à leurs registres et n'a jamais fait l'objet de suspension, de retrait ou d'annulation. Ce document, qui présente des garanties d'authenticité et dont le préfet de la Loire-Atlantique ne conteste pas utilement la teneur en se bornant à faire valoir qu'il s'agit d'un " simple relevé de données informatiques ", est de nature à remettre en cause l'appréciation portée par l'autorité administrative sur l'authenticité du permis de conduire de Mme A. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation apparaît propre, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige du 7 février 2023, portant refus d'échange de titre de conduite.
8. En revanche, l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.
9. Mme A soutient que disposer d'un titre de conduite est nécessaire à la finalisation de sa formation professionnelle et que son état de santé dégradé et sa grossesse impliquent qu'elle se rende très régulièrement à la clinique de La Sagesse, située à Cleunay, ce qu'elle ne peut faire aisément par les transports en commun. Pour autant, aucune des pièces produites à l'appui de la requête ne corrobore cette argumentation. En particulier, Mme A n'établit ni la nécessité de se rendre très régulièrement à la clinique, ni l'impossibilité de s'y rendre autrement qu'en conduisant, elle-même, son véhicule personnel. Elle n'établit pas davantage qu'elle ne sera pas en mesure de finaliser sa formation, et notamment qu'elle sera dans l'impossibilité de trouver un stage au sein d'une entreprise accessible par les transports en commun. Aucune des circonstances avancées par Mme A n'apparaît ainsi de nature, en l'état du dossier et des pièces produites, à caractériser une situation d'urgence au sens des dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
10. Il résulte de tout ce qui précède que l'une des conditions auxquelles ces dispositions subordonnent la suspension de l'exécution d'une décision administrative n'est pas remplie. Les conclusions de Mme A tendant à la suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 7 février 2023 portant refus d'échange de son permis de conduire mauritanien ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte :
11. La présente ordonnance n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte présentées par Mme A ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État qui n'est pas, dans la présente instance, partie perdante, la somme que Mme A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera transmise pour information au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Rennes, le 27 avril 2023.
Le juge des référés,
signé
O. BLa greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026